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ISBN : 2290351296
Éditeur : J'ai Lu (2007)


Note moyenne : 3.58/5 (sur 499 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
" Ton collègue blond est assez emmerdant mais je l'aime bien, et puis il est généreux. Il se pose des questions sans fond,
il s'inquiète et ça fait le bruit des vagues. Toi en revanche, tu fais le bruit du vent. Ça se voit à ta manière de marcher, tu suis ton sou... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par jeranjou, le 31 janvier 2014

    jeranjou
    ♪ Tellement jolie elle m'ensorcelle
    la Seine, la Seine, la Seine ♫
    A travers notre belle ville de Paris, Coule la Seine et malheureusement parfois un corps inerte d'un homme ou d'une femme qui s'est surement noyé en tombant du parapet d'un pont.
    Une histoire toujours tragique même si on a affaire à un suicide. Mais s'il s'agit plutôt d'un accident, voire d'un meurtre, l'histoire prend une autre tournure et la police doit s'atteler même en période de fête à trouver le responsable du dramatique événement.
    Dans une des trois nouvelles de « Coule la Seine » écrites par Fred Vargas à des périodes différentes, le commissaire de Police Adamsberg, de garde durant la période de Noel, aura à traiter ce genre d'affaire pas surprenante selon lui.
    Coïncidence entre les trois nouvelles (qui n'en est plus une si Vargas le fait volontairement et systématiquement), la coopération d'un délaissé de la société (clochard ou alcoolique ou parfois les deux) à l'enquête s'avèrera à chaque fois indispensable à la bonne résolution des affaires qu'Adamsberg doit mener.
    Plus que les intrigues proprement dites, le traitement des personnages avec humour et distanciation m'a particulièrement plu dans un style d'écriture plutôt agréable.
    Pour conclure, je précise que « Salut et Liberté », » La Nuit des brutes » et « Cinq francs pièce » composent les trois nouvelles de cet ouvrage dont la dernière a été superbement adaptée en Bande Dessinée par Baudoin sous le titre « Le marchand d'éponges »(1).
    Une belle et agréable lecture qui m'incite grandement à découvrir les autres œuvres de Fred Vargas.
    ♫ Je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi
    On s'aime comme ça la Seine et moi ♪
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    • Livres 4.00/5
    Par Ptitgateau, le 23 octobre 2013

    Ptitgateau
    Où j'ai fait la connaissance d'Adamsberg dont j'ai mainte fois entendu parler (en bien) par les inconditionnels lecteurs de Fred Vargas. He oui, j'inaugure. J'avais lu « Ceux qui vont mourir te saluent », mais c'était bien différent, dans ce petit recueil de nouvelles, j'ai appris à apprécier cette « pointure » que représente ce célèbre policier. J'ai vraiment passé de bons moments grâce à la plume fine et spirituelle de l'auteure, et j'ai plusieurs autres titres en réserve (Joie !). Mon sentiment en terminant est que ce qui importe à la lecture de ces nouvelles, ce n'est pas tant le dénouement que l'humour et le contraste entre les personnages. A conseiller pour une lecture plaisir et détente !

    Lien : http://1001ptitgateau.blogspot.fr/
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  • Par Ori, le 04 juin 2008

    Ori
    Coule la Seine de Fred Vargas, J'ai lu
    Voici un recueil de nouvelles mettant toutes en scène le célèbre commissaire Adamsberg (célèbre parce qu'il semble être le héros de plusieurs autres roman de l'auteur).
    Pour une première rencontre avec Fred Vargas et avec aussi, le commissaire le plus zen de la littérature policière, je peux vous dire que c'est une réussite. Car non seulement, je me suis triturée le cerveau pour savoir qui avait fait quoi, mais en plus j'ai rigolé, et j'ai du jeter un regard furtif à mes voisins de transports en commun, en me disant qu'encore une fois, j'allais passer pour une débile!
    Fred Vargas sème, en effet, dans ses histoires des personnages haut en couleur, Adamsberg d'abord, toujours calme et qui semble ne rien faire, mais "ça ne veut pas dire qu'il ne fait rien", Danglard qui frôle la folie à chacune des lubies d'Adamsberg, et une ribambelle de personnages secondaires tous plus bizarres, les uns que les autres...
    Prenons par exemple Vasco, dans la première nouvelle Salut et liberté, c'est un vieux qui s'assoit toute la journée, et depuis un mois, devant le commissariat. Cela rend fou Danglard, Adamsberg, lui, y voit plus qu'une coïncidence, lorsqu'il reçoit les lettres d'un assassin qui prétend avoir tué, en toute impunité.
    Dans la seconde nouvelle La Nuit des brutes (entendez par là, la nuit de noël), c'est Charles Sancourt, un inconnu enfermé dans la cellule de dégrisement et qui veut un cintre (sic) qui va aider Adamsberg à coincer le meurtrier de la femme tuée le jour du réveillon, et qui par la même occasion m'a faite mourir de rire. Je ne vous parle même pas du nouveau du commissariat, Deniaut qui est fort pointilleux...
    Et enfin dans Cinq francs pièce, c'est le clochard Pi (oui son nom s'est effacé dans les registres de l'état civil, il ne reste que Pi...) qui va aider Adamsberg à coincer un meurtrier. Adamsberg lui l'aidera à vendre ses éponges!
    J'ai vraiment passé un bon moment en lisant ce livre, et c'est sûr c'est le premier d'une longue série de Fred Vargas que je vais lire.
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    • Livres 4.00/5
    Par Heureuse, le 23 juillet 2012

    Heureuse
    Trois nouvelles pour le prix d'un roman!
    Quand c'est du Fred Vargas on peut s'attendre à tout, mais surtout au meilleur.
    Toujours la même ambiance, les mêmes personnages qu'on a plaisir à retrouver. L'image d'un Paris que je ne connais pas, d'une époque. La notre. Peut-être.
    C'est bon de s'y replonger, d'y penser quelques heures, guidés par le commissaire Adamsberg.
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    • Livres 4.00/5
    Par MissG, le 03 février 2011

    MissG
    Il s'agit de trois nouvelles de Fred Vargas mettant en scène le commissaire Adamsberg.
    J'ai lu très vite ce livre (en moins de 2 heures) et je vais plutôt parler de mon ressenti sur chaque nouvelle.
    Salut et liberté
    C'est la plus longue et sans doute la plus complète des nouvelles.
    C'est celle que j'ai le plus appréciée car elle met en scène le commissaire Adamsberg avec son fidèle Danglard. Une fois de plus le commissaire Adamsberg nous prouve toute la puissance et la justesse de son flair.
    L'histoire est très intrigante dès le début, le principe du corbeau via des courriers est bonne et l'enquête est vraiment bien menée.
    Je regrette tout de même la brusque accélération à la fin, j'aurai préféré avoir plus de développement.
    J'ai l'impression que Fred Vargas a conclu trop vite cette histoire car elle voulait qu'il s'agisse d'une nouvelle, texte par définition court.
    Or, je me demande s'il n'y avait pas plutôt matière à développer cette histoire qui, à mon avis, aurait pu faire l'objet carrément d'un roman.
    Cette précipitation est vraiment dommage, d'autant plus que le rebondissement final est super intéressant et que les personnages mis en scène le sont eux aussi.
    Pour moi, le personnage du clochard est typiquement un personnage "Fred Vargassien" que l'on rencontre dans les romans mettant en scène le commissaire Adamsberg.
    La nuit des brutes
    C'est la plus intrigante des nouvelles, ne serait-ce que par le début de l'histoire et la scène avec cette femme sur un pont au-dessus de la Seine.
    Il y a toujours le commissaire Adamsberg et un Adrien Danglard en retrait, mais surtout la présentation d'un nouvel inspecteur (qui à ma connaissance ne réapparaît dans les autres livres de l'auteur).
    Le propos traité dans la nouvelle est intéressant, le titre est vraiment bien choisi car très évocateur de l'histoire et franchement je ne m'attendais pas à ça car Fred Vargas m'avait laissée croire tout autre chose au début de la nouvelle.
    C'est une bonne enquête très bien menée que j'ai pris plaisir à lire.
    Cinq francs pièce
    C'est la plus courte des nouvelles et sans doute celle qui me laisse un petit goût d'amertume car je n'ai pas bien compris ce qu'elle venait faire là en cet état.
    Le début est prometteur et au final le soufflé retombe aussi vite qu'il est monté.
    Je n'ai pas trop compris le pourquoi du comment alors qu'il y avait matière à développer une histoire.
    Je dirai plutôt que j'en ai eu une perception mais que j'ai trouvé dommage la façon dont Fred Vargas a choisi de la traiter.
    Je reproche surtout à cette nouvelle le peu de développement qu'il y a, je l'ai ressenti comme un début et une conclusion, sans étape intermédiaire.
    Et au final j'ai refermé le livre frustrée car je n'en savais pas beaucoup plus sur cette inconnue qui se fait tirer dessus.
    En conclusion j'ai apprécié ce recueil de nouvelles, hormis la dernière qui m'a laissée un arrière goût d'amertume développé ci-dessus.
    J'ai également trouvé bien les illustrations de Baudoin (dans la version des éditions Viviane Hamy) et j'aurai même aimé en avoir un peu plus pour rendre encore plus visuelles les histoires.
    Ca se lit en plus très vite, autant profiter de ce bon recueil de nouvelles de Fred Vargas pour retrouver le commissaire Adamsberg !

    Lien : http://lemondedemissg.blogspot.com/2011/02/coule-la-seine-de-fred-va..
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Citations et extraits

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  • Par jeranjou, le 31 janvier 2014

    A Noel, tout le monde s'engueule, la majorité sanglote, une partie divorce, quelque uns se suicident.

    Et une toute partie, suffisante pour mettre les flics sur les dents, tue. C'est un jour comme les autres, en beaucoup moins bien.

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  • Par PierreMrdjenovic, le 05 octobre 2013

    Adamsberg se leva lentement et alla coller son front à la vitre embuée. Au dehors, des guirlandes d'ampoules jetaient de brefs éclairs sur les corps des clochards, tassés glacés dans les recoins. Il tenta de calculer combien de fric s'était ainsi pulvérisé depuis trois semaines dans le ciel de Paris sans qu'une seule pièce en retombât dans la poche des errants. Noël, la nuit du partage. Il posa son bloc et son crayon, disposa deux assiettes sur un coin de table, sortit une bouteille de vin, examina le contenu du four et appela Deniaut.
    Forcément les gens s'exaspèrent. La tension de ce long compte à rebours au terme duquel doit jaillir insouciance, ça leur met les nerfs en bouillie, aux gens. Depuis cinq semaines, le vieux type à la barbe blanche et robe rouge a envahi les murs, jovial et prometteur. Il est increvable, ce type. Il a pourtant la tête d'un gars qui a forcé toute sa vie sur le pinard. Mais rien à faire, inusable. Il n'a même pas l'air de sentir le froid, non plus. Jamais un rhume. C'est un héros béat et ses bottes sont rondes et propres.
    Dès l'apparition du vieux type, la tension monte cran par cran. Le pays tout entier, soumis, se crispe, et se prépare à son inévitable joie.
    Noël tombe un jour comme les autres. Mais de partout, des êtres soucieux et muets se dirigent dans leurs habits neufs vers les pôles de liesse. Chacun a pensé aux autres. Chacun part chargé d'offrandes. Noël, la nuit du don, de la grande trêve.
    A Noël, tout le monde s'engueule, la majorité sanglote, une partie divorce, quelques-uns se suicident.
    Et une toute petite partie, suffisante pour mettre les flics sur les dents, tue. C'est un jour comme les autres, en beaucoup moins bien.
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  • Par Ptitgateau, le 25 septembre 2013

    - Danglard, vous croyez toujours que je ne fous rien sous prétexte que je ne fous rien. La réalité n'est jamais si simple et vous le savez mieux que quiconque.

    Adamsberg lui sourit et lui adressa un signe de la main avant de sortir.

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  • Par wictoria, le 27 septembre 2008

    Ses actes précédaient ses pensées, et jamais l'inverse. Ainsi, avec ce vieux, Vasco de Gama. Il tenait à ce qu'il demeure encore sur son banc, mais il n'aurait pas su dire pourquoi. Il y tenait, c'est tout. Et puisqu'il y tenait, il devait exister une bonne raison pour cela. Un jour, il saurait laquelle, il n'y aurait qu'à attendre qu'elle se manifeste à son heure. Un jour, en marchant, il saurait pourquoi.
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  • Par ArnaudD, le 30 octobre 2012

    Noël tombe un jour comme les autres.
    Mais de partout, des êtres soucieux et muets se dirigent dans leurs habits neufs vers les pôles de la liesse. Chacun a pensé aux autres. Chacun part chargé d'offrandes. Noël, la nuit du don, de la grande trêve.
    A Noël, tout le monde s'engueule, la majorité sanglote, une partie divorces, quelques-uns se suicident.
    Et une toute petite partie, suffisante pour mettre les flics sur les dents, tue. C'est un jour comme les autres, en beaucoup moins bien.
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