Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 2878582330
Éditeur : Viviane Hamy (2006)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.97/5 (sur 1489 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Envisager de raconter un roman de Fred Vargas frise le ridicule, aussi se contentera-t-on de dire qu’ici, comme dans Sous les vents de Neptune, Adamsberg est confronté à des résurgences de son passé qui le déstabilisent fortement. L’enquête qu’il mène sur la mort de deu... > Voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (61)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par ibon, le 21 avril 2015

    ibon
    Vous prendrez bien quelques vers de Racine pour faire passer une affaire sordide de profanation de tombes? Et même un dernier ver après la découverte des deux profanateurs retrouvés égorgés.
    "Mais je le vois, tu trembles et ton âme vacille.
    Toi le vainqueur de Troie qui conquis en un jour
    Et les murs de la ville et du peuple l'amour
    Se peut-il que ton coeur faiblisse pour une fille?"
    Rien n'étonne le commissaire Adamsberg même si le nouveau l'agace un peu, le lieutenant Veyrenc. Ce dernier émet de mauvaises ondes à toujours conclure ses interventions par quelques alexandrins lourds de sens. D'ailleurs, la douce Camille, encore séparée de notre héros, pourrait bien tomber dans ses filets. Danger! Et ainsi échapper une fois de plus à notre Jean-Baptiste.
    Une fois ses directives planantes laissés à son équipe, cela laisse du temps à Adamsberg pour s'occuper de son petit Thomas. Même si, tranquille dans sa maison en Normandie, une ombre grise rôde dans les parages.
    Une fois les personnages en présence bien identifiés, il ne reste plus qu'à dérouler le fil de l'intrigue. J'ai particulièrement apprécié les tiques de langage toujours repris à propos qui finissent par constituer des comiques de répétition très réussis.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 31         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par SebastienFritsch, le 14 août 2013

    SebastienFritsch
    Un très bon Vargas !
    L'intrigue est excellemment construite, entremêlant plusieurs histoires, emportant le lecteur de page en page, sans oublier de lui faire miroiter quelques jolies fausses pistes et de lui laisser croire, un moment, que l'auteur a joué la facilité en débutant son histoire par un simple coup de hasard. Mais de hasard, il n'y a pas : tout s'emboîte parfaitement, y compris les éléments les plus loufoques (que Fred Vargas affectionne tout particulièrement).
    Les personnages, anciens ou nouveaux, prennent chair avec beaucoup de précision et une psychologie très fine (et pourtant, ils sont nombreux !) et l'ont a plaisir à retrouver ceux que l'on a déjà côtoyés, tant l'auteur sait les rendre attachants, avec leurs faiblesses et leurs qualités.
    Le langage, quant à lui, est toujours très travaillé, tout en coulant avec aisance (et toujours beaucoup d'humour et d'humanité). Là aussi, pas de hasard : les mots sont choisis, précis, parfois techniques, mais sans lourdeur. On sent le plaisir que l'auteur a lorsqu'elle écrit (plaisir qu'elle sait transmettre car elle ne se regarde jamais écrire : elle écrit pour servir son histoire... et nous réjouir !). C'est notamment le cas lorsqu'elle joue parfois sur les différents sens des mots pour rendre compte des états d'âme et des questionnements des personnages, utilisant parfois des parallèles très bien trouvés entre les hommes et les animaux.
    Enfin, il faut, une fois encore, souligner la capacité de l'auteur à aller chercher des histoires ancestrales des plus étranges et à les mettre en phase avec la réalité actuelle d'une enquête policière, grâce à une foule de détails aussi réalistes que farfelus.
    On adhère ou pas à tous ces ingrédients, si caractéristiques de l'oeuvre de Vargas.
    Pour ma part, j'adhère !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 20         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par aaahhh, le 07 avril 2013

    aaahhh
    Pas mon Vargas préféré mais quand-même, comme toujours, un très très agréable moment de lecture! Un Adamsberg évaporé et cotonneux mais si humain qu'on en chavire, des relations entre les personnages étudiées en profondeur qui nous donnent envie de les avoir tous pour amis, voilà les ingrédients clefs qui font des romans de la grande Fred de vrais délices!
    A cela j'ajouterais en temps normal aussi son don pour l'intrigue et le suspense, mais ce n'est pas ce que j'ai trouvé de plus brillant dans cet opus et à vrai dire j'ai trouvé assez facile la clef de l'énigme et j'avais compris qui était le tueur assez tôt dans l'histoire, dommage.. Mais enfin l'enquête au fond des bois a tant d'atout dans ses manches que le plaisir fut quand-même de la partie! Je le recommande - évidemment!
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 23         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par dancingbrave, le 13 mai 2014

    dancingbrave
    Ce roman est un policier certes intéressant, mais un policier comme tant d'autres...
    Oui mais voilà....
    Ce qui fait les policiers de Fred Vargas si différents, si attachants, c'est ce style particulier mêlant, dans les dialogues des personnages, langage courant et sophistication littéraire croustillante telle qu'elle donne une épaisseur, une consistance à ses héros ; je ne parle pas ici du lieutenant Veyrenc s'exprimant en Alexandrins mais bien des autres capables de sortir :
    « Il lui manque une case ; la question étant de savoir si elle est née sans ou bien si elle l'a perdue en route. »
    Ou bien encore :
    « Pas un acheteur depuis six ans ! Ça ne vous a pas chiffonné cela ?
    C'est-à-dire, monsieur Velasquo, que je suis difficile à chiffonner. »
    Il en ressort des personnages typés, au caractère trempé plus ou moins sympathiques mais qui ne laissent jamais indifférents. Un commissaire Adamsberg à l'esprit singulier à l'intellect creux, comme il le dit lui-même, ne fonctionnant bien que lorsqu'il déambule (idée qui me touche profondément) et dont le corps entier va résoudre l'énigme !

    Les descriptions de Fred Vargas, quant à elles, sont pleines d'inventions verbales, de comparaisons incongrues qui donnent du pétillant à ses romans. Prise au hasard, en voici une :
    La voix du commissaire qui passait comme un vent, lente, tiède et mouvante, emportait son adhésion involontaire comme s'il était une feuille roulant au sol ou l'un de ces foutus galets dans cette foutue rivière qui se laissaient faire. [ ] à la fin c'est l'eau qui gagne.
    Mais ce qui m'épate chaque fois que je lis un Fred Vargas, c'est son excellente intégration de la psychologie masculine dont j'ai du mal à trouver un équivalent si pertinent chez d'autre auteur femme que j'ai pu lire.
    Enfin bref, vous l'avez compris ; chaque nouveau roman me rend plus addict à cette auteure. Si vous ne connaissez pas Fred Vargas, goûtez-y, mais peut-être pas forcément avec « dans les bois éternels » qui n'ai pas, à mon goût, son meilleur cru.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 15         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par Folfaerie, le 27 juin 2013

    Folfaerie
    C'est la première fois qu'Adamsberg m'a angoissée. Comme quoi, tout arrive.
    Je ne parle pas seulement de l'enquête, pourtant bien tordue : on y tue des cerfs, des petits vieux et des vierges (ne cherchez pas le point commun, vous ne trouverez pas).
    Mais il y a pire. Pire que le fantôme qui habite au-dessus de l'appartement du commissaire.
    La brigade compte un nouveau venu, Veyrenc. Un Béarnais lui aussi, un presque voisin d'Adamsberg. Et à cause de lui, de ses souffrances, on replonge dans le passé de notre héros, 34 ans en arrière, pour y apprendre une chose affreuse. Plus que ça, tragique. Mais gardons notre confiance en lui, peut-être qu'on se trompe.
    A peine se remet-on de cette terrible découverte que vlan, un membre éminent de l'équipe se fait kidnapper. Apparemment, le suspect ne tue pas que des cerfs, des petits vieux et des vierges.
    Que des sueurs froides avec ce roman, qui succède immédiatement à « Sous les vents de Neptune ». Pas de Clémentine pour égayer ce récit mais un groupe de Normands (attention, des vrais Normands, ceux de la Haute) dont les échanges et répliques savoureux permettent d'alléger la tension (je persiste à clamer que Vargas est la reine du dialogue).
    Bon, on me dira que le raisonnement du tueur est quelque peu alambiqué, et que les intuitions d'Adamsberg ont quelque chose de surnaturel. Mais vous en connaissez beaucoup, vous, des commissariats où un commandant qui planque ses bouteilles est capable de vous réciter l'encyclopédie, où un chat impotent, mascotte de la brigade, peut parcourir 8 km par amour, où l'un des flics se calme à coups d'alexandrins ? Bien sûr que non.
    A l'image de tous ces singuliers personnages, il faut donc accepter des tueurs non moins singuliers. de musarder à la suite de ce pelleteux de nuages, de se perdre dans ces bois aux charmes mystérieux.
    L'enthousiasme de Vargas est contagieux...


    Lien : http://lectures-au-coin-du-feu.over-blog.com/dans-les-bois-%C3%A9ter..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 19         Page de la critique


Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 septembre 2006
    Lecture jeune, n°119 - Le commissaire J.-B. Adamsberg, héros récurrent de Fred Vargas, a pour cette nouvelle affaire maille à partir avec des fantômes, des cerfs assassinés de manière peu procédurière et des Normands pas loquaces. Des victimes féminines viennent s’ajouter à cet ordre du jour déjà prometteur. Fred Vargas, comme à son habitude, nous promène dans les méandres d’une intrigue complexe. Le passé ressurgit pour mieux nous égarer et les éléments du puzzle s’imbriquent au fur et à mesure que nous perdons nos repères, ceci grâce à une écriture précise et riche. L’histoire est une donnée majeure des récits de Fred Vargas : elle apparaît comme le fil indispensable pour comprendre le monde. Car il s’agit de construire du sens autour de faits parfois anodins et de personnes qui ne sont pas ce qu’elles donnent à voir. Beauté des âmes et laideurs des corps, sentiments et ressentiments : tout est passé au crible de l’orpailleur qu’est l’auteur. Nous ressentons une grande proximité avec les personnages, dont nous apprécions l’humanité et la psychologie fouillée. En particulier, les femmes du récit, issues d’univers très différents, composent une palette saisissante et surprenante. ? Michelle Charbonnier

> voir toutes (82)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par mgeffroy, le 15 janvier 2009

    La télévision du café retransmettait un match de football bruyant. Le commissaire regarda un moment les hommes qui couraient en tous sens sur le gazon, dont les mouvements étaient passionnément suivis par les clients qui mangeaient tête levée vers l'écran. Adamsberg n'avait jamais compris cette affaire de match. Si cela plaisait à des gars de lancer un ballon dans un but, ce qu'il pouvait très bien comprendre, à quoi bon installer tout exprès une autre bande de gars en face pour vous empêcher de lancer ce ballon dans le but ? Comme s'il n'existait pas, à l'état naturel, assez de gars sur terre qui vous empêchaient sans cesse de lancer vos ballons où cela vous chantait
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 13         Page de la citation

  • Par CaroMleslivres, le 25 janvier 2015

    Robert eut un regard vers le patron, puis revint vers le commissaire.
    - C'est un horsin, expliqua-t-il à voix basse.
    - C'est-à-dire ?
    - Il est pas d'ici. Il vient de Caen.
    - Caen, ce n'est pas la Normandie ?
    Il y eut des regards, des moues. Fallait-il ou non informer le montagnard d'un sujet aussi intime ? Aussi douloureux ?
    - Caen, c'est la Basse-Normandie, expliqua Angelbert. Ici, t'es dans la Haute.
    - Et c'est important ?
    - Disons que ça ne se compare pas. La vraie Normandie, c'est la Haute, c'est ici. [...]
    - Attention, compléta Robert, là-bas, dans le Calvados, ils vont te prétendre le contraire. Mais faudra pas les croire.
    - Bien, promit Adamsberg.
    - Et chez eux, les pauvres, il pleut tout le temps.
    Adamsberg regarda les vitres, sur lesquelles la pluie tombait sans discontinuer.
    - Il y a pluie et pluie, expliqua Oswald. Ici, il pleut pas, ça mouille. [...]
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la citation

  • Par tamara29, le 23 août 2014

    - ...Danglard, vous savez mieux que moi que j'ai laissé partir Camille dix fois, pensant toujours que le train passerait une onzième fois, au jour où cela m'arrangerait. Et c'est précisément à ce moment qu'il ne passe plus.
    - On ne sait jamais, avec les aiguillages.

    Commenter     J’apprécie          0 17         Page de la citation

  • Par Heureuse, le 27 avril 2013

    Son esprit déstructuré lui évoquait une carte muette, un magma où rien ne parvenait à s'isoler, à s'identifier comme Idée. Tout paraissait toujours pouvoir se raccorder à tout, par des petits sentiers de travers où s'enchevêtraient des bruits, des mots, des odeurs, des éclats, souvenirs, images, échos, grains de poussière. Et c'est avec cela seulement qu'il devait, lui, Adamsberg, diriger les vingt-sept agents de sa Brigade et obtenir, selon le terme récurrent du divisionnaire des Résultats.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la citation

  • Par tamara29, le 07 septembre 2014

    Adamsberg n’avait jamais compris cette affaire de match [de foot]. Si cela plaisait à des gars de lancer un ballon dans un but, ce qu’il pouvait très bien comprendre, à quoi bon installer tout exprès une autre bande de gars en face pour vous empêcher de lancer ce ballon dans le but ? Comme s’il n’existait pas, à l’état naturel, assez de gars sur terre qui vous empêchaient sans cesse de lancer vos ballons où cela vous chantait.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la citation

> voir toutes (26)

Videos de Fred Vargas

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Fred Vargas

Hello tout le monde !! Voici un TOP 4 de mes lectures du moment, avec en numéro 1 un livre que j'aimerais voir dans toutes vos bibliothèques...
Livres mentionnés (pas dans l'ordre du TOP 4, pour plus de suspense !) : - L'Arabe du futur, Fauve d'or d'Angoulême prix du meilleur album 2015 Tome 1, Riad Sattouf - Temps glaciaires, Fred Vargas - 22/11/63, Stephen King - L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage, Haruki Murakami
Suivez-moi aussi sur Twitter : @BrodyBook Vous pouvez aussi m'envoyer un mail : brodyetbrody@gmail.com Ainsi que sur Instagram : BrodyBooks
Nouvelle page Facebook : https://www.facebook.com/pages/BrodyBooks/1487529961502455








Sur Amazon
à partir de :
8,00 € (neuf)
1,00 € (occasion)

   

Faire découvrir Dans les bois éternels par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (4110)

> voir plus

Quiz