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ISBN : 2070361101
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 3.88/5 (sur 24 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

En observant les habitants d'une région du sud de l'Italie, Roger Vailland analyse les différentes classes qui composent une société, leurs querelles intestines, leurs interconnexions et leurs rivalités. Ses personnages, du plus riche... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (3)

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    • Livres 5.00/5
    Par majolo, le 10 septembre 2013

    majolo
    Encore un livre découvert par hasard, sans en avoir entendu parler avant, en fouillant dans les livres de poches qu'achetait mon père lorsqu'il était étudiant. Je connaissais le nom de Roger Vaillant, mais pas son œuvre. Je suis très heureuse d'avoir comblé cette lacune car c'est un très beau roman: une galerie de portraits extrêmement vivants, une histoire formidable et un style exceptionnel.
    L'auteur nous raconte la vie de la société de Porto Manacore, ville des Pouilles sur la côte adriatique. C'est une société patriarcale aux traditions ancestrales, où chacun tente "de faire la loi" à l'autre, les riches, les pauvres, les hommes et les femmes, par jeu ou pour survivre.
    Quel hasard merveilleux...quel livre ! Un vrai régal.
    Cela réconcilie avec l'académie Goncourt, sauf que c'était en 1957.
    À lire, et à partager, car moi, je trouve qu'un tel roman, ça ne peut pas vieillir.
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    • Livres 4.00/5
    Par moravia, le 02 mars 2013

    moravia
    Pour moi, le meilleur de R.Vailland.
    Prix Goncourt 1957 ! quand même...
    A t'il bien vieilli ? à voir.

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    • Livres 3.00/5
    Par bgn, le 12 septembre 2013

    bgn
    Je m'attendais à mieux surtout après avoir lu 325.000 Francs.

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Citations et extraits

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  • Par rkhettaoui, le 25 mai 2014

    Il y a des humains qui en possèdent d’autres ; les possédants deviennent à leur tour possédés ; les possessions l’une l’autre s’enchaînent ; on n’y échappe pas. Il a possédé beaucoup de femmes, des femmes mariées surtout ; son métier lui offre des facilités que d’autres n’ont pas ; il prenait toujours l’initiative de la rupture, mais le plus souvent la femme restait possédée de lui ; elle quémandait une dernière aventure ; c’était perpétuellement la dernière entrevue ; il en tirait quelque gloire.
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  • Par rkhettaoui, le 25 mai 2014

    Se servir du vent pour aller contre le vent ne définit pas seulement la navigation à voile mais aussi ce pouvoir que l’intelligence donne à l’homme de plier à son service les lois naturelles et sociales, la mesure de sa liberté. Bien qu’il soit souvent aussi pauvre que l’ouvrier agricole, le pêcheur n’est pas comme lui dans un état de mal-être absolu. Le pêcheur vend son poisson, qu’on lui achète ; dès qu’il y a commerce la servitude n’est plus absolue. La relative liberté du patron pêcheur se reflète sur le matelot et même sur le mousse, prix de leur complicité dans la lutte contre la nature et les hommes.
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  • Par rkhettaoui, le 25 mai 2014

    Le monde est fait à l’image de la flotte royale, du temps que Matteo Brigante y était quartier-maître. Les matelots : le peuple. Les sous-officiers : lui, les hommes d’affaires de Foggia. Les officiers subalternes : les notables de Porto Manacore ou de Foggia, les hommes d’affaires quand ils sont inscrits au barreau. Les officiers supérieurs : don Cesare, don Ruggero. L’état-major suprême : la Montecatini, la société de bauxite. Et au-dessus le roi dont on ne sait plus le nom depuis qu’on est en République, la Société anonyme du pouvoir d’État. Tout en haut : Dieu.
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  • Par rkhettaoui, le 25 mai 2014

    Les arbres finissent par mourir quand ils ont poussé toutes leurs branches, même les oliviers qui vivent plus longtemps que tous les autres ; quatre hommes réunis n’encerclaient pas de leurs bras le tronc de certains oliviers de ses olivaies et leurs nœuds perpétuaient le souvenir des tempêtes qui les avaient tordus, aux derniers siècles de l’Empire romain ; mais il arrivait qu’il en mourût un ; les feuilles se flétrissaient soudain, sans raison apparente ; quand on sciait le tronc, on ne trouvait jusqu’au cœur que du bois mort.
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  • Par rkhettaoui, le 25 mai 2014

    Le rapport des filles et des amateurs de filles est en effet complexe ; en payant la fille, on lui fait la loi ; en exigeant d’être payée, elle fait la loi ; elle peut donc procurer le double plaisir de faire et de subir la loi dans le même instant ; c’est le comble de la liberté dans l’amour. La réussite dépend de l’habileté de la fille à mettre en évidence, dans chaque geste, cette double dépendance-liberté des deux partenaires à l’égard de la loi qu’ils s’imposent l’un à l’autre.
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