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ISBN : 2878582330
Éditeur : Viviane Hamy (2006)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.97/5 (sur 1124 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Envisager de raconter un roman de Fred Vargas frise le ridicule, aussi se contentera-t-on de dire qu’ici, comme dans Sous les vents de Neptune, Adamsberg est confronté à des résurgences de son passé qui le déstabilisent fortement. L’enquête qu’il mène sur la mort de deu... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par SebastienFritsch, le 14 août 2013

    SebastienFritsch
    Un très bon Vargas !
    L'intrigue est excellemment construite, entremêlant plusieurs histoires, emportant le lecteur de page en page, sans oublier de lui faire miroiter quelques jolies fausses pistes et de lui laisser croire, un moment, que l'auteur a joué la facilité en débutant son histoire par un simple coup de hasard. Mais de hasard, il n'y a pas : tout s'emboîte parfaitement, y compris les éléments les plus loufoques (que Fred Vargas affectionne tout particulièrement).
    Les personnages, anciens ou nouveaux, prennent chair avec beaucoup de précision et une psychologie très fine (et pourtant, ils sont nombreux !) et l'ont a plaisir à retrouver ceux que l'on a déjà côtoyés, tant l'auteur sait les rendre attachants, avec leurs faiblesses et leurs qualités.
    Le langage, quant à lui, est toujours très travaillé, tout en coulant avec aisance (et toujours beaucoup d'humour et d'humanité). Là aussi, pas de hasard : les mots sont choisis, précis, parfois techniques, mais sans lourdeur. On sent le plaisir que l'auteur a lorsqu'elle écrit (plaisir qu'elle sait transmettre car elle ne se regarde jamais écrire : elle écrit pour servir son histoire... et nous réjouir !). C'est notamment le cas lorsqu'elle joue parfois sur les différents sens des mots pour rendre compte des états d'âme et des questionnements des personnages, utilisant parfois des parallèles très bien trouvés entre les hommes et les animaux.
    Enfin, il faut, une fois encore, souligner la capacité de l'auteur à aller chercher des histoires ancestrales des plus étranges et à les mettre en phase avec la réalité actuelle d'une enquête policière, grâce à une foule de détails aussi réalistes que farfelus.
    On adhère ou pas à tous ces ingrédients, si caractéristiques de l'oeuvre de Vargas.
    Pour ma part, j'adhère !
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    • Livres 4.00/5
    Par aaahhh, le 07 avril 2013

    aaahhh
    Pas mon Vargas préféré mais quand-même, comme toujours, un très très agréable moment de lecture! Un Adamsberg évaporé et cotonneux mais si humain qu'on en chavire, des relations entre les personnages étudiées en profondeur qui nous donnent envie de les avoir tous pour amis, voilà les ingrédients clefs qui font des romans de la grande Fred de vrais délices!
    A cela j'ajouterais en temps normal aussi son don pour l'intrigue et le suspense, mais ce n'est pas ce que j'ai trouvé de plus brillant dans cet opus et à vrai dire j'ai trouvé assez facile la clef de l'énigme et j'avais compris qui était le tueur assez tôt dans l'histoire, dommage.. Mais enfin l'enquête au fond des bois a tant d'atout dans ses manches que le plaisir fut quand-même de la partie! Je le recommande - évidemment!
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    • Livres 4.00/5
    Par dancingbrave, le 13 mai 2014

    dancingbrave
    Ce roman est un policier certes intéressant, mais un policier comme tant d’autres...
    Oui mais voilà....
    Ce qui fait les policiers de Fred Vargas si différents, si attachants, c’est ce style particulier mêlant, dans les dialogues des personnages, langage courant et sophistication littéraire croustillante telle qu’elle donne une épaisseur, une consistance à ses héros ; je ne parle pas ici du lieutenant Veyrenc s’exprimant en Alexandrins mais bien des autres capables de sortir :
    « Il lui manque une case ; la question étant de savoir si elle est née sans ou bien si elle l’a perdue en route. »
    Ou bien encore :
    « Pas un acheteur depuis six ans ! Ça ne vous a pas chiffonné cela ?
    C'est-à-dire, monsieur Velasquo, que je suis difficile à chiffonner. »
    Il en ressort des personnages typés, au caractère trempé plus ou moins sympathiques mais qui ne laissent jamais indifférents. Un commissaire Adamsberg à l’esprit singulier à l’intellect creux, comme il le dit lui-même, ne fonctionnant bien que lorsqu’il déambule (idée qui me touche profondément) et dont le corps entier va résoudre l’énigme !

    Les descriptions de Fred Vargas, quant à elles, sont pleines d’inventions verbales, de comparaisons incongrues qui donnent du pétillant à ses romans. Prise au hasard, en voici une :
    La voix du commissaire qui passait comme un vent, lente, tiède et mouvante, emportait son adhésion involontaire comme s’il était une feuille roulant au sol ou l’un de ces foutus galets dans cette foutue rivière qui se laissaient faire. [ ] à la fin c’est l’eau qui gagne.
    Mais ce qui m’épate chaque fois que je lis un Fred Vargas, c’est son excellente intégration de la psychologie masculine dont j’ai du mal à trouver un équivalent si pertinent chez d’autre auteur femme que j’ai pu lire.
    Enfin bref, vous l’avez compris ; chaque nouveau roman me rend plus addict à cette auteure. Si vous ne connaissez pas Fred Vargas, goûtez-y, mais peut-être pas forcément avec « dans les bois éternels » qui n’ai pas, à mon goût, son meilleur cru.
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    • Livres 4.00/5
    Par DawnG, le 09 mars 2014

    DawnG
    Je n'aime pas prendre une "série" en cours, c'est donc assez exceptionnel pour moi. Ici c'est le Fred Vargas préféré de Ludivine, une copine du Club de Lecture L'île aux Livres, alors, je me suis lancée ! Il fallait bien que je découvre ^^ Alors, même s'il y a bien des allusions aux livres précédents (il y a même des notes en bas de page pour dire de quel livre il s'agit), il ne s'agit de quelques bribes, de petites choses, sans rentrer dans le détail. du coup, même si je n'aime pas "prendre le train en marche", ça ne m'a pas trop dérangée, ça m'a même donné envie de lire sous les vents de Neptune (histoire se passant juste avant Dans les bois éternels) !
    Les chapitres sont très courts et l'auteure creuse vraiment beaucoup ses personnages et notamment Adamsberg. Ce qui est quand même, vachement bien quand il s'agit d'un héros récurrent, c'est ce qu'attendent les lecteurs, et je pense qu'ils ne doivent pas être déçus. J'ai découvert la Brigade, un personnage à part entière. C'est comme une famille où tous les membres sont différents mais complémentaires, qui s'acceptent et s'engueulent, qu'on ne peut pas séparer. J'ai passé mon temps à me demander comment elle tenait debout cette Brigade, surtout avec un commissaire comme Adamsberg mais au final, il ne pourrait en être autrement. Cette façon s'être constamment en équilibre, prête à s'effondrer, c'est ce qui fait tout son charme.
    Le commissaire est spécial, il a des moments de déconnexion, un côté mélancolique très prononcé, un côté perdu. Il est terriblement attachant ! Ses bizarreries le rendent encore plus attachant d'ailleurs. On le perçoit à travers les membres de son équipe comme le pilier fragile. Il est assurément loin d'être parfait mais il a les qualités de ses défauts. Dans l'équipe, il est essentiel même si on se rend vite compte que chaque membre est important et à son rôle à jouer même mineur. Dans la Brigade, chaque membre a sa lubie, son caractère, sa façon d'être, … plein de spécificités qu'il est si plaisant de découvrir.
    L'intrigue est diablement bien construite. Sous une impression de grosses ficelles et de facilité, le lecteur est en fait embarqué dans un imbroglio et ressort finalement assez voire complètement surpris du dénouement. Rebondissements, fausses pistes … Fred Vargas a réussi à me séduire, je n'en menais souvent pas plus large qu'Adamsberg. J'aime beaucoup les différents morceaux de l'intrigue, qui s'emboitent au fur et à mesure, avec en fond de tout ça, le quotidien du commissaire et ses relations difficiles avec les autres. Je n'en dirai pas plus sur l'histoire, parce qu'il est préférable de garder de la surprise, sans aucun doute ^^
    J'ai beaucoup apprécié, la façon dont le récit est construit, jusqu'aux métaphores utilisées par le commissaire (les bouquetins tout ça). On recueille des indices, on cherche vraiment, on s'inquiète pour les personnages, on essaie de trouver le lien, on réussit ou on échoue, peu importe. La trame est vraiment réussie, c'est détaillé, imagé, avec un rythme propre à l'auteure et c'est, je pense, ce qui fait le charme de ce livre et de cette série très certainement. le gros plus de Dans les bois éternels, et de la série entière sans doute, c'est le commissaire et son monde. C'est le microcosme crée par l'auteure : la Brigade, son fonctionnement, ses membres, son chef. La psychologie des personnages est bien développée. Comme le commissaire, les membres de la Brigade sont attachants, presque tous aussi barrés et bizarres qu'Adamsberg, sans oublier le chat le plus spécial du monde :p. Et comme la brigade compte presqu'une trentaine de membres, nul doute qu'il y ait matière à se renouveler de livre en livre ! Il a ceux qu'on adore, ceux qui intriguent, ceux qu'on déteste, ceux qui ne sont pas ce qu'ils laissent transparaitre…, vraiment il y a de quoi faire ^^
    Je retiendrai entre autres que Fred Vargas réussit à me faire aimer des bizarreries et des attitudes qui dans la réalité m'agaceraient très certainement ^^ Elle a une façon bien à elle se surprendre son lecteur, une manière de retranscrire "l'imaginaire du quotidien" grâce à un héros différent avec les pieds sur Terre mais la tête dans les nuages.
    J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman, un vrai polar et j'ai envie de lire d'autres titres de l'auteure avec le commissaire Adamsberg, et si pour une fois, je ne cherchais pas à "lire dans l'ordre" ? Je pense que c'est faisable, parce que l'auteure ne spoile rien ou si peu des autres intrigues et donc, je risque de lire sous les vents de Neptune prochainement.

    Lien : http://lesdecouvertesdedawn.wordpress.com/2014/03/07/dans-les-bois-e..
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    • Livres 4.00/5
    Par Folfaerie, le 27 juin 2013

    Folfaerie
    C'est la première fois qu'Adamsberg m'a angoissée. Comme quoi, tout arrive.
    Je ne parle pas seulement de l'enquête, pourtant bien tordue : on y tue des cerfs, des petits vieux et des vierges (ne cherchez pas le point commun, vous ne trouverez pas).
    Mais il y a pire. Pire que le fantôme qui habite au-dessus de l'appartement du commissaire.
    La brigade compte un nouveau venu, Veyrenc. Un Béarnais lui aussi, un presque voisin d'Adamsberg. Et à cause de lui, de ses souffrances, on replonge dans le passé de notre héros, 34 ans en arrière, pour y apprendre une chose affreuse. Plus que ça, tragique. Mais gardons notre confiance en lui, peut-être qu'on se trompe.
    A peine se remet-on de cette terrible découverte que vlan, un membre éminent de l'équipe se fait kidnapper. Apparemment, le suspect ne tue pas que des cerfs, des petits vieux et des vierges.
    Que des sueurs froides avec ce roman, qui succède immédiatement à « sous les vents de Neptune ». Pas de Clémentine pour égayer ce récit mais un groupe de Normands (attention, des vrais Normands, ceux de la Haute) dont les échanges et répliques savoureux permettent d'alléger la tension (je persiste à clamer que Vargas est la reine du dialogue).
    Bon, on me dira que le raisonnement du tueur est quelque peu alambiqué, et que les intuitions d'Adamsberg ont quelque chose de surnaturel. Mais vous en connaissez beaucoup, vous, des commissariats où un commandant qui planque ses bouteilles est capable de vous réciter l'encyclopédie, où un chat impotent, mascotte de la brigade, peut parcourir 8 km par amour, où l'un des flics se calme à coups d'alexandrins ? Bien sûr que non.
    A l'image de tous ces singuliers personnages, il faut donc accepter des tueurs non moins singuliers. de musarder à la suite de ce pelleteux de nuages, de se perdre dans ces bois aux charmes mystérieux.
    L'enthousiasme de Vargas est contagieux...


    Lien : http://lectures-au-coin-du-feu.over-blog.com/dans-les-bois-%C3%A9ter..
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 septembre 2006
    Lecture jeune, n°119 - Le commissaire J.-B. Adamsberg, héros récurrent de Fred Vargas, a pour cette nouvelle affaire maille à partir avec des fantômes, des cerfs assassinés de manière peu procédurière et des Normands pas loquaces. Des victimes féminines viennent s’ajouter à cet ordre du jour déjà prometteur. Fred Vargas, comme à son habitude, nous promène dans les méandres d’une intrigue complexe. Le passé ressurgit pour mieux nous égarer et les éléments du puzzle s’imbriquent au fur et à mesure que nous perdons nos repères, ceci grâce à une écriture précise et riche. L’histoire est une donnée majeure des récits de Fred Vargas : elle apparaît comme le fil indispensable pour comprendre le monde. Car il s’agit de construire du sens autour de faits parfois anodins et de personnes qui ne sont pas ce qu’elles donnent à voir. Beauté des âmes et laideurs des corps, sentiments et ressentiments : tout est passé au crible de l’orpailleur qu’est l’auteur. Nous ressentons une grande proximité avec les personnages, dont nous apprécions l’humanité et la psychologie fouillée. En particulier, les femmes du récit, issues d’univers très différents, composent une palette saisissante et surprenante. ? Michelle Charbonnier

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Citations et extraits

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  • Par tamara29, le 23 août 2014

    - ...Danglard, vous savez mieux que moi que j'ai laissé partir Camille dix fois, pensant toujours que le train passerait une onzième fois, au jour où cela m'arrangerait. Et c'est précisément à ce moment qu'il ne passe plus.
    - On ne sait jamais, avec les aiguillages.

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  • Par mgeffroy, le 15 janvier 2009

    La télévision du café retransmettait un match de football bruyant. Le commissaire regarda un moment les hommes qui couraient en tous sens sur le gazon, dont les mouvements étaient passionnément suivis par les clients qui mangeaient tête levée vers l'écran. Adamsberg n'avait jamais compris cette affaire de match. Si cela plaisait à des gars de lancer un ballon dans un but, ce qu'il pouvait très bien comprendre, à quoi bon installer tout exprès une autre bande de gars en face pour vous empêcher de lancer ce ballon dans le but ? Comme s'il n'existait pas, à l'état naturel, assez de gars sur terre qui vous empêchaient sans cesse de lancer vos ballons où cela vous chantait
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  • Par Heureuse, le 27 avril 2013

    Son esprit déstructuré lui évoquait une carte muette, un magma où rien ne parvenait à s'isoler, à s'identifier comme Idée. Tout paraissait toujours pouvoir se raccorder à tout, par des petits sentiers de travers où s'enchevêtraient des bruits, des mots, des odeurs, des éclats, souvenirs, images, échos, grains de poussière. Et c'est avec cela seulement qu'il devait, lui, Adamsberg, diriger les vingt-sept agents de sa Brigade et obtenir, selon le terme récurrent du divisionnaire des Résultats.
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  • Par accrobiblio, le 04 janvier 2011

    Chez nous, on a toujours monté les murs à vue et ils sont encore debout. Penchés, mais debout.

    Ca me gratte sur mon bras manquant, 69 ans plus tard. A un endroit bien précis, toujours le même, dit le vieux en désignant un point dans le vide. Ma mère savait pourquoi : c'est la piqûre de l'araignée. Quand mon bras est parti, je n'avais pas fini de la gratter. Alors elle me démange toujours.

    C'est tout simple, c'est que le sentiment n'a pas fini sa vie. Ca existe en dehors de nous, ces choses-là. Il faut attendre que ça se termine, il faut gratter le truc jusqu'au bout. Et si on meurt avant d'avoir fini de vivre, c'est pareil.
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  • Par fred68piano, le 23 octobre 2013

    - Vous cherchez de la drogue? Des choses comme cela?
    - Des cadavres. Je suis dans la Criminelle.
    - Bien, dit le vieux après un léger choc. Moi j'étais dans le parquet.
    Il adressa un clin d'oeil à Adamsberg.
    - Pas le Parquet des juges, hein, le parquet en bois. Je vendais des parquets.
    Un amuseur, dans son temps, songea Adamsberg en adressant un sourire de compréhension à son nouveau voisin, qui semblait apte à se distraire d'un rien sans le secours des autres. Un joueur, un rieur, mais des yeux noirs qui vous détaillaient à cru.
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