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ISBN : B00BEDOBMA
Éditeur : Viviane Hamy (2013)


Note moyenne : 3.96/5 (sur 754 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Envisager de raconter un roman de Fred Vargas frise le ridicule, aussi se contentera-t-on de dire qu’ici, comme dans Sous les vents de Neptune, Adamsberg est confronté à des résurgences de son passé qui le déstabilisent fortement. L’enquête qu’il mène sur la mort de deu... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 15 janvier 2009

    annie
    Fred Vargas continue, rompol après rompol (rom-an pol-icier) à s'éloigner du polar classique.
    *
    Ce dixième roman est certainement le plus étrange, le plus improbable et le plus attirant.
    *
    Dans les enquêtes d'Adamsberg, son flic fétiche au profil singulier qui lui permet de prendre toutes les tangentes rêveuses, rien ne se passe comme prévu car il travaille en dehors de toute logique.
    *
    Dans les bois éternels, pas moins de huit assassinats, trois tentatives de meurtre et deux exhumations l'attendent.
    *
    Adamsberg, c'est tout un poème et tout le charme des romans de Fred Vargas.
    Le fin fond de sa tête est si compliqué qu'il s'y perd la nuit, et parfois le jour.
    Il a une voix lente, douce et souple, tiède et mouvante.
    Un regard flou, des gestes ralentis. C'est un libre-penseur qui marche, jamais effleuré de superstition.
    Un excellent passeur d'obstacles, se faufilant au cœur des résistances des autres avec la puissance perfide d'un filet d'eau.
    Il aurait fait un formidable curé, accoucheur, purgeur d'âmes et il nous régale.
    *
    Il est entouré de ces personnages tout aussi décalés que l'on retrouve avec plaisir, tel Danglard qui évolue avec lui dans un rapport dépouillé de pudeur et de précautions, qui travaille l'élégance, la maîtrise de soi assortie d'un certain culte du dérisoire.
    *
    Fred Vargas fait appel aux souvenirs des êtres qui hantent ses précédents romans.
    On retrouve donc la mouche qui volette de page en page, la brebis George Sand de l'homme à l'envers et Camille qui chamboule toujours le coeur de ce fameux pelleteur de nuages, sous les vents de Neptune.
    *
    L'originalité de cet ouvrage vient de sa construction placée encore sous le signe de la mythologie et des légendes mais où la tragédie racinienne réveille les vieilles rivalités théâtrales, à l'image de celles de Corneille dans les temps anciens.
    *
    Le lieutenant Veyrenc, nouveau venu dans la brigade pour régler d'anciens comptes remontant à l'enfance béarnaise d'Adamsberg, déclame des alexandrins à longueur de journée.
    C'est de famille, comme tout ce qui est curieux.
    Ce héros racinien est pris dans les tempêtes de la haine et de l'ambition, organisant l'entrée en scène de la mort des autres et l'arrivée de son propre couronnement.
    Veyrenc, un sceptique, une force indélogeable lovée dans une matière compacte.
    Il y a Noël aussi, un gars brutal qui ne trouve personne à son goût.
    *
    Ariane, la médecin légiste, reine de la théorie de la dissociation, à laquelle il s'était opposé quelques vingt-cinq ans auparavant et qui est chargée de dérouler le fil de l'intrigue.
    *
    Le fils de Camille et d'Adamsberg aussi, qui permet de dévoiler une tendresse paternelle pleine de déviations et d'échappatoires oniriques.
    Puis les autres personnages, dits secondaires, tiennent bien leur place, équilibrant ainsi une pièce à suspense extravagante très aboutie.
    *
    L'audacieuse et originale Vargas se distingue encore dans le « noir » avec une histoire en clair obscur.
    Elle ravira les rêveurs, les philosophes, les patients qui écouteront d'une oreille heureusement légère ses anticonformistes érudits voguant entre digressions et fausses pistes, dérapages et saugrenu.
    À l'image des philosophes chinois, lunaires et curieux, elle emprunte les chemins de traverse, flâne et contourne. Jouant avec les symboles, elle atteint son but à chaque fois : elle enthousiasme ses lecteurs.
    *
    Dans la littérature policière française très balisée, elle ose prendre la poudre d'escampette et le chemin des écoliers, éclairant d'un regard avisé et humoristique la vie sous tous ses angles carrés.
    Le destin rattrape ses personnages habités de haine vengeresse, de guerre, de trahison et de trépas.
    Elle ne court pas pour autant après le vent mais dégage et révèle, livre après livre, les filets de lumière qui émergent des trous les plus noirs.
    Comme dans la vie, « -ça se tient mais il arrive souvent que le mensonge tienne debout, et pas la vérité. »
    Attention à la contagion, Vargas, c'est un plaisir tenace qui ne vous lâche pas
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    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 15 janvier 2009

    annie
    Fred Vargas née à Paris en 1957
    Interpréter les traces, c'est la marque de fabrique de la romancière Fred Vargas.
    *
    Archéo-zoologue de profession, elle aime partir d'une empreinte, d'un morceau d'os, d'un détail pour raconter une histoire.
    *
    Le «rom'pol'» pour elle, c'est une manière de quitter l'austérité du travail pour respirer ailleurs.
    *
    Le point de départ de ses romans policiers, c'est l'envie de «se raconter une histoire», d'échapper à son quotidien en perpétuant «la tradition des Contes et des légendes», explique-t-elle, «des livres fondés sur l'inconscient collectif».
    *
    *On n'est finalement jamais loin du conte de fées pour adultes, tel que Bruno Bettelheim l'expliquait dans son ouvrage Psychanalyse des contes de fées.
    A ceci près qu'il s'agit de jouer avec la vie et la mort plus qu'avec le gendarme et le voleur.
    *
    Contrairement à la plupart des auteurs de polars français, Fred Vargas ne développe pas la critique sociale dans ses livres, pas plus que l'engagement politique qu'elle pratique ailleurs, dans la «vraie vie».
    Ceci explique ses thèmes de prédilection, intemporels: la peste, le loup-garou, les ossements...
    *Ses personnages,
    comme le commissaire Adamsberg, cultivent la lenteur, la rêverie. Sa nonchalance donne ainsi le rythme du récit, très loin de la nervosité du thriller, de la tension d'une énigme à résoudre absolument.
    *
    L'écriture,
    souvent poétique, minutieuse, découle de tous ces éléments et tranche avec le mode polar qui taille dans le vif.
    Elle choisit le cheminement du marcheur patient. Fred Vargas y ajoute un sens de l'humour, une fantaisie inattendue, une volonté de «finir bien» qui déroute au milieu d'un monde souvent très sombre, voire labyrinthique.
    *
    A lire: (Son prochain roman est annoncé pour le 25 juin chez Viviane Hamy). C.F.
    *
    *Biographie chez l'éditeur :
    Fred Vargas est née à Paris en 1957.
    Fred est le diminutif de Frédérique.
    Vargas est son nom de plume pour les romans policiers.
    *
    Pendant toute sa scolarité, Fred Vargas ne cesse d'effectuer des fouilles archéologiques.
    Après le bac, elle choisit de faire des études d'histoire.
    Elle s'intéresse à la préhistoire, puis choisit de concentrer ses efforts sur le Moyen Âge.
    *
    Elle a débuté sa « carrière » d'écrivain de roman policier par un coup de maître.
    Son premier roman Les jeux de l'amour et de la mort, sélectionné sur manuscrit, reçut le Prix du roman policier du Festival de Cognac en 1986 et fut donc publié aux éditions du Masque.
    *
    « Fred Vargas a inventé un genre romanesque qui n'appartient qu'à elle : le Rompol. Objet essentiellement poétique, il n'est pas noir mais nocturne, c'est-à-dire qu'il plonge le lecteur dans le monde onirique de ces nuits d'enfance où l'on joue à se faire peur, mais de façon ô combien grave et sérieuse, car le pouvoir donné à l'imaginaire libéré est total.
    *
    C'est cette liberté de ton, cette capacité à retrouver la grâce fragile de nos émotions primordiales, cette alchimie verbale qui secoue la pesanteur du réel, qui sont la marque d'une romancière à la voix unique dans le polar d'aujourd'hui.
    *
    Les personnages qui peuplent ses livres sont aussi anarchistes et lunaires que savants. Qu'ils soient férus d'Antiquité ou océanographes, le regard qu'ils posent sur le monde combat le conformisme et l'ordre établi avec pour arme la fantaisie et l'humour. »- Jeanne Guyon, le Magazine Littéraire
    *
    Autres sites :
    http://www.polarnoir.fr/auteur.php?auteur=v1
    *
    http://www.polars.org/spip.php?article49
    *
    http://www.zone-litteraire.com/portraits.php?art_id=772
    *
    http://www.telerama.fr/livre/25217-grand_entretien_avec_fred_vargas_les_polars_comme_les_Contes_servent_dejouer_angoisse_de_la_mort.php
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    • Livres 4.00/5
    Par aaahhh, le 07 avril 2013

    aaahhh
    Pas mon Vargas préféré mais quand-même, comme toujours, un très très agréable moment de lecture! Un Adamsberg évaporé et cotonneux mais si humain qu'on en chavire, des relations entre les personnages étudiées en profondeur qui nous donnent envie de les avoir tous pour amis, voilà les ingrédients clefs qui font des romans de la grande Fred de vrais délices!
    A cela j'ajouterais en temps normal aussi son don pour l'intrigue et le suspense, mais ce n'est pas ce que j'ai trouvé de plus brillant dans cet opus et à vrai dire j'ai trouvé assez facile la clef de l'énigme et j'avais compris qui était le tueur assez tôt dans l'histoire, dommage.. Mais enfin l'enquête au fond des bois a tant d'atout dans ses manches que le plaisir fut quand-même de la partie! Je le recommande - évidemment!
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    • Livres 5.00/5
    Par Bigmammy, le 04 décembre 2011

    Bigmammy
    Comme je l'avais soupçonné, j'avais manqué le roman publié en 2006 par Fred Vargas...Ne pas le lire eut été une erreur, pire, une faute !
    Ce dixième roman de 443 pages, toujours publié chez Viviane Hamy dans la collection "Chemins nocturnes" est l'un des plus palpitants de la série. Et pourtant, il fallait faire mieux que "sous les vents de Neptune".
    Nouveaux personnages, humains et animaux, mise en scène spectaculaire de héros secondaires, une énigme mêlant l'histoire ancienne et l'ésotérisme à la problématique du crime...Le scénario est palpitant. L'histoire personnelle du Commissaire Adamsberg continue à interférer dans le cours de ses enquêtes. Il est fortement question ici d'une grave bagarre à laquelle il aurait assisté jeune garçon, dans son Béarn natal. Et comme toujours, il faut lire les romans de Fred Vargas dans l'ordre où elle les a écrits de son style si parachevé, car sinon, on comprends trop vite certaines coïncidences.
    "Dans les bois éternels" est l'un des meilleurs de la série. Il met en scène la folie, les fausses pistes abondent, mais toujours le droit triomphe. Un délice !
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    • Livres 5.00/5
    Par Heureuse, le 27 avril 2013

    Heureuse
    Saviez-vous qu'il y a un os dans le coeur d'un cerf? C'est déconcertant, n'est-ce pas? Déconcertant et très joli.
    C'est à l'image de ce roman : déconcertant et plein de poésie. On y parle de passé et d'avenir, de pays et de rancune, d'enfants et de vieillards.
    Ce qui est très fort avec cette auteure, c'est qu'il y a des incohérences, des choses pas très vraisemblables, mais nécessaires au fil narrative. Une chercheuse comme elle doit s'en rendre compte. Mais l'auteure s'en fout. Parce que l'histoire est comme ça, parce qu'elle a envie de la faire exister ainsi. Parce que ce n'est qu'une histoire et que le plus important n'est pas que ce soit vraisemblable mais qu'on ait envie que ça le soit.
    Et s'il y a un personnage de roman que j'aimerais rencontrer un jour, c'est assurément Adamsberg . Et puis Danglard. Et Violette, Estalère et tous les autres.
    Lire un Fred Vargas c'est faire exister un monde qu'elle a inventé. Un monde chaleureux où on prend RDV avec le printemps, où chaque troquet a ses régles de bienséance, où on s'en fout d'avoir le dernier sac à main à la mode. Un monde qu'on a du mal à quitter en tournant la dernière page ...
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 septembre 2006
    Lecture jeune, n°119 - Le commissaire J.-B. Adamsberg, héros récurrent de Fred Vargas, a pour cette nouvelle affaire maille à partir avec des fantômes, des cerfs assassinés de manière peu procédurière et des Normands pas loquaces. Des victimes féminines viennent s’ajouter à cet ordre du jour déjà prometteur. Fred Vargas, comme à son habitude, nous promène dans les méandres d’une intrigue complexe. Le passé ressurgit pour mieux nous égarer et les éléments du puzzle s’imbriquent au fur et à mesure que nous perdons nos repères, ceci grâce à une écriture précise et riche. L’histoire est une donnée majeure des récits de Fred Vargas : elle apparaît comme le fil indispensable pour comprendre le monde. Car il s’agit de construire du sens autour de faits parfois anodins et de personnes qui ne sont pas ce qu’elles donnent à voir. Beauté des âmes et laideurs des corps, sentiments et ressentiments : tout est passé au crible de l’orpailleur qu’est l’auteur. Nous ressentons une grande proximité avec les personnages, dont nous apprécions l’humanité et la psychologie fouillée. En particulier, les femmes du récit, issues d’univers très différents, composent une palette saisissante et surprenante. ? Michelle Charbonnier

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Citations et extraits

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  • Par mgeffroy, le 15 janvier 2009

    La télévision du café retransmettait un match de football bruyant. Le commissaire regarda un moment les hommes qui couraient en tous sens sur le gazon, dont les mouvements étaient passionnément suivis par les clients qui mangeaient tête levée vers l'écran. Adamsberg n'avait jamais compris cette affaire de match. Si cela plaisait à des gars de lancer un ballon dans un but, ce qu'il pouvait très bien comprendre, à quoi bon installer tout exprès une autre bande de gars en face pour vous empêcher de lancer ce ballon dans le but ? Comme s'il n'existait pas, à l'état naturel, assez de gars sur terre qui vous empêchaient sans cesse de lancer vos ballons où cela vous chantait
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  • Par Heureuse, le 27 avril 2013

    Son esprit déstructuré lui évoquait une carte muette, un magma où rien ne parvenait à s'isoler, à s'identifier comme Idée. Tout paraissait toujours pouvoir se raccorder à tout, par des petits sentiers de travers où s'enchevêtraient des bruits, des mots, des odeurs, des éclats, souvenirs, images, échos, grains de poussière. Et c'est avec cela seulement qu'il devait, lui, Adamsberg, diriger les vingt-sept agents de sa Brigade et obtenir, selon le terme récurrent du divisionnaire des Résultats.
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  • Par accrobiblio, le 04 janvier 2011

    Chez nous, on a toujours monté les murs à vue et ils sont encore debout. Penchés, mais debout.

    Ca me gratte sur mon bras manquant, 69 ans plus tard. A un endroit bien précis, toujours le même, dit le vieux en désignant un point dans le vide. Ma mère savait pourquoi : c'est la piqûre de l'araignée. Quand mon bras est parti, je n'avais pas fini de la gratter. Alors elle me démange toujours.

    C'est tout simple, c'est que le sentiment n'a pas fini sa vie. Ca existe en dehors de nous, ces choses-là. Il faut attendre que ça se termine, il faut gratter le truc jusqu'au bout. Et si on meurt avant d'avoir fini de vivre, c'est pareil.
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  • Par Florence94, le 14 août 2012

    Oswald lança un nouveau coup d'œil à Adamsberg.
    - Robert dit que toi aussi, t'as vu l'Ombre.
    - Je ne l'ai pas vue, j'y ai pensé seulement. C'est comme un voile, une nuée sombre, surtout quand je suis à la Brigade. Un médecin dirait que je me fais des idées. Ou bien que je remâche un mauvais souvenir.
    Les docteurs ne veulent pas comprendre ça.
    - Ils n'ont peut-être pas tort. Cela peut être une idée noire. Qui ne serait pas encore sortie de ma tête, qui serait encore dedans.
    - Comme les bois de cerf avant qu'ils poussent.
    - Exactement, dit Adamsberg en souriant soudainement.
    Cette idée lui plaisait beaucoup, résolvant presque le mystère de son Ombre. Le poids d'une idée lourde, déjà formée dans son esprit, mais pas encore parvenue à l'extérieur. Un enfantement, en quelque sorte.
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  • Par Lulubelly, le 05 juillet 2010

    "...en homme averti, Danglard avait regardé le praticien réagir progressivement à la voix et aux manières d'Adamsberg, se faire happer par la persuasion qui s'écoulait de lui comme un souffle insidieux. Il avait vu le médecin céder, plier comme un arbre sous le vent, comme il en avait vu céder tant d'autres, homme d'airain, femmes d'acier,emmenés par cette séduction sans effet ni brillance sur laquelle on ne pouvait poser ni mot ni raison. Phénomène insolent qui laissait toujours Danglard satisfait en même temps que dépité, partagé entre son affection pour Adamsberg et sa compassion pour lui-même..."
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