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> Léo Lack (Autre)

ISBN : 2070374637
Éditeur : Gallimard (1983)


Note moyenne : 3.78/5 (sur 919 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Agé de seize ans, Hans Schwartz, fils unique d'un médecin juif, fréquente le lycée le plus renommé de Stuttgart. Il est encore seul et sans ami véritable lorsque l'arrivée dans sa classe d'un garçon d'une famille protestante d'illustre ascendance lui permet de réaliser ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Marple, le 26 juillet 2014

    Marple
    Une petite heure de lecture, agréable mais sans plus, qui prend soudain une toute autre dimension à la dernière ligne. Que d'émotion alors, j'en étais toute retournée, larmes et frissons à la clé.
    Comme le souligne Arthur Koestler dans l'introduction, Fred Uhlman a écrit un récit court, mais abouti et complet, de la même façon que le peintre qu'il était faisait rentrer une œuvre dans le cadre délimité d'une toile. C'est très impressionnant, surtout pour moi qui ai habituellement besoin de longs développements pour rentrer dans l'histoire et ressentir des émotions. Là, j'ai certes lu avec tiédeur les débuts de cette amitié délicate entre un adolescent juif et un jeune nazi dans les Années Trente, mais tout a pris du relief et de la force à la lumière du dénouement. Moi aussi j'ai eu l'impression d'un ami retrouvé.
    En un mot comme en cent, j'ai beaucoup aimé ce livre, pour l'amitié, l'héroïsme et l'humanité, et le recommande chaudement, aux adultes comme aux adolescents.
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    • Livres 4.00/5
    Par michemuche, le 07 septembre 2014

    michemuche
    Comment un si petit livre peut-il délivrer un message aussi grand.
    C'est là le talent de certains écrivains comme Zweig ou ici Fred Uhlman.
    l'ami retrouvé est un récit attachant sur une époque qui l'est moins.
    Hans est un lycéen de 16 ans qui s'ennuie, jusqu'au jour où nouvel élève va entrer dans sa vie.
    Entre Hans, fils de médecin juif et Conrad issu d'une grande famille d'aristocrate allemande une amitié forte va les unir. Nous sommes en 1932 à Stuttgart; on commence à parler d'un certain Adolphe Hitler.
    Cette amitié si forte va peu à peu perdre en intensité au grand désespoir de Hans. " Désormais la question essentielle n'était plus de savoir ce qu'était la vie, mais de décider de ce qu'il fallait faire de cette vie sans valeur.."
    Je crois que le personnage qui m'a le plus touché c'est le papa de Hans qui est convaincu que le nazisme est une maladie qu'il faut soigner.
    Lui qui a combattu pendant la 1ère guerre mondiale, lui qui a reçu la croix de fer, est loin de se douter que l'Allemagne, patrie de Beethoven et de Goethe, va tomber si bas.
    J'ai aimé ce récit, plein de Poésies et de douleurs.
    A celles et ceux qui ne l'ont pas lu je vous le recommande vivement.
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    • Livres 4.00/5
    Par Gwen21, le 02 mai 2013

    Gwen21
    Challenge ABC 2012 - 2013
    20/26
    Fred Uhlman, cet artiste-auteur à la vie mouvementée, prouve par ce court récit que la qualité n'est définitivement pas liée à la quantité.
    Un peu plus de 100 pages, à peine 1 heure de lecture mais quelle intensité !
    Je doute que vous n'ayez pas connaissance du synopsis : Hans est le fils d'un médecin juif ; Conrad est comte, descendant d'une des plus nobles familles du Wurtemberg. Tous deux vivent à Stuttgart et étudient dans le même collège. Si leur rencontre n'avait rien d'improbable, étant tous deux issus des classes aisées de la société il n'était pas étonnant que leurs chemins se croisassent, leur amitié était, elle, moins prévisible. Pourtant, ces deux adolescents de 16 ans vont s'approcher, s'appréhender, s'apprivoiser pour finalement s'apprécier au-delà de toute mesure. Pendant un an, temps dévolu par le Destin à leur complicité, ils sont comme "les deux doigts de la main", inséparables. Leurs goûts communs, leur attirance pour les mêmes marottes et le respect mutuel qu'ils s'inspirent font d'eux les meilleurs amis du monde.
    Tout serait donc idéal et charmant si nous n'étions en Allemagne, en 1932 et si un politicien autrichien, petit, agité, fanatique et moustachu, n'avait conquis l'opinion publique et le gouvernement d'une Allemagne empêtrée dans une crise économique grave et hantée par le spectre menaçant du communisme stalinien...
    Tout aurait pu continuer ainsi, de façon fort bucolique, sur les verts coteaux souabes qui descendent en pente douce jusqu'au superbe Lac de Constance, sous la protection de la basilique baroque de Birnau qui étend sur les flâneurs l'ombre fraîche de ses murs roses, si l'idéologie nazie n'avait gangrené cette société lettrée et éclairée avec une telle fulgurance !
    Bien sûr, le lecteur, fort de la connaissance des faits historiques qui est la sienne, se doute bien que la guerre va gravement fragiliser cette amitié en renversant les comportements. Quelle guerre n'exerce pas ce rôle de chien lancé dans un jeu de quilles ? Mais, pour autant, cette guerre va-t-elle irrémédiablement gommer tout sentiment entre nos deux protagonistes ?
    La jeunesse et le manque de maturité de Hans et de Conrad, leur contexte familial respectif, l'Histoire en marche... toutes ces données vont concourir à une situation qui finira dans la douleur et la souffrance. Souffrance de l'incompréhension et du rejet, souffrance de la marginalité et de la xénophobie, souffrance de la séparation.
    Mais le titre de ce récit (on peut difficilement l'appeler "roman" ou "nouvelle", c'est plutôt une chronique, à rapprocher d'un journal intime même si ce n'en est pas réellement un) est tout de même "L'ami retrouvé" ("Reunion" en VO) alors, au-delà de la réalité historique, nul doute que ce soit un message d'espérance en la nature humaine que des sentiments aussi purs et puissants que L'amitié et l'amour peuvent seuls sublimer.
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    • Livres 5.00/5
    Par Sando, le 28 janvier 2014

    Sando
    Ils n'ont que seize ans, en 1932, lorsqu'ils se rencontrent. Conrad von Hohenfels est le descendant d'une illustre famille de Stuttgart, quant à Hans Schwarz, adolescent brillant mais solitaire, il est le fils d'un médecin juif. Très vite, après l'arrivée de Conrad dans le prestigieux lycée Karl Alexander Gymnasium, les deux garçons devinent qu'ils sont faits l'un pour l'autre, qu'ils ont enfin trouvé leur égal. Dès lors, une amitié exclusive et indéfectible, faite de longues promenades et de discussions sans fin, s'installent entre eux. Mais déjà, l'Histoire est en marche et les échos d'un changement radical, dont on dit qu'il bouleversera le pays entier, se font entendre… Que reste-t-il de l'amitié de deux adolescents au moment où tout bascule ?
    Comment ne pas être touché par ce texte, très court, a priori simple, mais extrêmement fort, qui nous plonge dans les affres d'une amitié sincère, passionnée, et néanmoins déchirée par les turpitudes de l'Histoire… Derrière ce récit poignant se cachent l'amour et la nostalgie d'un auteur exilé pour son pays, la volonté d'en restituer la beauté car non, malgré une période sombre qui marquera durablement les esprits, l'Allemagne ne se résume pas à Hitler et au fascisme. C'est avant tout un pays d'une grande beauté, riche de son histoire et propice à l'épanouissement des arts et de la culture. L'amour qui unit les deux enfants va au-delà des frontières de la religion et de la classe sociale. Fred Ulhman nous offre une vision romantique et passionnée de l'amitié, faite d'admiration, de partage et de respect et laisse apparaître une lueur d'espoir malgré la tragédie qui est en train de se jouer… Un texte magnifique, bouleversant par son intensité et qui m'a profondément émue !
    A lire également pour ceux qui voudraient poursuivre dans ce registre : « Le garçon en pyjama rayé » de John Boyne, tout aussi touchant !
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    • Livres 3.00/5
    Par Arakasi, le 06 janvier 2013

    Arakasi
    Hans Scharwtz a seize ans, l'âge de tous les espoirs, des grands idéaux et des amitiés indéfectibles et passionnées, celles pour lesquelles on donnerait sa vie sans hésitation. Cet ami d'exception, il pense l'avoir trouvé dans la personne de Conrad Graf von Hohenfels, dernier descendant d'une fameuse famille d'aristocrates allemands. Les deux jeunes garçons sont aussi semblables que possible – tous deux sensibles, timides, solitaires, passionnés de littérature et de poésie – mais une barrière infranchissable se dresse entre eux : Hans est juif, fils d'un médecin juif et petit fils d'une longue lignée de rabbins. Et dans l'Allemagne de 1932 où fleurissent de toute part mouvements nationalistes et manifestions de haine raciale, ce n'est pas un inconvénient de moindre envergure.
    Dans un premier temps, L'amitié pure et solide des deux enfants les protège de la tourmente, mais les choses ne tardent pas à changer… Tandis que Hans subit de plus en plus le racisme ordinaire qui touche peu à peu toutes les couches de la société allemande, la famille de Conrad va se rapprocher progressivement des idées du parti nazi. Petit à petit, leur amitié perd de son innocence, les deux garçons étant attirés contre leur gré dans deux mondes différents et antinomiques, deux conceptions inconciliables de l'Allemagne. Les liens se distendent puis se brisent finalement, quand Hans est envoyé aux Etats-Unis par ses parents quelques années avant l'éclatement de la deuxième guerre mondiale. Pourtant, Hans ne parvient pas à oublier Conrad. Son souvenir reste gravé dans son esprit, blessure douloureuse qui ni le temps, ni l'éloignement ne semblent pouvoir guérir.
    Ce qui m'a frappé avant toute chose dans « L'ami retrouvé » c'est l'absence de haine. Il y a beaucoup de tristesse et de regret dans ce très court roman écrit par un auteur allemand exilé en Grande Bretagne au début du siècle, mais pas la moindre de trace de rage ou de cynisme. Fred Ulhman aime l'Allemagne et l'aimera toujours. Mais pas n'importe quelle Allemagne : celle de son enfance, celle des forêts verdoyantes et des châteaux abandonnés, celle des poètes et des musiciens, celle des jeux et des amitiés d'enfance… Ni amertume, ni colère non plus, dans le récit touchant de cette affection à la fois fabuleuse et si ordinaire entre deux jeunes gens que tout sépare. Rapprochement, complicité, amour, éloignement, rupture, retrouvaille : tout y est décrit avec beaucoup de pudeur et de sensibilité. Une histoire simple et forte, sans pathos inutile, à conseiller aux adolescents, comme aux adultes de tout âge.
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Citations et extraits

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  • Par patacaisse, le 03 juin 2010

    Je savais qu’un million de soldats étaient morts à Verdun. Mais ce n’étaient là que des abstractions, des chiffres, des statistiques, des informations. On ne peut souffrir pour un million d’êtres.
    Mais ces trois enfants, je les avais connus, je les avais vus de mes propres yeux, c’était tout à fait différent. Qu’avaient-ils fait, qu’avaient fait leurs pauvres parents pour mériter un tel sort ?
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  • Par Orphea, le 06 avril 2010

    Je ne puis me rappeler exactement le jour où je décidai qu'il fallait que Conrad devînt mon ami, mais je ne doutais pas qu'il le deviendrait. Jusqu'à son arrivée, j'avais été sans ami. Il n'y avait pas, dans ma classe, un seul garçon qui répondît à mon romanesque idéal de l'amitié, pas un seul que j'admirais réellement, pour qui j'aurai volontiers donné ma vie et qui eût compris mon exigence d'une confiance, d'une abnégation et d'un loyalisme absolus.
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  • Par sweetlullaby, le 16 décembre 2010

    Je puis me rappeler le jour et l'heure où, pour la première fois, mon regard se posa
    sur ce garçon qui allait devenir la source de mon plus grand bonheur et de mon plus grand désespoir.

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  • Par araucaria, le 14 novembre 2012

    Je puis me rappeler le jour et l'heure où, pour la première fois, mon regard se posa sur ce garçon qui allait devenir la source de mon plus grand bonheur et de mon plus grand désespoir.

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  • Par Orphea, le 06 avril 2010

    Il entra dans ma vie en février 1932 pour n'en jamais sortir. Plus d'un quart de siècle a passé depuis lors, plus de neuf mille journées fastidieuses et décousues, que le sentiment de l'effort ou du travail sans espérance contribuait à rendre vides, des année et des jours, nombre d'entre eux aussi morts que les feuilles desséchées d'un arbre mort.

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Vidéo de Fred Uhlman

Extrait de "Reunion" (L'Ami retrouvé) sorti en 1989; adaptation du roman (1973) de Fred Uhlman par Jerry Schatzberg sur un scénario de Harold Pinter.








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