ISBN : 2290349224
Éditeur : J'ai Lu (2005)


Note moyenne : 3.69/5 (sur 444 notes) Ajouter à mes livres

"Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ?"

Depuis quatre mois, cette phrase accompagne des cercles bleus qui surgissent la nuit, tracés à la craie sur les trottoirs de Paris. Au centre de ces cercles, prisonniers, un débris, un déchet, un objet... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 08 mai 2012

    carre
    Dans ma série : "I love Fred Vargas", "l'homme aux cercles bleus" fait parti du haut de la liste., d'autant plus que cela coincide avec l'arrivée de Jean-Baptiste Adamsberg et de son adjoint Danglard. L'intrigue est comme toujours originale et troublante. Depuis quelques mois, des cercles bleus apparaissent dans les rues de Paris avec un objet au milieu et une phrase toujours la même
    "Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors?" Cela pourrai passer pour un humour spécial mais ça devient franchement flippant lorsque c'est le corps d'une femme que l'on retrouve au milieu d'un cercle. Mais au delà de l'enquête, c'est le plaisir de voir ces deux flics diamétralement différents (l'un est dans la nonchalance, dans la perception des choses, l'autre dans la logique cartésienne). Et, il faut reconnaitre que les joutes verbales ou les silences d'Adamsberg font tout le sel du plaisir de suivre le chemin de ces réflexions. Vargas mène parfaitement sa barque pour ne jamais relacher notre attention. Et puis, on découvre la belle et mystérieuse Camille. L'écriture de Vargas est fluide, poétique, avec une forme de lenteur qui sied parfaitement au Sieur Adamsberg. Si vous aimez les atmosphères étranges et les personnages atypiques, vous vous régalerez.
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    Critique de qualité ? (23 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Alwenn, le 05 décembre 2008

    Alwenn
    La première chose que l'on peut dire sur les romans de Fred Vargas, c'est qu'elle a un univers bien particulier et un style bien à elle pour le faire passer. On aime ou on n'aime pas, tout est une question de goût.
    Je dois avouer que j'ai eu un peu de mal à rentrer dans le livre : la plupart des personnages qu'elle fait évoluer dans son monde ont tous un grain, sont tous un peu déjantés. Chaque particularité, qualité ou défaut, est poussée jusqu'à son extrême et peut provoquer parois un malaise chez son lecteur : on a tendance à d'abord ce dire que tout cela est bien trop mis en scène, que personne n'agit véritablement comme ça. Et puis, en réfléchissant bien, en se laissant flotter avec l'histoire, on se rend compte que Vargas ne fait que décomposer des modes de pensées ou de réflexion, qu'elle s'attarde sur ce qui d'habitude laisse froid faute de temps suffisant pour s'y appesantir. Un peu comme ces vieilles séquences cinématiques qui décomposent les mouvements d'un homme qui court. Bref, tout cela dénote un imaginaire bien particulier face auquel j'ai dû me faire personnellement violence pour pouvoir y rentrer car c'est très loin de mes propres schémas d'analyse et de pensée.
    Le début du livre est très lent à mon goût, mais visiblement, il s'agit du premier opus où elle met en scène le commissaire Adamsberg et l'inspecteur Danglard : il faut donc poser les marques. Cela se fait dans la lenteur, l'introspection, l'analyse constante. Beaucoup de narratif et de style indirect libre pour rentrer dans la tête des personnages. Au final, ce sont deux bonshommes particuliers, des êtres réalistes mais attachants. Pas du tout le type de détective glamour et ténébreux des séries policières habituelles.
    L'intrigue met donc par la même occasion un peu de temps à décoller. Je l'ai trouvé vraiment intéressante vers la fin du livre, quand tous les éléments commencent à se mettre en place, que les pièces du puzzle commencent à s'imbriquer les unes dans les autres et que l'on commence peu à peu à comprendre toute l'histoire. Et là, je dois reconnaître que
    même si ça fait plaisir enfin de se faire avoir avec un bouquin, de se faire
    réellement surprendre par l'identité du coupable, cela est fait en
    dépit de toutes les accords tacites qui unissent un écrivain de polars
    et son lecteur : Adamsberg réagit de manière très intuitive (trop ?), et le
    lecteur n'a pas toutes les pistes et les éléments pour pouvoir mener
    son enquête en parallèle. C'est un peu dommage.
    Je pense que je lirai d'autres livres de Fred Vargas, mais j'espère que je n'aurai pas autant de mal à pénétrer dans son univers et que, une fois la surprise de la découverte passée, je pourrai sympathiser avec la série de cet auteur.
    Terminé le 12 novembre 2006.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par MissG, le 30 octobre 2010

    MissG
    J'aurai commencé cette série dans l'ordre (mais on ne se refait pas) j'aurai sans doute mieux cerné le personnage du commissaire Adamsberg lors de ma première lecture.
    Car il est particulièrement bien décrit dans ce livre, et on arrive à en saisir une partie de sa complexité.
    J'ai réellement aimé l'intrigue du livre, ces mystérieux cercles dans Paris captivent très vite le lecteur qui a envie de connaître la suite, de savoir comment tout cela va se terminer.
    Le personnage de Mathilde y est sans doute pour quelque chose, elle donne une dynamique à l'enquête.
    Les autres policiers sont intéressants, notamment Danglard, il est d'ailleurs dans tous les livres de cette série un moteur pour Adamsberg.
    Une bonne enquête, des personnages intéressants, un Paris sans cesse redécouvert, voilà une bonne recette pour un très bon policier.
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par lilicrapota, le 01 septembre 2011

    lilicrapota
    mais comment fait-elle pour écrire des dialogues aussi riches??????
    Sa syntaxe, sa façon de jongler parfois avec le sens des mots un peu garyenne, l'ancrage des personnages dans leurs particularités, l'intrigue, tout est bon. Fred Vargas réussit ce coup de maître qui est d'arriver à créer la surprise sans arrêt, le tout avec un nombre de personnages restreint (pour les meurtres, on n'a pas le choix entre 36 personnes!!!! et on ne trouve quand même pas!!!)
    tout en jonglant avec des éléments secondaires mais qui appellent à être suivis dans les autres romans de la série Adamsberg (les enfants et l'alcoolisme de Danglard, Camille pour le comissaire, etc)
    lu quasi d'une traite évidemment... et à recommander
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    Critique de qualité ? (13 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par le_Bison, le 01 mars 2012

    le_Bison
    « L'homme aux cercles bleus » fut donc mon premier Fred Vargas officiellement lu. J'y découvre donc le commissaire Adamsberg, fraîchement muté de sa province pour la capitale, avec déjà sa réputation qui l'a précédé. J'y croise l'inspecteur Danglard, une éminence de réflexion, nouveau chouchou de l'inspecteur, qui semble par moment plus attiré par la bouteille de vin blanc que par les enquêtes.
    Depuis plusieurs mois, les journaux relatent un événement qui amuse les Parisiens : de grands cercles sont dessinés à la craie autour d'objets aussi anodins que variés, et ornés d'une phrase mystérieuse, écrite dans une belle écriture soignée : "Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ?".
    Beaucoup s'amusent de cette excentricité, certains s'irritent, et Adamsberg s'inquiète. Il perçoit au travers de ce geste anodin les prémices d'une catastrophe et ne retient de ces cercles que la cruauté qui s'en dégage et qu'il est le seul à sentir.
    Un excellent polar contemporain, proche de mes quartiers, où l'humour et l'excentricité des personnages donne un cachet authentique et légèrement loufoque à ce roman. Une bonne découverte, en somme. D'autant plus que la plume de Fred Vargas est originale, que les pages se succèdent avec plaisir tout au long du roman, que ses phrases rendent une atmosphère particulière et que cette virée dans les quartiers parisiens me donnent envie de m'y balader avec mon appareil photo pour y saisir quelques instants cocasses à la recherche de cercles bleus et de toutes les trouvailles que je pourrais y dénicher à l'intérieur… le couple Adamsberg / Danglard est marrant à suivre dans leur enquête avec des méthodes d'une autre époque et plutôt atypiques dans la littérature noire d'aujourd'hui…
    « L'homme aux cercles bleus », un roman fantasmagorique.

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
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Citations et extraits

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  • Par nina2loin, le 23 mai 2012

    – " Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ? " récita Édouard, ou bien : " Édouard, dans ce bar, que fais-tu si tard ? " ou bien : " La vie, sale fourmi, pourquoi tu m'ennuies ? " ou bien : " Violence, mon engeance, laisse aller ta danse ", ou...
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  • Par Persepolis, le 11 mars 2011

    En tous les cas, avec les tranches de semaine, ça ne change jamais. Tranche 1: on s'intéresse, on croit à des machins, on trouve des trucs. Drame et miracle anthropiques. Tranche 2: on ne trouve rien du tout, on apprend zéro, dérisoire de la vie et compagnie. Dans la tranche 2, il y a beaucoup de n'importe qui avec n'importe quoi et on boit pas mal , alors que la tranche 1, c'est plus important, c'est évident. Pratiquement, une tranche 2, ça ne peut pas se rater , ou disons que ça ne tire pas à conséquence. Mais une tranche 1, quand on la bousille comme celle de cette semaine, ça fout un coup. Ce qui s'est passé aussi, c'est qu'au café, c'était de la palette aux lentilles au menu.La palette aux lentilles, ça me fout le bourdon. C'est la désespérance. Et ça en pleine fin de tranche 1. C'était pas de chance, cette foutue palette.
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  • Par line70, le 29 mars 2011

    Quand on regarde de l'eau dans un seau, dit Adamsberg, on voit le fond. On met le bras dedans, on touche quelque chose. Même chose dans un tonneau, on y arrive. Dans un puits, rien à faire. Même lancer des petits cailloux dedans pour essayer de se rendre compte, ça ne sert à rien. Le drame, c'est qu'on essaie quand même. L'homme, il faut toujours qu'il se «rende compte». C'est ça qui ne lui vaut que des emmerdements. Vous ne vous imaginez pas le nombre immense de petits cailloux qui sont au fond des puits. Ce n'est pas pour écouter le bruit que ça fait quand ça tombe dans l'eau que les gens les lancent, non. C'est pour se rendre compte.
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  • Par parmifil, le 01 août 2010

    On naît et on crève, et au milieu on s'échine à perdre notre temps en faisant semblant de le gagner...
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  • Par Persepolis, le 11 mars 2011

    Si on regarde bien, on voit plus de surprises sérieuses dans la tranche 1, en général, je dis bien en général, et plus de précipitation et d'amusement dans la tranche 2. Question de rythme. Ca n'alterne jamais, à la différence des stationnements pour voitures dans certaines rues, où pendant une quinzaine on a le droit de se garer, et pendant la suivante on n'a plus le droit. Pourquoi? Pour reposer la rue? Pour faire jachère? Mystère.
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