"Le tumulte de la ville s'est un peu apaisé. J'entends encore de la musique raï échappée d'une maison toute proche, et les cris joyeux d'une fête, plus loin. Les paquebots du port sont en veilleuse. Je pense à moi, à ma vie,... > voir plus
Félicien découvre que sa mère biologique est algérienne. C'est le choc. Après avoir raté le bac et sur un coup de tête, il part, seul, découvrir les terres d'Alger.
Notre avis : Ce roman est assez classique.
Les événements et la construction générale se devinent aisément avant même d'ouvrir le livre. Pour ceux qui n'ont jamais lu ce type d'histoire, la satisfaction de la découverte peut éveiller l'intérêt. Pour les autres, ils pourront avoir plaisir à surfer sur des attentes connues.
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Lecture jeune, n°121 - Il n’y a jamais eu de secret pour Félicien : lui et sa soeur cadette ont été adoptés par un couple d’enseignants. A 18 ans pourtant, lorsqu’il consulte à la DDASS le dossier de ses origines, Félicien a un choc : il est né à Alger d’une mère algérienne. Déstabilisé, le jeune homme rate son bac et décide de partir à la recherche de sa mère biologique. Ecrit comme un journal intime à la première personne, ce roman dépeint un personnage en pleine confusion des sentiments. L’adolescent veut connaître la vérité et pour cela, il est prêt à affronter toutes les difficultés et à rompre avec sa famille adoptive. Son départ n’est pas une fugue, il n’éprouve aucun ressentiment, seulement le besoin de « faire le vide » pour s’imprégner de son nouveau pays et découvrir ses racines. Le style simple et fluide de ce roman offre une lecture facile : le lecteur découvre l’Algérie avec Félicien et apprécie ses nouveaux amis. Il évolue et mûrit avec l’adolescent, ses sens s’éveillent au même rythme que lui, jusqu’au dénouement final qui réserve une surprise et une désillusion. Félicien est devenu adulte. Un bel hommage à Albert Camus conclut le récit et le résume : « Ce n’est pas si facile de devenir ce qu’on est ». Cécile Robin-Lapeyre
Lecture jeune, n°121 - A 18 ans, Félicien peut enfin accéder à son dossier d’adoption et découvre qu’il est arabe. Bouleversé, il rate son bac et embarque pour Alger à la recherche de sa « véritable » identité, avec comme seuls indices le nom de sa mère biologique et celui du plus grand hôpital d’Alger. La découverte de cette ville exubérante incarne la confusion de ses sentiments. Félicien s’y fraye un chemin et y trouve ses repères. Chaque rencontre le rapproche de la vérité et de lui-même. Le récit démarre par un échec scolaire et une interrogation identitaire et s’achève sur une réussite personnelle : à la fin du roman, Félicien se sent libre et adulte. Bien construit, utilisant au besoin un langage familier, ce roman est facile d’accès. La thématique de l’adoption pose en filigrane la délicate question de l’identité culturelle. Elle se résout par la démarche simple et spontanée avec laquelle le héros appréhende le monde. Olivia de Villeneuve