Parce qu'il a participé à un complot contre Hitler, Conrad est condamné à mort. À la veille de son exécution, il décide d'écrire une longue lettre à l'ami juif qu'il se reproche d'avoir trahi. Dans cette confession où souvenirs et présent se mêlent, il retrace d'abord l... > voir plus
Ce livre qui fait suite à L'ami retrouvé m'a moins plu. Mais il n'en reste pas moins émouvant. A travers les mots, on ressent l'amitié de Conrad avec Hans et aussi le regret de ne plus avoir pu lui parler. Il essaye de se faire pardonner. Il relate des moments de complicité.
Conrad est un jeune homme plutôt attachant : on comprend sa personnalité au fil de la lecture. le poids de l'éducation familiale semble effectivement un lourd fardeau alors qu'il avait su faire preuve d'un certain détachement, notament en se choisissant un ami juif, il tombe dans un grossier piège idéologique qui la fait rejoindre les nazis. Alors que le portrait de la mère est idéalisé au début, cette femme devient franchement détestable, inversant ainsi, de manière plus légère, le portrait du père. Le texte est relativement court, une centaine de pages, mais offre un portrait très réussi de la haute société allemande de cette époque, de ses privilèges en proie à une déchéance progressive et des préjugés antisémites.