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Par zabeth55 le 07/04/2012
Je pense qu’elle a mal à la tête à force de se préparer à partir en guerre. Et je sais que la guerre est contre mon père, mais je ne comprends pas à quel sujet, exactement, parce que je n’en fais pas partie.
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Par pile le 11/10/2011
Rhoda comprenait désormais comment le mariage pouvait donner une impression de solitude. Un nouveau sentiment qu’elle ne pouvait pas vraiment décrire, ni même cerner. Quelque chose aux confins de son esprit, quelque chose qui lui déplaisait. Elle imaginait de longues périodes pendant lesquelles ils ne se diraient pas grand chose, évolueraient chacun de leur côté dans la maison. Et elle se demanda si les enfants arrivaient à ce moment-là. Avoir un enfant apportait un nouveau centre d’intérêt commun, un nouveau centre d’attention, un endroit pour leur permettre de se retrouver, tous les deux. Peut-être devait-il en être ainsi ? On se consacrait l’un à l’autre jusqu’à décider de se marier, puis on se consacrait ensemble à quelqu’un d’autre. Et que se passait-il ensuite, quand vos enfants avaient grandi, qu’ils étaient partis ? A quoi fallait-il alors se consacrer ? Il y avait quelque chose de terrifiant, à l’idée de ne pouvoir se consacrer à rien. Votre existence ne pouvait jamais être simplement ce qu’elle était. C’était effrayant. personne n’avait envie de cela.
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Rhoda ouvrit le frigo et se demanda quelle part de Jim elle s’apprêtait à épouser, exactement. Quel pourcentage. Dix pour cent de son attention, un plus grand pourcentage de son affection, quatre-vingt-dix pour cent de ses besoins quotidiens, de ses courses, un certain pourcentage de son corps, un petit pourcentage de son histoire. Elle se demanda pour quoi elle s’apprêtait à signer.
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Par Audreyy le 22/03/2012
- Tu penses mériter quelqu'un mieux que moi.
- Peut être que c'est le cas.
Irène le frappa, un coup de poing violent. Il se recroquevilla dans son sac de couchage et elle continua à le frapper sans rien dire [...] Sans toucher le visage. Se retenant encore. Pourquoi tu te retiens? lui demanda t'il. Pourquoi tu ne me frappes pas au visage?
- Parce que je t'aime, connard. Et elle éclata en sanglots.
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Rhoda ouvrit le frigo et se demanda quelle part de Jim elle s’apprêtait à épouser, exactement. Quel pourcentage. Dix pour cent de son attention, un plus grand pourcentage de son affection, quatre-vingt-dix pour cent de ses besoins quotidiens, de ses courses, un certain pourcentage de son corps, un petit pourcentage de son histoire. Elle se demanda pour quoi elle s’apprêtait à signer. La moitié de son argent. Elle n’aimait pas y penser ainsi. Ils étaient censés unir leurs vies. Ils étaient censés s’asseoir ensemble dans le canapé en cet instant pour regarder le coucher de soleil et les prospectus de l’hôtel.
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Rhoda repartit la peur au ventre sans parvenir à cibler la source de sa crainte. Tout son entourage avait un comportement étrange. Sa mère, son père, Jim. Aucun n’était celui qu’il était censé être. Et elle, dans tout cela ? Sa vie reposait sur eux.
(…)
Elle prit le virage à l’extrémité du lac et remonta l’allée glissante jusqu’à chez Mark.
Salut, connard, dit-elle quand il apparut à la porte. Il était tard, il avait l’air épuisé. Ou défoncé.
Sympa.
Pas une seule visite, dit-elle. Tu ne pouvais pas passer voir comment elle allait, rien qu’une fois ?
Comment elle va ?
Elle est morte.
Eh bien, j’imagine que c’est mieux pour nous, en quelque sorte, dit Mark. Le poids de sa fureur, tout ça. Mais ça me manquera, ses gâteaux de Noël et son espèce d’espoir un peu puéril.
Rhoda lui asséna un coup de pied dans le tibia, assez fort pour l’envoyer à terre dans un hurlement. Puis elle courut jusqu’à sa voiture avant que Karen ne s’en mêle.
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The wind and rain formed a roar, against which Irene could bear no other sound. She walked mute, found the bow, placed her log, turned and walked back, no longer hunched. There was no dry part left to save. She was soaked through.
Gary walked past her a kind of bird man, his arms curved out like wings first opening. Trying to keep his wet shirt away from his skin? Or some instinctive first response to battle, readying his arms? When he stopped at the truck bed, water streamed off the end of his nose. His eyes hard and small, focused.
Irene moved in close. Should we stop? She yelled over the roar.
We have to get this load out to the island, he yelled back, and then he pulled another log, so Irene followed, though she knew she was being punished. Gary could never do this directly. He relied on the rain, the wind, the apparent necessity of the project. It would be a day of punishment. He would follow it, extend it for hours, drive them on, a grim determination, like fate. A form of pleasure to him.
Irene followed because once she had endured she could punished. Her turn would come. And this is what they had done to each other for decades now, irresistibly. Fine, she would think. Fine. And that meant, just wait.
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Par BMR le 11/03/2012
[...] Il faut que j'y aille, dit Mark.
Reste déjeuner, dit Rhoda.
J'ai promis de rendre le bateau. Il faut que j'y retourne.
Tu fuis comme ton père, dit Irene. Pourquoi tu ne peux pas rester ? C'est rien qu'un déjeuner. Pourquoi les hommes de cette famille passent-ils leur temps à fuir ?
Je ne sais pas, dit Mark, Peut-être parce que tu nous fous les jetons ? Si je reste une minute de plus ici, je vais hurler. Je ne sais pas pourquoi, mais c'est comme ça. Désolé. Ne le prends pas personnellement. Il avait ouvert la porte, s'enfuyait.
Que je ne le prenne pas personnellement ? dit Irene.
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Par jalibert le 07/03/2012
Il n'avait pas encore imaginé sa vie ratée, n'avait pas encore compris ce désir intense qui s'apparentait à un anéantissement total. La volonté de voir ce que le monde était capable de faire, de voir ce que l'on était capable d'endurer, de voir - enfin - de quoi l'on était fait à l'instant même où l'on était déchiqueté. Une sorte de félicité dans l'anéantissement, à l'idée d'être effacé. .. Gary frissonnait dans le froid, mais il voulait affronter les éléments de façon plus pure encore.... Torse nu, à présent, il leva les bras dans la tempête, hurla au vent et à la neige, un fou. Un homme vivant, pensa-t-il, en se demandant s'il attendait une renaissance quelconque, une rédemption.
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Par Prunella le 08/11/2011
C'était presque comme plonger, quand elle fermait les yeux, la surface si loin au-dessus d'elle. Un océan animé d'un battement de cœur, de lentes vagues de pression, l'eau compacte, sans limites. Aucun contact avec la surface. Le monde aérien un simple mythe, ses orages et ses éclairs et son soleil. La densité de l'eau comme seule réalité, le froid qu'elle dégageait, sa pression et son poids.