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ISBN : 2253145645
Éditeur : Le Livre de Poche


Note moyenne : 3.6/5 (sur 144 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Je suis mort à sept heures du matin. Il est huit heures vingt-huit sur l'écran du radio-réveil, et personne ne s'en est encore rendu compte. Ainsi commence l'aventure de Jacques Lormeau, trente-quatre ans, quincaillier à Aix-les-Bains. Comment parviendra-t-il à se faire... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Ellen-R, le 30 août 2012

    Ellen-R
    Ce roman est pour le moins désarçonnant. Ce qui concerne la vie après la mort intrigue. Peut-être parce que la notion de "l'après" est une question qu'on se pose tous un jour ou l'autre, surtout lorsque la mort flirte de trop près avec notre existence. Sans doute aussi un moyen d'exorciser ses craintes que celui de se plonger dans des récits légers et délassants.
    J'ai beaucoup apprécié la fiction de van Cauwelaert, l'histoire de Jacques Lormeau qui vient de mourir paisiblement à 34 ans, laissant derrière lui une femme, un fils, une maîtresse, des amis, une vie entière. Un phénomène étrange se produit, il contemple sa propre mort, ses funérailles, les réactions de ses proches, l'amour qu'il redécouvre pour les siens et qu'il aimerait tant partager avec eux.
    Un joli discours sur la vie que ce récit de mort, une manière de nous dire "Profitez tant que vous le pouvez, après il sera peut-être trop tard" . de beaux passages sur l'âme qui vagabonde, sur ce passage obligatoire dans laquelle elle doit évacuer ses tourments afin d'avoir une chance d'accéder à un certain repos, sur la personnalisation des actions à accomplir en vue de se sentir en paix avec soi-même, et de partir explorer d'autres horizons.
    On pourrait reprocher à ce roman d'être simple, à la limite du cliché et de l'histoire facile. En effet, un homme qui n'a pu, de son vivant, témoigner à sa femme et son fils l'affection dont ils avaient tant besoin, s'en veut après sa mort et trouvera le repentir à travers le regard d'un jeune autiste qu'il va aider. Cela donnerait sans doute lieu à une fiction américaine comme il en existe tant. Mais au-delà, l'angoisse de la mort est présente, tellement présente que Van Cauwelaert a utilisé tous les stratagèmes possibles : humour, chagrin, caricature, déraison, cynisme… autant de sentiments humains qui aident à affronter ce que l'esprit ne veut pas voir.
    Un roman pas foudroyant d'originalité certes, pas non plus le meilleur de l'auteur à mon avis (et ce malgré son prix Goncourt), mais que j'ai trouvé très agréable à lire. Personnellement, j'en ai gardé un très bon souvenir.
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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 31 janvier 2012

    carre
    Jacques Lormeau, trente-quatre ans, quincaillier à Aix-les-Bains est mort à 7 heures du matin. Et pourtant Van Cauwelaert va en faire le narrateur de son roman . le prix Goncourt 1994, nous entraîne, dans les pensées du défunt et celles de ces proches. Une nouvelle fois, l'auteur s'intéresse à ce passage de vie à trépas mélant suspense, tendresse et humour. Il devient le spectateur de l'émoi susciter par sa mort, mais aussi les mesquineries alors qu'il ne peut plus rien dire, rien faire pour s'expliquer, pour dialoguer. Et si au lieu de courir àprès le bonheur, on vivait l'instant présent ? Van Cauwelaert réussit avec LA VIE INTERDITE à mon avis son meilleur livre.
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    • Livres 4.00/5
    Par SebastienFritsch, le 19 avril 2012

    SebastienFritsch
    Le point de vue du roman (et son point de départ) est original : en effet, on apprend, à la première ligne, la mort du narrateur. Cela ne l'empêche pourtant pas de continuer à nous guider dans l'histoire, son histoire et celle de ses proches : il navigue en effet entre eux, se fait témoin de leurs réactions, constate que tout n'est pas toujours comme on le croit. Il remonte aussi ses souvenirs, les plus forts, et parvient à se comprendre lui-même un peu mieux. Avant de comprendre les autres. Il "vit" aussi (mais toujours en témoin) les évènements qui suivent tout décès, de la constatation par la gendarmerie, jusqu'à son propre enterrement, en passant par la préparation du corps et la veillée funèbre. Suit l'ouverture du testament.
    Tout cela est présenté avec humour et tendresse, parfois avec toute la brutalité ou la cruauté qui existe dans les relations de famille.
    La conclusion de ce roman est, en gros, qu'il ne faut pas attendre la mort pour commencer à comprendre les autres. Et qu'il ne faut pas se dire qu'ils n'ont qu'à faire un effort pour mieux nous comprendre. Les intentions ne se voient pas. Si vous avez un message à faire passer, dites-le, n'attendez pas qu'on le devine.

    Juste une dernière remarque : la fin m'a semblé un tout petit peu décevante. Elle est pourtant "charmante" (je n'en dis pas plus, pour laisser le suspens), mais elle prend malgré tout des airs de queue de poisson. Et puis, je crois aussi que la déception vient du fait que cette fin m'a coupé de tous ces personnages auxquels j'avais commencé à m'attacher. J'aurais bien passé encore quelques fragments d'éternité avec eux.

    Lien : http://sebastienfritsch.canalblog.com/archives/2007/09/04/6010467.html
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    • Livres 3.00/5
    Par Caju, le 23 mai 2012

    Caju
    L'histoire est originale, nous suivons un personnage mort qui vit à travers ses souvenirs et la vie de ses proches. La lecture est agréable si on accepte d'errer dans les souvenirs du défunt mais elle peut parfois paraître longue ... sans réels rebondissements... Mais le sujet s'y prête, peut-être que la "vie après la mort" est un passage tranquille ?
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    • Livres 4.00/5
    Par grisette, le 01 octobre 2010

    grisette
    ce livre est incroyable ... il y a beaucoup d'émotion et d'humour. il faut le lire absolument.

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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 09 août 2011

    [ Incipit ]

    Je suis mort à sept heures du matin. Il est huit heures vingt-huit sur l'écran du radio-réveil, et personne ne s'en est encore rendu compte. Le roman sur lequel je me suis endormi hier soir s' est refermé autour de mon pouce.
    Dans un premier temps, naturellement, j'ai pensé qu'il s'agissait d'un cauchemar et que le bulletin météo de Savoie FM allait me replonger comme tous les matins, à neuf heures, dans la réalité commune. Mais l'étrangeté de ce rêve à image fixe - mon corps immobile qui ne respire plus, vu de l'extérieur en plan large avec effet de plongée - a fini par lézarder cette hypothèse. Encore incrédule bien que déjà résigné, j' ai passé en revue mes souvenirs de la nuit, cherchant une angoisse, une douleur, une rupture, mais je n'en ai retiré qu'un sentiment de continuité qui me laisse sans prise.
    Fabienne avait levé le rideau de fer à six heures et demie, comme tous les jours, pour approvisionner les chantiers. Un moment plus tard, elle a ouvert la porte donnant sur le jardin de derrière, et lancé :
    - Jacques, tu as la référence des brûleurs gaz-de-ville pour M. Ruinilloz ?
    La dernière pensée que j 'aie formulée de l'intérieur, le nez dans l'oreiller, a été : « Faisons le mort. » C'est réussi.
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  • Par mila0707, le 20 juillet 2011

    Pourquoi ne fait-on l'effort de comprendre les autres que lorsqu'ils ne nous gênent plus? Elle avait tout pour me fournir l'amour qui remplit une vie et nourrit une œuvre. Mais j'ai cherché ailleurs pour me croire libre.

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  • Par mila0707, le 20 juillet 2011

    Jamais je n'aurait pensé lui faire du mal. Elle m'avait répondu: "C'est ça que je te reproche. Justement. Ne pas savoir ce qui me fait du mal."

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  • Par mila0707, le 20 juillet 2011

    Je sais quels sont mes torts envers Fabienne, comment je suis passé à côté d'elle par flemme et par injustice, par nostalgie de mon adolescence, par dépit de n'avoir rien fait de ma vie. C'était si facile de l'en accuser.

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  • Par ilea, le 18 octobre 2007

    "comme c'est court la vie d'un chien… une telle densité de souffrance et d'inquiétudes. L'angoisse d'être abandonné de ne plus faire plaisir, de perdre un bâton, de manquer le rendez vous laissé par une odeur sur un arbre, de se retrouver au maton privé de l'os qu'on a rongé en rêve. Un si grand besoin d'être rassuré d'accompagner de faire comprendre ce que son maître ne voit pas"

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