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Critiques sur Dans les bois éternels (55)


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    • Livres 4.00/5
    Par aaahhh le 07/04/2013


    Pas mon Vargas préféré mais quand-même, comme toujours, un très très agréable moment de lecture! Un Adamsberg évaporé et cotonneux mais si humain qu'on en chavire, des relations entre les personnages étudiées en profondeur qui nous donnent envie de les avoir tous pour amis, voilà les ingrédients clefs qui font des romans de la grande Fred de vrais délices!
    A cela j'ajouterais en temps normal aussi son don pour l'intrigue et le suspense, mais ce n'est pas ce que j'ai trouvé de plus brillant dans cet opus et à vrai dire j'ai trouvé assez facile la clef de l'énigme et j'avais compris qui était le tueur assez tôt dans l'histoire, dommage.. Mais enfin l'enquête au fond des bois a tant d'atout dans ses manches que le plaisir fut quand-même de la partie! Je le recommande - évidemment!

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    • Livres 4.00/5
    Par SebastienFritsch le 14/08/2013


    Un très bon Vargas !
    L'intrigue est excellemment construite, entremêlant plusieurs histoires, emportant le lecteur de page en page, sans oublier de lui faire miroiter quelques jolies fausses pistes et de lui laisser croire, un moment, que l'auteur a joué la facilité en débutant son histoire par un simple coup de hasard. Mais de hasard, il n'y a pas : tout s'emboîte parfaitement, y compris les éléments les plus loufoques (que Fred Vargas affectionne tout particulièrement).
    Les personnages, anciens ou nouveaux, prennent chair avec beaucoup de précision et une psychologie très fine (et pourtant, ils sont nombreux !) et l'ont a plaisir à retrouver ceux que l'on a déjà côtoyés, tant l'auteur sait les rendre attachants, avec leurs faiblesses et leurs qualités.
    Le langage, quant à lui, est toujours très travaillé, tout en coulant avec aisance (et toujours beaucoup d'humour et d'humanité). Là aussi, pas de hasard : les mots sont choisis, précis, parfois techniques, mais sans lourdeur. On sent le plaisir que l'auteur a lorsqu'elle écrit (plaisir qu'elle sait transmettre car elle ne se regarde jamais écrire : elle écrit pour servir son histoire... et nous réjouir !). C'est notamment le cas lorsqu'elle joue parfois sur les différents sens des mots pour rendre compte des états d'âme et des questionnements des personnages, utilisant parfois des parallèles très bien trouvés entre les hommes et les animaux.
    Enfin, il faut, une fois encore, souligner la capacité de l'auteur à aller chercher des histoires ancestrales des plus étranges et à les mettre en phase avec la réalité actuelle d'une enquête policière, grâce à une foule de détails aussi réalistes que farfelus.
    On adhère ou pas à tous ces ingrédients, si caractéristiques de l'oeuvre de Vargas.
    Pour ma part, j'adhère !

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    • Livres 4.00/5
    Par Folfaerie le 27/06/2013


    C'est la première fois qu'Adamsberg m'a angoissée. Comme quoi, tout arrive.

    Je ne parle pas seulement de l'enquête, pourtant bien tordue : on y tue des cerfs, des petits vieux et des vierges (ne cherchez pas le point commun, vous ne trouverez pas).

    Mais il y a pire. Pire que le fantôme qui habite au-dessus de l'appartement du commissaire.

    La brigade compte un nouveau venu, Veyrenc. Un Béarnais lui aussi, un presque voisin d'Adamsberg. Et à cause de lui, de ses souffrances, on replonge dans le passé de notre héros, 34 ans en arrière, pour y apprendre une chose affreuse. Plus que ça, tragique. Mais gardons notre confiance en lui, peut-être qu'on se trompe.

    A peine se remet-on de cette terrible découverte que vlan, un membre éminent de l'équipe se fait kidnapper. Apparemment, le suspect ne tue pas que des cerfs, des petits vieux et des vierges.

    Que des sueurs froides avec ce roman, qui succède immédiatement à « sous les vents de Neptune ». Pas de Clémentine pour égayer ce récit mais un groupe de Normands (attention, des vrais Normands, ceux de la Haute) dont les échanges et répliques savoureux permettent d'alléger la tension (je persiste à clamer que Vargas est la reine du dialogue).

    Bon, on me dira que le raisonnement du tueur est quelque peu alambiqué, et que les intuitions d'Adamsberg ont quelque chose de surnaturel. Mais vous en connaissez beaucoup, vous, des commissariats où un commandant qui planque ses bouteilles est capable de vous réciter l'encyclopédie, où un chat impotent, mascotte de la brigade, peut parcourir 8 km par amour, où l'un des flics se calme à coups d'alexandrins ? Bien sûr que non.

    A l'image de tous ces singuliers personnages, il faut donc accepter des tueurs non moins singuliers. de musarder à la suite de ce pelleteux de nuages, de se perdre dans ces bois aux charmes mystérieux.
    L'enthousiasme de Vargas est contagieux...


    Lien : http://lectures-au-coin-du-feu.over-blog.com/dans-les-bois-%C3%A9ter..

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    • Livres 4.00/5
    Par dancingbrave le 13/05/2014


    Ce roman est un policier certes intéressant, mais un policier comme tant d’autres...

    Oui mais voilà....

    Ce qui fait les policiers de Fred Vargas si différents, si attachants, c’est ce style particulier mêlant, dans les dialogues des personnages, langage courant et sophistication littéraire croustillante telle qu’elle donne une épaisseur, une consistance à ses héros ; je ne parle pas ici du lieutenant Veyrenc s’exprimant en Alexandrins mais bien des autres capables de sortir :

    « Il lui manque une case ; la question étant de savoir si elle est née sans ou bien si elle l’a perdue en route. »

    Ou bien encore :

    « Pas un acheteur depuis six ans ! Ça ne vous a pas chiffonné cela ?
    C'est-à-dire, monsieur Velasquo, que je suis difficile à chiffonner. »

    Il en ressort des personnages typés, au caractère trempé plus ou moins sympathiques mais qui ne laissent jamais indifférents. Un commissaire Adamsberg à l’esprit singulier à l’intellect creux, comme il le dit lui-même, ne fonctionnant bien que lorsqu’il déambule (idée qui me touche profondément) et dont le corps entier va résoudre l’énigme !


    Les descriptions de Fred Vargas, quant à elles, sont pleines d’inventions verbales, de comparaisons incongrues qui donnent du pétillant à ses romans. Prise au hasard, en voici une :

    La voix du commissaire qui passait comme un vent, lente, tiède et mouvante, emportait son adhésion involontaire comme s’il était une feuille roulant au sol ou l’un de ces foutus galets dans cette foutue rivière qui se laissaient faire. [ ] à la fin c’est l’eau qui gagne.

    Mais ce qui m’épate chaque fois que je lis un Fred Vargas, c’est son excellente intégration de la psychologie masculine dont j’ai du mal à trouver un équivalent si pertinent chez d’autre auteur femme que j’ai pu lire.

    Enfin bref, vous l’avez compris ; chaque nouveau roman me rend plus addict à cette auteure. Si vous ne connaissez pas Fred Vargas, goûtez-y, mais peut-être pas forcément avec « dans les bois éternels » qui n’ai pas, à mon goût, son meilleur cru.

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    • Livres 4.00/5
    Par Shana08 le 07/08/2013


    Après la petite déception que m'a causée « Debout les morts » de Fred Vargas, j'ai été très agréablement surprise par « Dans les bois éternels » de cet auteur. J'ai bien fait de persévérer, mais en ce qui concerne la lecture, je suis difficile à décourager ! Fort heureusement, sinon je serais passée à côté de Fred Vargas, or elle mérite qu'on s'attarde, voire s'arrête, sur son œuvre.

    Ce roman n'a pas été un coup de cœur, néanmoins je l'ai trouvé captivant : l'intrigue est entêtante, très bien construite, le scénario maîtrisé, et, ce qui m'avait manqué avec le précédent, des personnages crédibles et attachants, des dialogues vraisemblables et exquis. Un petite équipe policière dans laquelle j'ai aimé m'immiscer, que j'ai pris plaisir à côtoyer et à accompagner durant leur enquête haletante.

    Je ne vous révélerais rien de l'histoire : à ceux qui souhaiterais lire ce roman, je ne gâcherais aucune surprise, car elles sont toutes de grande envergure ! Je peux seulement vous dire que l'auteur tire à la perfection les ficelles de son intrigue : elle parvient brillamment à connecter les événements entre eux, elle ne commet aucune erreur et nous balade de fausses pistes en fausses pistes, ne nous lâchant que de temps en temps des indications utiles pour nous faire avancer, et, à l'instar de nos amis enquêteurs, on plonge dans chaque piège qui nous est tendu. le lecteur n'est qu'un pantin entre les doigts machiavéliques, manipulateurs et experts de l'auteur, et c'est tout simplement délicieux. le dénouement est absolument imprévisible, étonnant et ingénieux, j'en suis restée pantoise !

    Des thèmes nombreux et riches réunis dans un thriller psychologique fascinant et inventif. A lire !


    Lien : http://www.livressedesmots.com/?p=3323

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    • Livres 5.00/5
    Par Chat-Pitre le 25/06/2013


    Je n'arrive jamais à dire quel Vargas j'ai le plus aimé: le premier, le dernier?(en fait, je les aime tous).
    Ce qui est sûr est que celui est un des meilleurs et que diverses scènes (d'anthologie!) restent encore dans ma mémoire de lecteur: ah! la scène dans le bistro du Calvados, inégalée!!!

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    • Livres 5.00/5
    Par Heureuse le 27/04/2013


    Saviez-vous qu'il y a un os dans le coeur d'un cerf? C'est déconcertant, n'est-ce pas? Déconcertant et très joli.

    C'est à l'image de ce roman : déconcertant et plein de poésie. On y parle de passé et d'avenir, de pays et de rancune, d'enfants et de vieillards.

    Ce qui est très fort avec cette auteure, c'est qu'il y a des incohérences, des choses pas très vraisemblables, mais nécessaires au fil narrative. Une chercheuse comme elle doit s'en rendre compte. Mais l'auteure s'en fout. Parce que l'histoire est comme ça, parce qu'elle a envie de la faire exister ainsi. Parce que ce n'est qu'une histoire et que le plus important n'est pas que ce soit vraisemblable mais qu'on ait envie que ça le soit.

    Et s'il y a un personnage de roman que j'aimerais rencontrer un jour, c'est assurément Adamsberg . Et puis Danglard. Et Violette, Estalère et tous les autres.

    Lire un Fred Vargas c'est faire exister un monde qu'elle a inventé. Un monde chaleureux où on prend RDV avec le printemps, où chaque troquet a ses régles de bienséance, où on s'en fout d'avoir le dernier sac à main à la mode. Un monde qu'on a du mal à quitter en tournant la dernière page ...

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    • Livres 5.00/5
    Par Bigmammy le 04/12/2011


    Comme je l'avais soupçonné, j'avais manqué le roman publié en 2006 par Fred Vargas...Ne pas le lire eut été une erreur, pire, une faute !
    Ce dixième roman de 443 pages, toujours publié chez Viviane Hamy dans la collection "Chemins nocturnes" est l'un des plus palpitants de la série. Et pourtant, il fallait faire mieux que "sous les vents de Neptune".
    Nouveaux personnages, humains et animaux, mise en scène spectaculaire de héros secondaires, une énigme mêlant l'histoire ancienne et l'ésotérisme à la problématique du crime...Le scénario est palpitant. L'histoire personnelle du Commissaire Adamsberg continue à interférer dans le cours de ses enquêtes. Il est fortement question ici d'une grave bagarre à laquelle il aurait assisté jeune garçon, dans son Béarn natal. Et comme toujours, il faut lire les romans de Fred Vargas dans l'ordre où elle les a écrits de son style si parachevé, car sinon, on comprends trop vite certaines coïncidences.
    "Dans les bois éternels" est l'un des meilleurs de la série. Il met en scène la folie, les fausses pistes abondent, mais toujours le droit triomphe. Un délice !

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    • Livres 4.00/5
    Par DawnG le 09/03/2014


    Je n'aime pas prendre une "série" en cours, c'est donc assez exceptionnel pour moi. Ici c'est le Fred Vargas préféré de Ludivine, une copine du Club de Lecture L'île aux Livres, alors, je me suis lancée ! Il fallait bien que je découvre ^^ Alors, même s'il y a bien des allusions aux livres précédents (il y a même des notes en bas de page pour dire de quel livre il s'agit), il ne s'agit de quelques bribes, de petites choses, sans rentrer dans le détail. du coup, même si je n'aime pas "prendre le train en marche", ça ne m'a pas trop dérangée, ça m'a même donné envie de lire sous les vents de Neptune (histoire se passant juste avant Dans les bois éternels) !

    Les chapitres sont très courts et l'auteure creuse vraiment beaucoup ses personnages et notamment Adamsberg. Ce qui est quand même, vachement bien quand il s'agit d'un héros récurrent, c'est ce qu'attendent les lecteurs, et je pense qu'ils ne doivent pas être déçus. J'ai découvert la Brigade, un personnage à part entière. C'est comme une famille où tous les membres sont différents mais complémentaires, qui s'acceptent et s'engueulent, qu'on ne peut pas séparer. J'ai passé mon temps à me demander comment elle tenait debout cette Brigade, surtout avec un commissaire comme Adamsberg mais au final, il ne pourrait en être autrement. Cette façon s'être constamment en équilibre, prête à s'effondrer, c'est ce qui fait tout son charme.

    Le commissaire est spécial, il a des moments de déconnexion, un côté mélancolique très prononcé, un côté perdu. Il est terriblement attachant ! Ses bizarreries le rendent encore plus attachant d'ailleurs. On le perçoit à travers les membres de son équipe comme le pilier fragile. Il est assurément loin d'être parfait mais il a les qualités de ses défauts. Dans l'équipe, il est essentiel même si on se rend vite compte que chaque membre est important et à son rôle à jouer même mineur. Dans la Brigade, chaque membre a sa lubie, son caractère, sa façon d'être, … plein de spécificités qu'il est si plaisant de découvrir.

    L'intrigue est diablement bien construite. Sous une impression de grosses ficelles et de facilité, le lecteur est en fait embarqué dans un imbroglio et ressort finalement assez voire complètement surpris du dénouement. Rebondissements, fausses pistes … Fred Vargas a réussi à me séduire, je n'en menais souvent pas plus large qu'Adamsberg. J'aime beaucoup les différents morceaux de l'intrigue, qui s'emboitent au fur et à mesure, avec en fond de tout ça, le quotidien du commissaire et ses relations difficiles avec les autres. Je n'en dirai pas plus sur l'histoire, parce qu'il est préférable de garder de la surprise, sans aucun doute ^^

    J'ai beaucoup apprécié, la façon dont le récit est construit, jusqu'aux métaphores utilisées par le commissaire (les bouquetins tout ça). On recueille des indices, on cherche vraiment, on s'inquiète pour les personnages, on essaie de trouver le lien, on réussit ou on échoue, peu importe. La trame est vraiment réussie, c'est détaillé, imagé, avec un rythme propre à l'auteure et c'est, je pense, ce qui fait le charme de ce livre et de cette série très certainement. le gros plus de Dans les bois éternels, et de la série entière sans doute, c'est le commissaire et son monde. C'est le microcosme crée par l'auteure : la Brigade, son fonctionnement, ses membres, son chef. La psychologie des personnages est bien développée. Comme le commissaire, les membres de la Brigade sont attachants, presque tous aussi barrés et bizarres qu'Adamsberg, sans oublier le chat le plus spécial du monde :p. Et comme la brigade compte presqu'une trentaine de membres, nul doute qu'il y ait matière à se renouveler de livre en livre ! Il a ceux qu'on adore, ceux qui intriguent, ceux qu'on déteste, ceux qui ne sont pas ce qu'ils laissent transparaitre…, vraiment il y a de quoi faire ^^

    Je retiendrai entre autres que Fred Vargas réussit à me faire aimer des bizarreries et des attitudes qui dans la réalité m'agaceraient très certainement ^^ Elle a une façon bien à elle se surprendre son lecteur, une manière de retranscrire "l'imaginaire du quotidien" grâce à un héros différent avec les pieds sur Terre mais la tête dans les nuages.

    J'ai vraiment beaucoup aimé ce roman, un vrai polar et j'ai envie de lire d'autres titres de l'auteure avec le commissaire Adamsberg, et si pour une fois, je ne cherchais pas à "lire dans l'ordre" ? Je pense que c'est faisable, parce que l'auteure ne spoile rien ou si peu des autres intrigues et donc, je risque de lire sous les vents de Neptune prochainement.


    Lien : http://lesdecouvertesdedawn.wordpress.com/2014/03/07/dans-les-bois-e..

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    • Livres 4.00/5
    Par MamanFramboise le 13/12/2012


    J'avais beaucoup entendu parler de Fred Vargas en bien et je n'ai pas été déçue par celui-ci qui fut mon premier. Les personnages sont attachants, l'histoire bien ficelée (mais tordue) et les références aux autres livres de l'auteur donnent envie de les lire. On a envie de continuer à partager la vie de ces flics quelque peu étranges mais vivants. En résumé, ce fut une belle surprise.

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