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ISBN : 2070659852
Éditeur : Gallimard (2014)


Note moyenne : 3.79/5 (sur 1274 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Agé de seize ans, Hans Schwartz, fils unique d'un médecin juif, fréquente le lycée le plus renommé de Stuttgart.

Il est encore seul et sans ami véritable lorsque l'arrivée dans sa classe d'un garçon d'une famille protestante d'illustre ascendance lui per... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Marple, le 26 juillet 2014

    Marple
    Une petite heure de lecture, agréable mais sans plus, qui prend soudain une toute autre dimension à la dernière ligne. Que d'émotion alors, j'en étais toute retournée, larmes et frissons à la clé.
    Comme le souligne Arthur Koestler dans l'introduction, Fred Uhlman a écrit un récit court, mais abouti et complet, de la même façon que le peintre qu'il était faisait rentrer une oeuvre dans le cadre délimité d'une toile. C'est très impressionnant, surtout pour moi qui ai habituellement besoin de longs développements pour rentrer dans l'histoire et ressentir des émotions. Là, j'ai certes lu avec tiédeur les débuts de cette amitié délicate entre un adolescent juif et un jeune nazi dans les Années Trente, mais tout a pris du relief et de la force à la lumière du dénouement. Moi aussi j'ai eu l'impression d'un ami retrouvé.
    En un mot comme en cent, j'ai beaucoup aimé ce livre, pour l'amitié, l'héroïsme et l'humanité, et le recommande chaudement, aux adultes comme aux adolescents.
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    • Livres 4.00/5
    Par michemuche, le 07 septembre 2014

    michemuche
    Comment un si petit livre peut-il délivrer un message aussi grand.
    C'est là le talent de certains écrivains comme Zweig ou ici Fred Uhlman.
    l'ami retrouvé est un récit attachant sur une époque qui l'est moins.
    Hans est un lycéen de 16 ans qui s'ennuie, jusqu'au jour où nouvel élève va entrer dans sa vie.
    Entre Hans, fils de médecin juif et Conrad issu d'une grande famille d'aristocrate allemande une amitié forte va les unir. Nous sommes en 1932 à Stuttgart; on commence à parler d'un certain Adolphe Hitler.
    Cette amitié si forte va peu à peu perdre en intensité au grand désespoir de Hans. " Désormais la question essentielle n'était plus de savoir ce qu'était la vie, mais de décider de ce qu'il fallait faire de cette vie sans valeur.."
    Je crois que le personnage qui m'a le plus touché c'est le papa de Hans qui est convaincu que le nazisme est une maladie qu'il faut soigner.
    Lui qui a combattu pendant la 1ère guerre mondiale, lui qui a reçu la croix de fer, est loin de se douter que l'Allemagne, patrie de Beethoven et de Goethe, va tomber si bas.
    J'ai aimé ce récit, plein de poésies et de douleurs.
    A celles et ceux qui ne l'ont pas lu je vous le recommande vivement.
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    • Livres 4.00/5
    Par Gwen21, le 02 mai 2013

    Gwen21
    Fred Uhlman, cet artiste-auteur à la vie mouvementée, prouve par ce court récit que la qualité n'est définitivement pas liée à la quantité.
    Un peu plus de 100 pages, à peine 1 heure de lecture mais quelle intensité !
    Je doute que vous n'ayez pas connaissance du synopsis : Hans est le fils d'un médecin juif ; Conrad est comte, descendant d'une des plus nobles familles du Wurtemberg. Tous deux vivent à Stuttgart et étudient dans le même collège. Si leur rencontre n'a rien d'improbable - étant tous deux issus des classes aisées de la société il n'est pas étonnant que leurs chemins se soient croisés -, leur amitié était, quant à elle, moins prévisible. Pourtant, ces deux adolescents de 16 ans vont s'approcher, s'appréhender, s'apprivoiser pour finalement s'apprécier au-delà de toute mesure. Pendant un an, temps dévolu par le Destin à leur complicité, ils sont comme "les deux doigts de la main", inséparables. Leurs goûts communs, leur attirance pour les mêmes marottes et le respect mutuel qu'ils s'inspirent font d'eux les meilleurs amis du monde.
    Tout serait donc idéal et charmant si nous n'étions en Allemagne, en 1932 et si un politicien autrichien, petit, agité, fanatique et moustachu, n'avait conquis l'opinion publique et le gouvernement d'une Allemagne empêtrée dans une crise économique grave et hantée par le spectre menaçant du communisme stalinien...
    Tout aurait pu continuer ainsi, de façon fort bucolique, sur les verts coteaux souabes qui descendent en pente douce jusqu'au superbe Lac de Constance, sous la protection de la basilique baroque de Birnau qui étend sur les flâneurs l'ombre fraîche de ses murs roses, si l'idéologie nazie n'avait gangrené cette société lettrée et éclairée avec une telle fulgurance !
    Bien sûr, le lecteur, fort de la connaissance des faits historiques qui est la sienne, se doute bien que la guerre va gravement fragiliser cette amitié en renversant les comportements. Quelle guerre n'exerce pas ce rôle de chien lancé dans un jeu de quilles ? Mais, pour autant, cette guerre va-t-elle irrémédiablement gommer tout sentiment entre nos deux protagonistes ?
    La jeunesse et le manque de maturité de Hans et de Conrad, leur contexte familial respectif, L Histoire en marche... toutes ces données vont concourir à une situation qui finira dans la douleur et la souffrance. Souffrance de l'incompréhension et du rejet, souffrance de la marginalité et de la xénophobie, souffrance de la séparation.
    Mais le titre de ce récit (on peut difficilement l'appeler "roman" ou "nouvelle", c'est plutôt une chronique, à rapprocher d'un journal intime même si ce n'en est pas réellement un) est tout de même "L'ami retrouvé" ("Reunion" en VO) alors, au-delà de la réalité historique, nul doute que ce soit un message d'espérance en la nature humaine que des sentiments aussi purs et puissants que l'amitié et l'amour peuvent seuls sublimer.

    Challenge ABC 2012 - 2013
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    • Livres 5.00/5
    Par Sando, le 28 janvier 2014

    Sando
    Ils n'ont que seize ans, en 1932, lorsqu'ils se rencontrent. Conrad von Hohenfels est le descendant d'une illustre famille de Stuttgart, quant à Hans Schwarz, adolescent brillant mais solitaire, il est le fils d'un médecin juif. Très vite, après l'arrivée de Conrad dans le prestigieux lycée Karl Alexander Gymnasium, les deux garçons devinent qu'ils sont faits l'un pour l'autre, qu'ils ont enfin trouvé leur égal. Dès lors, une amitié exclusive et indéfectible, faite de longues promenades et de discussions sans fin, s'installent entre eux. Mais déjà, l'Histoire est en marche et les échos d'un changement radical, dont on dit qu'il bouleversera le pays entier, se font entendre… Que reste-t-il de l'amitié de deux adolescents au moment où tout bascule ?
    Comment ne pas être touché par ce texte, très court, a priori simple, mais extrêmement fort, qui nous plonge dans les affres d'une amitié sincère, passionnée, et néanmoins déchirée par les turpitudes de l'Histoire… Derrière ce récit poignant se cachent l'amour et la nostalgie d'un auteur exilé pour son pays, la volonté d'en restituer la beauté car non, malgré une période sombre qui marquera durablement les esprits, l'Allemagne ne se résume pas à Hitler et au fascisme. C'est avant tout un pays d'une grande beauté, riche de son histoire et propice à l'épanouissement des arts et de la culture. L'amour qui unit les deux enfants va au-delà des frontières de la religion et de la classe sociale. Fred Ulhman nous offre une vision romantique et passionnée de l'amitié, faite d'admiration, de partage et de respect et laisse apparaître une lueur d'espoir malgré la tragédie qui est en train de se jouer… Un texte magnifique, bouleversant par son intensité et qui m'a profondément émue !
    A lire également pour ceux qui voudraient poursuivre dans ce registre : « le garçon en pyjama rayé » de John Boyne, tout aussi touchant !
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    • Livres 5.00/5
    Par Eve-Yeshe, le 14 juin 2015

    Eve-Yeshe
    J'avais envie de lire ce livre depuis au moins quarante ans et j'ai toujours remis à plus tard. Ce n'était jamais le bon moment. En participant au challenge ABC, il me fallait un auteur commençant par la lettre U et ils ne sont pas très nombreux.
    J'avais un peu l'impression que ce livre se méritait comme disaient les adultes quand j'étais enfant. Je prenais peut-être des risques en attendant si longtemps, le risque d'être déçue, la peur de passer à côté car je l'avais idéalisé…
    Et bien, non. Ce roman correspond tout à fait à mes attentes. Fred Uhlman nous raconte l'amitié qui unit pendant environ une année entre Hans (derrière lequel se cache probablement Fred) et Conrad. Ils ont des centres d'intérêt communs : la collection de pièces de monnaie, les livres. Conrad est accepté dans la famille de Hans, où règne une certaine harmonie où les gens s'aiment, mais, chose étrange qui intrigue notre héros, jamais Conrad ne le laisse pénétrer dans la demeure familiale.
    L'auteur décrit la naissance de l'amitié, la façon dont il faut l'entretenir car elle fragile, le comportement des adultes qui change lorsqu'un comte leur rend visite, leur déférence soudaine autant qu'inexplicable. Peut-on tout partager avec son ami quand on est issu d'une classe sociale différente ? Qu'y-a-t-il de commun entre une famille juive bourgeoise et cultivée et une famille noble qui n'est considérée que pour son titre.
    Doit-on faire trop de concessions pour conserver intacte une amitié ? Jusqu'à ressentir de la honte quand le père de Hans appelle Conrad Monsieur le Comte avec déférence ? Peut-on éprouver parfois de la haine en même temps que l'amitié ?
    Fred Uhlman décrit très bien ces familles juives présentes dans le pays depuis très longtemps, qui ne pratiquent pas et qui n'envisagent pas une seconde, pouvoir être en danger et devoir quitter ce pays qu'ils aiment, cette langue, cette culture germanique qui fait partie d'eux-mêmes et dont ils sont fiers. « Nous étions, Souabes avant toute chose, puis Allemands, et puis Juifs. »
    La personnalité du père de Hans est frappante, par sa foi en la nation allemande, il banalise le danger, il ne veut pas y croire car il est partisan de l'absorption complète des Juifs, si cela peut être profitable à l'Allemagne. « Pour lui, le nazisme n'est qu'une maladie de peau sur un corps sain et le seul remède est de faire au patient quelques injections, de le garder au calme et de laisser la nature suivre son cours »
    L'écriture est belle, avec ses passés simples, les mots choisis avec précision. Bien-sûr, les idées héritées du Romantisme sur l'amitié peuvent sembler désuètes voire incompréhensibles pour les jeunes lycéens actuels, tant les valeurs ont changé.
    J'ai beaucoup aimé ce livre ; l'attente ne l'a pas mis sur un piédestal. Je l'ai lu en deux jours (alors que certains l'ont lu en une heure) car un parallèle se faisait dans ma tête avec la montée des intégrismes dans le monde d'aujourd'hui qui n'a tiré aucune leçon du passé (cf les révisionnistes). Je pense que la lecture de ce livre devrait être obligatoire non seulement à l'école mais chez tout un chacun pour obliger à réfléchir. Sans doute est-ce trop tard ?
    Une belle rencontre donc qui rappellera des souvenirs à ceux qui lu ce livre et donnera envie aux autres de s'y plonger. J'aimerais bien trouver « La lettre de Conrad » où l'ami explique pourquoi il a participé à un complot contre Hitler.
    Note 8,5/10


    Lien : http://eveyeshe.canalblog.com/archives/2015/06/14/32214835.html
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Citations et extraits

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  • Par Alixone, le 21 août 2015

    Il entra dans ma vie en février 1932 pour n'en jamais sortir. Plus d'un quart de siècle a passé depuis lors, plus de neuf mile journées fastidieuses et décousues, que le sentiment de l'effort ou du travail sans espérance contribuait à rendre vides, des années et des jours, nombre d'entre eux aussi morts que les feuilles desséchées d'un arbre mort.

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  • Par terryjil, le 17 août 2015

    J'entends encore la voix basse et désillusionnée de Herr Zimmermann qui, condamné à enseigner toute sa vie, avait accepté son sort avec une triste résignation. [...] Nous le méprisions parce qu'il était doux et bon et avait l'odeur d'un homme pauvre [...] Nous le traitions avec dédain et, de temps en autre, avec cruauté, cette lâche cruauté qui est celles de garçons bien portants à l'égard des faibles, des vieux et des êtres sans défense. (p14-15)
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  • Par terryjil, le 17 août 2015

    Un nouveau professeur d'histoire, Herr Pompetzki, arriva au milieu de septembre. Il venait de quelque part entre Dantzig et Königsberg et était probablement le premier Prussien à enseigner au lycée. Son ton cassant et ses mots écourtés semblaient étranges à des oreilles habituées au lent et rustique dialecte souabe.

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  • Par patacaisse, le 03 juin 2010

    Je savais qu’un million de soldats étaient morts à Verdun. Mais ce n’étaient là que des abstractions, des chiffres, des statistiques, des informations. On ne peut souffrir pour un million d’êtres.
    Mais ces trois enfants, je les avais connus, je les avais vus de mes propres yeux, c’était tout à fait différent. Qu’avaient-ils fait, qu’avaient fait leurs pauvres parents pour mériter un tel sort ?
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  • Par Orphea, le 06 avril 2010

    Je ne puis me rappeler exactement le jour où je décidai qu'il fallait que Conrad devînt mon ami, mais je ne doutais pas qu'il le deviendrait. Jusqu'à son arrivée, j'avais été sans ami. Il n'y avait pas, dans ma classe, un seul garçon qui répondît à mon romanesque idéal de l'amitié, pas un seul que j'admirais réellement, pour qui j'aurai volontiers donné ma vie et qui eût compris mon exigence d'une confiance, d'une abnégation et d'un loyalisme absolus.
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Vidéo de Fred Uhlman

Extrait de "Reunion" (L'Ami retrouvé) sorti en 1989; adaptation du roman (1973) de Fred Uhlman par Jerry Schatzberg sur un scénario de Harold Pinter.








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