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ISBN : 2878582330
Éditeur : Viviane Hamy (2006)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.96/5 (sur 1392 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Envisager de raconter un roman de Fred Vargas frise le ridicule, aussi se contentera-t-on de dire qu’ici, comme dans Sous les vents de Neptune, Adamsberg est confronté à des résurgences de son passé qui le déstabilisent fortement. L’enquête qu’il mène sur la mort de deu... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par ibon, le 21 avril 2015

    ibon
    Vous prendrez bien quelques vers de Racine pour faire passer une affaire sordide de profanation de tombes? Et même un dernier ver après la découverte des deux profanateurs retrouvés égorgés.
    "Mais je le vois, tu trembles et ton âme vacille.
    Toi le vainqueur de Troie qui conquis en un jour
    Et les murs de la ville et du peuple l'amour
    Se peut-il que ton coeur faiblisse pour une fille?"
    Rien n'étonne le commissaire Adamsberg même si le nouveau l'agace un peu, le lieutenant Veyrenc. Ce dernier émet de mauvaises ondes à toujours conclure ses interventions par quelques alexandrins lourds de sens. D'ailleurs, la douce Camille, encore séparée de notre héros, pourrait bien tomber dans ses filets. Danger! Et ainsi échapper une fois de plus à notre Jean-Baptiste.
    Une fois ses directives planantes laissés à son équipe, cela laisse du temps à Adamsberg pour s'occuper de son petit Thomas. Même si, tranquille dans sa maison en Normandie, une ombre grise rôde dans les parages.
    Une fois les personnages en présence bien identifiés, il ne reste plus qu'à dérouler le fil de l'intrigue. J'ai particulièrement apprécié les tiques de langage toujours repris à propos qui finissent par constituer des comiques de répétition très réussis.
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    • Livres 4.00/5
    Par SebastienFritsch, le 14 août 2013

    SebastienFritsch
    Un très bon Vargas !
    L'intrigue est excellemment construite, entremêlant plusieurs histoires, emportant le lecteur de page en page, sans oublier de lui faire miroiter quelques jolies fausses pistes et de lui laisser croire, un moment, que l'auteur a joué la facilité en débutant son histoire par un simple coup de hasard. Mais de hasard, il n'y a pas : tout s'emboîte parfaitement, y compris les éléments les plus loufoques (que Fred Vargas affectionne tout particulièrement).
    Les personnages, anciens ou nouveaux, prennent chair avec beaucoup de précision et une psychologie très fine (et pourtant, ils sont nombreux !) et l'ont a plaisir à retrouver ceux que l'on a déjà côtoyés, tant l'auteur sait les rendre attachants, avec leurs faiblesses et leurs qualités.
    Le langage, quant à lui, est toujours très travaillé, tout en coulant avec aisance (et toujours beaucoup d'humour et d'humanité). Là aussi, pas de hasard : les mots sont choisis, précis, parfois techniques, mais sans lourdeur. On sent le plaisir que l'auteur a lorsqu'elle écrit (plaisir qu'elle sait transmettre car elle ne se regarde jamais écrire : elle écrit pour servir son histoire... et nous réjouir !). C'est notamment le cas lorsqu'elle joue parfois sur les différents sens des mots pour rendre compte des états d'âme et des questionnements des personnages, utilisant parfois des parallèles très bien trouvés entre les hommes et les animaux.
    Enfin, il faut, une fois encore, souligner la capacité de l'auteur à aller chercher des histoires ancestrales des plus étranges et à les mettre en phase avec la réalité actuelle d'une enquête policière, grâce à une foule de détails aussi réalistes que farfelus.
    On adhère ou pas à tous ces ingrédients, si caractéristiques de l'oeuvre de Vargas.
    Pour ma part, j'adhère !
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    • Livres 4.00/5
    Par aaahhh, le 07 avril 2013

    aaahhh
    Pas mon Vargas préféré mais quand-même, comme toujours, un très très agréable moment de lecture! Un Adamsberg évaporé et cotonneux mais si humain qu'on en chavire, des relations entre les personnages étudiées en profondeur qui nous donnent envie de les avoir tous pour amis, voilà les ingrédients clefs qui font des romans de la grande Fred de vrais délices!
    A cela j'ajouterais en temps normal aussi son don pour l'intrigue et le suspense, mais ce n'est pas ce que j'ai trouvé de plus brillant dans cet opus et à vrai dire j'ai trouvé assez facile la clef de l'énigme et j'avais compris qui était le tueur assez tôt dans l'histoire, dommage.. Mais enfin l'enquête au fond des bois a tant d'atout dans ses manches que le plaisir fut quand-même de la partie! Je le recommande - évidemment!
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    • Livres 4.00/5
    Par dancingbrave, le 13 mai 2014

    dancingbrave
    Ce roman est un policier certes intéressant, mais un policier comme tant d’autres...
    Oui mais voilà....
    Ce qui fait les policiers de Fred Vargas si différents, si attachants, c’est ce style particulier mêlant, dans les dialogues des personnages, langage courant et sophistication littéraire croustillante telle qu’elle donne une épaisseur, une consistance à ses héros ; je ne parle pas ici du lieutenant Veyrenc s’exprimant en Alexandrins mais bien des autres capables de sortir :
    « Il lui manque une case ; la question étant de savoir si elle est née sans ou bien si elle l’a perdue en route. »
    Ou bien encore :
    « Pas un acheteur depuis six ans ! Ça ne vous a pas chiffonné cela ?
    C'est-à-dire, monsieur Velasquo, que je suis difficile à chiffonner. »
    Il en ressort des personnages typés, au caractère trempé plus ou moins sympathiques mais qui ne laissent jamais indifférents. Un commissaire Adamsberg à l’esprit singulier à l’intellect creux, comme il le dit lui-même, ne fonctionnant bien que lorsqu’il déambule (idée qui me touche profondément) et dont le corps entier va résoudre l’énigme !

    Les descriptions de Fred Vargas, quant à elles, sont pleines d’inventions verbales, de comparaisons incongrues qui donnent du pétillant à ses romans. Prise au hasard, en voici une :
    La voix du commissaire qui passait comme un vent, lente, tiède et mouvante, emportait son adhésion involontaire comme s’il était une feuille roulant au sol ou l’un de ces foutus galets dans cette foutue rivière qui se laissaient faire. [ ] à la fin c’est l’eau qui gagne.
    Mais ce qui m’épate chaque fois que je lis un Fred Vargas, c’est son excellente intégration de la psychologie masculine dont j’ai du mal à trouver un équivalent si pertinent chez d’autre auteur femme que j’ai pu lire.
    Enfin bref, vous l’avez compris ; chaque nouveau roman me rend plus addict à cette auteure. Si vous ne connaissez pas Fred Vargas, goûtez-y, mais peut-être pas forcément avec « dans les bois éternels » qui n’ai pas, à mon goût, son meilleur cru.
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    • Livres 4.00/5
    Par DawnG, le 09 mars 2014

    DawnG
    Je n'aime pas prendre une "série" en cours, c'est donc assez exceptionnel pour moi. Ici c'est le Fred Vargas préféré de Ludivine, une copine du Club de Lecture L'île aux Livres, alors, je me suis lancée ! Il fallait bien que je découvre ^^ Alors, même s'il y a bien des allusions aux livres précédents (il y a même des notes en bas de page pour dire de quel livre il s'agit), il ne s'agit de quelques bribes, de petites choses, sans rentrer dans le détail. du coup, même si je n'aime pas "prendre le train en marche", ça ne m'a pas trop dérangée, ça m'a même donné envie de lire sous les vents de Neptune (histoire se passant juste avant Dans les bois éternels) !
    Les chapitres sont très courts et l'auteure creuse vraiment beaucoup ses personnages et notamment Adamsberg. Ce qui est quand même, vachement bien quand il s'agit d'un héros récurrent, c'est ce qu'attendent les lecteurs, et je pense qu'ils ne doivent pas être déçus. J'ai découvert la Brigade, un personnage à part entière. C'est comme une famille où tous les membres sont différents mais complémentaires, qui s'acceptent et s'engueulent, qu'on ne peut pas séparer. J'ai passé mon temps à me demander comment elle tenait debout cette Brigade, surtout avec un commissaire comme Adamsberg mais au final, il ne pourrait en être autrement. Cette façon s'être constamment en équilibre, prête à s'effondrer, c'est ce qui fait tout son charme.
    Le commissaire est spécial, il a des moments de déconnexion, un côté mélancolique très prononcé, un côté perdu. Il est terriblement attachant ! Ses bizarreries le rendent encore plus attachant d'ailleurs. On le perçoit à travers les membres de son équipe comme le pilier fragile. Il est assurément loin d'être parfait mais il a les qualités de ses défauts. Dans l'équipe, il est essentiel même si on se rend vite compte que chaque membre est important et à son rôle à jouer même mineur. Dans la Brigade, chaque membre a sa lubie, son caractère, sa façon d'être, … plein de spécificités qu'il est si plaisant de découvrir.
    L'intrigue est diablement bien construite. Sous une impression de grosses ficelles et de facilité, le lecteur est en fait embarqué dans un imbroglio et ressort finalement assez voire complètement surpris du dénouement. Rebondissements, fausses pistes … Fred Vargas a réussi à me séduire, je n'en menais souvent pas plus large qu'Adamsberg. J'aime beaucoup les différents morceaux de l'intrigue, qui s'emboitent au fur et à mesure, avec en fond de tout ça, le quotidien du commissaire et ses relations difficiles avec les autres. Je n'en dirai pas plus sur l'histoire, parce qu'il est préférable de garder de la surprise, sans aucun doute ^^
    J'ai beaucoup apprécié, la façon dont le récit est construit, jusqu'aux métaphores utilisées par le commissaire (les bouquetins tout ça). On recueille des indices, on cherche vraiment, on s'inquiète pour les personnages, on essaie de trouver le lien, on réussit ou on échoue, peu importe. La trame est vraiment réussie, c'est détaillé, imagé, avec un rythme propre à l'auteure et c'est, je pense, ce qui fait le charme de ce livre et de cette série très certainement. le gros plus de Dans les bois éternels, et de la série entière sans doute, c'est le commissaire et son monde. C'est le microcosme crée par l'auteure : la Brigade, son fonctionnement, ses membres, son chef. La psychologie des personnages est bien développée. Comme le commissaire, les membres de la Brigade sont attachants, presque tous aussi barrés et bizarres qu'Adamsberg, sans oublier le chat le plus spécial du monde :p. Et comme la brigade compte presqu'une trentaine de membres, nul doute qu'il y ait matière à se renouveler de livre en livre ! Il a ceux qu'on adore, ceux qui intriguent, ceux qu'on déteste, ceux qui ne sont pas ce qu'ils laissent transparaitre…, vraiment il y a de quoi faire ^^
    Je retiendrai entre autres que Fred Vargas réussit à me faire aimer des bizarreries et des attitudes qui dans la réalité m'agaceraient très certainement ^^ Elle a une façon bien à elle se surprendre son lecteur, une manière de retranscrire "l'imaginaire du quotidien" grâce à un héros différent avec les pieds sur Terre mais la tête dans les nuages.
    J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman, un vrai polar et j'ai envie de lire d'autres titres de l'auteure avec le commissaire Adamsberg, et si pour une fois, je ne cherchais pas à "lire dans l'ordre" ? Je pense que c'est faisable, parce que l'auteure ne spoile rien ou si peu des autres intrigues et donc, je risque de lire sous les vents de Neptune prochainement.

    Lien : http://lesdecouvertesdedawn.wordpress.com/2014/03/07/dans-les-bois-e..
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 septembre 2006
    Lecture jeune, n°119 - Le commissaire J.-B. Adamsberg, héros récurrent de Fred Vargas, a pour cette nouvelle affaire maille à partir avec des fantômes, des cerfs assassinés de manière peu procédurière et des Normands pas loquaces. Des victimes féminines viennent s’ajouter à cet ordre du jour déjà prometteur. Fred Vargas, comme à son habitude, nous promène dans les méandres d’une intrigue complexe. Le passé ressurgit pour mieux nous égarer et les éléments du puzzle s’imbriquent au fur et à mesure que nous perdons nos repères, ceci grâce à une écriture précise et riche. L’histoire est une donnée majeure des récits de Fred Vargas : elle apparaît comme le fil indispensable pour comprendre le monde. Car il s’agit de construire du sens autour de faits parfois anodins et de personnes qui ne sont pas ce qu’elles donnent à voir. Beauté des âmes et laideurs des corps, sentiments et ressentiments : tout est passé au crible de l’orpailleur qu’est l’auteur. Nous ressentons une grande proximité avec les personnages, dont nous apprécions l’humanité et la psychologie fouillée. En particulier, les femmes du récit, issues d’univers très différents, composent une palette saisissante et surprenante. ? Michelle Charbonnier

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Citations et extraits

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  • Par mgeffroy, le 15 janvier 2009

    La télévision du café retransmettait un match de football bruyant. Le commissaire regarda un moment les hommes qui couraient en tous sens sur le gazon, dont les mouvements étaient passionnément suivis par les clients qui mangeaient tête levée vers l'écran. Adamsberg n'avait jamais compris cette affaire de match. Si cela plaisait à des gars de lancer un ballon dans un but, ce qu'il pouvait très bien comprendre, à quoi bon installer tout exprès une autre bande de gars en face pour vous empêcher de lancer ce ballon dans le but ? Comme s'il n'existait pas, à l'état naturel, assez de gars sur terre qui vous empêchaient sans cesse de lancer vos ballons où cela vous chantait
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  • Par CaroMleslivres, le 25 janvier 2015

    Robert eut un regard vers le patron, puis revint vers le commissaire.
    - C'est un horsin, expliqua-t-il à voix basse.
    - C'est-à-dire ?
    - Il est pas d'ici. Il vient de Caen.
    - Caen, ce n'est pas la Normandie ?
    Il y eut des regards, des moues. Fallait-il ou non informer le montagnard d'un sujet aussi intime ? Aussi douloureux ?
    - Caen, c'est la Basse-Normandie, expliqua Angelbert. Ici, t'es dans la Haute.
    - Et c'est important ?
    - Disons que ça ne se compare pas. La vraie Normandie, c'est la Haute, c'est ici. [...]
    - Attention, compléta Robert, là-bas, dans le Calvados, ils vont te prétendre le contraire. Mais faudra pas les croire.
    - Bien, promit Adamsberg.
    - Et chez eux, les pauvres, il pleut tout le temps.
    Adamsberg regarda les vitres, sur lesquelles la pluie tombait sans discontinuer.
    - Il y a pluie et pluie, expliqua Oswald. Ici, il pleut pas, ça mouille. [...]
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  • Par tamara29, le 23 août 2014

    - ...Danglard, vous savez mieux que moi que j'ai laissé partir Camille dix fois, pensant toujours que le train passerait une onzième fois, au jour où cela m'arrangerait. Et c'est précisément à ce moment qu'il ne passe plus.
    - On ne sait jamais, avec les aiguillages.

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  • Par Heureuse, le 27 avril 2013

    Son esprit déstructuré lui évoquait une carte muette, un magma où rien ne parvenait à s'isoler, à s'identifier comme Idée. Tout paraissait toujours pouvoir se raccorder à tout, par des petits sentiers de travers où s'enchevêtraient des bruits, des mots, des odeurs, des éclats, souvenirs, images, échos, grains de poussière. Et c'est avec cela seulement qu'il devait, lui, Adamsberg, diriger les vingt-sept agents de sa Brigade et obtenir, selon le terme récurrent du divisionnaire des Résultats.
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  • Par tamara29, le 07 septembre 2014

    Adamsberg n’avait jamais compris cette affaire de match [de foot]. Si cela plaisait à des gars de lancer un ballon dans un but, ce qu’il pouvait très bien comprendre, à quoi bon installer tout exprès une autre bande de gars en face pour vous empêcher de lancer ce ballon dans le but ? Comme s’il n’existait pas, à l’état naturel, assez de gars sur terre qui vous empêchaient sans cesse de lancer vos ballons où cela vous chantait.
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