ISBN : 9782749915005
Éditeur : Michel Lafon (2011)


Note moyenne : 3.49/5 (sur 39 notes) Ajouter à mes livres

Il s appelait Tristan, il avait trois cents ans, il avait connu toute la gamme des passions humaines. Une tempête vient de l abattre, et c est une nouvelle vie qui commence pour lui.Planté sous Louis XV, ce poirier nous entraîne à la pours... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par fee-tish, le 25 novembre 2011

    fee-tish
    Un livre dont le narrateur est un arbre ? Farfelue comme idée direz-vous. Didier van Cauwelaert l'a fait. Et il l'a même très bien fait. Un récit tendre, émouvant, écologique aussi.
    L'auteur nous présente Tristan, un poirier tricentenaire qui vient de tomber suite à un mauvais coup de vent. Tristan ne sait plus où il en est, ses repères sont perturbés. Tombé ne veut pas dire mort. Ses sensations ne s'interrompent pas, elles changent. Il est un peu déçu de ne plus être debout car Yannis, un jeune "critique d'arbres", devait le faire entrer dans le cercle fermé des Arbres remarquables.
    L'auteur, en faisant parler un végétal, nous fait admettre qu'il existe une conscience de la nature. Une conscience qui permet aux mondes végétal et animal de communiquer. Selon Tristan, les hommes auraient perdu cette faculté de comprendre le langage des arbres. Comment cela se déroule ? Au travers des phéromones, du pollen ; mais aussi de l'alliance entre végétaux et animaux pour combattre un "ennemi" (exemple : des sapins d'Amérique qui ont sécrété une hormone visant à stériliser les punaises dont la surpopulation leur nuisait). Etonnant, véridique et peu connu. le roman a donc, dans un premier temps, le grand intérêt d'instruire le lecteur sur un sujet rarement traité.
    A travers Tristan, nous allons également suivre Yannis et Manon. Manon, jeune adolescente, vit dans la maison mitoyenne à celle du poirier. le choc de le voir à terre l'émeut, tant et si bien qu'elle se met à sculpter une petite partie de son tronc. Tristan est émerveillé, car tout ce qui compte maintenant pour lui, c'est de vivre autrement : "Je veux vivre encore. Je veux qu'on ait besoin de moi" (p. 71).
    Sa conscience va dès lors se ballader entre les bûches à conbustible, les sculptures de Manon et le livre de Yannis. Les personnages qu'il suit vont vivre leur vie, bon gré mal gré, subir joies et désillusions, sans se douter que Tristan est là. Sans se douter que lorsqu'il était vivant, il recevait leurs malheurs.
    L'histoire des personnages est vraiment touchante. Quelques frissons, un peu de larmes aux yeux, et le sentiment d'avoir lu un livre extraordinaire au sens premier, qui sort de l'ordinaire.
    Par son arbre, Didier van Cauwelaert va sonder la nature humaine. Il met en avant les relations égoïstes des hommes face à l'environnement, en disant que cela ne saurait durer car, comme pour le sapin qui régule la population de punaises, pourquoi les arbres ne trouveraient-ils pas un moyen de réguler la population humaine ?
    Tout cela est exprimé de façon très tendre, sans jugement : un simple constat.
    Petit dans son nombre de pages, ce livre n'en reste pas moins un grand livre pour moi. D'une part par le message qu'il transmet, d'autre part par la façon dont l'histoire est contée. C'est beau, c'est simple, c'est agréable. L'affection que l'on éprouve pour Tristan, c'est aussi une manière de nous faire comprendre qu'un arbre n'est pas seulement décoratif : il est essentiel.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par masatgiera, le 29 décembre 2011

    masatgiera
    Je connais cet auteur uniquement de nom, pourtant j'ai quelques uns de ses livres chez moi qui traine en format poche (d'ailleurs je ne sais d'où ils viennent...).
    Comment ne pas accrocher l'œil rien que sur la couverture du livre et encore plus sur son titre !
    Combien de fois quand j'étais enfant (hum un peu encore) je me suis demandé ce que pouvait penser, ressentir, un arbre, une plante... Combien de fois je me suis dit qu'un arbre, s'il avait la parole il pourrait en raconter des choses.
    Avec ce livre j'ai voyagé au cœur de Tristan, ce poirier, triple centenaire. Trois cent ans de mémoire, de Louis XV à nos jours.
    En passant par les différentes époques et noms que les villageois, ont donner à l'arbre en fonction des évènements plus ou moins heureux. Tristan a vu des massacres, d'ailleurs sur la couverture, le trou m'a fait penser à la balle qui est logé dans son tronc, triste histoire ou bien pour encore mieux entrer dans son univers.
    L'affaire Dreyfus, pour laquelle il est pris à témoin est bouleversante.
    Tristane, petit fille pour laquelle, l'arbre lui a été un confident dans ses douleurs. Un lien particulier existe entre eux deux.
    Yannis venu pour écrire un livre sur Tristan, arbre remarquable mais malheureusement il n'en n'aura pas le temps, l'arbre se retrouve au sol un matin.
    Tristane va se découvrir un don de sculptrice suite à une branche récupérée et va s'engager dans la défense des arbres et surtout en amazonie.
    Un lien va se tisser entre Tristan, Tristane et Yannis mais je n'en dirais pas plus.
    Plusieurs personnages interviennent grâce aux époques. Les guerres, l'occupation... et surtout l'affaire Dreyfus...
    Ce livre est un réel coup de cœur.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 04 janvier 2012

    brigittelascombe
    On m'appelait Tristan, j'avais un peu moins de 300 ans, j'étais l'un des deux poiriers du docteur Lannes".
    Un jardin des Yvelines; un arbre qui parle près de sa compagne Isolde; une mini-tornade qui le déracine;son propriétaire cardiologue,habitué à venir capter son énergie en l'entourant de ses bras, peiné de perdre un ami cher qui a suivi les étapes de sa vie: voilà tout est presque dit. La trame d'une histoire s'enclenche déjà et Didier van Cauwelaert (qui confie au lecteur avoir écrit Le journal d’un arbre suite à la mort de son poirier) pourrait très bien s'en tenir là, en brodant un peu entre paquerettes et papillons, mais non, ce Van Cauwelaert là, plume vagabonde en bandoulière, dote son Tristan de télépathie à l'orée de la mort, donne une conscience aux branches débitées et transporte l'ultime sculpture vers les forêts amazoniennes où officient des chamanes aux pouvoirs séculaires.
    Divers destins,et bien d'autres encore issus du passé, tissés de mémoires ancestrales, de créativité, d'amour et d'écriture, vont se nouer et se dénouer au fil du temps. du docteur Lannes à Manon la petite autiste en souffrance. de Yannis le critique d'arbres à Manon-Tristane. de Tristane à Toé son fils. Et si le cycle de vie bouclait sa boucle? Et si l'âme existait, immortelle et sereine?Et si la vie résistait à tout au fil de réincarnations?
    Une bien belle histoire que je ne regrette pas (happée par le trou vert béant de la superbe couverture) d'avoir lue ayant surmonté mes à priori par rapport à Didier van Cauwelaert (pourtant salué par le prix Goncourt général 1994 pour Un aller simple) dont l'évangile de Jimmy ne m'avait pas vraiment emballée.
    Une écriture souple et paisible qui vous ressource comme la sève d'un arbre guérisseur.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par argali, le 02 novembre 2011

    argali
    De quoi se compose la conscience d'un arbre ? Est-il doué de sentiments, de mémoire ? Et si les objets et les arbres pouvaient parler, que nous raconterait-il ? Ne nous sommes-nous pas tous posé la question, un jour ou l'autre ?
    Tatiana de Rosnay pense que les maisons ont une âme et se souviennent, Didier van Cauwelaert donne la parole à un poirier. Son histoire, ses secrets dévoilés nous font voir le monde de manière nouvelle, nous donne une autre version des faits écrits ou racontés par les hommes. Trois cents ans de souvenirs, cela en fait des choses à raconter.
    Mais ce qui est mieux encore, c'est que le récit ne s'achève pas avec la mort de l'arbre. Il va au-delà grâce à ses bûches et à une statuette qui sera témoin, des années encore, de la vie comme elle va autour de lui.
    Original et intéressant, ce livre dépasse le roman à proprement parler pour nous instruire de faits réels comme la capacité qu'ont les végétaux à produire des hormones qui stériliseront leurs insectes prédateurs ou l'affaire des Convulsionnaires de Saint Médard ou un autre regard porté sur l'affaire Dreyfus. Plaisant à lire, écrit dans un style fluide qui donne envie de tourner les pages pour en découvrir davantage, ce roman m'a parfois désarçonnée par le non respect de la chronologie. Cela part dans tous les sens au gré des souvenirs qui affleurent, l'un entraînant l'autre. Comme lors d'une conversation entre proches.
    Au diable l'Express et le test de la page 99, j'ai passé un agréable moment avec ce roman qui sort un peu des sentiers battus et nous pose au final, une question toute simple : quelle est la bonne façon de mourir ?
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Nahe, le 14 mars 2012

    Nahe
    Comme pour tout livre, tout commence avec la mort d'un arbre. Pourtant, cette fois, c'est l'arbre qui prend la parole et nous raconte son histoire : planté sous Louis XV, notre héros est un poirier, il s'appelle Tristan…
    En trois cents ans, il en a des choses à nous raconter et sa mort n'est pas une fin, juste le début d'une nouvelle vie. Il nous emmène donc, dans un tourbillon de grandes et de petites histoires, à travers les siècles, dans la joie et la tristesse de ceux qui l'accompagnent. le vieux docteur Lannes qui a vu mourir son fils sous ses branches, Yannis qui envisageait de lui consacrer un chapitre de son ouvrage sur les arbres remarquables, Manon, la petite voisine qui sculptera son bois… ne sont que quelques uns des destins que Tristan évoque pour nous.
    Didier van Cauwelaert nous parle des arbres, de leurs défenses, de leur mode de vie ; il nous présente les humains qui les côtoient, leur parcours… Il passe d'un sujet à l'autre, d'un destin à l'autre avec légèreté et vivacité. L'ensemble est une fresque disparate, un récit atypique et frais, une superbe lecture. Les mots sont simples ; les phrases coulent, limpides ; les pages se tournent toutes seules.

    Lien : http://nahe-lit.blogspot.com/2012/01/le-journal-intime-dun-arbre-de-..
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)

Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 17 octobre 2011
    Cauwelaert n'a décidément plus le feu sacré. Ces quelques pages nous asphyxient, justement comme un feu de cheminée. Leur lecture est émolliente jusqu'à nous épuiser. Retrouvons vite le grand air, et les vrais arbres.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par BRIGITTEB, le 03 avril 2012

    Premier roman que je lis de cet auteur, je suis un peu déçue, d'autant que le titre me paraissait prometteur. Au lieu de cela, on tombe dans une histoire un peu décousue avec un peu de pathos, un peu de tout et de rien, mais pas ce qu'on aurait pu espérer. Cela reste bien écrit, et il y a eu une vrai recherche scientifique sur les arbres, mais où est le côté intime de l'arbre? Il se perd et se dilue dans le livre , dommage...
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  • Par mellemars, le 04 janvier 2012

    Est-ce parce que Cauwelaert a changé d'éditeur qu'il a aussi laissé tomber ses exigences? Ce roman (qui pour moi ne part pas du tout d'une idée originale, suffit de lire un peu de fantasy) est aussi ennuyeux que la vie de cet arbre. A chaque fois que ça aurait pu m’intéresser, (les passages vraiment historiques par exemple, un arbre qui a vécu aurait pu avoir des tas de choses à raconter), l'auteur passe très vite pour développer l'aspect chamanisme et psychologie de comptoir...
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  • Par Livreur, le 28 octobre 2011

    Parce que l'intelligence, la poésie, l'humour sont des nutriments aussi nécessaires pour moi que les protéines du sol.
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  • Par brigittelascombe, le 04 janvier 2012

    En renonçant à l'amour de sa vie, elle ne renonçait pas à l'amour;elle renonçait à la vie.Du moins à tout ce qui n'était pas l'enfant qui grandissait en elle.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par brigittelascombe, le 04 janvier 2012

    Savoir qu'on aurait les moyens de changer son destin du jour au lendemain,peut suffire à compenser les épreuves et les frustrations d'une vie.
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Vidéo de Didier Van Cauwelaert


Dialogues, émission littéraire 17
Numéro 17 de l'émission Dialogues littéraires de janvier 2012, produite par la librairie Dialogues et réalisée par Ronan Loup en collaboration avec la chaîne Tébéo. Invités : Mona Ozouf, Didier van Cauwelaert et Nono.








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