ISBN : 2290351296
Éditeur : J'ai Lu (2007)


Note moyenne : 3.47/5 (sur 165 notes) Ajouter à mes livres
" Ton collègue blond est assez emmerdant mais je l'aime bien, et puis il est généreux. Il se pose des questions sans fond,
il s'inquiète et ça fait le bruit des vagues. Toi en revanche, tu fais le bruit du vent. Ça se voit à ta manière de marcher, tu suis ton sou... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par Ori, le 04 juin 2008

    Ori
    Coule la Seine de Fred Vargas, J'ai lu
    Voici un recueil de nouvelles mettant toutes en scène le célèbre commissaire Adamsberg (célèbre parce qu'il semble être le héros de plusieurs autres roman de l'auteur).
    Pour une première rencontre avec Fred Vargas et avec aussi, le commissaire le plus zen de la littérature policière, je peux vous dire que c'est une réussite. Car non seulement, je me suis triturée le cerveau pour savoir qui avait fait quoi, mais en plus j'ai rigolé, et j'ai du jeter un regard furtif à mes voisins de transports en commun, en me disant qu'encore une fois, j'allais passer pour une débile!
    Fred Vargas sème, en effet, dans ses histoires des personnages haut en couleur, Adamsberg d'abord, toujours calme et qui semble ne rien faire, mais "ça ne veut pas dire qu'il ne fait rien", Danglard qui frôle la folie à chacune des lubies d'Adamsberg, et une ribambelle de personnages secondaires tous plus bizarres, les uns que les autres...
    Prenons par exemple Vasco, dans la première nouvelle Salut et liberté, c'est un vieux qui s'assoit toute la journée, et depuis un mois, devant le commissariat. Cela rend fou Danglard, Adamsberg, lui, y voit plus qu'une coïncidence, lorsqu'il reçoit les lettres d'un assassin qui prétend avoir tué, en toute impunité.
    Dans la seconde nouvelle La Nuit des brutes (entendez par là, la nuit de noël), c'est Charles Sancourt, un inconnu enfermé dans la cellule de dégrisement et qui veut un cintre (sic) qui va aider Adamsberg à coincer le meurtrier de la femme tuée le jour du réveillon, et qui par la même occasion m'a faite mourir de rire. Je ne vous parle même pas du nouveau du commissariat, Deniaut qui est fort pointilleux...
    Et enfin dans Cinq francs pièce, c'est le clochard Pi (oui son nom s'est effacé dans les registres de l'état civil, il ne reste que Pi...) qui va aider Adamsberg à coincer un meurtrier. Adamsberg lui l'aidera à vendre ses éponges!
    J'ai vraiment passé un bon moment en lisant ce livre, et c'est sûr c'est le premier d'une longue série de Fred Vargas que je vais lire.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par MissG, le 03 février 2011

    MissG
    Il s'agit de trois nouvelles de Fred Vargas mettant en scène le commissaire Adamsberg.
    J'ai lu très vite ce livre (en moins de 2 heures) et je vais plutôt parler de mon ressenti sur chaque nouvelle.
    Salut et liberté
    C'est la plus longue et sans doute la plus complète des nouvelles.
    C'est celle que j'ai le plus appréciée car elle met en scène le commissaire Adamsberg avec son fidèle Danglard. Une fois de plus le commissaire Adamsberg nous prouve toute la puissance et la justesse de son flair.
    L'histoire est très intrigante dès le début, le principe du corbeau via des courriers est bonne et l'enquête est vraiment bien menée.
    Je regrette tout de même la brusque accélération à la fin, j'aurai préféré avoir plus de développement.
    J'ai l'impression que Fred Vargas a conclu trop vite cette histoire car elle voulait qu'il s'agisse d'une nouvelle, texte par définition court.
    Or, je me demande s'il n'y avait pas plutôt matière à développer cette histoire qui, à mon avis, aurait pu faire l'objet carrément d'un roman.
    Cette précipitation est vraiment dommage, d'autant plus que le rebondissement final est super intéressant et que les personnages mis en scène le sont eux aussi.
    Pour moi, le personnage du clochard est typiquement un personnage "Fred Vargassien" que l'on rencontre dans les romans mettant en scène le commissaire Adamsberg.
    La nuit des brutes
    C'est la plus intrigante des nouvelles, ne serait-ce que par le début de l'histoire et la scène avec cette femme sur un pont au-dessus de la Seine.
    Il y a toujours le commissaire Adamsberg et un Adrien Danglard en retrait, mais surtout la présentation d'un nouvel inspecteur (qui à ma connaissance ne réapparaît dans les autres livres de l'auteur).
    Le propos traité dans la nouvelle est intéressant, le titre est vraiment bien choisi car très évocateur de l'histoire et franchement je ne m'attendais pas à ça car Fred Vargas m'avait laissée croire tout autre chose au début de la nouvelle.
    C'est une bonne enquête très bien menée que j'ai pris plaisir à lire.
    Cinq francs pièce
    C'est la plus courte des nouvelles et sans doute celle qui me laisse un petit goût d'amertume car je n'ai pas bien compris ce qu'elle venait faire là en cet état.
    Le début est prometteur et au final le soufflé retombe aussi vite qu'il est monté.
    Je n'ai pas trop compris le pourquoi du comment alors qu'il y avait matière à développer une histoire.
    Je dirai plutôt que j'en ai eu une perception mais que j'ai trouvé dommage la façon dont Fred Vargas a choisi de la traiter.
    Je reproche surtout à cette nouvelle le peu de développement qu'il y a, je l'ai ressenti comme un début et une conclusion, sans étape intermédiaire.
    Et au final j'ai refermé le livre frustrée car je n'en savais pas beaucoup plus sur cette inconnue qui se fait tirer dessus.
    En conclusion j'ai apprécié ce recueil de nouvelles, hormis la dernière qui m'a laissée un arrière goût d'amertume développé ci-dessus.
    J'ai également trouvé bien les illustrations de Baudoin (dans la version des éditions Viviane Hamy) et j'aurai même aimé en avoir un peu plus pour rendre encore plus visuelles les histoires.
    Ca se lit en plus très vite, autant profiter de ce bon recueil de nouvelles de Fred Vargas pour retrouver le commissaire Adamsberg !

    Lien : http://lemondedemissg.blogspot.com/2011/02/coule-la-seine-de-fred-va..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 07 août 2008

    annie
    Claude, Tibère, Néron, qui sont trois étudiants, les trois « empereurs », promènent leur nonchalance inquiète dans les rues de Rome.
    *
    Des dessins de Michel-Ange ont été volés à la Bibliothèque vaticane ! Henri Valhubert, le grand expert d'art parisien et père de Claude, est assassiné un soir de fête devant le palais Farnèse.
    *
    Que venait-il faire à Rome et comment a-t-il pu boire de la ciguë ?
    *
    Petite précision historique du titre du livre :
    « Ave Caesar morituri te salutant » soit
    « Salut César, ceux qui vont mourir, te saluent »
    *
    Paroles que, selon Suétone, les gladiateurs romains prononçaient quand ils défilaient, avant le combat, devant la loge impériale.
    *
    Ce troisième roman de Fred Vargas sort des sentiers battus. Sous une plume raffinée, elle met en scène des personnages attachants bien que décalés dans le temps.
    Nos empereurs, une triangulaire dont elle aime utiliser la complémentarité et que l'on retrouve dans d'autres romans sous diverses formes, sont imprévisibles, surprenants et somme toute séduisants.
    *
    Note :
    Enfin du polar français au féminin qui nous sort des thrillers où psychopathes et tueurs en série volent le haut de l'affiche !
    Voilà un roman intelligent, qui nous promène dans les vieilles rues pavées de Rome et qui nous fait découvrir la bibliothèque du Vatican.
    Cette intrigue remarquablement construite est d'une lecture aisée, qui nous rend un peu plus érudits.
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    • Livres 4.00/5
    Par HerveSard, le 06 février 2011

    HerveSard
    Fred Vargas a l'art de plonger son commissaire Adamsberg dans des enquêtes "de tous les jours" avec à chaque fois les petits détails qui tuent. Les personnages et les dialogues sont drôles et émouvants. Très réels. Dans "Salut la liberté", c'est un clochard qui passe ses journées assis sur un banc face au commissariat. Avec un valet pour ne pas froisser son costume et un lampadaire hors d'usage pour compagnon. Dans "la nuit des brutes", un gardé à vue bizarre réclame haut et fort un cintre qu'il finira par obtenir. Dans "5 francs pièce", encore un clochard prénommé Pi qui désespère d'arriver à refourguer le stock d'éponges qu'il trimballe dans son caddie. Il finira par les vendre, de belle manière.
    3 nouvelles qui se dévorent vite. du tout tout bon.
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    • Livres 4.00/5
    Par EmiLIT, le 05 juin 2010

    EmiLIT
    "Coule la Seine" est un recueil qui réunit trois nouvelles ; "La nuit des brutes", "Salut et liberté" ainsi que "cinq francs pièce".
    Dans les trois nouvelles, le lecteur retrouve le commissaire Adamsberg et son adjoint Danglard, personnages récurrents des romans de l'auteur.
    J'aime beaucoup les rompols de Fred Vargas, j'ai du presque tous les lire, à part celui-ci ainsi que le dernier publié (j'attends sa sortie en poche...).
    En commençant ma lecture j'ai vraiment été contente de la présence d'Adamsberg, fidèle à lui-même, le charismatique "pelleteur de nuages".
    "Salut et Liberté" est la nouvelle que j'ai le plus apprécié, c'est aussi la plus longue du livre, l'intrigue a le temps de bien se mettre en place. Adamsberg reçoit des lettres anonymes qui le préviennent d'un meurtre, au même moment en face du commissariat s'installe un vieux bonhomme, Vasco de Gama, il semblerait qu'il ait des choses à dire au commissaire.
    "La nuit des brutes" c'est la veille de Noël, soirée qui fait ressortir les vieilles rancoeurs, Adamsberg est de garde avec une jeune recrue.
    Et puis dans "cinq francs pièce", un sans domicile, vendeur d'éponges assiste à l'agression d'une personne très haut placée. Adamsberg est chargé de l'interroger.
    Dans ces trois nouvelles, on retrouve l'esprit particuliers toujours présent dans les romans de Fred Vargas. Des personnages haut en couleurs, qui nous distillent leurs pensées philosophiques, Vasco de Gama est l'un des plus marquants.
    Au fil du livre, on trouve aussi des illustrations de Baudoin, ce qui donne un petit côté sympa au recueil.
    En résumé une lecture détente entre deux pavés, un intermède très agréable.


    Lien : http://l-ivresque-des-livres.over-blog.com/article-coule-la-seine-de..
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Citations et extraits

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  • Par wictoria, le 27 septembre 2008

    Ses actes précédaient ses pensées, et jamais l'inverse. Ainsi, avec ce vieux, Vasco de Gama. Il tenait à ce qu'il demeure encore sur son banc, mais il n'aurait pas su dire pourquoi. Il y tenait, c'est tout. Et puisqu'il y tenait, il devait exister une bonne raison pour cela. Un jour, il saurait laquelle, il n'y aurait qu'à attendre qu'elle se manifeste à son heure. Un jour, en marchant, il saurait pourquoi.
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  • Par x-Kah-mi, le 21 décembre 2010

    C'est ce truc qui te chiffonne, frère ? demanda le vieux Vasco en montrant le portemanteau.
    - Qu'est-ce que c'est que cette merde que tu as installée dans la rue ? cria Danglard en traversant.
    - Pour ta gouverne, cette merde s'appelle un valet, et ça sert à suspendre son costume sans le froisser. On t'a appris quoi, dans la police ? Tu vois, tu mets le pantalon sur cette barre et, ici, tu déposes délicatement la veste.
    - Et tu as l'intention de laisser ça sur le trottoir ?
    - Non, monsieur. Je l'ai trouvé hier aux poubelles de la rue de la Grande-Chaumière. Je l'emporterai chez moi tout à l'heure et je le rapporterai demain. Et ainsi de suite.
    - Et ainsi de suite ? cria Danglard. Mais pour quoi faire, bon Dieu ?
    - Pour suspendre mon costume. Pour faire la conversation.
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  • Par hopla33, le 27 juin 2010

    - Attention, dit Danglard. Demain il dit tout à la presse et vous aurez l'air d'un con.
    - Ça m'arrive souvent, dit Adamsberg.
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  • Par toto, le 11 décembre 2007

    Danglard connaissait assez le commissaire pour comprendre, à la variation d'intensité de son visage, que quelque chose d'intéressant s'était produit ce matin. Mais il se méfiait. Adamsberg et lui avaient des conceptions très éloignées de ce qu'on appelle un "truc intéressant". Ainsi, le commissaire trouvait assez intéressant de ne rien faire, alors que Danglard trouvait cela mortellement paniquant.(.../...)

    Adamsberg se fiait à l'instinct et croyait aux forces de l'humanité, Danglard se fiait à la réflexion et croyait aux forces du vin blanc.
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  • Par Rhl, le 18 avril 2012

    Danglard, vous croyez toujours que je ne fous rien sous prétexte que je ne fous rien. La réalité n'est jamais si simple et vous le savez mieux que quiconque.
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Fred Vargas - interview exclusive au salon du livre de Colmar
www.passion-bouquins.com Blog littéraire alternatif 22e salon du livre de Colmar 2011 Rencontre et Interview exclusive avec Fred Vargas, auteur de polars, sur le ton de la confidence.








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