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ISBN : 2253030074
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 3.66/5 (sur 194 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
A treize ans, Valérie Valère a été internée au pavillon des enfants fous d'un grand hôpital parisien. A quinze ans, elle écrit le récit de ce séjour.

Son livre n'est pas seulement une vision du monde hospitalier, des traitements pour les malades mentaux,... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par chris0675, le 14 mars 2014

    chris0675
    Un livre que j'ais beaucoup aimé lire a plusieurs titres
    -une autobiographie donc une histoire vrai
    -la vision de notre monde vu dans les yeux de la folie (mais par la justesse de la souffrance de l'auteur peut etre un monde fou vu par ses yeux)
    Un style particulier vivant, comme seul les jeunes auteurs précoces et féconds savent en faire.
    une reflexion ouverte sur notre societée moderne et ses conventions
    faudrait le relire, pour etre sur souvent ce qu'on pense d'un livre change avec le temps
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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 08 novembre 2011

    brigittelascombe
    "Je suis seule, seule avec mon corps qui ne demande rien, sauf de mourir".
    Ce corps, objet de honte, "machine à emmagasiner de la bouffe",elle l'a maltraité, vidé, vomi, jusqu'à être internée "chambre 27" en psychiatrie.
    Grace à ce premier livre autobiographique, Le Pavillon des enfants fous, livre exutoire, témoignage poignant sur l'anorexie et l'hospitalisation, Valérie Valère, adolescente brillante, triste et solitaire, boulimique d'écriture, a bouleversé ses lecteurs et a connu un franc succés.
    L'écriture est pour elle "un moyen de vivre un peu comme les autres".
    Alors elle écrit le pourquoi des trente et un kilos ("affreuse et folle, grosse et livide, j'étais devenue horrible et repoussante"), détaille les quatre mois de soins, confie son mal être ("une mort lente... qui vous fait supporter votre incessante souffrance"), évoque ses insomnies,se moque des soignants qu'elle trompe en cachette, parle de ses problèmes notamment par rapport aux transformations du corps et à une éventuelle sexualité supposée "dégoûtante".
    Le Pavillon des enfants fous est le document déchirant d'une anorexique dont l'obsession principale (les autres étant vécu comme persécuteurs) est: Vous ne m'aurez pas, c'est moi qui maîtrise et gère ma vie.
    Deux autres livres ont suivi: Malika ou un jour comme les autres et Obsession blanche mais ils n'ont pas suffi à évacuer son désir d'en finir.
    Elle est morte à 21 ans le 18 décembre 1982 à Paris.
    Emouvant!
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  • Par emeralda, le 21 novembre 2014

    emeralda
    Ouvrage disponible en poche et à tout petit prix (moins de 4€90), c'est un achat qui ne vous ruinera pas le porte-monnaie, mais qui peut vous bouleverser tout de même. Cela me rappelle le slogan des bonbons, les petits pimousses : "Petits mais costauds !!!"
    Lecture qui peut se faire d'une traite car le récit est court : 158 pages en version de poche.
    Cependant, vous devriez mettre un peu plus longtemps à le digérer.
    Oui j'emploie beaucoup de temps liés à la nourriture, mais elle sera très présente puisque Valérie refuse de s'alimenter. Elle est anorexique et même si les faits qu'elle relate remonte aux années 70, c'est hélas un thème toujours d'actualité. Certes, on en parle un peu plus librement, mais combien de drames ont-ils été nécessaires pour que cela se fasse ?
    J'ai été très sensible à cette vision que nous propose l'auteur, si jeune et pourtant si mature dans son raisonnement, même si parfois, son style tient plus du cri que de la prose recherchée.
    Il faut pour le comprendre savoir que Valérie Valère s'est mise un jour derrière sa machine à écrire et a tapé d'une traite ce témoignage. Il parait même qu'elle a refusé de le relire dans un premier temps, tant cette expérience fut douloureuse, même si elle n'a écrit tout ceci que quelques années après les faits. Elle s'était replongée totalement dans cette atmosphère et ses sensations de l'époque. Un retour vers son enfer.
    Les corrections qu'elle y a apporté ensuite furent de pure forme car elle a souhaité que volontairement y reste les répétions de termes et certaines maladresses de style. C'est un témoignage fort et peu importe en fait alors l'enrobage.
    On se rend vite compte qu'elle est dans un environnement qui ne peut pas vraiment l'aider. Il y a le décalage des époques, mais quand même. L'anorexie est une maladie, cependant devait-on la traiter de la sorte ? Certes non. Vous verrez, vous ne resterez pas indifférent à ces portes qui claquent, ces paroles de personnels dit soignants… Cela vous glacera le dos.
    On tourne en rond comme Valérie dans cet univers si peu fait pour elle. On se transforme en bête sauvage enfermée qui attend la première occasion pour s'échapper. Seulement voilà, on n'abandonne pas l'anorexie comme cela. Faute de soins, de suivis adaptés, c'est trop souvent le drame qui nous rattrape.
    A lire pour ce qu'il est, ce petit livre est surtout un cri, une histoire humaine triste, mais qu'on ne peut passer sous silence.

    Lien : http://espace-temps-libre.blogspot.fr/2014/11/le-pavillon-des-enfant..
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    • Livres 4.00/5
    Par Lea25, le 27 août 2012

    Lea25
    Un livre poignant, bouleversant.. Je n'ai aucun autre mot pour exprimer ce que je ressens après cette étrange lecture. Mais je tiens à préciser que son récit est quelques fois un peu brouillon, les mots, les expressions se répètent ( le préface en début du livre le précise ) mais il est très prenant. Et il faut savoir aussi que ce livre n'est pas avant tout l'histoire d'une guérison comme le dit la quatrième de couverture. Certes elle a réussi à se sortir de l'anorexie. Mais son mal-être à toujours été présent. Sa mort précoce peut en témoigner.
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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 12 juin 2011

    brigittelascombe
    Petite fille brillante mais repliée sur elle même,Valérie Valère développe une anorexie mentale à l'adolescence qui la fait descendre à 31 kilos. Elle est internée en psychiatrie durant quatre mois.Puis deux ans après sa sortie,elle ressent l'urgence de publier son ressenti lors de son hospitalisation pour parler ouvertement de sa maladie et pour dénoncer les failles du système psychiatrique."Le Pavillon des enfants fous" voit le jour en novembre 1978.
    La malade de la chambre 27,boulimique d'écriture et de nourriture(vomies par à coup sur les pages blanches ou ailleurs) intellectualise tout, refuse un corps de femme dont elle a honte, refuse la sexualité jugée dégoutante au même titre que la nourriture, et désire rester fixer à l'enfance.
    La tristesse d'une enfant happée inexorablement par la mort.
    La trajectoire fulgurante d'un papillon aux ailes brulées aux feux violents du monde des adultes.
    Passée à la toxicomanie,elle s'éteindra le 18 décembre 1982 à Paris.
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Citations et extraits

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  • Par Spilett, le 16 juin 2010

    "Au fait, tu resteras dans ta chambre en pyjama, tu n'auras pas le droit de lire ni de faire quoi que ce soit, juste te reposer. Quand tu auras pris un peu de poids, on verra, mais pour le moment c'est comme ça, d'accord ?"
    Bien sûr que non, qu'est-ce que vous voulez que je vous réponde, que votre bagne me convient à merveille ? Vos kilos je n'en veux pas, je ne prendrai pas de poids. Je suis bien comme ça et j'en ai rien à foutre de votre bouffe, vous pouvez la garder !
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  • Par Silena, le 11 janvier 2014

    Quel crime ai-je donc commis ? Refuser le monde: crime puni de prison à perpétuité. Ils me manipulent comme un vulgaire ramassis d’os, dénué de toute pensée, de tout sentiment.
    Je suis seule. Dehors, le monde est en train de rire, de s’amuser, de parler, je suis seule, seule avec mon corps, qui ne veut rien, qui ne demande rien, sauf de mourir. Mais il résistera. Ils ne me laisseront pas m'évanouir parce que je dois souffrir et m'apercevoir de ma stupidité à m'entêter, à vomir ces gens, ces maisons, cette société contraignante. Mais qu'est ce qu'ils croient donc, que je vais céder à leur chantage infâme? Ils n'ont pas l'air de se rendre compte de l'horreur qu'ils provoquent.
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  • Par MarieAlice, le 13 novembre 2010

    Quel crime ai-je donc commis ? Refuser le monde: crime puni de prison à perpétuité. Ils me manipulent comme un vulgaire ramassis d’os, dénué de toute pensée, de tout sentiment.
    Je suis seule. Dehors, le monde est en train de rire, de s’amuser, de parler, je suis seule, seule avec mon corps, qui ne veut rien, qui ne demande rien, sauf de mourir.

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  • Par Yuko, le 12 juillet 2012

    La nuit est là comme un défi et toujours la veilleuse. Je pourrais rester dans cette chambre toute une vie, additionner toutes les périodes que les malades folles du pavillon psychiatrique y ont passées. Est-ce vrai, est-ce vrai qu'ils me laissent sortir ? Non, ce n'est qu'un leurre, ils laissent sortir mon corps, mais moi je reste là, derrière ces murs, dans cette île de folie. Moi, je ne sais pas si je pourrais jamais en sortir. ils emprisonnent mes pensées avec les âmes des fous, accrochées dérisoirement à la tige de leurs clefs.
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  • Par marina53, le 27 juin 2012

    Je ne trouve plus la vraie raison des choses. Rien n'a de sens. Inutilité profonde et accusatrice. Je me fonds dans la solitude et la tristesse. Désoeuvrement, je ne connais plus l'insouciance, la lumière me déplaît et je déteste le soleil, où suis-je donc passée, moi? Je ne cesse de me chercher et une réplique de cinéma passe, doucereuse: "Il faut être patient, ça peut prendre des années... une vie..."
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