AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 229035130X
Éditeur : J'ai Lu (2007)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.87/5 (sur 1558 notes)
Résumé :
Un arbre pousse-t-il en une seule nuit sans que personne l’ait planté? Rude énigme sur laquelle vont buter les trois chercheurs - Matthias le préhistorien, Marc le médiéviste et Lucien le fou de la Grande Guerre - qui habitent chacun un des étages de la maison toute pourrie (mais chronologiquement stratifiée) de la rue Chasle, à Paris.
Dans le jardin de leur voisine, la cantatrice Sophia Siméonidis, un jeune hêtre surgit un beau matin sans que cela préoccupe ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr
Critiques, Analyses & Avis (105) Voir plus Ajouter une critique
lehane-fan
lehane-fan17 avril 2015
  • Livres 4.00/5
Trois mecs dans la mouise investissent une vieille bâtisse délabrée.
Trois historiens, compagnons de misère, auxquels viendra rapidement se greffer un ultime larron, ancien flic à la retraite et oncle de l'un de nos trois pieds nickelés.
Ils se lieront rapidement d'amitié avec l'une de leur charmante voisine, la célèbre cantatrice Sophia Siméonidis. Elle est chafouin en ce moment la Sophia, depuis qu'un hêtre, d'un fort beau gabarit ma foi, trône désormais dans son jardin qui n'en comptait encore aucun la veille. le mystère s'épaissit un peu plus lorsque notre Castafiore tourmentée plie les gaules sans laisser de traces. La découverte d'un cadavre calciné achèvera de convaincre ses attentionnés riverains qu'un drame se joue peut-être au royaume du mezzo-soprano.
Cherchez pas Adamsberg, il avait pris son reliquat d'RTT.
Mais peu n'importe, Vargas signe ici un polar riche et dense.
L'interaction entre ces quatre locataires est jouissive au possible tant l'univers qui les sépare semble insondable.
L'auteure affiche une parité de bon aloi en décrivant des personnages féminins éminemment troublants et intrigants.
La plume est brillante et ingénieuse, à l'image de ce polar enlevé qui n'aura finalement eu de classique que sa trame atypique.
Quatre âmes en sommeil, un drame pour les réactiver.
Du très beau boulot !


+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          6412
marina53
marina5304 mai 2015
  • Livres 3.00/5
Une baraque toute pourrie en guise de toit. Qu'importe quand on est dans la merde... C'est dans cette "maison" que vont cohabiter Marc et son oncle Vandoosler, un ancien flic, Lucien et Mathias. Qu'ils soient férus de la guerre 14-18, du Moyen Age ou de la préhistoire, ces trois-là vont être entrainés bien malgré eux dans une bien sombre affaire. En effet, leur voisine et ex-cantatrice renommée, Sophia Siméonidis, remarque un hêtre dans son jardin qui la veille au soir n'y était pas. Inquiète et chamboulée par cet arbre, elle en fait part à Marc, étant donné que son mari n'en a rien à faire. Pour se rassurer, elle demande à ses voisins de vérifier qu'il n'y a rien sous terre en creusant sous l'arbre. Vérification faite et voilà tout le monde rassuré. Mais, dès lors que Sophia disparaît soudainement sans prévenir ses proches, les trois Evangélistes, comme les surnomme Vandoosler, commencent à s'inquiéter, d'autant qu'elle devait s'occuper pour un temps de sa nièce Alexandra...
Un hêtre pour tout point de départ de cette intrigue policière. Se déploient autour de lui Sophia, disparue du jour au lendemain, ces trois bras cassés, toujours dans la merde mais débrouillards, Vandoosler, le flic à la retraite et Alexandra, la nièce de Sophia. Tous vont se démener pour retrouver cette ancienne cantatrice. Les quatre voisins forment un quatuor aussi inattendu qu'improbable mais souvent amusant. L'enquête menée en étroite collaboration avec la police ne manque jamais de rebondissements. Fred Vargas nous offre un polar de bonne facture, avec des personnages attachants et loufoques, et dans lequel on ne s'ennuie guère. Même s'il souffre parfois d'invraisemblances, cette enquête d'amateurs historiens se laisse lire sans déplaisir.
Debout les morts ou une sombre enquête de voisinage...
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          590
ChristopheM
ChristopheM18 novembre 2012
  • Livres 5.00/5
Debout les morts (1995)
C'est avant tout le quatrième roman de Fred Vargas. Genre policier, un peu satirique. Un ton ironique dans le Paris de l'époque. 1995.
Sophia Siméonidis, cantatrice à la gloire passée, aperçoit un hêtre dans son jardin, un matin. Il n'était pas là le jour avant. Interloquée, elle ne sait pas d'où il vient. Son mari, Pierre s'en fou. Une relation qui ressemble fortement au couple de voisins dans la série télé américaine crée par Sol Saks « Ma sorcière bien aimée ». Vous savez, oui ! Les Kravitz, Charlotte, la dame en bigoudi, peignoir, qui épie les Stevens à la fenêtre et crie : « Albert ! Les Stevens ! » le mari ne s'y intéresse pas du tout, il souffle de lassitude.
Marc, médiéviste, rêveur, galère, ne garde pas ses petits boulots, vit avec son parrain, vieil oncle, ancien commissaire Vandoosler, relevé de ses fonctions, un vicieux au boulot, un bon vivant. Mathias, sage, préhistorien. Lucien, professeur, capricieux historien de la Grande Guerre 14-18, contemporanéiste. Dans la merde, ils décident de vivre ensemble dans la maison pourrie, ils deviennent les voisins de Sophia. Des chercheurs du temps, qui pourrait ne pas s'entendre, chacun ne comprenant pas l'intérêt d'étude de l'époque de l'autre. L'atout primordial qui les réunit, c'est d'être dans la merde. Et partager un loyer devient une idée pratique pour sortir de l'errance et l'impasse dans laquelle ils errent.
Un autre point commun est soulevé par Lucien en page 27, après leur premier repas pris sur leurs genoux devant la cheminée :
« le feu, est un point de départ commun. Modeste, mais commun. Ou un point de chute, comme on voudra. À part la merde, c'est à ce jour notre seul point d'alliance connu. Ne jamais négliger les alliances. »
L'arbre pousse, Sophia observe ses nouveaux voisins pendant les travaux d'aménagements. Finalement, elle leur rend visite et leur propose un marché. Creuser en dessous de l'arbre et voir ce qu'il s'y cache. Une combine bien payée pour acheter le silence et la discrétion. Des habitudes s'installent après ce marché, tout le monde se retrouve au restaurant « le Tonneau » chez Juliette, appelé le front de l'Est, à l'opposé de la maison de Sophia, le front de l'Ouest. Distinction à l'origine de Julien. Mathias y est engagé. La routine, les liens de bons voisinages et d'amitiés se resserrent. Puis Sophia disparaît.
Relevé comme amusant aussi. le système chronologique des paliers de la maison pour chaque époque d'études établi par les locataires. Mathias au premier, Marc au deuxième, Lucien au troisième et enfin le parrain commissaire au quatrième. Les évangélistes, st Mathieu, Marc, Luc… nommé par Vandoosler…Tiens ! En chipotant un peu, petite anagramme : Vandoosler, vous y retrouverez le mot « looser » en anglais qui signifie le perdant, le raté, et correspond bien au personnage.
Une organisation militaire s'installe pour enquêter et retrouver Sophia. Même si Vandoosler devient vite le meneur dans l'enquête. Chacun y met du sien, et les caractères se complètent pour tempérer, élaborer des stratégies, explorer de nouvelles pistes. Pour quatre chercheurs du temps, l'accumulation des questions est croissante, une incroyable toile se tisse, remontant en 1978, soit près de 18 ans plus tôt. La fouille dans le temps passé est ce que les évangélistes maitrisent le mieux. Deux personnages s'ajoutent et complexifie la donne, Alexandra et son fils et plus tard Christophe Dompierre sur l'enquête également. Les soupçons entraînent des révélations et de nouvelles recherches. Les morts se lèvent et s'ajoutent. « Debout les morts » est le réveil du passé, de vérité cachée, des corps parlent. Un départ simple qui ne laisse pas sous-entendre une affaire qui se complexifie de manière exponentielle. La logique des chercheurs en histoire combinée à celle du commissaire est une machine aux rouages inébranlables et d'une efficacité redoutable. Lucien citera une phrase importante pour résumer l'orientation à prendre dans l'amoncèlement d'idées qui tend vers un chaos en page 220.
« L'enquête des paroxysmes oblige à se confronter à l'essentiel qui est ordinairement caché »
Une phrase majeure qui révèle plusieurs points.
Le paroxysme est le sommet, le niveau le plus élevé du déroulement de quelque chose. Cela veut dire que dans un événement majeur aux conséquences catastrophiques, une vérité beaucoup plus simple se cache ou pourrait se cacher derrière. Provoquer un imbroglio par la manipulation pour que personne ne remarque une autre idée a immiscer, un acte à commettre. Tout porte à croire que le coupable est un tel. Des questions courantes ressortent. Au-delà des grandes guerres passées et actuelles, quelle était la motivation, autre que le racisme ? Les relations géopolitiques internationales ? le pouvoir ? L'argent ?
À travers cette phrase, le lecteur pourra remarquer aussi que par l'intermédiaire des caractères des personnages, l'auteur illustre intelligemment le propos de Lucien. Mathias représente cet essentiel, ce qui le rend presque insignifiant, subvenir à ses besoins primaires, dans une société qui pousse l'individu à la consommation. Marc, son parrain et Lucien, entre autres, sont les différentes facettes qui nourrissent le paroxysme. Les individus emportés par ces tempêtes d'idéaux, de style de vie, de relations avec l'autre, de paraître, les victimes de la société de consommation.
Un roman court à l'intrigue futée. Une tendance Agatha Christie, sans les manières, « no bling bling » tape à l'oeil, pas de BCBG (bon chic bon genre) pour séduire un lectorat. Un tout sans ficelles frappantes et faciles pour dénouer l'affaire ou sauver la continuité du texte. de minutieux raisonnements mis de bout en bout donnent un ouvrage abouti. Très logique, au décor passé en arrière-plan, presque aussi insignifiant que Mathias le sage. L'essentiel, très réussi, est l'enquête. La situation cocasse dans laquelle se retrouvent ces chercheurs en histoire qui n'ont rien d'autre à faire que de se plonger dans l'aventure. L'ambiance est plus comique, tragique que macabres. C'est la galère, certes, mais ensemble c'est une difficulté plus vivable que seule. Des personnages qui démontrent que leur savoir réuni à son utilité bien plus que chacun séparément. Une crainte de retrouver un roman de Glen Cooper séduisant, mais imparfait comme « le testament des templiers », du fait que Fred Vargas est chercheur en histoire et archéologie, est un a priori qui sera très vite balayé dès les premières pages. Une performance surprenante, une très belle surprise. Comme quoi, il est possible de proposer une histoire courte et parfaite.


+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          152
Ydamelc
Ydamelc26 mars 2016
  • Livres 4.00/5
Premier Vargas pour moi...
Et ça ne sera pas le dernier !
RChris, vous m'avez convaincue ! Cette auteure méritait, effectivement, de figurer dans ma bibliothèque.
Je me suis vraiment bien marrée à suivre l'enquête menée par Marc, Lucien et Mathias, 3 historiens fauchés, délicieusement loufoques et originaux. Leurs discussions sont particulièrement savoureuses, grâce un humour dont je suis très friande.
Une intrigue claire et bien construite, qui nous tient en haleine, par ses mystères et ses rebondissements.
Je n'oublierais pas de sitôt, St Marc, St Mathieu et St Luc, nos 3 évangélistes complètement barrés. D'ailleurs, j'adorerais les retrouver dans d'autres aventures (?!).
Merci encore RChris. J'ai vraiment passé un bon moment ;-)
Commenter    J’apprécie          312
carre
carre22 février 2012
  • Livres 4.00/5
Qu'elle plaisir de retrouver nos trois étudiants d'histoire après " Ceux qui vont mourir te salut", le trio d'historiens désargenté va devoir enquêter sur l'apparition d'un arbre dans le jardin de Sophia Siméonidis puis sur la disparition de la cantatrice. Et Vargas de nous embarquer dans une aventure implacable ou la noirceur du propos est atténué par un brin d'humour et par des personnages haut en couleurs. le plaisir du lecteur est à son comble tant Vargas passionne et intrigue avec ces histoires alambiquées. le retour de nos trois étudiants dans cette aventure est franchement agréable. Ne passez pas à côté de Vargas en règle générale, c'est une grande.
Commenter    J’apprécie          260
Citations & extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
omarinoomarino26 avril 2016
Les gens veulent des explications, dit-il, et c'est normal, et puis après ils tournent de l'oeil, et c'est normal aussi.
Commenter    J’apprécie          40
issablagaissablaga14 avril 2016
Mon neveu Marc, j’en sais quelque chose. Je l’ai hébergé à Paris quand il avait douze ans… autant dire qu’il était déjà presque terminé. Déjà fumeux, obstiné, exalté, décontenancé, mais déjà trop malin pour être paisible.
Je n’ai pas pu faire grand-chose, sauf lui inculquer quelques sains principes sur les indispensables désordres à pratiquer sans relâche...
Commenter    J’apprécie          90
AriesteArieste26 novembre 2012
Lucien, qui avait bu l'équivalent de vingt gobelets en carton, n'avait pas pu passer l'étape des premières marches et dormait sur la cinquième. Marc et Mathias l'attrapèrent chacun par un bras.

Vandoosler, en parfaite forme, avait raccompagné Sophia jusqu'à sa porte et entrait.

- Jolie toile, commenta-t-il. Les trois évangélistes aggripés les uns aux autres et abordant l'impossible ascension.

- Bon sang, dit Mathias en soulevant Lucien, pourquoi l'a-t-on installé au troisième étage ? On ne pouvait pas deviner qu'il pouvait boire comme un trou, dit Marc. Et souviens-toi qu'il n'y avait pas moyen de faire autrement. L'ordre chronologique d'abord : au rez-de-chaussée, inconnu, mystère originel, merdier général, foutoir en combustion, bref, les pièces communes. Au premier étage, légère émergence du chaos, balbutiements médiocres, l'homme nu se dresse en silence, bref, toi, Mathias. Montant plus avant dans l'échelle du temps...

- Qu'est-ce qu'il a à brailler comme ça ? demanda Vandoosler le Vieux.

- Il déclame, dit Mathias. C'est tout de même son droit. Il n'y a pas d'heure pour les orateurs.

- Montant plus avant dans l'échelle du temps, continua Marc, bondissant par-dessus l'Antiquité, abordant de plain-pied le glorieux deuxième millénaire, les contrastes, les audaces et les peines médiévales, bref, moi, au deuxième étage. Ensuite, au-dessus, la dégradation, la décadence, le contemporain. Bref, lui, continua Marc en secouant Lucien par le bras. Lui, au troisième étage, fermant de la honteuse Grande Guerre la stratigraphie de l'Histoire et celle de l'escalier. Plus haut encore, le parrain, qui continue de déglinguer les temps actuels à sa manière bien particulière.

Marc s'arrêta et soupira.

- Tu comprends, Mathias, même si c'est plus pratique de loger ce type au premier, on ne peut quand même pas se permettre de bouleverser la chronologie, de renverser la stratigraphie de l'escalier. L'échelle du temps, Mathias, c'est tout ce qu'il nous reste ! On ne peut pas massacrer cette cage d'escalier qui demeure la seule chose qu'on ait mise dans le bon ordre. La seule, Mathias, mon vieux ! On ne peut pas la saccager.

- Tu as raison, dit gravement Mathias. On ne peut pas. Faut monter la Grande Guerre jusqu'au troisième.
+ Lire la suite
Commenter    J’apprécie          60
marina53marina5304 mai 2015
Au bout de deux ans, le seul réflexe d'un homme dans la merde est de chercher un autre homme dans la merde.
Car fréquenter ceux qui ont réussi là où vous avez tout raté à trente-cinq ans aigrit le caractère. Au début bien entendu ça distrait, ça fait rêver, ça encourage. Ensuite, ça énerve puis ça aigrit. C'est assez connu.
Commenter    J’apprécie          400
RabanetRabanet09 juillet 2009
"La connerie militaire et l'immensité des flots sont les deux seules choses qui puissent donner une idée de l'infini."
Commenter    J’apprécie          810
Videos de Fred Vargas (28) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Fred Vargas
Extrait de l'intervention de Fred Vargas à la Grande Librairie
autres livres classés : romans policiers et polarsVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Quiz Debout les morts

Qui était Sophia Siméonidis ?

une chanteuse d'opéra
une cantatrice
une écrivaine
une comédienne

10 questions
14 lecteurs ont répondu
Thème : Debout les morts de Fred VargasCréer un quiz sur ce livre
. .