> André Bay (Traducteur)
> Claude Grimal (Éditeur scientifique)

ISBN : 2080707000
Éditeur : Flammarion (1999)


Note moyenne : 4.03/5 (sur 86 notes) Ajouter à mes livres
On a rencontré Huckleberry Finn dans Les Aventures de Tom Sawyer où il figurait parmi les personnages principaux du roman. Cette fois, c'est lui le héros. Huckleberry, Huck pour les amis, est un jeune vagabond livré à lui-même, son pèr... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par chartel, le 08 février 2009

    chartel
    Après les histoires don quichotesques de Tom sawyer dans son village de Saint Petersburg, j'ai poursuivi la découverte de l'Amérique rurale du milieu du XIXe siècle, dans une région médiane située entre une côte Est tournée vers le modernisme européen, un Ouest des grands espaces sauvages, terres des Indiens, des pionniers et des chercheurs d'or, entre un Nord abolitionniste et un Sud archaïque et raciste, par "Les aventures d'huckleberry finn (le camarade de Tom sawyer)".
    Cette fois-ci, Tom sawyer s'efface au profit du jeune Huckleberry Finn, orphelin de mère et autonome avant l'âge du fait des absences et des inconséquences d'un père alcoolique.
    La grande réussite de ce roman provient du choix fait par Mark Twain d'une narration à la première personne par le principal protagoniste de l'histoire, Huck Finn, qui nous raconte ses nombreuses aventures ayant pour origine une envie folle de s'échapper d'un univers adulte trop rigoriste, celui des vieilles dévotes du village à l'esprit philanthropique, et trop autoritaire et égoïste, celui du père réapparu depuis qu'Huck a eu la bonne fortune de toucher un pactole (voir la fin des aventures de Tom sawyer).
    Rien de bien original me direz-vous ? Oui, mais parce que je n'ai pas encore fait référence à la langue du narrateur : populaire, familière et vulgaire, influencée par les patois et dialectes locaux et qui serait qualifiée d'incorrecte par les maîtres d'école. Seule cette langue pouvait coller à l'esprit d'un enfant ayant très peu fréquenté l'école et qui maîtrise bien plus l'art de la pêche et de la chasse que celui des mathématiques et de la littérature.
    Huck s'échappe donc pour conserver sa liberté. Il sera vite accompagné par un adulte, l'esclave Jim, qui cherche, lui aussi, à fuir sa privation de liberté. Leur périple vers le Sud le long du Mississippi est l'occasion de nombreuses rencontres avec une société naïve et parfois quelque peu innocente, proie facile pour les prédicateurs, charlatans en tout genre et diseurs de bonne aventure. On y croise de nombreux personnages encore paralysés par les peurs religieuses (pour les Blancs) ou chamaniques (pour les Noirs), et on reste saisi par l'enracinement lourd et terrifiant du racisme des Blancs vis-à-vis des Noirs. Ces derniers n'ont pas plus de valeurs qu'un objet ou une bête, et on peut même jouer avec eux, comme l'on peut lancer une balle à un chien ou tendre de l'avoine à un cheval. On comprend pourquoi, aujourd'hui encore aux Etats-Unis, les rapports entre ces deux communautés sont difficiles et que l'élection de Barak Obama en novembre 2008 peut être qualifiée d'événement historique.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par jcfvc, le 18 octobre 2009

    jcfvc
    Avant d'avoir lu la nouvelle traduction de Hoepffner du chef d'oeuvre de Mark Twain, certains considéraient le bouquin comme un livre pour enfant un peu bébête.
    Demandez au contraire à tout américian cultivé, et on vous répondra que le livre est un classique, à ranger parmi les meilleurs livres qui soient au monde, en tout cas comme ZZZe livre fondateur de la littérature américaine, qui coupe le cordon ombilical avec celle qui vient d'Angleterre.
    Pourquoi ? Entre autre à cause de la langue populaire employée, et qui devient, sous la plume de Twain, pour la première fois aux USA (et peut-être aussi dans le monde anglo-saxon), promue au rang d'idiome littéraire. L'enfant parle comme les gosses du Missouri de l'époque et l'esclave en fuite utilise le dialecte (la langue faudrait-il dire ici) des noirs, ceci bien avant que Céline ait fait exploser les codes chez nous, et même avant l'Ulysse de Joyce. Flaubert, Maupassant et les écrivians naturalistes avaient bien risqué quelques audaces de ce genre, mais bien plus timides que celles des anglo-saxons. Enfin je crois, à moins que l'on ne me démontre le contraire......
    L'article que je joins ci-dessous en lien explique bien les difficultés qu'il y a à traduire Huck Finn. Dans des traductions précédentes, Hoepffner dit que les enfants utilisaient quelques expressions populaires au début puis s'exprimaient en employant l'imparfait du subjonctif dans le reste du livre et parlaient comme dans la comtesse de Ségur. Je ne puis juger des traductions anciennes, ayant lu le livre directement en anglais, l'ayant étudié et ayant eu à disserter sur lui lors de l'épreuve du CAPES, ce qui m'a valu une bonne note à la dissertation. C'est sans doute l'une des raisons pour lesquelles j'adore ce bouquin, mais pas la seule. La raison principale, c'est précisément la langue populaire employée, qui s'affranchit des codes et transcrit même les prononciations locales du Missouri, ce qui paraît encore sacrilège à certains chez nous.
    Ceci dit, cet emploi de la langue populaire dans la grande littérature existait déjà en anglais bien avant Twain. C'est le cas de Fielding entre autres, par exemple, et surtout de Shakespeare...
    Hoepffner dit dans l'article que je joins en lien, que selon lui, aujourd'hui, on ne peut rendre la langue des noirs de l'époque qu'en utilisant le sabir des Djeunes des cités en 2008. Je ne suis pas certain que l'anachronisme soit la meilleure façon de rendre la gouaille des parlers populaires d'antan. Par exemple, dans une traduction récente de l'Ulysse de Joyce, à laquelle Hoepffner a participé, on traduit "fellow" par "keum". Il me semble que cela ne correspond pas du tout à la transgression voulue par Joyce. Au début du 20ème siècle, en Français, "type" aurait sans doute été l'équivalent de "fellow". Même si cela ne choque plus aujourd'hui, cela devait incommoder fortement le bourgeois de l'époque. C'est prendre le lecteur pour un imbécile que de considérer qu'il ne peut lui-même estimer la modernité (ou l'audace ?) que pouvait présenter l'emploi d'un terme comme "type" ou "fellow" pour un locuteur contemporain des héros du roman de Joyce.
    Quoi qu'il en soit, l'interview du traducteur, Hoepffner, est très intéressant et s'il peut vous donner envie de lire ou de relire le bouquin avec des yeux d'adultes et dans la version intégrale, c'est toujours ça de gagné.... Bonne lecture, peut-être...
    Et si vous avez des enfants ou petits enfants en âge de lire, je ne puis que le recommander (mais en version intégrale bien sûr, pas en version expurgée d'argot...)
    http://bibliobs.nouvelobs.com/2008/09/18/cest-mark-twain-quil-ressuscite

    Lien : http://jcfvc.over-blog.com
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Katsuura, le 18 mai 2012

    Katsuura
    Ecrit comme la suite des "Aventures de Tom sawyer", ce roman reprend une bonne partie des personnages et des décors de "Tom sawyer". Par contre, on se rend compte que les thèmes abordés sont plus graves en général que pour Tom qui n'est lui, en somme, qu'un sale gosse qui fait l'école buissonière. Huck, lui n'a pas de vrai famille, à part un père alcoolique et violent. Il vit dans la rue et refuse l'école. La seule personne qui prenne vraiment soin de lui est un esclave en cavale.
    Là où Tom était agaçant par moment, Huck est plus touchant, plus humain.
    Un classique à lire et relire.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Huckleberry, le 15 mai 2010

    Huckleberry
    L'amitié et l'aventure, les principaux ingrédients de ce livre, font passer un excellent moment. Les émotions et rebondissements agissent efficacement, tandis que l'humour dédramatise, en particulier lorsque Tom sawyer transforme tout, même les moments graves, en jeu d'enfant, en se référant à des livres.
    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par lire_pour_le_plaisir, le 19 octobre 2011

    lire_pour_le_plaisir
    Parce qu'il veut échapper à son père violent et alcoolique, Huckleberry Finn se fait passer pour mort. En rencontrant Jim, un esclave en fuite, il ne se doute pas qu'il s'apprête à vivre de grandes aventures au fil du Mississipi. Pour les deux nouveaux amis, la liberté n'a pas de prix. Et tant pis s'il faut affronter des voleurs, passer quelques temps dans une famille d'excités de la gâchette ou accompagner une troupe de théâtre ambulant peu orthodoxe. Heureusement, Huck est un sacré débrouillard doublé d'un fieffé menteur. Des qualités indispensables pour survivre dans un environnement aussi hostile.

    Publié en Italie en 1977, Les aventures de huckleberry finn est une œuvre de jeunesse de Mattotti. Un travail de commande qui lui a permis de payer les factures au début de sa carrière. Surtout, il a découvert avec cette adaptation un texte considéré par beaucoup comme le premier roman américain moderne. La structure « On the road » est parfaitement rendue. Bien sûr, il a fallu supprimer de nombreux épisodes du voyage de Huck et de Jim pour respecter le nombre de pages prévues par l'éditeur, mais l'esprit aventureux qui traverse l'œuvre de Mark Twain est fidèlement respecté. Publié à l'origine en noir et blanc sur des planches de quatre bandes, l'album profite de la réédition en français pour être colorisé et redécoupé dans un format à l'italienne qui donne plus de profondeur à l'ensemble.
    Le dessin du Mattotti débutant n'a rien à voir avec ce qu'il propose aujourd'hui. le trait est à la fois souple et épais. Ces personnages portent la barbe hirsute, les longs imperméables, les pantalons sans formes et les bottes crottées que l'on retrouve au cinéma dans les westerns spaghetti. le sud profond qu'il décrit est poisseux et sale, peuplé d'arnaqueurs, de racistes et de bagarreurs.

    Grâce au scénario fidèle de Tettamanti et au graphisme élastique de Mattotti, l'occasion est belle pour les jeunes lecteurs de se laisser happer par cette aventure au long cours où la liberté n'est pas un vain mot. Une adaptation franchement réussie.


    Lien : http://crdp.ac-amiens.fr/cddpoise/blog_petits_lecteurs/?p=2997
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)

Critiques presse (4)


  • BulledEncre , le 21 décembre 2011
    Un chef d’œuvre qui à l’époque a lancé la carrière de Mattotti. La maestria avec lequel il a rendu l’esprit libertaire du livre pousse à l’enthousiasme.
    Lire la critique sur le site : BulledEncre
  • Du9 , le 30 novembre 2011
    Mises en lumière par la couleur [...] ces pages témoignent d’un Mattotti comme au bord du flux cherchant son dessin (chez Toppi et Pratt en particulier), son devenir pour s’y laisser glisser, embarquer, porter. Par hasard, par un livre, par Twain, avec un scénariste (Antonio Tettamanti), il l’exprima.
    Lire la critique sur le site : Du9
  • BDGest , le 24 octobre 2011
    Une indéniable réussite que cette publication, ode vibrante à la liberté, archétype du roman d’itinérance et d’apprentissage, où les deux héros savent conjuguer ruse et malice à leur optimisme naïf quand il s’agit de prendre soin l’un de l’autre. Que le lecteur soit un inconditionnel de Mattotti souhaitant découvrir une œuvre de jeunesse du transalpin, ou simplement curieux de lire cette réappropriation du livre de Mark Twain par un dessinateur talentueux, sa motivation se verra récompensée par un plaisir certain.
    Lire la critique sur le site : BDGest
  • BullesEtOnomatopees , le 17 octobre 2011
    Cette adaptation de Huckleberry Finn mérite amplement sa place dans la collection Fétiche, par sa grande qualité graphique (déjà !) et sa fidélité au texte original. Un détail frappe notamment lorsqu’on a suivi récemment les aberrations du puritanisme américain : l’emploi du mot nègre, respecté dans cette traduction. Et si Mattotti permettra ainsi à beaucoup de découvrir l’œuvre de Twain, c’est également un bon moyen pour découvrir l’œuvre de Mattotti ; ne vous privez d’aucune des deux !
    Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees

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Citations et extraits

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  • Par Gregory_Lemarchand, le 28 mai 2012

    "[The prisoners] always dig out with a case knife - and not through dirt, mind you; generly it's through solid rock. And it takes them weeks and weeks and weeks, and for ever and ever. Why, look at one of them prisoners in the bottom dungeon of the Castle Deef, in the harbor of Marseilles, that dug himself out that way; how long was he at it, you reckon?"
    "I don't know."
    "Well, guess."
    "I don't know. A month and a half."
    "Thirty-seven year - and he come out in China."
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  • Par Gregory_Lemarchand, le 28 mai 2012

    "It warn't the grounding - that didn't keep us back but a little. We blowed out a cylinder head."
    "Good gracious! anybody hurt?"
    "No'm. Killed a nigger."
    "Well, it's lucky; because sometimes people do get hurt."
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Gregory_Lemarchand, le 27 mai 2012

    Mary Jane [...] said how bad the biscuits was, and how mean the preserves was, and how ornery and tough the fried chickens was - and all that kind of rot, the way women always do for to force out compliments; and the people all knowed everything was tiptop, and said so - said "How do you get biscuits to brown so nice?" and "Where, for the land's sake, did you get these amaz'n pickles?" and all that kind of humbug talky-talk, just the way people always does at a supper, you know.
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  • Par chartel, le 08 février 2009

    Je tremblais, parce que je devais trancher, à jamais, entre deux choses, et je le savais bien. J’ai étudié ça une minute, en retenant plus ou moins ma respiration, et puis je me dis :
    "C’est bon, alors j’irai en enfer" […]
    C’étaient des pensées terribles, et des paroles terribles, mais je les ai prononcées. Et je les ai laissées comme ça ; et j’ai jamais plus pensé à me réformer. J’ai repoussé tout ça de mon esprit ; et je me suis dit que j’allais reprendre le chemin du mal, ce qui était bien dans mon caractère, pasque c’était comme ça qu’on m’avait élevé, et que l’autre chemin était pas pour moi. Et pour commencer j’allais me mettre au travail et j’allais voler Jim de nouveau, pour le sortir de l’esclavage ; et si je trouvais quelque chose d’encore pire, je ferais ça aussi ; puisque, comme j’étais dedans, et que j’y étais jusqu’au cou, autant que j’aille jusqu’au bout.
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  • Par Huckleberry, le 15 mai 2010

    C'est toujours comme ça : une personne fait une mauvaise action et elle ne veut pas en subir les conséquences. Elle croit que tant que les autres n'en savent rien ça n'est pas un déshonneur.
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"Un Yankee à la cour du roi Arthur" Livre vidéo. Non sous-titré. Non traduit.








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