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ISBN : 2253145645
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 3.6/5 (sur 235 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Je suis mort à sept heures du matin. Il est huit heures vingt-huit sur l'écran du radio-réveil, et personne ne s'en est encore rendu compte. Ainsi commence l'aventure de Jacques Lormeau, trente-quatre ans, quincaillier à Aix-les-Bains. Comment parviendra-t-il à se faire... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Ode, le 15 février 2015

    Ode
    Et si l'on dédramatisait un peu la mort ? Si je devais retenir une seule qualité de la vie interdite, ce serait celle-ci.
    Quand Jacques Lormeau se réveille ce matin-là, quelque chose cloche. Il flotte au-dessus de son corps, dans la caravane où il avait élu domicile, au pied de la maison où habitent sa femme Fabienne et son fils Lucien. Il semblerait qu'il soit mort dans la nuit, dans les bras de Naïla, mais personne ne s'en est encore rendu compte. Naïla partie sans se douter de rien, c'est finalement Mlle Toussaint, une vieille cliente de la quincaillerie familiale, qui le découvre mort… Et Jacques regarde tout ce petit monde s'agiter tandis que son esprit a du mal à quitter la caravane : sa femme qui est plus atteinte qu'elle ne le prétend, sa maitresse qui se fait discrète, son fils qui cache son chagrin, son père qui reprend du service à la quincaillerie, trop heureux d'aider Fabienne, et le bon Alphonse, l'éternel vendeur-nounou qui l'a pratiquement élevé et qui est avec la soeur de Jacques une des rares personnes à le défendre…
    C'est avec ce roman, lu sur les conseils d'un ami, que j'ai découvert Didier van Cauwelaert. Et quel plaisir ! Même sur un sujet aussi tragique, il est arrivé à me faire rire, tout en rendant son personnage attachant. Car Jacques est un doux rêveur, passionné de peinture, qui est à côté de la plaque à la quincaillerie, et plus généralement dans la vie quotidienne. À Aix-les-Bains, chacun le respecte parce qu'il est le fils du patron, mais on sait bien que c'est Fabienne qui tient la boutique. J'ai savouré cette aventure ésotérique et la truculente galerie de portraits qui l'accompagne, car nombreux sont ceux à se presser au chevet du défunt qui n'a jamais été aussi populaire de toute sa vie. Ma préférence va sans hésiter à la vieille Mlle Toussaint, qui a quitté clandestinement le bénitier pour Bouddha et s'efforce de libérer l'âme de Jacques pour le faire progresser malgré lui dans son karma. À mourir de rire ! (OK, OK, elle était facile, celle-là)
    Cependant, si l'histoire démarre assez fort, avec une mise en situation à la fois intense et burlesque, j'ai ressenti un petit coup de mou dans le dernier tiers du livre, comme si l'auteur ne savait pas comment finir et tournait en rond avec son âme en peine. Oui, « L'éternité c'est long. Surtout vers la fin. »
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    • Livres 2.00/5
    Par missmolko1, le 05 octobre 2014

    missmolko1
    Après avoir adoré "Les témoins de la mariée" ou encore "L'éducation d'une fée", j'étais impatiente de retrouver la plume de Didier van Cauwelaert. Mais malheureusement ici le charme n'a pas opéré.
    J'ai d'abord trouvé la narration confuse. le personnage principal est mort et son esprit rode. Il voit donc les réactions de ses proches mais il se remémore aussi des souvenirs et c'est la que j'ai perdu pied. J'avais beaucoup de mal a discerner le passé et le présent.
    Ensuite, j'ai trouvé qu'aucun des personnages ne sort vraiment du lot. Aucun n'a fait que je m'attache au récit, me donne envie de poursuivre la lecture.
    Bref, je crois que pour ce livre les avis seront forcement très enthousiastes ou au contraire vraiment négatif, on aime ou on aime pas. Je fais partie de la seconde catégorie. En tout cas pour ceux qui ne connaissent pas encore l'auteur, je vous invite vraiment a le lire.
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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 31 janvier 2012

    carre
    Jacques Lormeau, trente-quatre ans, quincaillier à Aix-les-Bains est mort à 7 heures du matin. Et pourtant Van Cauwelaert va en faire le narrateur de son roman . le prix Goncourt 1994, nous entraîne, dans les pensées du défunt et celles de ces proches. Une nouvelle fois, l'auteur s'intéresse à ce passage de vie à trépas mélant suspense, tendresse et humour. Il devient le spectateur de l'émoi susciter par sa mort, mais aussi les mesquineries alors qu'il ne peut plus rien dire, rien faire pour s'expliquer, pour dialoguer. Et si au lieu de courir àprès le bonheur, on vivait l'instant présent ? Van Cauwelaert réussit avec la vie interdite à mon avis son meilleur livre.
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    • Livres 1.00/5
    Par PaulineSUZANNE, le 06 mai 2014

    PaulineSUZANNE
    Parce que j'adore le style de Didier van Cauwelaert.
    Parce que la 4ème de couverture m'a tentée.
    La vie interdite c'est Jacques Lormeau qui se réveille un beau matin en découvrant son corps gisant dans son lit. Son esprit met du temps avant de comprendre ce qui lui arrive. S'ensuivent alors la découverte du corps, l'annonce du décès aux proches, les détails pour l'enterrement et la reconstruction des personnes concernées par ce drame. Jacques fait alors des allers-retours entre ses souvenirs et les personnes qui l'entourent.
    Que dire?
    Je n'ai pas réussi à trouver un sens à ce roman. Je pensais accrocher à partir du 1er tiers et finalement je n'ai pas réussi à m'y accrocher jusqu'au point final.
    L'auteur s'emmêle dans des allers-retours qui n'ont ni queue ni tête et ne sont pas liés entre eux...
    Habituellement, la chute me permet d'apprécier davantage (ou pas) voire même me surprendre alors que là je n'ai rien compris...
    D'abord, pourquoi le titre La vie interdite?? Je ne sais même pas...
    Même si ce roman m'a déplu, je ne vais pas me détourner de cet auteur qui m'attire toujours autant. Peut-être que je suis passée à côté de ce roman.
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    • Livres 3.00/5
    Par bdelhausse, le 21 août 2014

    bdelhausse
    C'est humoristique, plein d'optimisme malgré la mort du personnage principal dès la première ligne (allons, ce n'est pas vraiment un spoiler...), et vivant.
    On a toute la verve de Didier van Cauwelaert, toute sa maîtrise de la langue française, du verbe clair et du mot juste.
    On passe sur toutes les facettes de la vie du personnage. Des parents qu'il quitte à sa compagne qui le pleur (dans un premier temps).
    Mais... mais... mais... on se lasse. Au bout de 50, 100, 120 pages, j'ai fini par réclamer davantage, autre chose. de la surprise, une explosion de quelque chose d'imprévu... et ce n'est jamais venu.
    Alors, j'ai fini le livre. C'est vite lu car bien écrit. Mais les traces sont faibles. Par rapport à Un Aller Simple, c'est moins nourrissant. Il y a moins de contenu, moins de matière à réfléchir. Mais cela reste divertissant.
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Citations et extraits

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  • Par Clelie22, le 21 juin 2015

    Sa vie amoureuse a commencé chez les religieuses. Bouleversé par Julie Charles, dont la tuberculose avait inspiré de si beaux vers à son ancêtre adoptif, il voulut reprendre le flambeau. Une des soeurs ayant attrapé une mauvaise toux, il tomba en adoration et tenta un matin de la culbuter sur son prie-Dieu. Chassé du couvent à quatorze ans et demi, il erra par les campagnes, son grand livre de poèmes serré sous le bras, se louant dans les fermes d'où on le renvoyait généralement à l'approche de l'hiver, quand débutaient les bronchites. Puis la guerre l'avait détourné un temps de sa quête poétique. Démobilisé, décoré, engagé dans la quincaillerie, sa nouvelle position sociale avait décuplé son besoin de muse. Après avoir démembré cinq ou six curistes par ses assauts passionnés, il s'était résolu, dans les années cinquante, sur plainte du syndicat d'initiative, à satisfaire dorénavant ses pulsions charnelles avec des prostituées de constitution robuste, et à garder la clientèle des eaux thermales pour l'idéal cristallisé.
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  • Par Clelie22, le 21 juin 2015

    Ma bénédiction s'est bien passée. Je n'ai rien senti. Une enfilade de prières mâchonnées par un prêtre entre deux âges qui avait l'air de se demander ce qu'il faisait là. C'était la première fois qu'on se voyait. Je ne le connaissais ni de Notre-Dame ni du Pierret ; c'était peut-être un numéro vert, l'envoyé d'un réseau téléphonique du style SOS-Médecins.
    J'ai honte, mais en l'entendant recommander mon âme, je pensais surtout qu'il était l'heure de l'apéritif.
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  • Par Ode, le 15 février 2015

    — Jacques ?
    Avec une force étonnante pour son gabarit de porcelaine, elle me retourne. En découvrant mon visage raidi, la bouche entrouverte, les yeux fixes, elle réprime un mouvement de recul, mord son poing et s’exclame :
    — Formidable !
    Puis elle ajoute plus bas, en s’adressant à la cloison du coin-toilettes, quarante centimètres au-dessus de ma tête :
    — N’ayez pas peur : je suis là. Vous êtes mort, précise-t-elle. Mais tout ira bien, je vais vous aider. Restez tranquille, détendez votre corps mental, vous êtes dans l’état intermédiaire où vous ne risquez rien. Je reviens tout de suite.
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  • Par mandarine43, le 09 août 2011

    [ Incipit ]

    Je suis mort à sept heures du matin. Il est huit heures vingt-huit sur l'écran du radio-réveil, et personne ne s'en est encore rendu compte. Le roman sur lequel je me suis endormi hier soir s' est refermé autour de mon pouce.
    Dans un premier temps, naturellement, j'ai pensé qu'il s'agissait d'un cauchemar et que le bulletin météo de Savoie FM allait me replonger comme tous les matins, à neuf heures, dans la réalité commune. Mais l'étrangeté de ce rêve à image fixe - mon corps immobile qui ne respire plus, vu de l'extérieur en plan large avec effet de plongée - a fini par lézarder cette hypothèse. Encore incrédule bien que déjà résigné, j' ai passé en revue mes souvenirs de la nuit, cherchant une angoisse, une douleur, une rupture, mais je n'en ai retiré qu'un sentiment de continuité qui me laisse sans prise.
    Fabienne avait levé le rideau de fer à six heures et demie, comme tous les jours, pour approvisionner les chantiers. Un moment plus tard, elle a ouvert la porte donnant sur le jardin de derrière, et lancé :
    - Jacques, tu as la référence des brûleurs gaz-de-ville pour M. Ruinilloz ?
    La dernière pensée que j 'aie formulée de l'intérieur, le nez dans l'oreiller, a été : « Faisons le mort. » C'est réussi.
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  • Par PaulineSUZANNE, le 03 mai 2014

    Mon père, dans un accès de violence inattendu, vire le metteur en bière, beuglant que je logerai dans le pin stratifié taille unique vendu par les centres Leclerc, et voilà, toujours assez bon pour donner aux vers, sale profiteur, qu'est-ce que ça veut dire "garantie à vie", foutez-vous-le-au-cul, votre doublage en plomb, et laissez mon fils tranquille, où qu'il soit; ce n'est pas vous qui allez me le rendre!
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Videos de Didier Van Cauwelaert

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Vidéo de Didier Van Cauwelaert

Jules de Didier van Cauwelaert .
Voir l?émission : http://www.web-tv-culture.com/jules-de-didier-van-cauwelaert-786.html Prix Goncourt 1994 pour « Un aller simple », Didier van Cauvelaert a à son actif plus d'une vingtaine de romans, sans compter des récits, des essais ou encore des pièces de théâtre. Ce besoin de l'écriture arrive très jeune, dès 8 ans, il se sent des velléités d'écrivain. Il attendra tout de même l'âge de 22 ans pour concrétiser ce rêve. Mais depuis, il n'a jamais cessé d'écrire avec toujours le même plaisir. Si dans certains de ses livres, l'intrigue flirte avec la légèreté, l'humour, le romantisme, il n'en reste pas moins que Didier van Cauwelaert met toujours en scène des personnages fragilisés par la vie et aborde des thématiques sociétales qui lui sont chères. C'est le cas dans Jules où nous allons faire connaissance avec ce bon gros chien dont la particularité est d'être guide d'aveugle. Depuis des années, il vit en binôme avec la jeune Alice, devenue aveugle accidentellement dans son enfance. Quand Alice recouvre la vue, Jules se sent abandonné, désoeuvré. C'est sans compter sans un vendeur de macarons qui deviendra le meilleur allié de notre chien. Vous l'aurez compris, il s'agit là d'une comédie romantique, d'un chassé-croisé amoureux plein d'humour de tendresse. Mais au-delà de son talent de romancier, Didier van Cauwelaert aborde de nombreux thèmes de société : le handicap, l'homosexualité, les relations parents/enfants, le libéralisme économique, l'adoption, l'émigration? le plaisir de la lecture n'empêche pas la réflexion ! On s'attache très vite à cette galerie de personnages, Alice, Zibal, Fred, sans oublier les habitants de Trouville qui donnent vie à cette histoire. Quant à Jules, ce bon gros toutou, vous l'entendrez aboyer et réclamer des caresses bien après avoir refermé le livre. Voilà un nouveau cabot dans le monde littéraire ! Un coup de coeur que ce nouveau roman de Didier van Cauwelaert. « Jules » est publié par Albin Michele et Didier van Cauwelaert est sur WTC.








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