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ISBN : 2290351296
Éditeur : J'ai Lu (2007)


Note moyenne : 3.55/5 (sur 326 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
" Ton collègue blond est assez emmerdant mais je l'aime bien, et puis il est généreux. Il se pose des questions sans fond,
il s'inquiète et ça fait le bruit des vagues. Toi en revanche, tu fais le bruit du vent. Ça se voit à ta manière de marcher, tu suis ton sou... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Ellen-R, le 21 avril 2013

    Ellen-R
    Trois nouvelles antérieurement publiées dans la presse, rien d'inédit. Attention d'ailleurs à ne pas se faire avoir par l'édition Librio 2 euros "Salut et Liberté" qui reprend la nouvelle du même nom + "La nuit des brutes", présente dans ce recueil; un tel ouvrage fait double emploi avec celui-ci, juste pour information.
    Trois nouvelles donc, trois moments de lecture à passer en compagnie de Adamsberg. Tous les ingrédients sont là, les ambiances, le décor, le personnage trouble et éthéré du commissaire, Danglard, le commissariat, la ville, l'intuition... tout est là et pourtant il me manque quelque chose. Sans doute le long terme, qui sied mieux à mes yeux à Vargas que la nouvelle, celle-ci ne lui permettant pas de pleinement libérer sa plume. A déguster en apéro, donc, mais ne pas se contenter de ceci pour se faire une vraie idée du style Vargas et de la personnalité de Adamsberg. A noter une préférence pour le premier texte "Salut et Liberté", en raison notamment du personnage attachant de Vasco. La troisième nouvelle m'a laissée de marbre, je ne lui ai pas trouvé beaucoup de charme.
    Les intrigues ne sont pas résolues par les indices mais par la présence de coïncidences. C'est intelligent et attendrissant, beaucoup trop court, mais juste assez pour s'imprégner du style Vargas et passer un bon moment.
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  • Par Ori, le 04 juin 2008

    Ori
    Coule la Seine de Fred Vargas, J'ai lu
    Voici un recueil de nouvelles mettant toutes en scène le célèbre commissaire Adamsberg (célèbre parce qu'il semble être le héros de plusieurs autres roman de l'auteur).
    Pour une première rencontre avec Fred Vargas et avec aussi, le commissaire le plus zen de la littérature policière, je peux vous dire que c'est une réussite. Car non seulement, je me suis triturée le cerveau pour savoir qui avait fait quoi, mais en plus j'ai rigolé, et j'ai du jeter un regard furtif à mes voisins de transports en commun, en me disant qu'encore une fois, j'allais passer pour une débile!
    Fred Vargas sème, en effet, dans ses histoires des personnages haut en couleur, Adamsberg d'abord, toujours calme et qui semble ne rien faire, mais "ça ne veut pas dire qu'il ne fait rien", Danglard qui frôle la folie à chacune des lubies d'Adamsberg, et une ribambelle de personnages secondaires tous plus bizarres, les uns que les autres...
    Prenons par exemple Vasco, dans la première nouvelle Salut et liberté, c'est un vieux qui s'assoit toute la journée, et depuis un mois, devant le commissariat. Cela rend fou Danglard, Adamsberg, lui, y voit plus qu'une coïncidence, lorsqu'il reçoit les lettres d'un assassin qui prétend avoir tué, en toute impunité.
    Dans la seconde nouvelle La Nuit des brutes (entendez par là, la nuit de noël), c'est Charles Sancourt, un inconnu enfermé dans la cellule de dégrisement et qui veut un cintre (sic) qui va aider Adamsberg à coincer le meurtrier de la femme tuée le jour du réveillon, et qui par la même occasion m'a faite mourir de rire. Je ne vous parle même pas du nouveau du commissariat, Deniaut qui est fort pointilleux...
    Et enfin dans Cinq francs pièce, c'est le clochard Pi (oui son nom s'est effacé dans les registres de l'état civil, il ne reste que Pi...) qui va aider Adamsberg à coincer un meurtrier. Adamsberg lui l'aidera à vendre ses éponges!
    J'ai vraiment passé un bon moment en lisant ce livre, et c'est sûr c'est le premier d'une longue série de Fred Vargas que je vais lire.
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    • Livres 4.00/5
    Par Heureuse, le 23 juillet 2012

    Heureuse
    Trois nouvelles pour le prix d'un roman!
    Quand c'est du Fred Vargas on peut s'attendre à tout, mais surtout au meilleur.
    Toujours la même ambiance, les mêmes personnages qu'on a plaisir à retrouver. L'image d'un Paris que je ne connais pas, d'une époque. La notre. Peut-être.
    C'est bon de s'y replonger, d'y penser quelques heures, guidés par le commissaire Adamsberg.
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    • Livres 4.00/5
    Par MissG, le 03 février 2011

    MissG
    Il s'agit de trois nouvelles de Fred Vargas mettant en scène le commissaire Adamsberg.
    J'ai lu très vite ce livre (en moins de 2 heures) et je vais plutôt parler de mon ressenti sur chaque nouvelle.
    Salut et liberté
    C'est la plus longue et sans doute la plus complète des nouvelles.
    C'est celle que j'ai le plus appréciée car elle met en scène le commissaire Adamsberg avec son fidèle Danglard. Une fois de plus le commissaire Adamsberg nous prouve toute la puissance et la justesse de son flair.
    L'histoire est très intrigante dès le début, le principe du corbeau via des courriers est bonne et l'enquête est vraiment bien menée.
    Je regrette tout de même la brusque accélération à la fin, j'aurai préféré avoir plus de développement.
    J'ai l'impression que Fred Vargas a conclu trop vite cette histoire car elle voulait qu'il s'agisse d'une nouvelle, texte par définition court.
    Or, je me demande s'il n'y avait pas plutôt matière à développer cette histoire qui, à mon avis, aurait pu faire l'objet carrément d'un roman.
    Cette précipitation est vraiment dommage, d'autant plus que le rebondissement final est super intéressant et que les personnages mis en scène le sont eux aussi.
    Pour moi, le personnage du clochard est typiquement un personnage "Fred Vargassien" que l'on rencontre dans les romans mettant en scène le commissaire Adamsberg.
    La nuit des brutes
    C'est la plus intrigante des nouvelles, ne serait-ce que par le début de l'histoire et la scène avec cette femme sur un pont au-dessus de la Seine.
    Il y a toujours le commissaire Adamsberg et un Adrien Danglard en retrait, mais surtout la présentation d'un nouvel inspecteur (qui à ma connaissance ne réapparaît dans les autres livres de l'auteur).
    Le propos traité dans la nouvelle est intéressant, le titre est vraiment bien choisi car très évocateur de l'histoire et franchement je ne m'attendais pas à ça car Fred Vargas m'avait laissée croire tout autre chose au début de la nouvelle.
    C'est une bonne enquête très bien menée que j'ai pris plaisir à lire.
    Cinq francs pièce
    C'est la plus courte des nouvelles et sans doute celle qui me laisse un petit goût d'amertume car je n'ai pas bien compris ce qu'elle venait faire là en cet état.
    Le début est prometteur et au final le soufflé retombe aussi vite qu'il est monté.
    Je n'ai pas trop compris le pourquoi du comment alors qu'il y avait matière à développer une histoire.
    Je dirai plutôt que j'en ai eu une perception mais que j'ai trouvé dommage la façon dont Fred Vargas a choisi de la traiter.
    Je reproche surtout à cette nouvelle le peu de développement qu'il y a, je l'ai ressenti comme un début et une conclusion, sans étape intermédiaire.
    Et au final j'ai refermé le livre frustrée car je n'en savais pas beaucoup plus sur cette inconnue qui se fait tirer dessus.
    En conclusion j'ai apprécié ce recueil de nouvelles, hormis la dernière qui m'a laissée un arrière goût d'amertume développé ci-dessus.
    J'ai également trouvé bien les illustrations de Baudoin (dans la version des éditions Viviane Hamy) et j'aurai même aimé en avoir un peu plus pour rendre encore plus visuelles les histoires.
    Ca se lit en plus très vite, autant profiter de ce bon recueil de nouvelles de Fred Vargas pour retrouver le commissaire Adamsberg !

    Lien : http://lemondedemissg.blogspot.com/2011/02/coule-la-seine-de-fred-va..
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    • Livres 4.00/5
    Par Philemont, le 18 mars 2013

    Philemont
    Coule la Seine est un recueil de trois nouvelles de Fred VARGAS. Il s'agit de trois enquêtes du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg.
    Dans Salut et Liberté, Vasco est un clochard qui passe ses journées sur un banc public face au commissariat du 5ème arrondissement de Paris. Alors que son adjoint estime qu'il conviendrait de le chasser, Adamsberg y voit pour sa part un lien avec une lettre anonyme menaçante qu'il vient de recevoir...
    Pour le commissaire Adamsberg, La nuit des brutes n'est autre que la nuit de Noël. Et cette année ne fait pas exception : un crime est commis cette nuit-là. Mais l'enquête est courte, un homme en salle de dégrisement en fournissant la clé au commissaire.
    Cinq francs pièce met en scène un SDF témoin d'une tentative d'assassinat contre une femme du Ministère de l'Intérieur. Adamsberg doit alors faire l'interface entre deux univers que tout oppose.
    Personnage récurrent dans l'œuvre de Fred VARGAS, Jean-Baptiste Adamsberg est un rêveur. Ses méthodes d'investigation semblent totalement désordonnées mais sont d'une efficacité redoutable grâce à une intuition hors du commun, ainsi qu'une hypersensibilité. C'est notamment mis en exergue par l'opposition de caractère avec son adjoint Adrien Danglard.
    De même, ce qui revient régulièrement dans l'oeuvre de VARGAS, ce sont les personnages hauts en couleur que croisent Adamsberg, ici le clochard, le dandy alcoolique et le SDF.
    Les trois nouvelles de ce recueil proposent sur ces deux aspects une excellente approche de ce que peuvent être les romans plus importants de l'auteure. Il n'y manque guère que l'histoire d'amour compliquée du commissaire avec Camille Forestier. Si cela n'en fait pas une lecture indispensable, elle n'en demeure pas moins très plaisante.
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Citations et extraits

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  • Par wictoria, le 27 septembre 2008

    Ses actes précédaient ses pensées, et jamais l'inverse. Ainsi, avec ce vieux, Vasco de Gama. Il tenait à ce qu'il demeure encore sur son banc, mais il n'aurait pas su dire pourquoi. Il y tenait, c'est tout. Et puisqu'il y tenait, il devait exister une bonne raison pour cela. Un jour, il saurait laquelle, il n'y aurait qu'à attendre qu'elle se manifeste à son heure. Un jour, en marchant, il saurait pourquoi.
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  • Par ArnaudD, le 30 octobre 2012

    Noël tombe un jour comme les autres.
    Mais de partout, des êtres soucieux et muets se dirigent dans leurs habits neufs vers les pôles de la liesse. Chacun a pensé aux autres. Chacun part chargé d'offrandes. Noël, la nuit du don, de la grande trêve.
    A Noël, tout le monde s'engueule, la majorité sanglote, une partie divorces, quelques-uns se suicident.
    Et une toute petite partie, suffisante pour mettre les flics sur les dents, tue. C'est un jour comme les autres, en beaucoup moins bien.
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  • Par x-Kah-mi, le 21 décembre 2010

    C'est ce truc qui te chiffonne, frère ? demanda le vieux Vasco en montrant le portemanteau.
    - Qu'est-ce que c'est que cette merde que tu as installée dans la rue ? cria Danglard en traversant.
    - Pour ta gouverne, cette merde s'appelle un valet, et ça sert à suspendre son costume sans le froisser. On t'a appris quoi, dans la police ? Tu vois, tu mets le pantalon sur cette barre et, ici, tu déposes délicatement la veste.
    - Et tu as l'intention de laisser ça sur le trottoir ?
    - Non, monsieur. Je l'ai trouvé hier aux poubelles de la rue de la Grande-Chaumière. Je l'emporterai chez moi tout à l'heure et je le rapporterai demain. Et ainsi de suite.
    - Et ainsi de suite ? cria Danglard. Mais pour quoi faire, bon Dieu ?
    - Pour suspendre mon costume. Pour faire la conversation.
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  • Par hopla33, le 27 juin 2010

    - Attention, dit Danglard. Demain il dit tout à la presse et vous aurez l'air d'un con.
    - Ça m'arrive souvent, dit Adamsberg.

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  • Par toto, le 11 décembre 2007

    Danglard connaissait assez le commissaire pour comprendre, à la variation d'intensité de son visage, que quelque chose d'intéressant s'était produit ce matin. Mais il se méfiait. Adamsberg et lui avaient des conceptions très éloignées de ce qu'on appelle un "truc intéressant". Ainsi, le commissaire trouvait assez intéressant de ne rien faire, alors que Danglard trouvait cela mortellement paniquant.(.../...)

    Adamsberg se fiait à l'instinct et croyait aux forces de l'humanité, Danglard se fiait à la réflexion et croyait aux forces du vin blanc.
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