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ISBN : 2253030074
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 3.65/5 (sur 185 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
A treize ans, Valérie Valère a été internée au pavillon des enfants fous d'un grand hôpital parisien. A quinze ans, elle écrit le récit de ce séjour.

Son livre n'est pas seulement une vision du monde hospitalier, des traitements pour les malades mentaux,... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 08 novembre 2011

    brigittelascombe
    "Je suis seule, seule avec mon corps qui ne demande rien, sauf de mourir".
    Ce corps, objet de honte, "machine à emmagasiner de la bouffe",elle l'a maltraité, vidé, vomi, jusqu'à être internée "chambre 27" en psychiatrie.
    Grace à ce premier livre autobiographique, Le Pavillon des enfants fous, livre exutoire, témoignage poignant sur l'anorexie et l'hospitalisation, Valérie Valère, adolescente brillante, triste et solitaire, boulimique d'écriture, a bouleversé ses lecteurs et a connu un franc succés.
    L'écriture est pour elle "un moyen de vivre un peu comme les autres".
    Alors elle écrit le pourquoi des trente et un kilos ("affreuse et folle, grosse et livide, j'étais devenue horrible et repoussante"), détaille les quatre mois de soins, confie son mal être ("une mort lente... qui vous fait supporter votre incessante souffrance"), évoque ses insomnies,se moque des soignants qu'elle trompe en cachette, parle de ses problèmes notamment par rapport aux transformations du corps et à une éventuelle sexualité supposée "dégoûtante".
    Le Pavillon des enfants fous est le document déchirant d'une anorexique dont l'obsession principale (les autres étant vécu comme persécuteurs) est: Vous ne m'aurez pas, c'est moi qui maîtrise et gère ma vie.
    Deux autres livres ont suivi: Malika ou un jour comme les autres et Obsession blanche mais ils n'ont pas suffi à évacuer son désir d'en finir.
    Elle est morte à 21 ans le 18 décembre 1982 à Paris.
    Emouvant!
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    • Livres 5.00/5
    Par chris0675, le 14 mars 2014

    chris0675
    Un livre que j'ais beaucoup aimé lire a plusieurs titres
    -une autobiographie donc une histoire vrai
    -la vision de notre monde vu dans les yeux de la folie (mais par la justesse de la souffrance de l'auteur peut etre un monde fou vu par ses yeux)
    Un style particulier vivant, comme seul les jeunes auteurs précoces et féconds savent en faire.
    une reflexion ouverte sur notre societée moderne et ses conventions
    faudrait le relire, pour etre sur souvent ce qu'on pense d'un livre change avec le temps
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    • Livres 4.00/5
    Par Lea25, le 27 août 2012

    Lea25
    Un livre poignant, bouleversant.. Je n'ai aucun autre mot pour exprimer ce que je ressens après cette étrange lecture. Mais je tiens à préciser que son récit est quelques fois un peu brouillon, les mots, les expressions se répètent ( le préface en début du livre le précise ) mais il est très prenant. Et il faut savoir aussi que ce livre n'est pas avant tout l'histoire d'une guérison comme le dit la quatrième de couverture. Certes elle a réussi à se sortir de l'anorexie. Mais son mal-être à toujours été présent. Sa mort précoce peut en témoigner.
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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 12 juin 2011

    brigittelascombe
    Petite fille brillante mais repliée sur elle même,Valérie Valère développe une anorexie mentale à l'adolescence qui la fait descendre à 31 kilos. Elle est internée en psychiatrie durant quatre mois.Puis deux ans après sa sortie,elle ressent l'urgence de publier son ressenti lors de son hospitalisation pour parler ouvertement de sa maladie et pour dénoncer les failles du système psychiatrique."Le Pavillon des enfants fous" voit le jour en novembre 1978.
    La malade de la chambre 27,boulimique d'écriture et de nourriture(vomies par à coup sur les pages blanches ou ailleurs) intellectualise tout, refuse un corps de femme dont elle a honte, refuse la sexualité jugée dégoutante au même titre que la nourriture, et désire rester fixer à l'enfance.
    La tristesse d'une enfant happée inexorablement par la mort.
    La trajectoire fulgurante d'un papillon aux ailes brulées aux feux violents du monde des adultes.
    Passée à la toxicomanie,elle s'éteindra le 18 décembre 1982 à Paris.
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    • Livres 4.00/5
    Par Symphonie, le 10 février 2013

    Symphonie
    Un témoignage assez particulier dès lors où l'histoire de cette jeune anorexique est liée à ce monde qui l'entoure " Le Pavillon des enfants fous " J'ai lu ce livre il y a plusieurs années et je m'en souviens encore très bien. A cette période, la médecine avait une certaine tendance à diriger des personnes en difficultés, l'anorexie entre autre dans ce genre d'établissement, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui, du moins je l'espère. Valérie Valère décrit avec justesse des situations qui la dépassent, dont elle ne se sent pas concernée. Comment ne pas être touchée par cette folie lorsque le personnel vous traite comme telle. Ce témoignage dénonce et dérange. On se sent souvent mal à l'aise par ce qu'elle décrit. Une histoire vraie et poignante sur l'anorexie dont hélas, Valérie Valère ne survivra pas.
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Citations et extraits

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  • Par Spilett, le 16 juin 2010

    "Au fait, tu resteras dans ta chambre en pyjama, tu n'auras pas le droit de lire ni de faire quoi que ce soit, juste te reposer. Quand tu auras pris un peu de poids, on verra, mais pour le moment c'est comme ça, d'accord ?"
    Bien sûr que non, qu'est-ce que vous voulez que je vous réponde, que votre bagne me convient à merveille ? Vos kilos je n'en veux pas, je ne prendrai pas de poids. Je suis bien comme ça et j'en ai rien à foutre de votre bouffe, vous pouvez la garder !
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  • Par Silena, le 11 janvier 2014

    Quel crime ai-je donc commis ? Refuser le monde: crime puni de prison à perpétuité. Ils me manipulent comme un vulgaire ramassis d’os, dénué de toute pensée, de tout sentiment.
    Je suis seule. Dehors, le monde est en train de rire, de s’amuser, de parler, je suis seule, seule avec mon corps, qui ne veut rien, qui ne demande rien, sauf de mourir. Mais il résistera. Ils ne me laisseront pas m'évanouir parce que je dois souffrir et m'apercevoir de ma stupidité à m'entêter, à vomir ces gens, ces maisons, cette société contraignante. Mais qu'est ce qu'ils croient donc, que je vais céder à leur chantage infâme? Ils n'ont pas l'air de se rendre compte de l'horreur qu'ils provoquent.
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  • Par MarieAlice, le 13 novembre 2010

    Quel crime ai-je donc commis ? Refuser le monde: crime puni de prison à perpétuité. Ils me manipulent comme un vulgaire ramassis d’os, dénué de toute pensée, de tout sentiment.
    Je suis seule. Dehors, le monde est en train de rire, de s’amuser, de parler, je suis seule, seule avec mon corps, qui ne veut rien, qui ne demande rien, sauf de mourir.

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  • Par Yuko, le 12 juillet 2012

    La nuit est là comme un défi et toujours la veilleuse. Je pourrais rester dans cette chambre toute une vie, additionner toutes les périodes que les malades folles du pavillon psychiatrique y ont passées. Est-ce vrai, est-ce vrai qu'ils me laissent sortir ? Non, ce n'est qu'un leurre, ils laissent sortir mon corps, mais moi je reste là, derrière ces murs, dans cette île de folie. Moi, je ne sais pas si je pourrais jamais en sortir. ils emprisonnent mes pensées avec les âmes des fous, accrochées dérisoirement à la tige de leurs clefs.
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  • Par marina53, le 27 juin 2012

    Je ne trouve plus la vraie raison des choses. Rien n'a de sens. Inutilité profonde et accusatrice. Je me fonds dans la solitude et la tristesse. Désoeuvrement, je ne connais plus l'insouciance, la lumière me déplaît et je déteste le soleil, où suis-je donc passée, moi? Je ne cesse de me chercher et une réplique de cinéma passe, doucereuse: "Il faut être patient, ça peut prendre des années... une vie..."
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Les premiers romans
186 ème numéro d'Apostrophes.
Emission consacrée au premier roman de nouveaux romanciers; sont invités : Henri ANGER pour son livre, un premier roman "chatte allaitant un ourson". Henri ANGER explique pourquoi il a écrit si tard , à 71 ans, son premier roman. (thème du livre : la fugue d'un enfant) Valérie VALERE ( 1961-1982) pour "Malika" ( les rapports entre un frère et une soeur...











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