> Jean Rosenthal (Traducteur)

ISBN : 2020262029
Éditeur : Editions du Seuil (1997)


Note moyenne : 2.75/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres
Rabbit Angstrom, partagé entre les impossibles contradictions de l'Amérique, choisit la fuite loin de sa ferme de Pennsylvanie, de cette vie quotidienne aveugle, dominée par la matière. Mais parce qu'il y a en lui un appel désespéré vers la vie intérieure, sa course en ... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par klagg36, le 28 mai 2012

    klagg36
    Beau livre qui pourra faire dire à certains, et probablement certaines, que le « héros » est un minable, qu'il a fallu un drame pour le révéler mais que cela ne change rien, il reste minable. D'autres y verront la marque de la difficulté quotidienne de savoir, de se rappeler, d'espérer, de pardonner, mais surtout d'être cohérent et d'agencer tout cela pour vivre, simplement.
    Un livre sur un homme qui perd pied parce qu'il est né pour n'être rien ni personne, mais sa simple présence sur Terre ne le permet pas…il n'est donc pas à sa place et cherche le mieux qu'il puisse faire…au gré des moments.
    A lire, vraiment.
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    • Livres 1.00/5
    Par LiliGalipette, le 06 avril 2011

    LiliGalipette
    Roman de John Updike. Lettre U de mon Challenge ABC critiques Babelio.
    Ancienne gloire du basket lycéen, Harry Angstrom, dit Rabbit, étouffe entre son emploi de démonstrateur de produits ménagers et de son épouse Janice, enceinte et trop portée sur la bouteille. Un soir, il prend sa voiture décidé à rejoindre le sud du pays. "Il n'a pas l'intention de jamais revoir Brewer, cette ville pot-de-fleur!." (p. 32) Mais arrivé en Virginie, il revient à Brewer, mais ne rentre pas chez lui. "Quand on a excellé dans quelque chose, quoi que soit, ça ne vous amuse plus d'être un type de second ordre. Et notre mariage, à Janice et à moi, je vous assure que c'était vraiment de second ordre." (p. 122) Il retrouve son coach de basket et rencontre grâce à lui Ruth, prostituée un peu paumée. Ils vivent à la colle plusieurs mois, mais à l'approche de l'accouchement de Janice, Rabbit veut reprendre le droit chemin, aidé par le révérend Eccles qui prêche sûrement mieux sur un green que sur sa chaire. Eccles est persuadé que "Harry valait la peine d'être sauvé et pouvait être sauvé." (p. 188) Mais le principal intéressé, qu'en pense-t-il ?
    Rabbit fuit quelque chose. On ne sait pas vraiment quoi : la médiocrité, un mariage trop rapide, une vie sans saveur, le quotidien, ... Il cherche quelque chose. Là non plus, on se sait pas vraiment quoi. Est-ce l'amour, la reconnaissance, la gloire, la foi ou la liberté ? D'un conseil à un autre, il se fuit lui-même et ne se rattrape jamais. "La seule façon d'aller quelque part, vous savez, c'est de savoir où l'on va avant de partir." (p. 37) Rabbit pense plutôt que "la seule façon d'aller quelque part, c'est de décider où l'on va et d'y aller." (p. 44) Peu importe, Rabbit n'arrive nulle part, mais ça ne l'empêche de courir jusqu'à en perdre haleine.
    Rabbit se cogne aux murs de son existence, se cogne aux autres, se cogne à la morale et au qu'en-dira-t-on. Traversé de fugaces révélations qui le laissent plus perplexe et désemparé que jamais, il est incapable de partager ses pensées et ses désirs. Une fois tâché du sceau de l'adultère, il fait porter sur ses relations amoureuses la marque de l'infâmie et du doute. Pourtant, Rabbit est avide de vérité et de connaissance. Il ne les trouve pas auprès des autres, alors il les cherche partout : "Les faubourgs s'étendent comme des écharpes. Mais la ville est immense au milieu, et il ouvre les lèvres comme pour forcer les lèvres de son âme à percevoir le goût de la vérité, comme si la vérité était un secret tellement dilué que seule l'immensité peut nous en donner un goût perceptible." (p. 129 & 130)
    Sans être déplaisante, cette lecture me laisse un sentiment négatif. Rabbit est un personnage bien construit, mais bien trop complexe. Je suppose qu'il faut lire la suite de ses tribulations pour percer son mystère. Mais ce premier volet de ses aventures m'a suffit. le d'Updike, qui m'avait ravie dans Les sorcières d'Eastwick, m'a particulièrement ennuyée ici. Sans me faire violence pour continuer la lecture, je n'étais pas impatiente de retrouver Rabbit et son doute existentiel. Ce faux mystique parfaitement terre-à-terre m'a profondément agacée. Voilà, Rabbit, tu es passé à la casserole !


    Lien : http://lililectrice.canalblog.com/archives/2011/04/06/20795334.html
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    • Livres 3.00/5
    Par Maphil, le 13 mai 2012

    Maphil
    En apparence, il s'agit d'un fait divers simple et sordide, un mari fait une fugue; son épouse s'enivre et noie accidentellement son nouveau-né dans une baignoire; le mai revient pour l'enterrement, pour s'enfuir de niveau comme un lièvre traqué (d'où le titre Rabbit Run).
    rabbit, au nom symbolique de lapin, est voyageur de commerce Il ne veut pas se complaire dans la civilisation de consommation et a peur de s'engourdir parmi les gadgets, entre sa femme enceinte, sa voiture et sa télévision.Refusant de payer les traites de l'amour bourgeois, il fuit vers l'ouest, sur la route de la liberté. Mais il n'y a plus de Far West pour les hommes libres, plus d'issue au "cauchemar climatisé" américain. La satire sociale se double d'une évocation puritaine de la condition humaine. Dans ce roman, la femme, plus que le capitalisme, est le mal. Un réalisme obsédant, parfois obscène, rassemble les objets aliénants autour du ventre gonflé et suintant de la femme, ce piège organique où s'embourbe l'homme. le roman poursuit une méditation sur le cheminement obscur de la grâce par les voies obscures du péché. Et ce Rabbit veule, est en fait un héros. S'il fuit, c'est qu'il sent que l'homme n'est pas fait pour la femme et l'aliénation de l'amour terrestre, mais pour le royaume du Père.;
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    • Livres 1.00/5
    Par nanet, le 15 avril 2012

    nanet
    Cet article sera très court ! je n'ai pas pu entrer dans l'histoire, et j'ai donc abandonné au bout de 56 pages.
    J'avoue que j'ai posé le livre en soupirant. Une fois, deux fois... j'ai tenté de m'accrocher, d'entrer dans les songes de Harry. Sauf qu'il existe des tas de livres à lire, et que j'ai décidé de ne pas tergiverser ! soit j'entre dans l'histoire avant les fameux 15%, soit j'abandonne... après une semaine à reprendre ce livre, je l'ai abandonné.
    Je passe sûrement à côté d'une analyse de l'Amérique. Mais c'est vraiment l'histoire qui ne m'a pas passionné, car le style de l'auteur est juste, agréable. Pas suffisamment pour me pousser vers la suite.
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    • Livres 1.00/5
    Par Inextenso, le 05 septembre 2011

    Inextenso
    Difficile pour moi d'écrire un avis sur ce roman et pour cause : je ne l'ai pas terminé. Je me suis forcée pendant cent cinquante pages (sur les trois cents que compte le livre) espérant un rebond, un changement qui sauverait le récit et puis lassée d'attendre je me suis tout simplement arrêtée.
    Impossible de m'attacher à 'Rabbit' Angstrom, anti-héros de l'histoire : égocentrique, névrosé et pas franchement malin. Mais il arrive que des héros détestables tirent leur épingle du jeux et qu'on adore les détester. Ce n'est pas le cas ici, ce qui lui arrive est seulement déprimant, une sorte d'errance sans but, un peu morne.
    Quant à l'écriture au kilomètre, compacte, truffée de détails et de longues descriptions, elle a fortement contribué à me détourner de ce roman.

    Lien : http://www.quartier-livre.fr/post/2011/09/05/Coeur-de-lievre-John-Up..
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Citations et extraits

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  • Par Outis, le 17 septembre 2007

    Le mieux que l’on puisse faire, c’est de se soumettre au système et de donner à [ses enfants] la possibilité de passer à travers, comme il l’a fait, sans y penser. La plénitude cesse quand on donne à la nature sa rançon, quand on fait des enfants pour elle. Alors, elle en a fini avec nous, et nous devenons, d’abord à l’intérieur puis à l’extérieur, des déchets. Des fleurs fanées.
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  • Par LiliGalipette, le 06 avril 2011

    "Les faubourgs s'étendent comme des écharpes. Mais la ville est immense au milieu, et il ouvre les lèvres comme pour forcer les lèvres de son âme à percevoir le goût de la vérité, comme si la vérité était un secret tellement dilué que seule l'immensité peut nous en donner un goût perceptible." (p. 129 & 130)

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  • Par LiliGalipette, le 06 avril 2011

    "Quand on a excellé dans quelque chose, quoi que soit, ça ne vous amuse plus d'être un type de second ordre. Et notre mariage, à Janice et à moi, je vous assure que c'était vraiment de second ordre." (p. 122)
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  • Par LiliGalipette, le 06 avril 2011

    "La seule façon d'aller quelque part, vous savez, c'est de savoir où l'on va avant de partir." (p. 37)
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  • Par LiliGalipette, le 06 avril 2011

    "la seule façon d'aller quelque part, c'est de décider où l'on va et d'y aller." (p. 44)
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