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ISBN : 2290349224
Éditeur : J'ai Lu (2005)


Note moyenne : 3.74/5 (sur 1221 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors?"
Depuis quatre mois, cette phrase accompagne des cercles bleus qui surgissent la nuit, tracés à la craie sur les trottoirs de Paris. Au centre de ces cercles, prisonniers, un débris, un déchet, un objet perdu : trombone... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 08 mai 2012

    carre
    Dans ma série : "I love Fred Vargas", "l'homme aux cercles bleus" fait parti du haut de la liste., d'autant plus que cela coincide avec l'arrivée de Jean-Baptiste Adamsberg et de son adjoint Danglard. L'intrigue est comme toujours originale et troublante. Depuis quelques mois, des cercles bleus apparaissent dans les rues de Paris avec un objet au milieu et une phrase toujours la même
    "Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors?" Cela pourrai passer pour un humour spécial mais ça devient franchement flippant lorsque c'est le corps d'une femme que l'on retrouve au milieu d'un cercle. Mais au delà de l'enquête, c'est le plaisir de voir ces deux flics diamétralement différents (l'un est dans la nonchalance, dans la perception des choses, l'autre dans la logique cartésienne). Et, il faut reconnaitre que les joutes verbales ou les silences d'Adamsberg font tout le sel du plaisir de suivre le chemin de ces réflexions. Vargas mène parfaitement sa barque pour ne jamais relacher notre attention. Et puis, on découvre la belle et mystérieuse Camille. L'écriture de Vargas est fluide, poétique, avec une forme de lenteur qui sied parfaitement au Sieur Adamsberg. Si vous aimez les atmosphères étranges et les personnages atypiques, vous vous régalerez.
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    • Livres 1.00/5
    Par gill, le 28 juillet 2014

    gill
    Malgré un résumé de quatrième de couverture un peu trop proche avec celui de "Pars vite et reviens tard", que je me souviens n'avoir pas détesté, je me suis laissé tenter.
    Et puis "Téléobs", sur cette même quatrième de couverture, promettait :
    "Commencez ce livre, vous ne pourrez plus vous l'arracher des mains..."
    Comment peut-on s'arracher, soi-même, un livre des mains ?
    J'ai essayé. J'ai tenté de nombreuses passes acrobatiques et périlleuses.
    J'ai échoué !
    Pourtant ce n'est pas l'envie qui m'en a manqué durant ces 220 pauvres pages.
    Je n'aime pas dire du mal d'un livre et je le fais rarement. Mais là...
    Le rideau se lève sur une rencontre, très improbable, entre Charles Reyer, un bel aveugle et Mathilde, une originale, océanographe de renom.
    Cette rencontre, si prometteuse qu'elle soit au premier abord, se révèle vite, sous la plume de Fred Vargas, incongrue et maladroite.
    Le dialogue, tricoté pour l'occasion, est forcé et si peu crédible.
    Puis dans les 14 premières pages, à trois reprises, plusieurs personnages, dont le point commun est une présentation qui laisse le lecteur perplexe, se demandent s'ils se trouvent beaux.
    Le commissaire Adamsberg, lui, est sylvestre puisqu'il vient des Pyrénées !
    L'intrigue, mince et cousue de fil blanc, est truffée de quelques graves incohérences.
    L'enquête proposée n'aurait même pas fait lever un sourcil à Sherlock Holmes.
    Les personnages sont sans épaisseur aucune.
    Le mobile, clef de voute de tout roman policier, se révèle, lui aussi sans intérêt.
    Bref, vous m'avez compris, je n'ai pas aimé du tout le livre.
    Mais, plus grave, je crois qu'il est vraiment raté !

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    • Livres 1.00/5
    Par viou1108, le 27 novembre 2013

    viou1108
    C'était mon premier Fred Vargas, je crains que ce ne soit également le dernier…
    L'intrigue : la nuit dans Paris, un inconnu trace des cercles à la craie bleue, et place au centre de ceux-ci des objets abandonnés. C'est la première enquête du commissaire Adamsberg, fraîchement muté à la capitale, précédé de sa réputation. Sa méthode (ou plutôt son absence de méthode), c'est l'intuition et la réflexion (enfin…rien n'est moins sûr). Il pressent que cette histoire de cercles va dégénérer. Son adjoint, le logique et rationnel inspecteur Danglard, a bien du mal à s'habituer au personnage.
    Le dénouement tombera de nulle part, en tout cas je n'ai rien vu venir. Certains crieront au génie, moi c'est le genre de fin qui m'agace, un peu comme avec Hercule Poirot qui, triomphant, découvre le coupable par la grâce d'un indice que lui seul connaît et qu'il se garde bien de révéler avant la dernière page.
    Donc, un peu trop invraisemblable, cette histoire…
    Les personnages : décalés, « originaux », odieux ou repoussants, chacun portant ses blessures d'amour ou d'amour-propre, presque tous « à côté de la plaque », presque tous attachants malgré tout.
    Mais enfin, un peu trop improbable et excessif, ce casting…
    Le style : dès les premières pages, j'ai pensé aux Maigret : c'est lent. de plus, les conversations n'ont rien de sensé et les interrogatoires ne désembrouillent apparemment pas l'énigme. Les introspections et monologues intérieurs sont répétitifs et n'apportent pas grand-chose, sauf renforcer l'idée que les personnages sont des torturés tortueux (ou l'inverse).
    Bref, un peu trop confus et rébarbatif pour moi, ce polar…

    PS: j'y pense: quelqu'un a compris le pourquoi du comment du refrain "Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors?" ?
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    • Livres 2.00/5
    Par InstinctPolaire, le 24 octobre 2012

    InstinctPolaire
    " Douze capsules de bière, une cagette de légumes, quatre trombones, deux chaussures, une revue, un sac en cuir, quatre briquets, un mouchoir, une patte de pigeon, un verre de lunette, cinq carnets (...) " : le début d'un long inventaire à la Prévert – les ratons-laveurs en moins – Tout ces objets découvertes pêle-mêle , un à la fois, sur le pavé parisien dans des cercles de craie bleue, portant la mention : " Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ".
    Mais là où le poète et le titi parisien voit Prévert, le Commissaire Jean-Baptiste Adamsberg, nouvellement nommé à Paris, voit Shakespeare – ou Bradbury pour ceux qui suivent mes critiques et que je remercie - " grand maleurté est à nos trousses ". Car un jour au centre du cercle c'est le cadavre d'une femme que l'on trouve. S'est-on servi du travail de l'artiste pour lui faire endosser le crime ou s'est-il donner la peine de se concocter une sorte d'alibi fantasgoriquement alambiquée ?
    Un autre inventaire s'inscrit dans cette intrigue : " Un flic qui aurait dû être pute, un aveugle mauvais comme une teigne mais caressant, un byzantiniste cercleur (...) ", une célèbre océanographe qui suit les gens dans les rue de la capitale, un inspecteur alcoolique et ses deux paires de jumeau plus un qui n'est pas de lui et moins une épouse partie avec un autre... Une histoire simple en perspective.

    Jean-Baptiste Adamsberg m'énerve. Il poursuit ses enquêtes sans les mener. Il griffonne de petits dessins, il fait de longues balades, il laisse à ses subordonnés des consignes sibyllines... Il est indéfinissable – on le dit " sylvestre " qu'en penser ? - incompréhensible, débraillé. Presque schizophrène, ne l'admet-il pas lui-même : " Ils étaient trois : Jean-Baptiste d'un côté, Adamsberg de l'autre et l'homme public Jean-Baptiste Adamsberg. " Entouré de personnages originaux en diable. Tous engoncés dans le même costume de demi-vérités. le Commissaire nous mène à la conclusion a priori sans efforts,sans doutes, ni certitudes. Même le temps ne semble pas avoir de prise sur lui – n'est-il pas amoureux d'un jeune femme qu'il n'a pas vu depuis presque dix ans ? -
    Je ne connaissais pas Fred Vargas. Je pensais que sa célébrité et celle de son Commissaire m'assurait de passer un bon moment. Mais le style tout en détour et l'insaisissabilité de son héros ne m'ont pas permis de réellement adhérer à l'intrique. La conclusion ne m'ayant tiré aucune réactions : stupéfaction, félicitation, déception...
    Adamsbergesque finis-je. Peut-être est-ce tout le talent de Fred Vargas. Alors ce sera sans moi...
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    • Livres 5.00/5
    Par Malabar_, le 14 juillet 2013

    Malabar_
    Des cercles tracés à la craie bleue fleurissent depuis quelques mois sur les trottoirs de la capitale, attisant la curiosité des médias et des habitants qui semblent plutôt s'en amuser. Mais lorsqu'en lieu et place des traditionnels objets abandonnés, on retrouve un corps de femme sauvagement égorgée, la plaisanterie tourne court.
    Cet opus voit l'arrivée du commissaire Adamsberg, fraîchement muté sur Paris et encore auréolé de ses récents succès. Un flic atypique, rêveur et intuitif qui devra collaborer avec Danglard, inspecteur cartésien accroc au vin blanc, tentant d'élever comme il peut une ribambelle de gosses.
    Avec l'association de ces deux héros, Vargas franchi un cap: en sus de l'intrigue originale et des personnages décalés caractéristiques de son univers, l'enquête est un formidable prétexte aux joutes verbales de haute volée, dialogues surréalistes et autres "saillies drolatiques".
    Un roman bien mené, porté par un duo qui fonctionne à merveille et un portrait tout en nuances d'un héros éthéré, qui, de par sa personnalité et ses zones d'ombre, emporte d'emblée l'adhésion du lecteur.
    Vivement le prochain.
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Citations et extraits

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  • Par gill, le 28 juillet 2014

    Oui mais quoi ? dit-elle tout haut en se levant d'un bloc. Écrire quoi ?
    Pour quoi faire écrire ?
    Pour raconter de la vie, se répondit-elle.
    Foutaises ! Au moins sur les pectorales, on a quelque chose à raconter que personne ne sait.
    Mais le reste ? Pour quoi faire, écrire ? Pour séduire ? C'est ça ?
    Pour séduire les inconnus, comme si les connus ne te suffisaient pas ?
    Pour t'imaginer rassembler la quintessence du monde en quelques pages ?
    Quelle quintessence à la fin ? Quelle émotion du monde ? Quoi dire ?
    Même l'histoire de la vieille musaraigne n'est pas intéressante à dire.
    Écrire, c'est rater....
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  • Par Persepolis, le 11 mars 2011

    En tous les cas, avec les tranches de semaine, ça ne change jamais. Tranche 1: on s'intéresse, on croit à des machins, on trouve des trucs. Drame et miracle anthropiques. Tranche 2: on ne trouve rien du tout, on apprend zéro, dérisoire de la vie et compagnie. Dans la tranche 2, il y a beaucoup de n'importe qui avec n'importe quoi et on boit pas mal , alors que la tranche 1, c'est plus important, c'est évident. Pratiquement, une tranche 2, ça ne peut pas se rater , ou disons que ça ne tire pas à conséquence. Mais une tranche 1, quand on la bousille comme celle de cette semaine, ça fout un coup. Ce qui s'est passé aussi, c'est qu'au café, c'était de la palette aux lentilles au menu.La palette aux lentilles, ça me fout le bourdon. C'est la désespérance. Et ça en pleine fin de tranche 1. C'était pas de chance, cette foutue palette.
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  • Par line70, le 29 mars 2011

    Quand on regarde de l'eau dans un seau, dit Adamsberg, on voit le fond. On met le bras dedans, on touche quelque chose. Même chose dans un tonneau, on y arrive. Dans un puits, rien à faire. Même lancer des petits cailloux dedans pour essayer de se rendre compte, ça ne sert à rien. Le drame, c'est qu'on essaie quand même. L'homme, il faut toujours qu'il se «rende compte». C'est ça qui ne lui vaut que des emmerdements. Vous ne vous imaginez pas le nombre immense de petits cailloux qui sont au fond des puits. Ce n'est pas pour écouter le bruit que ça fait quand ça tombe dans l'eau que les gens les lancent, non. C'est pour se rendre compte.
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  • Par parmifil, le 01 août 2010

    On naît et on crève, et au milieu on s'échine à perdre notre temps en faisant semblant de le gagner...

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  • Par Persepolis, le 11 mars 2011

    Si on regarde bien, on voit plus de surprises sérieuses dans la tranche 1, en général, je dis bien en général, et plus de précipitation et d'amusement dans la tranche 2. Question de rythme. Ca n'alterne jamais, à la différence des stationnements pour voitures dans certaines rues, où pendant une quinzaine on a le droit de se garer, et pendant la suivante on n'a plus le droit. Pourquoi? Pour reposer la rue? Pour faire jachère? Mystère.
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