L'enquête menée par
Napoléon Bonaparte, pas l'Empereur français mais un sang mêlé moitié aborigéne d'Australie, fait penser aux enquêtes d'
Agatha Christie par l'ambiance. Meurtres non sanglants, empoisonnement et déductions sont au rendez-vous. Parfois l'enquête est un peu alambiquée et on ne comprend pas, dans un premier temps, d'où viennent certaines apparitions de personnages (Mick et Marcus par exemple). Néanmoins, l'enquête est assez bien ficelée et elle se fait au nez de quasi tous les pensionnaires et employés du Chalet du Panorama ( qui gardent certains secrets jalousement) et certains d'entre eux sont suspectés par
Napoléon Bonaparte dont le flegme est parfois mis à mal. Ses déductions s'affinent au fur et à mesure et on apprend que quelques uns jouent un double jeu…
La parution de
L'Empreinte du diable datant de 1946,
Arthur Upfield nous plonge dans l'Australie et la mentalité de l'époque. Certes le chalet du panorama est, soi-disant un endroit luxueux, mais à part la propriétaire mademoiselle Jade, les employés ont l'air assez rustauds et certains assez portés sur la boisson. On se retrouve dans la campagne où les cancans vont bon train et où une femme doit cacher sa fille handicapée après la mort de son mari… Ce policier a donc parfois un peu côté désuet.
Même étant né en Angleterre,
Arthur Upfield est considéré comme le pionnier du polar ethnologique grâce à son personnage
Napoléon Bonaparte, moitié blanc et moitié aborigéne.
Arthur Upfield est parti d'Angleterre à 19 ans et a passé le reste de sa vie en Australie : il est donc australien de coeur et de culture.
Lien : http://mapetitebibliotheque.wordpress.com/2012/05/29/lempreinte-du-d..