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ISBN : 2878583760
Éditeur : Viviane Hamy (2011)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.92/5 (sur 816 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Cette nuit-là, dit-elle lentement, Lina a vu passer l’Armée furieuse.
- Qui ?
- L’Armée furieuse, répéta la femme à voix basse. Et Herbier y était. Et il criait. Et trois autres aussi.
- C’est une association ? Quelque chose autour de la chasse ?> voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Eric75, le 08 septembre 2013

    Eric75
    Fred Vargas, on l’adore ou on la déteste, c’est selon, mais force est de constater qu’elle est aujourd’hui devenue bien plus qu’une simple auteure de polars : elle est une auteure tout court, qui impose son style, qui suscite la dévotion et l’attente fébrile de ses fans à chaque annonce d’une nouvelle publication, qui est un sous-genre à elle toute seule.
    Dès les premiers romans, elle met en place son univers personnel et fantasmé, habité par une galerie de personnages invariablement loufoques et horripilants, mais profondément attachants, évoluant avec une absence de rationalité revendiquée au sein d’enquêtes policières dont le réalisme n’a jamais été le critère prédominant.
    Avec cette manière de faire, Fred Vargas prend des risques et entraîne ses lecteurs – presque malgré eux – dans des aventures littéraires au-delà du réel, plus fantasques que fantastiques, dont on accepte volontiers les codes, ce qui confirme un véritable et atypique talent d’écrivain. L’armée furieuse, neuvième enquête du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg n’échappe pas à cette règle.
    On retrouve les habituels comparses de la série (Camille exceptée, mais Zerk, le fils de Jean-Baptiste et de Camille, a désormais pris la relève), Adamsberg, Danglard, Retancourt, Veyrenc… très à l’aise et installés dans leur rôle. Le commissaire Adamsberg, plus pelleteur de nuages que jamais, mène deux enquêtes à la fois, qui finiront bien entendu par se rejoindre, la première à Paris, la seconde dans le Calvados. Dans les deux cas, il suit ses étranges intuitions et entraîne dans son sillage ses fidèles équipiers, qui lui font une confiance aveugle même, de façon étonnante, lorsqu’il s’agit d’emprunter des sentiers en dehors de toute légalité.
    On retrouve les excentricités du commissaire et sa faculté d’observer les détails les plus insignifiants, pour y déceler les incohérences que lui seul peut interpréter, et qui à coup sûr le mèneront à l’identification du coupable.
    On retrouve les détails qui tuent, totalement inutiles mais ô combien représentatifs et indispensables au style Vargas : le couple de rats amoureux, les vaches normandes immobiles dans le paysage, le pigeon neurasthénique… Le bestiaire improbable de Fred Vargas impose sa présence obsédante et facétieuse dans l’univers des humains, qui ne sont pas en reste.
    Car on y trouve également, comme à chaque fois, de nouveaux et invraisemblables personnages, un capitaine de gendarmerie descendant d’un maréchal d’Empire, un comte s’habillant comme un ouvrier agricole, une étrange fratrie de laissés-pour-compte aux pouvoirs quasi surnaturels, rappelant presque Cristal qui songe de Theodore Sturgeon : Lina, qui a révélé par ses visions le retour de l’Armée furieuse, et dont le charme insolite « irradie » littéralement en direction d’Adamsberg, son frère dévoreur d’insectes, son autre frère prononçant les mots à l’envers…
    On y retrouve, bien sûr, les légendes ancestrales auxquelles tout le monde semble croire, après les loups-garous et les vampires des récits précédents, voici les spectres moyenâgeux de l’Armée furieuse du Seigneur Hellequin qui apparaissent dans les rêves du « passeur » et désignent de leurs doigts vengeurs leurs prochaines victimes.
    Mais il y a plus.
    Parallèlement à son aventure normande, Adamsberg enquête sur l’assassinat d’un notable parisien, brûlé vif dans sa voiture. On soupçonne Momo-mèche-courte, un petit délinquant de banlieue, pyromane à ses heures perdues, qui parvient à prendre la fuite dans des circonstances rocambolesques. Comment ne pas penser à l’assassinat d’Aldo Moro (retrouvé mort dans une automobile) ? Comment de pas établir un parallèle entre l’affaire Momo-mèche-courte et l’affaire Cesare Battisti ? Dans les deux cas, un désigné coupable en cavale, au passé accablant, fuyant la police « officielle », le premier ardemment défendu par Jean-Baptiste Adamsberg, le second ardemment défendu par Fred Vargas, qui signe dans Le Monde le 13 novembre 2004 un article intitulé : « Et si Battisti était vraiment innocent ? »
    Pour revenir au roman, résumons-nous et disons simplement que Vargas continue de faire du Vargas. Avec un risque, car les lecteurs les plus aguerris au style Vargas parviendront mieux, après plusieurs romans, à identifier les codes et décrypter les ressorts cachés de l’intrigue, et les plus perspicaces devineront donc assez rapidement qui sera le coupable. En ce qui me concerne, en appliquant la fameuse devise de Sherlock Holmes citée dans Le signe des quatre (« Lorsque vous avez éliminé l’impossible, ce qui reste, si improbable soit-il, est nécessairement la vérité »), et en délaissant les perches un peu grossièrement tendues, je ne me suis pas trompé.
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    • Livres 4.00/5
    Par argali, le 25 mai 2011

    argali
    Depuis le temps que j'attendais un nouveau Fred Vargas, je n'ai pas eu la patience d'attendre sa sortie en poche. Ce que je fais souvent pour les polars. Et je ne suis pas déçue. C'est du très bon Vargas.
    On retrouve dans ce roman le duo Adamsberg-Danglard, l'équipe du commissaire que l'on connait bien maintenant - une équipe de bras cassés, à première vue, où chacun a un don particulier, un 6e sens et une haute idée de l'esprit d'équipe – et une écriture intelligente et fine qui sert à merveille un récit aux couleurs moyenâgeuses, poétique et noir à la fois.
    Fred Vargas n'a pas son pareil pour peindre des personnages hors du commun, ruraux, un peu rustres et si attachants pourtant. Si ce roman était un tableau, on verrait les personnages de Boch se promener sur les chemins de campagne de Courbet.
    Dans une ambiance envoutante de superstition et de légendes, une série de petites anecdotes qui n'ont pas l'air d'avoir de lien entre elles, vont préoccuper le commissaire Adamsberg. Elles vont pourtant tisser la trame de l'intrigue. Et puis, il y a ces morts, inexpliquées, sans témoin, et qui terrorisent tout un village.
    Et la magie opère. On se laisse prendre par la main, on éprouve de la tendresse pour l'un, on s'émeut avec l'autre, on suspecte un troisième… L'improbable devient probable, on entre dans son monde avec délectation et on s'y sent bien. Rien de sordide ou de glauque, rien d'outrancier, mais des personnages aux fêlures vraies, extravagants mais réels et un univers onirique qu'on a tôt fait d'adopter.
    Un excellent moment de pur plaisir.
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    • Livres 5.00/5
    Par Paco, le 19 janvier 2012

    Paco
    L'univers de Fred Vargas
    On ne lit pas un roman de Fred Vargas, on le vit. Attaquer un "Vargas", c'est ouvrir une porte sur un monde à part, un autre univers qui nous propulse gracieusement - mais avec force - dans une ambiance décalée. L'auteur, munie de sa plume aérienne, débordante d'ironie, d'humour pertinent et subtil, plonge le lecteur dans un polar digne d'un conte, un récit peuplé de légendes et de mythes. Un polar atypique avec des personnages totalement atypiques aussi et puissants au niveau de leurs dimensions et de leurs intensités. Fred Vargas nous donne une bonne leçon sur les rapports humains!
    Ouvrir un livre de Fred Vargas, c'est faire connaissance avec des personnages remarquablement vivants, attachants et relativement énigmatiques pour certains. le lecteur restera fasciné et séduit par une telle réussite, à savoir apporter une réelle épaisseur, une âme considérable aux protagonistes d'un roman. Fred Vargas, avec ce côté caustique, vif et dégagé, est totalement parvenue à accomplir ce tour de force.
    La qualité, la fantaisie et le style des dialogues sont une vraie marque de savoir-faire dans les oeuvres de Fred Vargas. le lecteur ne peut que se retrouver agrippé, emporté et immergé dans l'histoire avec de tels échanges. Toute l'intensité des personnages se retrouve là, lors de ces remarquables conversations perçantes, adroites, incisives et magiques; un défi qui n'est, j'imagine, pas facile à réaliser. Mais Fred Vargas semble très à l'aise pour faire parler ses héros, avec habilité, légèreté et beaucoup d'esprit. L'auteur soigne le dialogue, semble y attacher une importance majeure et offre au lecteur un rendu débordant de finesse et de sagacité. Je pense que l'auteur serait capable d'écrire un roman uniquement composé de dialogues, tout en gardant le lecteur scotché du début à la fin.
    Les enquêtes menées par le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg sont un réel régal, un menu complet composé d'intrigues bien ficelées, astucieuses et délurées, aussi dégantées que les personnages qui y évoluent. Beaucoup de morts, de morts violentes bien évidemment - c'est un polar! - mais paradoxalement jamais de douleurs, de deuil ou de souffrance.
    Les victimes sont souvent des personnes seules ou sans vraiment d'attaches - je dis "souvent" mais je crois bien que c'est même toujours le cas - et du coup l'auteur arrive à céder au lecteur une histoire avec des faits violents et brutaux, tout en le ménageant d'un point de vue émotionnel. Et il ne faut pas me faire croire que c'est un hasard; bien trop brillant pour être une coïncidence. C'est une sensibilité appréciable de la part de l'auteur, un détail respectable et honorable.
    L'évolution de l'intrigue est ponctuée de rebondissements et de contrecoups - autant que dans le cerveau d'Adamsberg d'ailleurs - mais aussi marquée de rencontres atypiques, surprenantes et émouvantes, comme ces fameux trois historiens surnommés "Les Évangélistes", trois personnages puissamment forts en caractère, totalement inclassables, et qu'il faut absolument accoster un jour en ouvrant un Vargas. L'enquête en elle-même se tient bien et suit une logique implacable. Donc pas de place au hasard! Fred Vargas nous achève enfin avec un dénouement souvent bluffant, totalement inattendu et imprévisible. Et c'est souvent à ce moment-là que nous nous rendons compte de l'ingéniosité ahurissante du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg.
    Le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg... C'est tout une histoire à lui seul! Personnage infiniment humain, simple et complexe à la fois. Il aime tout ce qui l'entoure, il le respecte, l'emmagasine et le vie pleinement. Cet homme s'accroche férocement et parfois même sans le savoir aux détails anodins que personne ne voit et qui échappe à un cerveau ordinaire. Oui car Adamsberg n'est pas ordinaire. C'est un flic qui fonctionne au feeling, sans vraiment de méthodes, qui suit ses intuitions déraisonnées et extravagantes qui le mène toujours - étonnement! - sur la bonne piste. Car Adamsberg observe, explore, se perd, se retrouve, se perd encore pour finalement aboutir. Sa contemplation et son errance le pousse parfois à s'enfermer dans sa bulle pour ne plus y ressortir. du moins, pas avant d'avoir mis de l'ordre dans son cerveau encombré, chaotique et embouteillé. Mais notre homme arrive toujours à démêler les ficelles qui engorgent son esprit, petits bouts par petits bouts, consciencieusement. Car Adamsberg est lent. Efficace mais lent, et ça énerve tout le monde.
    Doté d'une grande sensibilité, Jean-Baptiste Adamsberg est aussi une personne qui apprécie les gens, qui prend le temps de les comprendre - de les aimer? - et surtout de les cerner. Allant peut-être même parfois jusqu'à se mettre à leur place. Car pour comprendre les gens il faut inévitablement les connaître, détecter leurs défauts, leurs qualités, comprendre leurs motivations, deviner leurs secrets; et là notre flic excelle et le démontre brillamment. Toujours avec calme et sérénité, bien entendu, car Adamsberg n'avance pas vite, et oui. Pour cet homme, le comportement, l'expression et l'attitude des suspects ne sont pas un élément, mais tout simplement une preuve.
    "S'il y avait une chose que Danglard réprouvait plus que tout chez Adamsberg, c'était cette façon de considérer ses sensations comme des faits avérés. Adamsberg rétorquait que les sensations étaient des faits, des éléments matériels qui avaient autant de valeur qu'une analyse de laboratoire. Que le cerveau était le plus gigantesque des labos, parfaitement capable de sérier et d'analyser les données reçues, comme par exemple un regard, et d'en extraire des résultats quasi certains. Cette fausse logique insupportait Danglard."
    Adamsberg - je vous l'ai dit - est très respectueux, mais semble avoir du mal à se plier aux directives, aux ordres ou même aux lois. Ses intuitions et ses méthodes ne lui permettent pas de suivre les chemins préfabriqués qu'il serait peut-être censé emprunter. Ce qui compte, c'est de savoir ce qui s'est passé, pourquoi, comment et par qui. le reste suivra son cours... A se demander finalement si c'est vraiment le flic qui choisi sa route ou si c'est elle-même qui se place sous ses pieds, guidée par l'instinct de celui qui y déambule.
    Mais les faits et gestes du commissaire ne sont pas cautionnés par tous le monde, par-exemple par son adjoint Adrien Danglard. Très complémentaire, cet homme marié et père de cinq enfants est quant à lui très méthodique et doté d'un savoir immense. Toujours là pour tenter de raisonner Adamsberg, mais cela reste incessamment qu'une tentative qui se heurte contre la fermeté de son chef. Danglard, c'est aussi celui qui cherche constamment des planques dans le commissariat pour... ses bouteilles de blancs.
    Il y a aussi Violette Retancourt, celle qui sait tout faire et qui est toujours là quand il faut. Énormément appréciée par Jean-Baptiste Adamsberg, cette femme d'une corpulence hors-norme garde pas mal d'atouts en main. Nous évoluons aussi aux côtés de bien d'autres personnages, tous d'une épaisseur remarquable, dotés d'un caractère bien spécifique, soit des gens du cru!
    "L'armée furieuse"
    Le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg reçoit un jour la visite d'une femme venant tout droit d'un petit village appelé Ordebec, en Normandie. Cette femme visiblement effrayée et peu bavarde a fait le déplacement jusqu'à Paris uniquement pour parler à Adamsberg, et rien qu'à lui. Visiblement, elle ne fait pas confiance à la police de sa région. Mais pourquoi? Voilà la question qui taraude notre commissaire, intrigué face à cette petite personne qui en dit juste assez pour l'intéresser mais bien trop peu pour y comprendre quelque chose. Cette dame semble avoir très peur de parler.
    Finalement, un peu rassurée, elle lui explique tout. Mais pour Adamsberg cela n'a aucun sens. Valentine Vendermot lui raconte qu'un homme, Herbier - c'est son nom -, a disparu depuis quelques temps. Plus personne ne l'a vu dans le village. Un homme mauvais, un sale type. Mais alors pourquoi s'en faire? Valentine lui explique alors qu'une nuit, sa fille Lina a vu passer L'armée furieuse sur le chemin de Bonneval. Herbier y était aussi, il criait, accompagné de trois autres hommes. L'armée furieuse... le commissaire se demande bien ce que cela peut-être. Il se renseigne auprès de Danglard, son adjoint qui sait tout sur tout.
    Il lui apprend alors que L'armée furieuse, ou "La Mesnie Hellequin" est une troupe maléfique, des chevaliers, qui saisissent des criminelles impunis qui supplient pour qu'une bonne âme répare leurs forfaits immondes pour être sauvés du tourment. Mais le problème est le suivant et il est de taille pour Adamsberg. Il s'agit d'une légende datant du 11ème siècle et les chevaliers en question sont des morts! Mais Lina, la fille de Valentine Vendermot, les a vus emporter Herbier et trois autres hommes du village. Selon elle, Herbier est mort, ou va mourir bientôt, et les autres hommes aussi. C'est L'armée furieuse qui veut ça, on ne peut rien contre elle.
    Adamsberg, suivant son instinct et son intuition légendaire, va tout de même décider de se rendre dans ce petit village de Normandie, juste pour voir, juste pour se faire une idée... C'est en se promenant sur le chemin de Bonneval qu'il va faire une rencontre intéressante, bouleversante, et c'est surtout à ce moment qu'il va apprendre la mort violente d'Herbier. L'armée furieuse? Non.. Quoi que... Une grande aventure semée de morts, de psychoses et de peurs, sur un fond de légendes normande, va débuter pour Adamsberg et son équipe. le commissaire va tenter de faire la lumière sur ces assassinats surprenants, barbares, qui affolent les villageois d'Ordebec, très imprégnés par cette fameuse légende qui refait surface après tant d'années.
    Jean-Baptiste Adamsberg sera également occupé sur une autre affaire, à Paris. Une enquête délicate qui suscite l'intérêt des hautes sphères par sa sensibilité. Un homme respecté, puissant et influent dans le domaine économique a été découvert brûlé dans sa voiture. Un acte criminel, cela ne fait aucun doute. Un jeune délinquant, pyromane à ses heures perdues, est rapidement soupçonné et arrêté. Jean-Baptiste Adamsberg, qui connaît bien ce gamin, n'y crois pas et va utiliser ses méthodes peu orthodoxes pour le prouver. Une mise en scène des plus subtiles mais terriblement risquée! C'est le prix de la vérité.
    Sans oublier ce fameux pigeon - un vrai, l'oiseau - condamné à mort, qui est retrouvé devant le commissariat, avec les pattes attachées par de la ficelle. Bien entendu, Adamsberg va également s'en occuper, avec autant d'énergie que s'il s'agissait d'un crime commis sur une personne. Car Adamsberg, il aime les gens, mais pas lorsqu'ils commettent des cruautés!
    Méfiez-vous de L'armée furieuse qui risque de passer une nuit sur le chemin qui passe près de chez vous, surtout si vous avez commis des crimes odieux, impunis jusqu'à ce jour... Bonne lecture.

    Lien : http://passion-romans.over-blog.com/article-l-armee-furieuse-de-fred..
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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 07 mai 2012

    carre
    Une nouvelle fois, Fred Vargas signe un polar hors norme, mélant digressions, enquêtes, bizarrerie, croyances etc. Et une nouvelle fois, ça marche tout d'abord parce que on retrouve notre cher Adamsberg et ces acolytes Danglard, Veyrenc ou Retencourt. On croyait les avoir oubliés mais non on les retrouve avec le même plaisir, ils n'ont pas changé d'un iota.
    Et puis,Vargas n'a pas son pareil pour brosser une galerie de personnages aussi improbables que touchants, et malgré leurs félures, leurs secrets, elle aime c'est petites gens. de fausses pistes en rebondissements, Vargas ballade ses fans à la frontière du réel et des croyances, et seul un Adamsberg décalé et poétique peut dénouer les noeuds de l'intrigue. le seul regret que l'on a, à la fin du roman , c'est qu'il va falloir attendre un certain temps pour retrouver Adamsberg et sa bande.
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    • Livres 3.00/5
    Par Liver, le 08 août 2013

    Liver
    Ouvrir un roman de Vargas, c'est faire abstraction de la raison pour entrer dans un monde extravagant. le dernier opus conserve cette marque mais en demi-teinte seulement. Certes, j'ai tellement été bluffée par certains de ses romans que je lui mets la barre un peu plus haute à chaque fois: et là, je suis déçue! Pas déçue par le style qui reste atypique et qui jongle magnifiquement avec les mots, pas vraiment non plus par les personnages que l'on retrouve toujours avec plaisir comme de vieilles connaissances (encore que! où est passé le vrai Danglard?). En revanche, quelle triste intrigue: peu intrigante d'ailleurs cette histoire d'Armée furieuse , qui fait l'effet d'un ballon de baudruche dégonflé dès le début du roman, à la limite du crédible souvent ( les entorses à la réalité passent mal) et la chute est "littéralement" bâclée (au fait, je connaissais le coupable depuis le premier tiers du roman!). Reste, je le reconnais, le personnage central, ce commissaire que tous ses fans qualifieront à jamais de "pelleteux de nuages", (vraie preuve du "génie" de l'auteur) Jean Baptiste Adamsberg pour lequel on espère que l'auteur imaginera une intrigue plus à sa mesure dans son prochain roman!
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Critiques presse (6)


  • Actualitte , le 03 août 2011
    Les fans auront plaisir à suivre les nouvelles aventures du commissaire Adamsberg, mais pourront être gênés par l'intrigue platonique et les références omniprésentes aux précédents ouvrages. 
L'Armée furieuse, premier des ventes depuis quelques semaines peut donc se lire vite et s'oublier rapidement.
    Lire la critique sur le site : Actualitte
  • LeMonde , le 09 juillet 2011
    "Il se trouve que je connais bien la Normandie. Du temps de ma grand-mère, il y avait encore des gens qui se jetaient des sorts. Cet archaïsme m'a frappé, dans mon enfance." Elle s'en est magistralement servie dans cette Armée furieuse que va devoir affronter son personnage fétiche, le commissaire Adamsberg.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • LaPresse , le 20 juin 2011
    Malgré quelques trous et une fin qu'on voit un peu venir, L'armée furieuse est un réel plaisir de lecture.
    Lire la critique sur le site : LaPresse
  • LePoint , le 14 juin 2011
    La petite musique vargasienne est encore au rendez-vous et ses aficionados vont être comblés. Car L'armée furieuse recèle tous les ingrédients de l'étonnant festin qu'elle nous sert depuis 2001, année du coup de maître Pars vite et reviens tard.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • LeFigaro , le 14 juin 2011
    Comme toujours chez Vargas, les digressions comptent au moins autant que l'enquête, les dialogues sont efficaces, savoureux et les personnages, qu'il s'agisse des hommes d'Adamsberg (la «déesse polyvalente» Retancourt, le poète Veyrenc, l'hypersomniaque Mercadet) ou des autochtones, valent le détour.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • Bibliobs , le 14 juin 2011
    Rien ne manque dans cette «Armée furieuse» des saveurs de la Vargas touch: le suspense délectable qui ne faiblit pas d'une page à l'autre, la brutalité des relations humaines sublimée par l'utilisation des contes et légendes, la finesse du dialogue entre Adamsberg et ses fidèles Veyrenc et Danglard, l'effet cathartique du dénouement et la sensation du lecteur de rentrer d'un long voyage peu banal.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs

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Citations et extraits

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  • Par Skritt, le 24 juillet 2014

    Je ne pense pas si gagner ou perdre sont les bons termes pour jauger sa vie [...]. C'est-à-dire que je ne pense pas qu'il faille jauger sa vie. On y est sans cesse contraint et c'est un crime.

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  • Par Eric75, le 08 septembre 2013

    Dans l'auberge, Danglard, manches relevées, était en train de cuisiner en discourant, sous le regard attentif de Zerk.
    - C'est très rare, disait Danglard, que le petit doigt de pied soit réussi. Il est généralement contrefait, tordu, recroquevillé, sans parler de l'ongle, qui est très amoindri. A présent que ça a doré sur une face, tu peux retourner les morceaux.
    Adamsberg s'appuya au chambranle de la porte et regarda son fils exécuter les consignes du commandant.
    - C'est les chaussures qui font cela ? demandait Zerk.
    - C'est l'évolution. L'homme marche moins, le dernier doigt s'atrophie, il est en voie de disparition. Un jour, dans quelques centaines de milliers d'années, il n'en restera qu'un fragment d'ongle attaché au côté de notre pied. Comme chez le cheval. Les chaussures n'arrangent rien, bien sûr.
    - C'est la même chose que nos dents de sagesse. Elles n'ont plus de place pour pousser.
    - C'est cela. Le petit doigt est un peu la dent de sagesse du pied, si tu veux.
    - Ou la dent de sagesse est le petit doigt de la bouche.
    - Oui mais dit comme cela, on comprend moins bien.
    Adamsberg entra, se servit une tasse de café.
    - Comment était-ce ? demanda Danglard.
    - Elle m'a irradié.
    - Des ondes néfastes ?
    - Non, dorées. Elle est un peu trop grosse, elle a les dents en avant, mais elle m'a irradié.
    - Dangereux, commenta Danglard d'une voix désapprobatrice.
    - Je ne pense pas vous avoir jamais parlé de ce kouglof au miel que j'ai mangé enfant chez une tante. Mais c'est cela, en un mètre soixante-cinq de hauteur.
    - Souvenez-vous que cette Vendermot est une cinglée morbide.
    - C'est possible. Elle ne le paraît pas. Elle est à la fois assurée et infantile, bavarde et prudente.
    - Et si cela se trouve, ses doigts de pied sont laids.
    - Amoindris, compléta Zerk.
    - Cela m'est égal.
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  • Par LiliGalipette, le 19 mai 2011

    « - Cette nuit-là, dit-elle lentement, Lina a vu passer l’Armée furieuse.

    - Qui ?

    - L’Armée furieuse, répéta la femme à voix basse. Et Herbier y était. Et il criait. Et trois autres aussi.

    - C’est une association ? Quelque chose autour de la chasse ?

    Madame Vendermot regarda Adamsberg, incrédule.

    - L’Armée furieuse, dit-elle à nouveau tout bas. La Grande Chasse. Vous ne connaissez pas ?

    - Non, dit Adamsberg en soutenant son regard stupéfait.

    - Mais vous ne connaissez même pas son nom ? La Mesnie Hellequin ? chuchota-t-elle.

    - Je suis désolé, répéta Adamsberg. Veyrenc, l’armée furieuse, vous connaissez cette bande ? La fille de Mme Vendermot a vu le disparu avec elle.

    - Et d’autres, insista la femme.

    Un air de surprise intense passa sur le visage du lieutenant Veyrenc. Comme un homme à qui on apporte un cadeau très inattendu.

    - Votre fille l’a vraiment vue ? demanda-t-il. Où cela ?

    - Là où elle passe chez nous. Sur le chemin de Bonneval. Elle a toujours passé là.

    - La nuit ?

    - C’est toujours la nuit qu’elle passe.

    Veyrenc retint discrètement le commissaire.

    - Jean-Baptiste, demanda-t-il, vraiment tu n’as jamais entendu parler de ça ?

    Adamsberg secoua la tête.

    - Eh bien, questionne Danglard, insista-t-il.

    - Pourquoi ?

    - Parce que, pour ce que j’en sais, c’est l’annonce d’une secousse. Peut-être d’une sacrée secousse. «

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  • Par annie, le 20 mai 2011

    p.76
    "Ici, c'est comme partout, il y a beaucoup de têtes creuses qui ont vite fait de se remplir de n'importe quoi, si possible du pire. C'est ce que tout le monde préfère, le pire. On s'ennuie tellement.

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  • Par Lorraine47, le 13 novembre 2012

    Messieurs, dit le comte en posant sa canne et en leur tendant la main, merci d'avoir répondu à mon appel.
    Comte il l'était, assurément. Le ton de sa voix, le mouvement assez impérieux des gestes, le regard haut porté et jusqu'à son droit naturel de se présenter en veste de paysan. En même temps qu'on distinguait sans mal en lui le vieux normand rural, la rougeur du teint, les ongles un peu noirs, le regard amusé et secret porté sur lui-même. [...]
    - J'espère que vous apprécierez ce calva, c'est celui que je donne à Léo.
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