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ISBN : 229035130X
Éditeur : J'ai Lu (2007)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.85/5 (sur 1332 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un arbre pousse-t-il en une seule nuit sans que personne l’ait planté? Rude énigme sur laquelle vont buter les trois chercheurs - Matthias le préhistorien, Marc le médiéviste et Lucien le fou de la Grande Guerre - qui habitent chacun un des étages de la maison toute pou... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 17 avril 2015

    lehane-fan
    Trois mecs dans la mouise investissent une vieille bâtisse délabrée.
    Trois historiens, compagnons de misère, auxquels viendra rapidement se greffer un ultime larron, ancien flic à la retraite et oncle de l'un de nos trois pieds nickelés.
    Ils se lieront rapidement d'amitié avec l'une de leur charmante voisine, la célèbre cantatrice Sophia Siméonidis. Elle est chafouin en ce moment la Sophia, depuis qu'un hêtre, d'un fort beau gabarit ma foi, trône désormais dans son jardin qui n'en comptait encore aucun la veille. le mystère s'épaissit un peu plus lorsque notre Castafiore tourmentée plie les gaules sans laisser de traces. La découverte d'un cadavre calciné achèvera de convaincre ses attentionnés riverains qu'un drame se joue peut-être au royaume du mezzo-soprano.
    Cherchez pas Adamsberg, il avait pris son reliquat d'RTT.
    Mais peu n'importe, Vargas signe ici un polar riche et dense.
    L'interaction entre ces quatre locataires est jouissive au possible tant l'univers qui les sépare semble insondable.
    L'auteure affiche une parité de bon aloi en décrivant des personnages féminins éminemment troublants et intrigants.
    La plume est brillante et ingénieuse, à l'image de ce polar enlevé qui n'aura finalement eu de classique que sa trame atypique.
    Quatre âmes en sommeil, un drame pour les réactiver.
    Du très beau boulot !


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    • Livres 3.00/5
    Par marina53, le 04 mai 2015

    marina53
    Une baraque toute pourrie en guise de toit. Qu'importe quand on est dans la merde... C'est dans cette "maison" que vont cohabiter Marc et son oncle Vandoosler, un ancien flic, Lucien et Mathias. Qu'ils soient férus de la guerre 14-18, du Moyen Age ou de la préhistoire, ces trois-là vont être entrainés bien malgré eux dans une bien sombre affaire. En effet, leur voisine et ex-cantatrice renommée, Sophia Siméonidis, remarque un hêtre dans son jardin qui la veille au soir n'y était pas. Inquiète et chamboulée par cet arbre, elle en fait part à Marc, étant donné que son mari n'en a rien à faire. Pour se rassurer, elle demande à ses voisins de vérifier qu'il n'y a rien sous terre en creusant sous l'arbre. Vérification faite et voilà tout le monde rassuré. Mais, dès lors que Sophia disparaît soudainement sans prévenir ses proches, les trois Evangélistes, comme les surnomme Vandoosler, commencent à s'inquiéter, d'autant qu'elle devait s'occuper pour un temps de sa nièce Alexandra...
    Un hêtre pour tout point de départ de cette intrigue policière. Se déploient autour de lui Sophia, disparue du jour au lendemain, ces trois bras cassés, toujours dans la merde mais débrouillards, Vandoosler, le flic à la retraite et Alexandra, la nièce de Sophia. Tous vont se démener pour retrouver cette ancienne cantatrice. Les quatre voisins forment un quatuor aussi inattendu qu'improbable mais souvent amusant. L'enquête menée en étroite collaboration avec la police ne manque jamais de rebondissements. Fred Vargas nous offre un polar de bonne facture, avec des personnages attachants et loufoques, et dans lequel on ne s'ennuie guère. Même s'il souffre parfois d'invraisemblances, cette enquête d'amateurs historiens se laisse lire sans déplaisir.
    Debout les morts ou une sombre enquête de voisinage...
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    • Livres 5.00/5
    Par ChristopheM, le 18 novembre 2012

    ChristopheM
    Debout les morts (1995)
    C'est avant tout le quatrième roman de Fred Vargas. Genre policier, un peu satirique. Un ton ironique dans le Paris de l'époque. 1995.
    Sophia Siméonidis, cantatrice à la gloire passée, aperçoit un hêtre dans son jardin, un matin. Il n'était pas là le jour avant. Interloquée, elle ne sait pas d'où il vient. Son mari, Pierre s'en fou. Une relation qui ressemble fortement au couple de voisins dans la série télé américaine crée par Sol Saks « Ma sorcière bien aimée ». Vous savez, oui ! Les Kravitz, Charlotte, la dame en bigoudi, peignoir, qui épie les Stevens à la fenêtre et crie : « Albert ! Les Stevens ! » le mari ne s'y intéresse pas du tout, il souffle de lassitude.
    Marc, médiéviste, rêveur, galère, ne garde pas ses petits boulots, vit avec son parrain, vieil oncle, ancien commissaire Vandoosler, relevé de ses fonctions, un vicieux au boulot, un bon vivant. Mathias, sage, préhistorien. Lucien, professeur, capricieux historien de la Grande Guerre 14-18, contemporanéiste. Dans la merde, ils décident de vivre ensemble dans la maison pourrie, ils deviennent les voisins de Sophia. Des chercheurs du temps, qui pourrait ne pas s'entendre, chacun ne comprenant pas l'intérêt d'étude de l'époque de l'autre. L'atout primordial qui les réunit, c'est d'être dans la merde. Et partager un loyer devient une idée pratique pour sortir de l'errance et l'impasse dans laquelle ils errent.
    Un autre point commun est soulevé par Lucien en page 27, après leur premier repas pris sur leurs genoux devant la cheminée :
    « le feu, est un point de départ commun. Modeste, mais commun. Ou un point de chute, comme on voudra. À part la merde, c'est à ce jour notre seul point d'alliance connu. Ne jamais négliger les alliances. »
    L'arbre pousse, Sophia observe ses nouveaux voisins pendant les travaux d'aménagements. Finalement, elle leur rend visite et leur propose un marché. Creuser en dessous de l'arbre et voir ce qu'il s'y cache. Une combine bien payée pour acheter le silence et la discrétion. Des habitudes s'installent après ce marché, tout le monde se retrouve au restaurant « le Tonneau » chez Juliette, appelé le front de l'Est, à l'opposé de la maison de Sophia, le front de l'Ouest. Distinction à l'origine de Julien. Mathias y est engagé. La routine, les liens de bons voisinages et d'amitiés se resserrent. Puis Sophia disparaît.
    Relevé comme amusant aussi. le système chronologique des paliers de la maison pour chaque époque d'études établi par les locataires. Mathias au premier, Marc au deuxième, Lucien au troisième et enfin le parrain commissaire au quatrième. Les évangélistes, st Mathieu, Marc, Luc… nommé par Vandoosler…Tiens ! En chipotant un peu, petite anagramme : Vandoosler, vous y retrouverez le mot « looser » en anglais qui signifie le perdant, le raté, et correspond bien au personnage.
    Une organisation militaire s'installe pour enquêter et retrouver Sophia. Même si Vandoosler devient vite le meneur dans l'enquête. Chacun y met du sien, et les caractères se complètent pour tempérer, élaborer des stratégies, explorer de nouvelles pistes. Pour quatre chercheurs du temps, l'accumulation des questions est croissante, une incroyable toile se tisse, remontant en 1978, soit près de 18 ans plus tôt. La fouille dans le temps passé est ce que les évangélistes maitrisent le mieux. Deux personnages s'ajoutent et complexifie la donne, Alexandra et son fils et plus tard Christophe Dompierre sur l'enquête également. Les soupçons entraînent des révélations et de nouvelles recherches. Les morts se lèvent et s'ajoutent. « Debout les morts » est le réveil du passé, de vérité cachée, des corps parlent. Un départ simple qui ne laisse pas sous-entendre une affaire qui se complexifie de manière exponentielle. La logique des chercheurs en histoire combinée à celle du commissaire est une machine aux rouages inébranlables et d'une efficacité redoutable. Lucien citera une phrase importante pour résumer l'orientation à prendre dans l'amoncèlement d'idées qui tend vers un chaos en page 220.
    « L'enquête des paroxysmes oblige à se confronter à l'essentiel qui est ordinairement caché »
    Une phrase majeure qui révèle plusieurs points.
    Le paroxysme est le sommet, le niveau le plus élevé du déroulement de quelque chose. Cela veut dire que dans un événement majeur aux conséquences catastrophiques, une vérité beaucoup plus simple se cache ou pourrait se cacher derrière. Provoquer un imbroglio par la manipulation pour que personne ne remarque une autre idée a immiscer, un acte à commettre. Tout porte à croire que le coupable est un tel. Des questions courantes ressortent. Au-delà des grandes guerres passées et actuelles, quelle était la motivation, autre que le racisme ? Les relations géopolitiques internationales ? le pouvoir ? L'argent ?
    À travers cette phrase, le lecteur pourra remarquer aussi que par l'intermédiaire des caractères des personnages, l'auteur illustre intelligemment le propos de Lucien. Mathias représente cet essentiel, ce qui le rend presque insignifiant, subvenir à ses besoins primaires, dans une société qui pousse l'individu à la consommation. Marc, son parrain et Lucien, entre autres, sont les différentes facettes qui nourrissent le paroxysme. Les individus emportés par ces tempêtes d'idéaux, de style de vie, de relations avec l'autre, de paraître, les victimes de la société de consommation.
    Un roman court à l'intrigue futée. Une tendance Agatha Christie, sans les manières, « no bling bling » tape à l'oeil, pas de BCBG (bon chic bon genre) pour séduire un lectorat. Un tout sans ficelles frappantes et faciles pour dénouer l'affaire ou sauver la continuité du texte. de minutieux raisonnements mis de bout en bout donnent un ouvrage abouti. Très logique, au décor passé en arrière-plan, presque aussi insignifiant que Mathias le sage. L'essentiel, très réussi, est l'enquête. La situation cocasse dans laquelle se retrouvent ces chercheurs en histoire qui n'ont rien d'autre à faire que de se plonger dans l'aventure. L'ambiance est plus comique, tragique que macabres. C'est la galère, certes, mais ensemble c'est une difficulté plus vivable que seule. Des personnages qui démontrent que leur savoir réuni à son utilité bien plus que chacun séparément. Une crainte de retrouver un roman de Glen Cooper séduisant, mais imparfait comme « le testament des templiers », du fait que Fred Vargas est chercheur en histoire et archéologie, est un a priori qui sera très vite balayé dès les premières pages. Une performance surprenante, une très belle surprise. Comme quoi, il est possible de proposer une histoire courte et parfaite.


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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 22 février 2012

    carre
    Qu'elle plaisir de retrouver nos trois étudiants d'histoire après " Ceux qui vont mourir te salut", le trio d'historiens désargenté va devoir enquêter sur l'apparition d'un arbre dans le jardin de Sophia Siméonidis puis sur la disparition de la cantatrice. Et Vargas de nous embarquer dans une aventure implacable ou la noirceur du propos est atténué par un brin d'humour et par des personnages haut en couleurs. le plaisir du lecteur est à son comble tant Vargas passionne et intrigue avec ces histoires alambiquées. le retour de nos trois étudiants dans cette aventure est franchement agréable. Ne passez pas à côté de Vargas en règle générale, c'est une grande.
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    • Livres 5.00/5
    Par nekomusume, le 02 juillet 2015

    nekomusume
    Mon deuxième Vargas, puisque sur les conseils d'un ami, je les reprends tous depuis le début et par ordre chronologique.
    J'ai donc fait connaissance avec les 3 évangélistes et le "parrain", ainsi que leurs voisins.
    Je ne vous résumerai pas l'intrigue car elle a déjà été rebattue dans les différentes critiques précédentes.Et ça évitera toutes les tentations de spoil. Je passe directement à mon avis:
    Tout d'abord le style d'écriture est vraiment bon, fluide, facile à lire mais pas non plus basique, c'est soutenu, clair et agréable à lire, on n'a plus envie d'arrêter tellement c'est agréable.
    Les personnages sont particulièrement bien brossés, attachant tous autant qu'ils sont, avec leurs qualités et leurs défauts, leurs passions. Ils sont tous complexes et ont une part de mystère qui nous fait espérer en découvrir plus au fur et à mesure qu'on avancera dans leurs aventures.
    L'intrigue, rondement menée, intrigante justement à plusieurs niveaux, nous tient bien en haleine, nous avons envie de savoir qui a tuer, qui a planté l'arbre... Nous louvoyons entre les explications trop évidentes, les fausses pistes lancées par l'auteur et la vérité qui est finalement si évidente mais qui était quasiment insoupçonnable aussi.
    Bref, une très bonne lecture et mon auteur fétiche pour cet été je pense
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Citations et extraits

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  • Par euphemie, le 22 juillet 2015

    N'invente pas ce qui n'existe pas sous prétexte que tu as paumé ce qui existe.

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  • Par Arieste, le 26 novembre 2012

    Lucien, qui avait bu l'équivalent de vingt gobelets en carton, n'avait pas pu passer l'étape des premières marches et dormait sur la cinquième. Marc et Mathias l'attrapèrent chacun par un bras.

    Vandoosler, en parfaite forme, avait raccompagné Sophia jusqu'à sa porte et entrait.

    - Jolie toile, commenta-t-il. Les trois évangélistes aggripés les uns aux autres et abordant l'impossible ascension.

    - Bon sang, dit Mathias en soulevant Lucien, pourquoi l'a-t-on installé au troisième étage ? On ne pouvait pas deviner qu'il pouvait boire comme un trou, dit Marc. Et souviens-toi qu'il n'y avait pas moyen de faire autrement. L'ordre chronologique d'abord : au rez-de-chaussée, inconnu, mystère originel, merdier général, foutoir en combustion, bref, les pièces communes. Au premier étage, légère émergence du chaos, balbutiements médiocres, l'homme nu se dresse en silence, bref, toi, Mathias. Montant plus avant dans l'échelle du temps...

    - Qu'est-ce qu'il a à brailler comme ça ? demanda Vandoosler le Vieux.

    - Il déclame, dit Mathias. C'est tout de même son droit. Il n'y a pas d'heure pour les orateurs.

    - Montant plus avant dans l'échelle du temps, continua Marc, bondissant par-dessus l'Antiquité, abordant de plain-pied le glorieux deuxième millénaire, les contrastes, les audaces et les peines médiévales, bref, moi, au deuxième étage. Ensuite, au-dessus, la dégradation, la décadence, le contemporain. Bref, lui, continua Marc en secouant Lucien par le bras. Lui, au troisième étage, fermant de la honteuse Grande Guerre la stratigraphie de l'Histoire et celle de l'escalier. Plus haut encore, le parrain, qui continue de déglinguer les temps actuels à sa manière bien particulière.

    Marc s'arrêta et soupira.

    - Tu comprends, Mathias, même si c'est plus pratique de loger ce type au premier, on ne peut quand même pas se permettre de bouleverser la chronologie, de renverser la stratigraphie de l'escalier. L'échelle du temps, Mathias, c'est tout ce qu'il nous reste ! On ne peut pas massacrer cette cage d'escalier qui demeure la seule chose qu'on ait mise dans le bon ordre. La seule, Mathias, mon vieux ! On ne peut pas la saccager.

    - Tu as raison, dit gravement Mathias. On ne peut pas. Faut monter la Grande Guerre jusqu'au troisième.
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  • Par marina53, le 04 mai 2015

    Au bout de deux ans, le seul réflexe d'un homme dans la merde est de chercher un autre homme dans la merde.
    Car fréquenter ceux qui ont réussi là où vous avez tout raté à trente-cinq ans aigrit le caractère. Au début bien entendu ça distrait, ça fait rêver, ça encourage. Ensuite, ça énerve puis ça aigrit. C'est assez connu.

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  • Par Rabanet, le 09 juillet 2009

    "La connerie militaire et l'immensité des flots sont les deux seules choses qui puissent donner une idée de l'infini."

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  • Par Chrystaalle, le 01 avril 2012

    (rencontre entre Alexandra et Cyrille et les "trois Saints")

    - ...Lucien file moi ta cravate. Grouille.
    - Ma cravate? Pourquoi faire tu vas l'attraper au lasso ?
    - Imbécile, dit Marc. C'est pour ne pas faire peur, c'est tout. La cravate il arrive que ça rassure un peu
    ....
    - Faut bouffer, dit Matthias.Personne n'a peur de quelqu'un qui bouffe
    Matthias attrapa la planche à pain et coupa deux grosses tartines. Il en passa une à Lucien
    ...
    Matthias et Lucien avait commencé à machonner leur grosses tranches quand Marc rentra, poussant avec douceur devant lui une jeune femme silencieuse, fatiguée, serrant contre elle un enfant assez grand. Marc se demanda fugitivement pourquoi Matthias et Lucien mangeait du pain.
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Hello tout le monde !! Voici un TOP 4 de mes lectures du moment, avec en numéro 1 un livre que j'aimerais voir dans toutes vos bibliothèques...
Livres mentionnés (pas dans l'ordre du TOP 4, pour plus de suspense !) : - L'Arabe du futur, Fauve d'or d'Angoulême prix du meilleur album 2015 Tome 1, Riad Sattouf - Temps glaciaires, Fred Vargas - 22/11/63, Stephen King - L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage, Haruki Murakami
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