ISBN : 2070132897
Éditeur : Gallimard (2011)


Note moyenne : 3.96/5 (sur 25 notes) Ajouter à mes livres
Le thème central de ce roman, conduit au rythme haletant des expéditions et des rencontres du protagoniste, est la dénonciation de la monstrueuse exploitation de l’homme par l’homme dans les forêts du Congo, alors propriété privée du roi Léopold II de Belgique, et dans ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par ivredelivres, le 05 décembre 2011

    ivredelivres
    Mon intérêt pour Roger Casement remonte à bien des années, au détour d'une émission de radio j'ai entendu parler de cet homme, de sa lutte au Congo contre les abus de la colonisation mais je n'avais jamais rien lu à son propos.

    A la parution du roman biographique de Mario Vargas Llosa c'était pour moi une évidence et un désir fort de lire ce livre, de retrouver la personne de Roger Casement et son destin tout à fait extraordinaire.
    Cette biographie romancée commence dans les geôles anglaises à l'heure ou Roger Casement attend son recours en grâce après une condamnation à mort pour trahison.

    Enfant de Dublin, il est marqué par la religion et L'Aventure, protestant par l'éducation mais catholique par sa mère, il écoute avec passion les récits de son père qui a passé plusieurs années à combattre en Inde et en Afghanistan.
    Il rêve enfant « l'Afrique, un continent dont la seule mention emplissait sa tête de forêts, de fauves, d'aventures et d'hommes intrépides ». Ses héros sont Stanley et Livingstone.
    A vingt ans il s'embarque avec un âme de croisé, il va participer « à l'émancipation des africains et en finir avec leur retard, leurs maladies et leur ignorance » et quand il est retenu pour participer à une expédition au Congo avec Henry Morton Stanley, il touche au paradis...Il est aisé de comprendre pourquoi il deviendra ami avec Joseph Conrad.
    Très vite il a des doutes sur la colonisation, il a du mal a accepter ce qu'il voit, le mépris, les droits bafoués, son héros est un coquin dénué de scrupules, on pille, on fusille, chicotte (fouet en peau d'hippopotame) dans une main l'évangile dans l'autre !
    Les africains esclaves construisent des routes pour acheminer la sève d'hévéa, l'or noir. La situation va s'aggraver quand le roi Léopold II devient « propriétaire » du Congo et construit une Fortune colossale en pillant le pays et décimant la population.
    Le chemin est long entre le jeune idéaliste de 20 ans et le Consul de sa majesté envoyé au Congo en 1903 pour faire un rapport qui portera son nom. le gouvernement britannique s'inquiète des dénonciations faites par des associations, des missions, des églises quant aux conditions d'extraction du caoutchouc. C'est en homme intègre et déchiré qui va établir son rapport, il note tout, interroge tout le monde, promet protection aux africains qui acceptent de témoigner. le constat est effrayant « Des bourgs décimés, des chefs de tribu décapités, leurs femmes et leurs enfants fusillés. » Les raids sur les villages pour trouver de la main d'oeuvre, les corps mutilés par la chicotte, les mains coupées, les viols.
    Son rapport au Foreign Office eu un retentissement important « La presse, les églises, les secteurs les plus avancés de la société anglaise » sont horrifiés par les révélations du rapport et le roi Léopold sera contraint de « faire don » du Congo à son pays.
    C'est son intransigeance, son intégrité qui vont le mener sur un deuxième terrain d'observation au chez les indiens du Putumayo, cet épisode est nettement moins connu que son action en Afrique, là les intérêts et la responsabilité de la Grande-Bretagne sont patents, la Peruvian Amazon Company appartient à un Péruvien mais elle est côtée à la Bourse de Londres et de nombreux hommes d'affaire britanniques y ont des intérêts. Cruauté,exactions, esclavage des indiens, le tableau est identique, l'Amazonie présente un tableau similaire et Roger Casement parfois au péril de sa vie, va accomplir ici aussi son devoir : dénoncer et combattre cette barbarie au service des intérêts financiers de son pays.
    Comment un homme de cette envergure, reconnu, admiré, devenu Sir Casement, peut finir dans une prison anglaise ? Je vous laisse découvrir la dernière partie de la vie de Roger Casement, son combat pour une Irlande libre qui va le porter vers des solutions extrêmes. Va être portée à la connaissance du public son penchant pour les jeunes garçons et livrer ainsi à l'opprobre et à l'oubli ce défenseur des droits de l'homme.
    C'est un livre magnifique que je vous invite à ajouter à votre bibliothèque, le style ample de Mario Vargas Llosa est à la hauteur du personnage. le talent de conteur sert magnifiquement le combat de Roger Casement sans cacher ses faiblesses. La construction est certes classique mais le style est flamboyant, l'Afrique et l'Amazonie sont restituées de très belle façon grâce au souffle romanesque de Vargas Llosa.

    Lien : http://asautsetagambades.hautetfort.com/archive/2011/11/21/le-reve-d..
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    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 04 janvier 2012

    kathel
    C'est une excellente biographie, conduite comme un vrai roman, que je vous invite à découvrir pour commencer l'année. Je lance toutefois un petit avertissement, elle compte plus de 500 pages bien denses, aussi vaut-il mieux avoir quelque intérêt pour le sujet ! Ceci dit, la vie de Roger Casement mérite qu'on s'y attarde. Né en Irlande, il rêve des pays que son père, capitaine de l'armée coloniale britannique, lui décrit. Tout jeune, il s'embarque pour le Congo.
    Rapidement, il se rend compte que les conditions dans lesquelles les plantations d'hévéa et la récolte de caoutchouc sont gérées sont inhumaines et représentent ce que le colonialisme exerce de pire sur les peuples qu'il prétend amener à la civilisation. Participant à des missions religieuses, il constate qu'une approche plus humaine du colonialisme est possible. Il est chargé lors d'un autre voyage de faire un rapport sur le Congo auprès du Foreign Office, rapport qui lui vaut la reconnaissance en Angleterre. Par la suite, il est chargé du même genre de compte-rendu en Amazonie, au Putumayo, où les conditions de travail des indigènes utilisés de force pour la récolte du caoutchouc (encore !) sont plus horribles, atteignant des sommets de cruauté et de cupidité réunies.
    Tout cela est déjà très prenant, et raconté de manière vivante et fluide. S'y ajoute l'engagement passionné de Sir Roger Casement pour l'Irlande, qui le conduit à être emprisonné pour trahison à Londres. Tout le roman, car j'insite, il s'agit bien d'un roman, est construit avec des retours en arrière, depuis la prison où il attend sa condamnation à mort ou le recours en grâce qui le sauvera. Ces allers et venues entre l'engagement idéaliste et les jours sombres à l'isolement rendent le récit très vivant et émouvant. J'y ai à peine trouvé quelques petites longueurs et ne regrette pas du tout l'emprunt à la bibliothèque.
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    • Livres 5.00/5
    Par Aela, le 28 octobre 2011

    Aela
    Une biographie étonnante d'un personnage peu ordinaire et peu connu en France, Sir Roger Casement (1864-1916). Il fut tour à tour explorateur aventurier dans l'Afrique de Livingstone et Stanley, diplomate en vue de l'Empire Britannique, rédacteur de rapports dénonçant les atrocités commises en Amazonie (région péruvienne d'Iquitos) et au Congo par les sociétés exploitant le caoutchouc.
    Il fut l'un des grands combattants anticolonialistes et défenseurs des droits de l'homme et des cultures indigènes de son temps, et un ardent artisan de l'émancipation de l'Irlande.
    C'est ce dernier combat, en tant que nationaliste irlandais, qui va causer sa perte.
    C'est un livre magnifique dont on a du mal à se détacher même si le personnage principal de ce livre, sir Casement, a été l'objet de vives controverses du fait de sa vie privée et de son entêtement à chercher une alliance avec l'Allemagne, alors en guerre contre l'Angleterre, en vue de favoriser l'accession à l'Indépendance de l'Irlande.
    C'est une somme de témoignages, de détails palpitants sur la vie politique, diplomatique et économique de l'Europe, de l'Afrique et de l'Amérique du Sud à ce tournant de l'Histoire : la fin du 19ème siècle et le début du 20 ème siècle marqué par cet affrontement terrible entre les grandes puissances coloniales.
    Un grand moment d'Histoire… et de lecture… qui montre une fois de plus, si besoin est, le grand talent de Mario Vargas Llosa, prix Nobel de Littérature de 2010.
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    • Livres 3.00/5
    Par mariech, le 06 février 2012

    mariech
    Ce n'était peut-être pas le bon moment pour moi , mais je n'ai pas trop aimé cette lecture dont je n'ai pourtant lu que des critiques positives .
    Ce n'est pas l'écriture qui m'a déplu car elle est très belle mais le sujet .
    Roger Casement a consacré la majeure partie de sa vie a enquêter au Congo ( alors Belge ) sur les exactions commises envers les noirs , puis en Amazonie .
    Je n'ai pas ressenti d'empathie pour ce personnage qui va dénoncer les exactions toute sa vie au détriment de sa santé , coûte que coûte , sans plus jamais renoncer .
    C'est lors de ses voyages qu'il se rend compte que son pays l' Irlande est colonisé par l' Angleterre .
    C'est un portrait très humain car l'auteur nous fait un portrait sans complaisance ( c'est le moins qu'on puisse dire ) .
    J'ai trouvé quelques longueurs mais passages préférés sont ceux qui se déroulent en Irlande , on ressent l'amour que Roger Casement porte à son pays .
    Mais cet être intransigeant a été aveuglé par sa mission et va demander l'aide de l' Allemagne en pleine première guerre mondiale .
    Donc avis assez mitigé et c'et avec difficulté que je note ce livre , je vais dire 3,5 .
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    • Livres 5.00/5
    Par Madamedub, le 14 décembre 2011

    Madamedub
    Qui est Roger Casement? Né à Dublin en 1864, Roger Casement est une figure mystérieuse de l'histoire de l' Irlande et de la Grande Bretagne. Mario Vargas Llosa, l'auteur péruvien couronné en 2010 du Prix Nobel, s'attarde dans son nouveau livre sur la vie de ce diplomate, aventurier et révolutionnaire controversé.
    Orphelin avant sa dixième année, Roger Casement deviendra diplomate pour la Couronne. Dépêché par la Foreign Office il part en Afrique pour une enquête sur le traitement des indigènes dans les compagnies qui exploitent du caoutchouc dans le Congo Belge avant de faire de même en Amazonie, au Pérou.
    Toute sa vie, Roger Casement luttera pour trouver un juste équilibre entre utopie et combat. L'engagement, il le connaîtra dans les forêts du Congo. Là, lui qui avait grandit bercé, comme la majorité de l'Europe, dans le rêve de cette civilisation que les pays plus cultivés apportaient aux pays sauvages et barbares, se retrouve face à une réalité qui dépasse toutes ses conceptions de la barbarie. Mais la sauvagerie n'est pas le fait de ceux qu'il avait escompté.
    En effet, si l'esclavage n'est plus de mise, les hommes triment sous la crainte du fouet, les familles sont séparés, les fuyards torturés. A mesure que les européens saignent les arbres pour leur précieux liquide, les indigènes tombent sous les coups et la cruauté de ceux qui sont finalement leurs maîtres, nullement leur employeur, et encore moins les porteurs de la lumière de la civilisation.
    Dégoûté par ce qu'il estimera être réellement un « enfer » digne de celui dépeint par Dante, il rédigera un rapport qui créera un certain scandale sur le traitement des hommes au Congo. Fort de ce premier combat, Casement partira pour l'Amazonie, au Putumayo, où il découvrira une situation similaire.
    Face à ces atrocités, au mépris de la liberté des hommes par d'autres hommes, Casement prendra pleinement conscience de sa nationalité irlandaise et de la situation de mise sous tutelle de son propre pays.
    Mario Vargas Llosa narre donc les multiples existences de cet homme incroyable, aventurier honoré (il sera anoblit par le roi), homosexuel en secret, solitaire de toujours, qui sacrifiera tout à sa tâche et à ses convictions. S'il connaît une fin aussi dramatique que son envolé fut foudroyante, son parcours laisse néanmoins à réfléchir. Si c'est face aux atrocités des dérives du colonialisme qu'il prit conscience de son désir – de son besoin- d'indépendance pour son pays, il est notable que c'est suite à la guerre et à la menace de l'invasion germanique que la notion d' empires et de colonies qui prévalaient en Europe commencèrent à s'effriter. Comme s'il avait fallu un affrontement radical entre plusieurs conceptions du monde, entre deux altérités, pour prendre finalement conscience de son propre soi.
    Mario Vargas Llosa suit donc la vie de Roger Casement, de sa mission au Congo à sa perte en Grande Bretagne. La vie de l'aventurier irlandais est celle d'un homme intègre, intransigeant et travailleur. Celle d'un homme, néanmoins. Loin des portraits des héros ou des saints, Casement était un homme solitaire et qui distribuait surtout mal sa confiance. Mais un homme capable de faire bouger l'opinion publique, de ceux qui tirent – pathologiquement ou pas- un trait sur leurs vie privée pour un intérêt plus grand.
    Il est intéressant que l'écrivain au prix Nobel ait déterré sa mémoire et surtout son souvenir. Mort dans la polémique, on doit sa résurrection littéraire à la lecture par son auteur du récit de voyage au Congo de Joseph Conrad, où le romancier relate comment un certain irlandais lui aurait ouvert les yeux sur les méfaits du colonialisme…
    Une lecture intéressante à tout point de vue.


    Lien : http://madamedub.com/WordPresse3/
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Critiques presse (5)


  • LeMonde , le 09 décembre 2011
    Roger Casement, ange ou démon ? Ange et démon ? C'est ce que tente de démêler, dans cette épopée haletante, le merveilleux conteur qu'est Vargas Llosa. Il note que, une fois pendu, Casement sera enterré sans pierre tombale à côté d'un assassin... "Puis complètement oublié."
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • LeSoir , le 14 novembre 2011
    Vargas Llosa a choisi un point d’ancrage : la cellule où Casement attend de savoir s’il sera gracié ou exécuté. Cela lui laisse le temps de méditer sur une vie qui se déploie autour de quelques principes et de quelques erreurs. Le romancier péruvien, Prix Nobel 2010, en profite pour saisir l’homme dans ses errements. Sans révolutionner l’art de la fiction, mais en lui donnant un souffle impressionnant.
    Lire la critique sur le site : LeSoir
  • LaLibreBelgique , le 25 octobre 2011
    Mario Vargas Llosa signe un roman magistral et exhume une figure controversée, Casement. Un ardent anticolonialiste et Irlandais nationaliste.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • Lexpress , le 10 octobre 2011
    Le maître péruvien publie un roman historique sur fond d'indépendance irlandaise. Le clou d'un festival de parutions en l'honneur du Nobel 2010.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Lexpress , le 07 octobre 2011
    Eminent conteur, Mario Vargas Llosa reconstitue avec brio et force détails le destin hors norme de Roger Casement, cet anticolonialiste et indépendantiste irlandais méconnu.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par Aela, le 28 octobre 2011

    Etait-il possible que dans l’Irlande future l’anglais puisse reculer et, grâce à l’école, à la presse, aux sermons des curés et aux discours des politiques, soit remplacé par la langue des Celtes ? En public, Roger disait que oui, que c’était non seulement possible, mais également nécessaire, pour que l’Irlande récupère sa personnalité authentique.
    Ce serait un processus lent, sur plusieurs générations, mais inévitable, car ce n’est que lorsque le gaélique serait redevenu la langue nationale que l’Irlande serait libre.
    Mais la réalité avait trop avancé dans une direction pour pouvoir reculer.
    L’anglais était devenu la langue de la communication, de la conversation, de l’existence et des sentiments d’une large majorité des Irlandais, et vouloir y renoncer était un caprice politique qui ne pouvait déboucher que dans une confusion babélique et convertir son Irlande bien-aimée en une curiosité archéologique, coupée du reste du monde.
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  • Par Christw, le 19 janvier 2012

    Toute l'histoire serait-elle ainsi ? Celle qu'on apprenait à 'école ? Celle écrite par les historiens ? Une construction plus ou moins idyllique, rationnelle et cohérente de ce qui, dans la réalité pure et dure, avait été un chaotique et arbitraire enchevêtrement de plans, de hasards, ayant entraîné changements, bouleversements, avancées et reculs, toujours inattendus et surprenants par rapport à ce qui avait été anticipé ou vécu par les protagonistes.
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  • Par Aela, le 27 octobre 2011

    Il était évident que Zumaeta ne dirait jamais la vérité, qu’il nierait tout, qu’il répéterait les arguments que la Compagnie d’Arana avait utilisés à Londres pour répondre aux critiques des journaux . Il y avait, peut-être, des abus occasionnels commis par des individus excessifs, mais ce n’était pas la politique de la Peruvian Amazon Company de torturer, d’asservir et encore moins de tuer les indigènes. La loi l’interdisait et il aurait été fou de terroriser les ouvriers, qui faisaient tant défaut au Putumayo. Roger se sentait, dans l’espace et dans le temps, transporté au Congo. Les mêmes horreurs, le même mépris de la vérité. La différence était que Zumaeta parlait en espagnol et les fonctionnaires belges en français. Ils niaient l’évidence avec la même désinvolture parce qu’ils croyaient, les uns et les autres, que saigner l’arbre à caoutchouc et gagner de l’argent était un idéal chrétien qui justifiait les pires forfaits à l’encontre de ces païens qui, naturellement, étaient toujours anthropophages et assassins de leurs propres enfants.
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  • Par mariech, le 06 février 2012

    Il se dit une fois de plus que sa vie avait été une contradiction permanente , une succession de confusions et d'imbroglios monstrueux , où la vérité de ses intentions et de ses comportements finissent toujours par être , du fait du hasard ou de sa propre maladresse , obscurcie , distordue , transformée en mensonge .
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  • Par Aela, le 28 octobre 2011

    C’est grâce à l’oncle Edward Bannister qu’il entendit parler la première fois du docteur David Livingstone, le médecin et évangéliste écossais qui, depuis des années, explorait le continent africain, parcourant des fleuves tels que le Zambèze et le Shire, baptisant des montagnes, des lieux inconnus, et apportant le christianisme aux tribus sauvages. C’était le premier Européen à avoir traversé l’Afrique de côte à côte, le premier à avoir parcouru le désert du Kalahari, et il était devenu le héros le plus populaire de l’Empire Britannique.
    Quand le Docteur Livingstone, à la recherche des sources du Nil, disparut, englouti par les forêts africaines, Roger avait deux ans.
    Quand en 1872, un autre aventurier et explorateur légendaire, Henry Morton Stanley, journaliste d’origine galloise employé dans un grand journal de New York, émergea de la jungle en annonçant au monde qu’il avait retrouvé vivant le docteur Livingstone, il allait en avoir huit.
    L’enfant vécut cette histoire romanesque avec étonnement et envie.

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Vidéo de Mario Vargas Llosa

Pantaleón y las visitadoras (2000), film réalisé par : Francisco J Lombardi. Adaptation de «Pantaléon et les Visiteuses» (1973), le roman de Mario Vargas Llosa. Trailer.








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