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ISBN : 2290349224
Éditeur : J'ai Lu (2005)


Note moyenne : 3.72/5 (sur 828 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

"Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ?"

Depuis quatre mois, cette phrase accompagne des cercles bleus qui surgissent la nuit, tracés à la craie sur les trottoirs de Paris. Au centre de ces cercles, prisonniers, un débris, un déchet, un objet... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 08 mai 2012

    carre
    Dans ma série : "I love Fred Vargas", "l'homme aux cercles bleus" fait parti du haut de la liste., d'autant plus que cela coincide avec l'arrivée de Jean-Baptiste Adamsberg et de son adjoint Danglard. L'intrigue est comme toujours originale et troublante. Depuis quelques mois, des cercles bleus apparaissent dans les rues de Paris avec un objet au milieu et une phrase toujours la même
    "Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors?" Cela pourrai passer pour un humour spécial mais ça devient franchement flippant lorsque c'est le corps d'une femme que l'on retrouve au milieu d'un cercle. Mais au delà de l'enquête, c'est le plaisir de voir ces deux flics diamétralement différents (l'un est dans la nonchalance, dans la perception des choses, l'autre dans la logique cartésienne). Et, il faut reconnaitre que les joutes verbales ou les silences d'Adamsberg font tout le sel du plaisir de suivre le chemin de ces réflexions. Vargas mène parfaitement sa barque pour ne jamais relacher notre attention. Et puis, on découvre la belle et mystérieuse Camille. L'écriture de Vargas est fluide, poétique, avec une forme de lenteur qui sied parfaitement au Sieur Adamsberg. Si vous aimez les atmosphères étranges et les personnages atypiques, vous vous régalerez.
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    • Livres 2.00/5
    Par InstinctPolaire, le 24 octobre 2012

    InstinctPolaire
    " Douze capsules de bière, une cagette de légumes, quatre trombones, deux chaussures, une revue, un sac en cuir, quatre briquets, un mouchoir, une patte de pigeon, un verre de lunette, cinq carnets (...) " : le début d'un long inventaire à la Prévert – les ratons-laveurs en moins – Tout ces objets découvertes pêle-mêle , un à la fois, sur le pavé parisien dans des cercles de craie bleue, portant la mention : " Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ".
    Mais là où le poète et le titi parisien voit Prévert, le Commissaire Jean-Baptiste Adamsberg, nouvellement nommé à Paris, voit Shakespeare – ou Bradbury pour ceux qui suivent mes critiques et que je remercie - " grand maleurté est à nos trousses ". Car un jour au centre du cercle c'est le cadavre d'une femme que l'on trouve. S'est-on servi du travail de l'artiste pour lui faire endosser le crime ou s'est-il donner la peine de se concocter une sorte d'alibi fantasgoriquement alambiquée ?
    Un autre inventaire s'inscrit dans cette intrigue : " Un flic qui aurait dû être pute, un aveugle mauvais comme une teigne mais caressant, un byzantiniste cercleur (...) ", une célèbre océanographe qui suit les gens dans les rue de la capitale, un inspecteur alcoolique et ses deux paires de jumeau plus un qui n'est pas de lui et moins une épouse partie avec un autre... Une histoire simple en perspective.

    Jean-Baptiste Adamsberg m'énerve. Il poursuit ses enquêtes sans les mener. Il griffonne de petits dessins, il fait de longues balades, il laisse à ses subordonnés des consignes sibyllines... Il est indéfinissable – on le dit " sylvestre " qu'en penser ? - incompréhensible, débraillé. Presque schizophrène, ne l'admet-il pas lui-même : " Ils étaient trois : Jean-Baptiste d'un côté, Adamsberg de l'autre et l'homme public Jean-Baptiste Adamsberg. " Entouré de personnages originaux en diable. Tous engoncés dans le même costume de demi-vérités. le Commissaire nous mène à la conclusion a priori sans efforts,sans doutes, ni certitudes. Même le temps ne semble pas avoir de prise sur lui – n'est-il pas amoureux d'un jeune femme qu'il n'a pas vu depuis presque dix ans ? -
    Je ne connaissais pas Fred Vargas. Je pensais que sa célébrité et celle de son Commissaire m'assurait de passer un bon moment. Mais le style tout en détour et l'insaisissabilité de son héros ne m'ont pas permis de réellement adhérer à l'intrique. La conclusion ne m'ayant tiré aucune réactions : stupéfaction, félicitation, déception...
    Adamsbergesque finis-je. Peut-être est-ce tout le talent de Fred Vargas. Alors ce sera sans moi...
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    • Livres 3.00/5
    Par Alwenn, le 05 décembre 2008

    Alwenn
    La première chose que l'on peut dire sur les romans de Fred Vargas, c'est qu'elle a un univers bien particulier et un style bien à elle pour le faire passer. On aime ou on n'aime pas, tout est une question de goût.
    Je dois avouer que j'ai eu un peu de mal à rentrer dans le livre : la plupart des personnages qu'elle fait évoluer dans son monde ont tous un grain, sont tous un peu déjantés. Chaque particularité, qualité ou défaut, est poussée jusqu'à son extrême et peut provoquer parois un malaise chez son lecteur : on a tendance à d'abord ce dire que tout cela est bien trop mis en scène, que personne n'agit véritablement comme ça. Et puis, en réfléchissant bien, en se laissant flotter avec l'histoire, on se rend compte que Vargas ne fait que décomposer des modes de pensées ou de réflexion, qu'elle s'attarde sur ce qui d'habitude laisse froid faute de temps suffisant pour s'y appesantir. Un peu comme ces vieilles séquences cinématiques qui décomposent les mouvements d'un homme qui court. Bref, tout cela dénote un imaginaire bien particulier face auquel j'ai dû me faire personnellement violence pour pouvoir y rentrer car c'est très loin de mes propres schémas d'analyse et de pensée.
    Le début du livre est très lent à mon goût, mais visiblement, il s'agit du premier opus où elle met en scène le commissaire Adamsberg et l'inspecteur Danglard : il faut donc poser les marques. Cela se fait dans la lenteur, l'introspection, l'analyse constante. Beaucoup de narratif et de style indirect libre pour rentrer dans la tête des personnages. Au final, ce sont deux bonshommes particuliers, des êtres réalistes mais attachants. Pas du tout le type de détective glamour et ténébreux des séries policières habituelles.
    L'intrigue met donc par la même occasion un peu de temps à décoller. Je l'ai trouvé vraiment intéressante vers la fin du livre, quand tous les éléments commencent à se mettre en place, que les pièces du puzzle commencent à s'imbriquer les unes dans les autres et que l'on commence peu à peu à comprendre toute l'histoire. Et là, je dois reconnaître que
    même si ça fait plaisir enfin de se faire avoir avec un bouquin, de se faire
    réellement surprendre par l'identité du coupable, cela est fait en
    dépit de toutes les accords tacites qui unissent un écrivain de polars
    et son lecteur : Adamsberg réagit de manière très intuitive (trop ?), et le
    lecteur n'a pas toutes les pistes et les éléments pour pouvoir mener
    son enquête en parallèle. C'est un peu dommage.
    Je pense que je lirai d'autres livres de Fred Vargas, mais j'espère que je n'aurai pas autant de mal à pénétrer dans son univers et que, une fois la surprise de la découverte passée, je pourrai sympathiser avec la série de cet auteur.
    Terminé le 12 novembre 2006.
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    • Livres 4.00/5
    Par Folfaerie, le 27 janvier 2013

    Folfaerie
    "Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ?".
    Cette phrase énigmatique, agace le commissaire Adamsberg. Débarqué depuis 15 jours à peine dans son nouveau commissariat à Paris, il se laisse envahir par cette curieuse affaire de cercles tracés à la craie bleue dans les rues de la capitale. Rien de bien méchant. Un type encercle un objet trouvé. Cela peut être n'importe quoi. Un bigoudi, un tournevis, une pièce.
    L'inspecteur Danglard ne comprend pas l'obsession d'Adambsberg, il la désapprouve. Même après l'histoire du gros chien baveux.
    Mais voilà, Adamsberg en est certain. C'est la cruauté qui suinte dans ces cercles.
    Evidemment, les événements lui donnent raison, et des objets, on passe à des cadavres d'animaux puis des cadavres humains. L'homme aux cercles ne plaisante plus.
    Comme toujours dans les romans de Fred Vargas, mon commissaire préféré va faire la connaissance de personnages hauts en couleurs et inoubliables, dont Mathilde, l'océanographe qui a de biens étranges hobbies, le bel aveugle Charles Reyer, teigneux comme tout, la vieille Clémence qui passe son temps à chercher l'âme soeur dans les petites annonces...

    L'écriture de Fred Vargas est toujours un régal, elle promène son lecteur entre humour, poésie et ambiances macabres, créant des personnages improbables qui transforment des faits banals, des intrigues classiques en événements hors du commun. Elle est la reine des dialogues, les échanges entre le commissaire et Danglard en témoignent, leurs joutes verbales sont savoureuses. Lui, intuitif, un peu égaré, sans cesse occupé à griffonner ou dessiner, mais que sa légèreté rend solide, l'autre, logique et cartésien, fragile pourtant, noyant dans le vin blanc ses états d'âme.
    Je retiendrai un passage en particulier, à la fois surréaliste et tellement authentique, qui résume bien l'atmosphère du roman. Tous les flics sont dans la forêt, ils viennent de creuser et de mettre à jour un cadavre. L'un d'eux observe depuis un moment les oiseaux.
    - le merle a trouvé un cadeau pour la merlette, dit Castreau. C'est un petit bout d'aluminium.
    - Ça t'intéresse pas ce qu'on dit ? demanda Danglard.
    - Si mais je veux pas avoir l'air de trop écouter, j'aurais l'impression d'être un imbécile. Vous ne m'avez pas observé mais j'ai tout de même réfléchi à cette affaire. […]
    - Allons bon dit Castreau, voilà un deuxième merle qui rapplique à présent. Qu'est-ce qu'il espère ? La merlette le regarde. Ça va être la guerre. Merde. Quelle vie, bon sang, quelle vie !
    Voilà, moi j'adore et je compte bien poursuivre sur ma lancée !

    Lien : http://lectures-au-coin-du-feu.over-blog.com/article-l-homme-aux-cer..
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    • Livres 4.00/5
    Par le_Bison, le 01 mars 2012

    le_Bison
    « L'homme aux cercles bleus » fut donc mon premier Fred Vargas officiellement lu. J'y découvre donc le commissaire Adamsberg, fraîchement muté de sa province pour la capitale, avec déjà sa réputation qui l'a précédé. J'y croise l'inspecteur Danglard, une éminence de réflexion, nouveau chouchou de l'inspecteur, qui semble par moment plus attiré par la bouteille de vin blanc que par les enquêtes.
    Depuis plusieurs mois, les journaux relatent un événement qui amuse les Parisiens : de grands cercles sont dessinés à la craie autour d'objets aussi anodins que variés, et ornés d'une phrase mystérieuse, écrite dans une belle écriture soignée : "Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ?".
    Beaucoup s'amusent de cette excentricité, certains s'irritent, et Adamsberg s'inquiète. Il perçoit au travers de ce geste anodin les prémices d'une catastrophe et ne retient de ces cercles que la cruauté qui s'en dégage et qu'il est le seul à sentir.
    Un excellent polar contemporain, proche de mes quartiers, où l'humour et l'excentricité des personnages donne un cachet authentique et légèrement loufoque à ce roman. Une bonne découverte, en somme. D'autant plus que la plume de Fred Vargas est originale, que les pages se succèdent avec plaisir tout au long du roman, que ses phrases rendent une atmosphère particulière et que cette virée dans les quartiers parisiens me donnent envie de m'y balader avec mon appareil photo pour y saisir quelques instants cocasses à la recherche de cercles bleus et de toutes les trouvailles que je pourrais y dénicher à l'intérieur… le couple Adamsberg / Danglard est marrant à suivre dans leur enquête avec des méthodes d'une autre époque et plutôt atypiques dans la littérature noire d'aujourd'hui…
    « L'homme aux cercles bleus », un roman fantasmagorique.

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/
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Citations et extraits

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  • Par Alexia0608, le 12 mai 2013

    "Lilly, ça fait deux heures en fait, dit Camille."
    "Une heure pour toi, et une heure pour moi, dit Adamsberg."

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  • Par Alexia0608, le 12 mai 2013

    Il entendait dire que les hommes étaient des salauds, que dès qu'ils avaient couché avec une femme, ils la jugeaient, mais les femmes c'était pire, elles refusaient de coucher avec vous si ça ne leur convenait pas exactement. Comme ça, non seulement on est évalué et pesé, mais en plus on n'a couché avec personne. C'est triste.

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  • Par Alexia0608, le 12 mai 2013

    Dans ma vie, je n'ai pour ainsi dire connu que des commencements, toujours fou d'espoir. Et très vite, la fin se dessinait devant mes yeux, comme dans un film morose où vous devinez qui va tomber amoureux de qui et qui va avoir un accident. Alors vous regardez quand même le film, mais c'est trop tard, vous vous emmerdez.

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  • Par Alexia0608, le 12 mai 2013

    Le meilleur moyen de ne pas avoir peur de la mort, c'était de mener une vie de con. Ainsi on n'avait rien à regretter.

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  • Par Alexia0608, le 12 mai 2013

    Il la trouva allongée sur sa couchette, appuyée sur un coude, ne dormant pas, ne lisant pas, ne pleurant pas. Il entra et ferma la porte du compartiment.
    "C'est ce que j'ai toujours pensé, dit Camille, tu es un emmerdeur."

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