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Laura Derajinski (Traducteur)
ISBN : 2351780469
Éditeur : Gallmeister (30/11/-1)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 386 notes)
Résumé :
Sur les rives d’un lac glaciaire au cœur de la péninsule de Kenai, en Alaska, Irene et Gary ont construit leur vie, élevé deux enfants aujourd’hui adultes. Mais après trente années d’une vie sans éclat, Gary est déterminé à bâtir sur un îlot désolé la cabane dont il a toujours rêvé. Irene se résout à l’accompagner en dépit des inexplicables maux de tête qui l’assaillent et ne lui laissent aucun répit. Entraînée malgré elle dans l’obsession de son mari, elle le voit ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (89) Voir plus Ajouter une critique
manU17
23 juillet 2014
★★★★★
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Une région de l'Alaska. le temps de prendre une retraite bien méritée est venu pour Irène et Gary. Une retraite sereine et reposante ? Pas si sûr…
Gary a décidé qu'ils allaient s'installer sur un îlot d'un lac glaciaire, sur les rives duquel ils ont vécu toutes ces années, dans une cabane qu'il va construire de ses propres mains. le projet n'enthousiasme guère Irène. Il la rebute plutôt. Mais elle est déterminée à l'accompagner dans ce projet fou. A tort ou à raison, elle pense que Gary s'apprête à la quitter. Et Irène n'est pas du genre à lui offrir une trop belle occasion de la rejeter sous un prétexte fallacieux…
Après le terrible Sukkwan Island, David Vann nous propose ici une réflexion sur l'usure liée au temps qui passe en forme de métaphore sur le couple. Outre le couple Irène-Gary, on a les couples formés par leurs deux enfants, un garçon et une fille, tous deux en couple, ainsi que des relations ou amis. Des couples d'âges différents à des stades différents pour une vision globale.
Si la plume de David Vann m'a une fois de plus séduit, je suis un peu resté sur ma faim. Ayant adoré et dévoré Sukkwan Island, tout au long de ma lecture, j'ai attendu fébrilement ce climax que je sentais venir et qui, j'en étais persuadé, allait tout bouleverser et tout remettre en question. J'ai attendu, attendu et il a fini par arriver mais à la toute fin du roman quand je ne l'espérais plus vraiment. Et le pire, c'est qu'il ne m'a absolument pas surpris tant je l'ai trouvé prévisible !
Désolations et légère déception donc…

Lien : http://bouquins-de-poches-en..
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LiliGalipette
10 septembre 2011
★★★★★
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L'Alaska est une terre des confins, là où les hommes s'échouent ou se relancent. Pour Gary, c'est la terre des échecs. Son mariage avec Irene est en péril, mais jamais le courage ne lui est suffisant pour partir. Son envie d'ailleurs s'incarne dans un rêve vieux de trente ans : une cabane, celle qui aurait dû construire depuis des années. « L'idée était de bâtir une cabane à l'ancienne. Sans assise en ciment, sans permis de construire. La cabane devenue simple reflet d'un homme, à l'image de son propre esprit. » (p. 73) C'est avec des rondins inégaux qu'il décide de bâtir son rêve sur Caribou Island, une île au milieu du Skilak. Il espère apaiser les regrets de toute une vie et surtout oublier l'échec de son couple. « Un réconfort élémentaire, eux deux, le besoin qu'ils avaient l'un de l'autre. Pourquoi n'était-ce pas suffisant ? » (p. 56) Irene ne croit pas à cette folie de bâtisseur. Motivée par une culpabilité mêlée de reproche, et bien que terrassée par d'incessantes et inexplicables migraines, elle choisit d'aider son époux dans son entreprise.
Le couple monte un bivouac sur l'île et s'emploie à construire la cabane, se coupant peu à peu du reste du monde. « Presque un chariot de pionniers d'un nouveau genre, en route vers une nouvelle terre et la création d'un nouveau foyer. » (p. 17) Mais l'hiver est précoce et avec lui se précipitent les doutes froids et les haines pétrifiées. « Quand le lac commencerait à geler, il y aurait une longue période où aucun bateau ne pourrait effectuer la traversée, et la glace ne serait pas assez solide pour leur permettre de traverser à pied. Ils seraient isolés, sans aucun moyen de communication en cas de problème. » (p. 241) La cabane ne sera finalement qu'une tour de Babel : Gary échoue à renouer avec lui-même et tout n'est qu'inachèvement et incapacité. La fin de cette épopée nordique est dramatique, forcément, et éternellement figée dans des neiges mauvaises.
Pendant ce temps Rhoda, la fille de Gary et Irene, court à perdre haleine après un idéal de vie de couple et de mariage. Mais son compagnon Jim, de dix ans son aîné, prend conscience que sa vie ne peut pas se limiter à une seule femme. Son accomplissement passera par la possession et l'expression d'une sexualité sans complexe. Et Rhoda s'engage dans une voie qui pourrait être sans issue, sinon fatale.
L'intertextualité à l'oeuvre dans ce texte est magique. Elle ressuscite les légendes et les épopées scandinaves tout en convoquant les accords parfaits de chansons inoubliables, qu'il s'agisse de «'Suzanne' de Leonard Cohen ou des harmonies des Beatles.
Les éditions Gallmeister publient des oeuvres qui s'inscrivent dans le courant du Nature Writing. Désolations est une magnifique expression de ce courant littéraire. Ici l'Alaska se livre entre immensités glaciales et territoires hostiles. Chacun des personnages part en quête d'une terre meilleure. Mais l'Alaska n'est pas l'El Dorado. Alors se pose une lourde question : peut-on vivre de rêves en Alaska ? La fin de l'été marque le crépuscule de certaines choses et l'on ne sait si ce qui suivra sera une hibernation avant un beau réveil ou une mort sans retour.
Je n'ai pas lu le premier roman de David Vann, Sukkwan Island, prix Médicis en 2010. Pour autant, impossible de passer à côté de tout ce qu'on en a dit. D'aucuns se demandent si le second roman sera à la hauteur du premier. Après lecture du magistral Désolations, je me demande plutôt de quel chef-d'oeuvre je me suis privée en ne lisant pas Sukkwan Island. David Vann a un talent certain pour dépeindre les tourments des âmes livrées aux éléments. L'Alaska ne semble plus si hostile quand on a jeté un regard dans le coeur de Gary ou d'Irene. À se demander comment une telle terre n'a pas pu apaiser tant de haines et de rancoeurs réciproques. Mais la réponse n'est pas là et il n'est pas certain qu'elle existe. Désolations n'est pas une oeuvre à clés : c'est une vue d'hiver à travers une vitre froide. de l'autre côté s'accomplissent des choses grandioses et auxquelles rien ne s'oppose.
J'ai lu ce roman presque d'une traite. La plume de David Vann est hypnotique et elle trace dans les consciences des voies insoupçonnées, qu'on ne peut qu'emprunter au risque de s'y perdre.
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KrisPy
27 août 2014
★★★★★
★★★★★
L'enfermement des grands espaces.... La lucidité jusqu'à la folie... L'enfer de l'Autre... sont les termes qui me viennent à l'esprit en refermant ce livre.
Ce livre est vraiment une ode à la Désolation.
Définitions Larousse de désolation : état d'un lieu inhabité, désert, dépourvu de verdure - (Pays de désolation). Peine extrême, affliction extrême ; consternation - (Être plongé dans la désolation). Ce qui est cause d'une grande contrariété ; ennui - (Cet enfant est la désolation de ses parents).
Ces définitions donnent une idée de ce qui se passe dans la tête des protagonistes, ou devrais-je plutôt dire, des antagonistes...
Irene et Gary sont mariés depuis bien longtemps. Ils vivent en Alaska, au bord d'un lac de glacier.
Leur fille, Rhoda (que l'on retrouve dans Sukkwen Island), 30 ans, vit en ville avec Jim (le père dans Sukkwen Island... cela donne une dimension supérieure au récit, encore plus glaçante, si on l'a lu juste avant...) et attend que celui-ci la demande en mariage. Mais Jim est un pauvre type qui ne pense pas plus loin que le bout de sa queue, et Rhoda sent que quelque chose cloche chez lui.
Elle sent aussi que ses parents ne vont pas bien, surtout sa mère, depuis qu'ils ont décidé, ou plutôt, depuis que Gary a décidé, de construire et de passer l'hiver dans une cabane sur un ilot du lac, Caribou island.
Depuis la première journée de travail sur cette cabane, Irene a attrapé froid, et souffre dorénavant d'incessants et terribles maux de tête. Gary pense qu'Irene n'est malade que pour le punir... Irene pense que Gary ne l'aime pas, et qu'il va profiter de la mauvaise volonté d'Irene pour la quitter...
Irene, Gary, Rhoda, Jim, Mark, Carl, Monique, autant de personnages, d'âges différents, qui voient avec lucidité se profiler leur avenir, proche ou lointain...
Les grands espaces hostiles, qu'ils soient de l'Alaska ou d'ailleurs, font office de loupe. Ils forcent à regarder au plus profond de soi.
Et de la lucidité la plus extrême, nait la folie... ou bien est-ce l'inverse ?
Ce livre est puissant. de par son analyse poussée de la psyché humaine, de ce décorticage de la pensée d'Irene, dans ses moindres cheminements, et de celui de Gary, plus brut et évident, et celles de Rhoda et Jim, en parallèle, imbriquées et à des années lumières cependant.
De plus, avec la lecture de Sukkwan Island auparavant, on est d'autant plus lucides nous aussi sur le futur de ces personnages, et c'est terrible. C'est fort. Très fort.
Et oui, la fin est peut-être prévisible, mais ça n'enlève rien à l'acuité et la perspicacité du propos. Au contraire, cela ajoute de la force, c'est une fatalité, et c'est un destin en marche, inéluctable.
Bravo David Vann. Encore !!!
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Rebka
21 février 2017
★★★★★
★★★★★
Comme d'habitude David Vann nous propose une balade printanière - légère et fleurie - sur une île paradisiaque qui respire la joie de vivre… ♫♪ Quand te reverrais-je, pays merveilleux ? ♫
Maaaaaais noOoon je rigole ! Amateurs de petits lapins, fleurs bleues et autres mignonneries, passez votre chemin car ici, le titre n'est pas menteur. Oui, il fallait bien (à minima) mettre le mot Désolations au pluriel pour donner un aperçu de ce qui s'ensuit.
Et ce qui s'ensuit, mama mia, c'est du lourd ! Après avoir réglé d'une certaine manière ses comptes avec son père (Sukkwan Island), virtuellement tué sa mère (Impurs), David Vann nous apprend cette fois comment construire un échec, rondin après rondin, sans se presser, en 25 ou 30 ans, tranquille peinard à son rythme. Ben ouais quoi, après tout pourquoi se mettre la pression ? Inutile de précipiter la chute. Construire une cabane pour déconstruire sa vie. Un concept sympa non ? Lancez-vous, vous verrez, l'essayer c'est l'adopter.
Commençons par le décor, on se l'imagine blanc, gris, boueux, neigeux et froid, tout pour plaire déjà. Ça se passe en Alaska près d'un lac glaciaire. On y trouve un îlot qui porte le nom rigolo de Caribou Island. Mais stop, je vous arrête tout de suite, c'est juste le nom qui est rigolo, n'allez pas vous imaginer des trucs surtout. On est à des années lumière de tous les clichés et de la carte postale typique style “Greetings from alaska”. Il s'agit bien d'un trou perdu au milieu d'une nature infinie, certe belle, mais sans pitié. Plus que sans pitié d'ailleurs, il faudrait dire sans état d'âme, c'est plus juste. Parce que la nature s'en fiche en réalité, elle est totalement indifférente aux petites histoires ou aux grands drames humains, c'est nous - et notre incorrigible anthropocentrisme - qui avons la fâcheuse habitude de vouloir appliquer des sentiments humains à un peu près tout autour de nous, les animaux, les paysages, les éléments etc. Bref, ce n'est pas comme ça que ça marche. Et dans ce petit bout d'Alaska en particulier, la nature, c'est juste une galère de plus. Une désolation de plus. Une déception de plus aussi pour certains des personnages car justement leur rêve de “vie sauvage” en harmonie avec la nature vient se casser les dents sur la réalité dans toute la splendeur de sa nudité. Je pense à Gary notamment qui s'installe sur ce territoire vierge pour essayer de se trouver, pour démarrer une nouvelle vie et enfin réussir quelque chose. Bon évidemment c'est raté. Je ne dis pas ça pour faire du spoil, de toutes manières avec David Vann à quoi s'attendre d'autre ?
Au fil des pages, nous faisons la connaissance de Gary et Irène, de leurs enfants aussi, leur fille Rhoda notamment avec son compagnon Jim (le Jim de Sukkwan Island) et c'est l'occasion pour l'auteur de dresser une belle galerie de portraits : looser de père en fils et de mère en fille. Chacun porte sa croix, chacun se prend ses murs dans la face, chacun doit en finir avec ses illusions à un moment ou à un autre et se poser la question cruciale, le fameux “et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ?”. Et c'est là que ça commence à sévèrement mal tourner car au final il n'y a pas tant de solutions que ça, et aucune de vraiment réjouissante.
Je ne vais pas trop en dire mais sachez que Désolations est une jolie petite bombe à retardement peuplée d'antihéros aux existences ratées et aux rêves brisés et sachez également qu'à aucun moment n'apparaît la petite fée avec sa baguette magique qui change la vie en rose (vous l'aurez compris, le happy end c'est pas ici que ça se passe). C'est noir, pessimiste, magnifique et désolant à la fois, et c'est là tout le talent de cet auteur que j'adore... On n'échappe pas aux romans de David Vann.
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Arakasi
24 avril 2014
★★★★★
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Après trente ans de mariage, trente ans de pénible vie commune ponctuée de crises et de tensions, Gary s'apprête à quitter Irène et cette seule idée la terrifie jusqu'au fond de l'âme. Elle a pourtant tout fait pour conserver son amour, a même accepté de s'installer avec lui des décennies plus tôt au bord du lac glaciaire Skilak en Alaska. Là, ils ont eu deux enfants maintenant adultes, ils ont vivoté, vieilli ensemble, mais tout cela n'a pas suffi à apaiser les frustrations de Gary, persuadé de mériter davantage : une meilleure vie, un meilleur travail et, bien entendu, une meilleure épouse. Dans un effort désespéré pour sauver son couple et éviter l'abandon, Irène consent à épauler son mari dans la mise en oeuvre de sa dernière lubie, à savoir la construction d'une cabane sur l'île Caribou au centre du lac Skilak où Gary souhaiterait passer sa retraite au milieu de la nature. Mais l'hiver arrive rapidement et l'île ne tardera pas à être progressivement coupée du rivage, isolant Gary et Irène dans leur cocon de rancoeur, d'amertume et de haine glacées. Impuissante à les aider et aveuglée par ses propres problèmes personnels, leur fille Rhoda observera de loin cette dramatique dégénérescence et s'avérera incapable de prévenir l'inéluctable.
Au premier abord, l'intrigue de « Désolations » rappelle beaucoup celle de « Sukkwan Island », le premier roman de David Vann racontant l'odyssée tragique d'un père et de son fils cherchant à bâtir une cabane sur une île au sud de l'Alaska, au point que l'on peut s'inquiéter légitiment : Vann peinerait-il à renouveler ses intrigues ? Une inquiétude sans fondement, je tiens à la préciser tout de suite, car si les deux romans possèdent plusieurs thématiques en commun – l'affrontement entre l'homme et la nature, l'incapacité à communiquer, le pourrissement des liens familiaux, les ravages de la solitude et de l'isolement… – « Désolations » reste une oeuvre indépendante et tout aussi digne d'intérêt que « Sukkwan Island ». Là où le roman précédent plaçait le lien père/fils au centre du récit, « Désolations » se concentre sur la dissection des relations de couple et de leur lente dégradation faite de déceptions réciproques, de promesses brisées et de malveillance refoulée. le récit est également plus touffu et plus complexe que celui de « Sukkwan Island », mais tout aussi oppressant, réfrigérant et malsain. Sous la pellicule gelée de sentiments de plus en plus obscurs et sauvages, la violence rôde et menace d'exploser à chaque minute, malmenant horriblement les nerfs du pauvre lecteur. Brillant assurément, mais noir, noir, noir, tellement noir…
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Les critiques presse (8)
LaPresse28 novembre 2011
«Le dernier territoire à conquérir» - c'est la devise de l'État de l'Alaska. Ces mots évoquent un pays sauvage, où l'homme - et la femme, parfois - peut se mettre à l'épreuve, se réinventer, oublier son passé. C'est un peu la Californie, version froide, et Dieu sait que les Américains se ruent vers la chance de refaire leurs vies dans un paysage nouveau.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Lexpress12 octobre 2011
David Vann se détourne du minimalisme de Sukkwan island, mais instaure le même climat d'angoisse et continue d'exploiter ses obsessions (la famille, l'homme face à la nature et à la mort). Les fils du récit se resserrent aussi sûrement que les maux de tête d'Irène s'amplifient et que les impasses se referment sur les personnages.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama21 septembre 2011
Observateur aigu, d'une précision cruelle, Vann traque le moindre détail, passant avec la même aisance de l'intime à l'immensité éblouissante du paysage dans lequel évoluent les personnages.
Lire la critique sur le site : Telerama
LeSoir19 septembre 2011
David Vann n'est pas un humoriste. Mais il possède l'art de sonder les cœurs et les esprits jusqu'à y mettre en évidence les sentiments les moins avouables, ceux que les personnages ne s'avouent pas à eux-mêmes.
Lire la critique sur le site : LeSoir
LeFigaro16 septembre 2011
Mécanique parfaitement huilée, rythme soutenu, dialogues qui font mouche: David Vann explore les âmes avec une rare cruauté et un talent qui nous laisse sans voix.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Actualitte15 septembre 2011
Une atmosphère noire et glaçante. On ne sort pas indemne d’une telle lecture ; il n’y a pas d’échappatoire possible, la souffrance est bien réelle. Un livre qui fait mal, soulève tant d’émotions et de remises en question qu’il fait vaciller le lecteur tout entier.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LesEchos13 septembre 2011
Le jeune écrivain américain remue des eaux tout aussi noires, celles qui se perdent sous les glaciers d'un monde à la dérive. Que la nature est belle, mais froide, sous sa plume !
Lire la critique sur le site : LesEchos
Lexpress03 août 2011
Révélé l'année dernière par Sukkwan Island - prix Médicis et prix des lecteurs de L'Express 2010, près de 140 000 exemplaires vendus -, l'Américain David Vann signe avec Désolations un deuxième roman tout aussi impressionnant, livre magistral sur l'amour et la solitude.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (85) Voir plus Ajouter une citation
DeslivresetlesmotsDeslivresetlesmots21 février 2017
And it was only as he was putting the bags down that he realized there had been a change. He had been unfaithful, and even if he married Rhoda now, he had opened the possibility of other women, and he knew he would act on this. He would continue cheating. There was no way to stop it once it was possible.
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RebkaRebka16 février 2017
Il ne comprenait pas le mariage. Le déni graduel de ce que l'on désirait, la mort prématurée de l'être et des possibilités. La fin trop hâtive de la vie.
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RebkaRebka16 février 2017
Du vide en lui, rien que du vide. Aucune substance. Elle avait soufflé le centre de son être.
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RebkaRebka15 février 2017
Pourquoi ne peuvent-ils pas se contenter d'être des hommes ? Pourquoi sont-ils obligés de le devenir ?
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RebkaRebka15 février 2017
A l'instant où elle semblait enfin entrevoir qui il était, il disparaissait.
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