La découverte d'une jeune fille assassinée de trois coups de couteau renvoie violemment Adamsberg au souvenir de son frère Raphael, disparu après avoir été soupçonné du meurtre de son amie, il y a trente ans.
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Les cadavres présentent les mêmes blessures qui ressemblent aux marques d'un trident façon Neptune, ce Dieu qui « règne sur la mer, sur ses azurs et ses tempêtes, mais aussi sur ses profondeurs et ses menaces abyssales ».
Rien n'arrête le commissaire qui veut enfin vivre en paix.
Pour cela, tous les voyages se valent, même une virée au Québec !
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Toujours aussi documentés, les romans de
Fred Vargas continuent sur leur lancée.
On s'attache décidément à ce fameux Adamsberg dont l'auteur a trouvé pour le définir une formule poétique qui lui va à ravir : « un pelleteur de nuages ».
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Une lecture plaisante, une intrigue parfois tirée par les cheveux (des fausses pistes qui n'en sont pas vraiment), un langage québécois souvent abusif (point trop n'en faut), des personnages un poil caricaturaux (la vieille bourgeoise déchue transformée en hacker), mais un ouvrage savoureux grâce au talent de l'écrivain.
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Un style, la recherche du mot juste, un jeu sur les mots et les langages, la fantaisie côtoyant la minutie du détail, la poésie des images, les contes et les légendes, un humour qui frise la franche rigolade, des vérités sur l'humanité, l'amitié et l'amour, sur les « incartades de la vie ordinaire », sur ces « courts éclats de beauté saugrenue ».
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Chacun puise ce qu'il veut dans un rompol (roman policier version Vargas); moi, j'ai été servie même si Pars et vite et reviens tard demeure à mes yeux bien meilleur !
*Prix Duncan Lawrie Dagger 2007, prix du meilleur roman policier étranger paru en Grande-Bretagne.