> Christophe Balaÿ (Traducteur)

ISBN : 9782843045301
Éditeur : Zulma (2011)


Note moyenne : 3.17/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
« Abou se meurt. Pas comme un vieil homme. Comme un crocodile. » Dans cette veillée, sa fille Homeyra se souvient de son enfance iranienne qui, loin de se limiter au foyer,
déborde joyeusement, dramatiquement, à tout le voisinage.
Dans l’une des rues de ce... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 3.00/5
    Par Nina, le 13 mai 2011

    Nina
    Abou, le vieux patriarche est mourant, toute sa famille vient le voir une dernière fois. Après toutes ces années passées loin de ce quartier, un terrible secret lié à cette rue revient hanter les pensées de Homeyra sa fille, revenue elle aussi au chevet de son père ? La rue, les maisons, les gens tout ce qui a été le décor de son enfance a changé. Mais les souvenirs restent. A l'âge adulte, Homeyra est partie vivre sa vie ailleurs, loin de cette rue et de cette enfance qu'elle a tenté d'oublier.
    La jeune femme a décidé de rayer tout ce qui se rattache à sa famille, et à ce père qui régnait en maître absolu selon la tradition iranienne. Mais quelle est donc cette coutume, cette tradition qui autorise un homme à battre sa femme, à l'avilir, à la considérer comme un être inférieur ? Tout le monde l'ignore, par contre les femmes savent qu'il n'y a pas d'autre issue que la soumission. Abou sait qu'il peut ordonner, cogner, crier, sur sa femme et ses filles sans qu'elles puissent se révolter. Dans la rue, il y a d'autres familles qui appliquent les mêmes règles. L'amie d'Homeyra, la petite Azar vit la violence au quotidien. Son père maltraite Azar pour la seule et unique raison qu'elle est une fille.
    La rue était pleine de vie à l'époque où les deux enfants s'amusaient ensemble. Homeyra a des souvenirs qui reviennent de ce temps là. Un patchwork joyeux qui nous donne une idée de la vie quotidienne en Iran dans un quartier pauvre. Chaque voisin a sa particularité, sa façon de vivre que découvrent les deux petites filles curieuses, quand elles se promènent dans la rue. Les hommes travaillent, les garçons s'amusent et les femmes circulent en tchadors le temps des courses et rentrent vite dans leur maison s'occuper des tâches quotidiennes. Les petites filles ont droit à un peu de liberté, mais la peur règne chez les femmes dont les faits et gestes sont surveillés par les hommes.
    Homeyra raconte pêle-mêle les péripéties de son quartier, mais un souvenir plus lourd, plus grave que les autres va remonter en elle. C'est celui qui a déterminé son besoin de fuir cette rue et son secret à jamais garder par ses habitants.
    Sans être un coup de cœur, j'ai aimé le thème de ce livre qui est un témoignage intéressant sur la vie quotidienne mais aussi sur la condition des femmes et des petites filles en Iran dans les années soixante.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Chaplum, le 15 juin 2011

    Chaplum
    Homeyra rentre au village car son père, Abou, se meurt. En arrivant à son chevet, les souvenirs qu'elle a essayé d'effacer en partant vivre à Téhéran, affluent. C'est toute la vie d'un petit quartier iranien qui se met à vivre aux travers des yeux d'une petite fille. Un quartier multicolore où l'amitié éclatait en multiples rires mais pouvait se terminer tragiquement dans un monde où les hommes dominent. Pourtant dans ce village, bien que les tchadors se portent, la religion n'est pas un tout et la politique n'a pas encore pris possession des passions, les femmes rendent leurs hommes fous et mènent la danse dans leur foyer. Les cris et les disputes sont légions, les commérages vont bon train mais la vie a encore la saveur des fruits frais.
    Depuis mon coup de foudre pour Persepolis, j'ai envie d'en savoir un peu plus sur ce pays qu'est l'Iran, comprendre comment la situation a pu aboutir à ce qu'elle est aujourd'hui.
    Fariba Vafi est née en Azerbaïdjan iranien en 1962. Elle a déjà publié plusieurs romans et recueils de nouvelles mais ce titre est le premier à être traduit en français. Au travers de la vie d'un quartier, elle met en scène plusieurs personnages qui composent la société iranienne. le père de famille autoritaire, qui essaie de se faire respecter mais est malgré tout dominé par sa femme, ses enfants et sa mère. La belle-mère critique, qui juge son fils comme un incapable dans sa façon de tenir sa maison. La femme, mi soumise, mi provocante. La jeune femme moderne, qui partira faire des études. La fille qui ne rêve que de faire un beau mariage. Les voisins aussi composent différents types d'iraniens : le frère qui punira sa sœur de ses « péchés », le mari fainéant, la femme qui doit travailler pour pallier à la fainéantise de son mari, …
    J'ai beaucoup aimé ce roman qui nous plonge en plein Iran. Cette lecture a été complétement dépaysante pour moi et j'ai été happée par le récit de la jeunesse de Homeyra, tellement différent de celui de l'auteur de Persepolis. Il faut dire que alors que Marjane Satrapi était fille d'intellectuels, Fariba Vafi nous plonge dans un milieu plus modeste et rural. Je regrette seulement qu'il m'ait été impossible de situer l'époque à laquelle se déroulent les faits, ce qui aurait pu être intéressant, notamment pour connaître le régime en place à ce moment là. Il aurait pu aussi être intéressant de connaître les pensées des uns et des autres au sujet des rapports hommes – femmes par exemple, mais c'est à peine effleuré et de manière très pudique. Ce n'est pas le sujet du roman ou alors à chacun de se faire sa propre opinion. Il se peut aussi que comme ce roman ne soit pas destiné à un public occidental, la question ne se pose pas.
    Malgré ces quelques faits un peu déroutants, j'ai aimé cette plongée dans une culture que je découvre seulement et je compte bien continuer sur ma lancée.

    Lien : http://www.chaplum.com/un-secret-de-rue-de-fariba-vafi-4963
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    • Livres 3.00/5
    Par Aurelilele, le 22 mai 2011

    Aurelilele
    J'avoue que j'ai eu un peu de mal pour débuter ma lecture, en partie parce qu'elle a été très segmentée et également parce que c'était un univers et une culture à laquelle il fallait que je m'habitue. Plus que l'histoire d'une fille qui perd son père, Un secret de rue décrit la situation toute puissante du père dans la famille iranienne, la place des femmes, principes qui s'appliquent donc à toute la société. Tout cela est décrit à travers du regard de la narratrice enfant qui observe, questionne et refuse d'accepter.
    Malgré leur position et nature "inférieure", les femmes ont la plus grande place dans ce roman. On parle souvent des femmes de ces pays, décrites soumises et malheureuses. Il faudrait que notre bel Occident et sa liberté vienne les sauver. de manière très concrète, ici, on comprend que le problème est bien plus compliqué. Comment être une femme libérée quand on est rejetée par le reste de la société? le poids des convenances, la tradition pèsent particulièrement lourd, et je dirais qu'ils pèsent même plus lourd que la religion qui d'ailleurs, n'est que très peu évoquée. le point de vue est très différent de Marjane Satrapi dans Persepolis, qui elle fait partie d'une famille militante habitant en ville. Ici, c'est la campagne, dans une rue en huis-clos où les murs se referment sur vous.
    L'auteur a un style très pudique, tout en sous-entendus. Ici, on parle sous couvert. Elle-même ne verbalise pas les secrets, les événements affreux qui se déroulent dans sa rue. le lecteur les lit, entre les lignes, comme chuchotés, ce qui demande une lecture très attentive. La tension des moeurs appuie sur chaque mot, sur chaque phrase. Les chapitres sont très courts, on croirait presque que c'est pour nous laisser souffler.
    Un beau texte pour un moment de lecture assez éprouvant émotionnellement mais qui donne à réfléchir.

    Lien : http://suspends-ton-vol.over-blog.com/article-un-secret-de-rue-farib..
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Carotte, le 12 octobre 2011

    Carotte
    Pas toujours facile de s'y retrouver dans ce récit mélangeant époque actuelle et souvenirs d'enfance sans prévenir et même en jouant exprès sur la confusion des époques. Mais ces tranches de vies d'une femme iranienne qui se rappelle son enfance auprès de son père mourant donne je pense une bonne impression de ce qui peut être la vie au quotidien en Iran.
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    • Livres 3.00/5
    Par Carotte, le 12 octobre 2011

    Carotte
    Pas toujours facile de s'y retrouver dans ce récit mélangeant époque actuelle et souvenirs d'enfance sans prévenir et même en jouant exprès sur la confusion des époques. Mais ces tranches de vies d'une femme iranienne qui se rappelle son enfance auprès de son père mourant donne je pense une bonne impression de ce qui peut être la vie au quotidien en Iran.
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