ISBN : 2848761407
Éditeur : Philippe Rey (2009)


Note moyenne : 4.43/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
Mai 1946. Le philosophe français Jean-Baptiste Botul est appelé à Nueva Königsberg au Paraguay, auprès d'une communauté exilée vivant à la manière de Kant. Il est chargé de trancher un débat d'une importance capitale: quelle doit être leur vie sexuelle? Délicate questio... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 24 janvier 2010

    caro64
    Bien que très différent de La petite cloche au son grêle, son premier roman, Nueva Königsberg n'en est pas moins savoureux et confirme le talent de Paul Vacca.
    L'histoire de ce roman nous entraîne à la suite de Jean-Baptiste Botul et de son élève Sébastien. Ils partent pour Nueva Königsberg au Paraguay. Cette communauté est vouée à Kant et à sa Critique de la raison pure. Botul est attendu pour résoudre un problème métaphysique : Kant est resté chaste toute sa vie et si la communauté observe strictement ce principe, c'est dons sa mort. Quant au jeune Sébastien, il a bien du mal à vivre au rythme de celui du XVIII° siècle. Zazou dans l'âme, qui se destine à la réalisation cinématographique, il essaie tout d'abord à la provocation. Mais sa rencontre avec Sophia, jeune institutrice, va transformer sa vie définitivement.
    Ce livre n'est pas qu'une fantaisie, puisque cet épisode de la vie de J-B Botul * a bien eu lieu. Ce philosophe a effectivement participé en 1946 à huit causeries sur « la vie sexuelle d'Emmanuel Kant » à Nueva Königsberg, communauté vivant comme à l'époque de Kant. Je vous rassure, je ne le savais pas mais Paul Vacca a eu la bonne idée de nous le notifier dans un avertissement au début de son livre. Pas besoin, non plus de connaître Kant pour s'embarquer dans cette fable philosophique légère et grave, où la causerie n'est jamais ennuyeuse. On plonge donc très facilement dans cette aventure où l'humour et l'amour sont de la partie.
    A l'instar de La petite cloche au son grêlePaul Vacca nous initiait à la lecture de Proust, l'auteur nous fait découvrir Kant et sa Philosophie : apprendre en se distrayant, n'est-il pas l'idéal pour s'instruire ? Et, c'est tout naturellement qu'une fois refermé, ce livre nous donne l'envie de le prolonger en nous aventurant là même où il nous a guidé, et c'est tout naturellement que l'on a envie de découvrir un peu mieux la pensée de Kant, du moins pour les néophytes comme moi…

    Nueva Königsberg m'a enchanté. C'est drôle, enlevé, très bien écrit et le thème est original. Je l'ai lu d'une traite, en une soirée. N'hésitez pas une seconde à dévorer ces quelques 200 pages, c'est du pur bonheur !
    * http://botul.free.fr/
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par keisha, le 27 mai 2009

    keisha
    L'histoire
    "Alors que les bombes soviétiques éventraient Königsberg, ils surent qu'il fallait partir.
    Au milieu du fracas, ils montèrent avec femmes et enfants sur leurs embarcations appareillées, n'emportant que le strict nécessaire, et laissant derière eux situations, richesses, patrimoines, pensions de retraite, bons du trésor et emprunts russes.
    Mais pas les oeuvres de Kant: le bibliothécaire avait sauvé des bombes tous les livres qui avaient appartenu au philosophe.
    Ce fut une odyssée effroyable et rocambolesque.
    (...) Chemin faisant, ils embarquèrent des cousins de nationalité française, espagnole, lusitaniennne, italienne, qui tous partagaient cette envie d'un nouveau départ sous la houlette du grand Immanuel.
    (...) Ils accostèrent près de Rio de Janeiro, se dispersèrent sur des barques pour s'enfoncer dans le continent.
    Lorsqu'ils virent l'endroit, ils surent que c'était là. Loin de la furie fracassante de la guerre, loin des méfaits de la civilisation perfectionnée, loin des illusions de l'idéalisme et des ravages du matérialisme, loin du dogmatisme et du scepticisme, ils décidèrent d'édifier leur nouvelle Königsberg.
    Nueva Königsberg."
    Et voilà cette communauté vivant comme Kant, dans les moindres détails de la vie quotidienne, costumes, heures de lever et coucher, promenade à travers Königsberg (on raconte que les habitants connaissaient l'heure exacte rien qu'en voyant passer Kant...), et aussi application des idées de Kant! Et c'est là que le bât commence à blesser, car l'ami Kant était connu pour sa chasteté, et l'imiter reviendra à voir disparaître Nueva Königsberg un jour ou l'autre...
    Pour résoudre cet épineux problème, le philosophe français Jean-Baptiste Botul (analyste de l'école laconienne ou laconisme...) est appelé à l'aide; il donnera à Nueva Königsberg une série de conférences.
    Il sera accompagné par Sébastien qui lui n'est pas kantien du tout et découvre avec amusement et ahurissement cette communauté. Sofia (la bien nommée...) saura le faire changer d'avis...
    "Sébastien se sentit glisser dans la peau d'un héros de comédie romantique. Il vivait de l'intérieur le moment où le personnage se sent tomber amoureux d'une fille qui n'est pas du tout son genre - connus par d'autres sous l'appellation de syndrome de Swann."
    Les impressions à la lecture
    Ce court roman se lit d'une traite, pas le temps de s'ennuyer, même les parties où la philosophie kantienne est sous-jacente sont légers et spirituels. Noumènes et révolution copernicienne par exemple... Avec un scenario de films muets, un dialogue "platonicien et platonique" entre Sébastien et Sofia, les conférences de Botul pour couper la narration. Une fin attendue et inattendue.
    Disons que j'ai eu l'impression que l'auteur s'amusait bien et faisait moult clins d'oeil au lecteur. Même si on ne saisit pas tout (la philo n'est pas ma tasse de thé quotidienne) on y prend plaisir.

    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-30908105.html
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par yv1, le 26 mars 2011

    yv1
    Comme beaucoup, j'avais été sous le charme du premier roman de Paul Vacca : La petite cloche au son grèle. L'exercice du second roman n'est pas toujours aisé. Paul Vacca s'en tire haut la main. Je lui sais gré de changer totalement d'angle et de genre. D'un roman tendre et émouvant, il passe à une fable philosophique très drôle - j'en ai même eu des "remontées" de Candide !
    Je me suis promené avec joie dans les rues de Nueva Königsberg en compagnie de Sébastien et Sofia, l'institutrice du lieu. J'ai écouté leurs arguments et leurs discussions sur l'Amour, la liberté, le sens de la vie et le bonheur. Je suis resté discret ne voulant pas troubler leur intimité naissante. J'ai aussi assisté aux causeries de J-B Botul devant statuer sur ce que résume ainsi Sébastien : "To fuck or not to fuck. That is the question." Paul Vacca oppose malicieusement l'austérité de Kant -je me suis renseigné en cours de lecture- à la vie "normale" de l'après guerre notamment dans ce qu'elle avait de plus festif : le jazz et les zazous.
    Je ne suis point féru de philosophie. J'avoue même mon inculture en ce domaine. Comme il n'était pas nécessaire d'avoir lu Proust pour apprécier La petite cloche, il n'est point utile de connaître Kant pour déguster Nueva Königsberg.
    Et maintenant, en guise de conclusion, une question à l'auteur : vous rendez-vous compte, M. Vacca, qu'avec ce livre érudit, au style riche, et en même temps très drôle -ce qui tendrait à prouver que l'on peut s'instruire gaiement, en riant- vous réussissez à nous intéresser à la philosophie de Kant ; vous m'obligez à modifier votre image suite à votre premier livre -si tant est que j'en avais une-, tellement vous changez de registre ; vous me faites également écrire une phrase très longue, mais j'espère toujours intelligible ?
    PS : j'applaudis lorsque les gens quels qu'ils soient ne vont pas là où on les attend, a fortiori les artistes, les écrivains. Alors clap clap clap ! Merci donc à vous M. Vacca et bravo pour ces aventures philosophiques rocambolesques.

    Lien : http://lyvres.over-blog.com/article-31245616.html
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par wakinasimba, le 18 juillet 2009

    wakinasimba
    Sébastien se retrouve dans un bateau en partance pour le Paraguay, suite à une visite chez un philosophe recommandé par sa mère : Jean-Baptiste Botul. Ce dernier a reçu une lettre de son plus fidèle ennemi qui lui demande de résoudre pour lui un ultime problème. le philosophe et le jeune homme sont en route pour Nueva Königsberg.
    Le zazou Sébastien est étonné par ce qu'il voit, une fois arrivé au village : tout est rangé, en ordre, et les gens portent tous les mêmes habits. Qui plus est, à 15 heures, ils partent tous en promenade. le village a réglé sa vie sur celle du philosophe Kant en 1771.
    Mais Botul est là pour répondre à la question qui lui est posé : la communauté doit-elle, comme Kant, être abstinente au risque de disparaître - où, au contraire, prôner l'amour libre ?
    Petit à petit, Sébastien s'insère dans la communauté, aidé par Sofia, une maîtresse d'école qui lui fait découvrir toutes les vertues de la pensée kantienne.
    Mon avis :
    un peu de philosophie sans avoir l'air d'y toucher, une pincée de Proust (on ne se refait pas), et un débat toujours d'actualité sur l'amour...
    Merci, Monsieur Vacca, de m'avoir signalé la parution de votre nouveau roman. Une lecture savourée pendant ces grandes vacances.


    Lien : http://motamots.canalblog.com/archives/2009/07/11/14368347.html#comm..
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  • Par urobepi, le 02 février 2010

    urobepi
    L'idée de départ était séduisante: en 1944, alors que Königsberg, le village natal d'Emmanuel Kant est pilonné par l'armée russe, un groupe de fidèles fuit au Paraguay pour y fonder une communauté dont la mission sera de perpétuer la pensée du philosophe. La vie quotidienne à Nueva Königsberg sera donc régie par les enseignements de Kant.
    Un seul problème au bon fonctionnement de la collectivité...
    lire la suite:


    Lien : http://coupsdecoeur.wordpress.com/2010/01/31/nueva-konigsberg/
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Citations et extraits

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  • Par caro64, le 24 janvier 2010

    Il avait atteint la limite du supportable : marre du pastariz , marre des socisses (des saucisses au soja) marre du Transcendental Pursuit où il se faisait étriller par le moindre des gamins de sept ans, marre de la promenade aux allures de supplice chinois, lui semblant chaque jour un peu plus longue...
marre, marre, marre de Kant à toutes les sauces !
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  • Par caro64, le 24 janvier 2010

    Dans chacune de leurs actions et de leurs pensées, ils tâchaient de faire un, de produire de l’universel, comme une ruche sécrète sa gelée royale
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  • Par caro64, le 24 janvier 2010

    Si la plupart des philosophes ont opté pour le célibat, c’est pour témoigner que le but ultime de l’humanité n’est pas de se reproduire.
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