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ISBN : 2878581903
Éditeur : Viviane Hamy (2004)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.99/5 (sur 1800 notes)
Résumé :
La découverte d'une jeune fille assassinée de trois coups de couteau renvoie violemment Adamsberg au souvenir de son jeune frère Raphaël, disparu après avoir été soupçonné du meurtre de son amie, il y a trente ans.
Les cadavres présentent les mêmes blessures qui ressemblent aux marques d'un trident...
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Critiques, Analyses & Avis (90) Voir plus Ajouter une critique
carre
carre17 mai 2012
  • Livres 4.00/5
Ca vous tente une petite virée chez nos amis québécois ? OK , leur accent est insupportable mais leur gentillesse bien réelle et promis, juré il n'y aura pas Céline Dion. Vous auriez tort d'hésiter d'autant plus que le voyage se fait avec le commissaire Adamsberg.
Notre Jean-Baptiste préféré est sur les traces d'un tueur qui zigouille ces victimes à l'aide d'un trident, un mode opératoire utilisé dans une dizaine de meurtres sur une période de 1949 à 2003 !!!
Vargas n'a pas son pareil pour installer une ambiance décalée, mélant avec un malin plaisir humour, angoisse, personnages atypiques. Et une nouvelle fois, le charme opère. Adamsberg est vraiment un flic hors norme, dont les pensées et l'intuition sont destabilisants pour ces collègues mais jouissif pour le lecteur.
Vargas signe encore une fois, un polar original et réussi, sa marque de fabrique.
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Heureuse
Heureuse14 mars 2013
  • Livres 4.00/5
Une intrigue un peu différente. Un Adamsberg qui doute, se transforme, évolue. Grandit un peu sans doute.
Des personnages tellement forts et vivants qu'on imagine qu'on pourrait les croiser au bord de la route. Non ... En fait non, on n'imagine pas. On aimerait qu'ils existent. A l'instant, là, tout de suite, j'ai même un petit pincement de coeur en pensant que Clémentine, Danglard, Adamsberg et Retancourt n'existent pas. Si ce n'est dans le coeur de tous ceux qui les ont fait vivre quelques instants.
Un Fred Vargas c'est paradoxal. On a envie de le finir vite pour aller au bout de l'énigme mais on le savoure et on déguste cet univers si riche, si imagé. Légèrement décalé ... Franchement barré même par moments.
On a envie que les dragons cotoient les cathédrales et les pylones. On aime les vieilles qui se promènent dans les tunnels en chaussons et les frères qu'on a laissés dans un champ il y a bien longtemps. On aime que la confiance tienne à un mégot écrasé avec le pouce ou les écureuils amoureux.
Un Fred Vargas c'est un moment volé, un espace à part et si elle n'existait pas il faudrait l'inventer.
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Folfaerie
Folfaerie16 juin 2013
  • Livres 4.00/5
Je me languissais de mon commissaire préféré, alors hop, j'ai pioché ce titre parce que dans la foulée, j'ai pu voir en dvd le film que Josée Dayan en avait tiré.
Encore une fois, c'est une enquête teintée de fantastique, de surnaturel, qui va entrainer Adamsberg de Paris au Québec sur les traces d'un vieux démon.
Pas facile de faire partie des pelleteux de nuages, ça joue de sacrés tours parfois...
Le revenant en question fait partie du passé d'Adamsberg. L'occasion d'en apprendre un peu plus sur lui et sa famille. Car le tueur au trident, comme il est surnommé, est une vieille connaissance. le commissaire va devoir également lutter contre ses propres démons. Ses failles et ses faiblesses (c'est la première fois que je vois Adamsberg perdre son sang-froid, ou prendre une cuite, et cela a de quoi déconcerter...) le rendent bien plus humain, dans le sens de terre à terre et certainement plus proche. Sa conduite est loin d'être irréprochable, que ce soit envers Camille ou Danglard, mais on ne peut que redoubler de sympathie pour ce rêveur malmené.
Pour autant, n'allez pas croire que ce roman soit complètement noir et mélancolique, ça non. Toute la partie se déroulant au Québec, malgré les moments d'angoisse, ne peut que faire rire et sourire. Rien que pour décrypter les expressions de nos cousins québecois, pfiou... sans compter les méthodes ! Et puis les réparties de Clémentine, elles valent le détour !
De nouveau, dialogues et personnages secondaires font tout le charme de ce drôle polar au suspense angoissant.
Fred Vargas a particulièrement mis en valeur les personnages féminins : mention spéciale à la formidable Violette Retancourt, qui écrase sans conteste la pâlichonne Camille (que je ne parviens pas à trouver intéressante au fil des romans), et au tandem composé par Clémentine (croisée dans Pars vite et reviens tard) et Josette, l'étonnante hacker.
Bref, c'est formidable, comme d'habitude. Vous allez bien le lire, des foyes ?
PS : le film de Josée Dayan est une bonne adaptation, et c'est un plaisir de retrouver la même équipe de comédiens, Anglade en tête...

Lien : http://lectures-au-coin-du-f..
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BABYBOOK
BABYBOOK04 avril 2015
  • Livres 5.00/5
Invités au Québec pour « une formation de deux semaines ciblée sur le traitement des empreintes génétiques », Adamsberg tente de renouer le dialogue avec Danglard, mais il est victime d'un malaise qui le surprendra encore dans la journée, inexplicablement.
Adamsberg finit cependant, avec l'aide de Danglard qui lui commente à sa demande un tableau de Neptune, par saisir ce qui l'enserre ainsi : la lecture d'un article de presse, faisant part de l'assassinat d'une jeune fille de trois coups de couteau, vient de faire ressurgir en lui d'atroces souvenirs : ceux de son frère inculpé quelque trente ans auparavant pour le meurtre de sa fiancée à qui il a pu épargner la prison en falsifiant même le dossier à charge, mais qu'il n'a jamais réussi à innocenter, malgré son identification certaine de l'assassin.
Le jeune policier qu'il était n'a jamais réussi à faire entendre sa voix, car le meurtrier n'est autre qu'un juge respecté. En désespoir de cause, il a tout de même poursuivi sa chasse, suivant le meurtrier pas à pas, jusqu'au décès de ce dernier. Adamsberg avait donc vu s'envoler à jamais l'espoir d'innocenter totalement son frère. Cependant, quatorze ans après et contre toute logique, il se lance de nouveau sur les traces de ce fantôme avec l'intention de le déloger de son grenier, de le coincer, enfin.
Cependant, cette fois, il a affaire à un véritable ennemi qui aura et prendra les moyens de le faire sombrer, en plus de lui échapper ; un ennemi qui le forcera à endosser une autre vie : celle d'une proie et non d'un chasseur. Adamsberg devra accepter l'aide de ceux dont il espérait le moins, et se méfier des autres.
Roman qui tient en haleine dès le début, jusqu'au dernière pages, j'ai douté (j'ose le dire) du commissaire, il faut dire' qu'il avait eu une bonne cuite et qui justifie le doute. Mais, en vérité, c'est surtout le talent incontestable de l'auteure qui m'a fait douter du commissaire, culpabilité? son innocence? Je me suis bien posé la question et surtout j'ai lu très rapidement pour savoir!
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Marineaimelire
Marineaimelire13 août 2015
  • Livres 2.00/5
[SPOILER]
Il faut l'avouer, le polar n'est pas du tout mon domaine de prédilection. Celui-ci m'est tombé dans les mains, tel un OVNI littéraire, un roman d'un genre étranger, dont je ne savais pas ce qu'il me réservait. L'intrigue serait-elle prenante, saura-t-elle jusqu'au dénouement garder son mystère pour un lecteur attentif ? Et est-ce que ce premier polar (en ne comptant pas La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert) me donnera le goût aux romans policiers ? OUI.
Fred Vargas, en tant qu'auteure très reconnue dans le genre du polar, sait surprendre le lecteur, non pas avec une suite de rebondissements ou de pièges tendus au lecteur, mais avec une grande intelligence déployée pour construire une histoire invraisemblable, et pourtant... Tout tient, tout correspond, les pièces du puzzle finissent par s'assembler pour révéler LE mystère, cette révélation intrigante nous tenant en haleine depuis le début.
Néanmoins, si Vargas sait indéniablement saisir le lecteur dans cette enquête, celle-ci, à mon sens, était addictive car sa résolution semblait complexe, et semblait reposer sur un immense stratagème fait de complots, ou pourquoi pas d'un ou de plusieurs disciples de Fulgence. Quelle n'était pas ma surprise et ma déception en découvrant la supercherie du juge ! Car, même si la romancière frappe fort en bouleversant toutes nos certitudes, dont celle de la mort du juge, – que nous tenions pour certaine puisqu'elle était une affirmation du héros lui-même – il n'en reste pas moins que c'est, finalement, à y regarder, une solution plutôt pratique pour établir un polar, que de choisir la clé de l'énigme sur un si simple revirement de situation. Bref, j'ai adoré le jeu tordu du juge, les références étymologiques etc., mais j'aurais aimé que le tueur ne soir pas la Chimère, qui revient des morts comme une fleur à la toute fin du roman. de plus, même si l'écriture de l'auteur est évidemment très efficace, drôle et intelligente, sans jamais de détails inutiles, je ne comprends pas toujours le flegme d'Adamsberg, notamment lorsqu'il retrouve son frère qu'il n'a pas vu depuis trente ans... Pour des retrouvailles elles étaient plutôt brèves, sans vraiment d'intensité, sans émotion, sans rien.
Au demeurant j'ai dévoré ce livre donc je ne peux pas cracher dessus non plus car, il faut être honnête, même si l'ensemble une fois réuni m'a déçue, j'ai passé un très bon moment à lire Sous les vents de Neptune.
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Citations & extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
BMRBMR13 janvier 2009
[...] - Josette, elle va où elle veut dans ses souterrains, déclara Clémentine. Et des foyes la voilà à Hambourg, et des foyes la voilà à New-York.
- Pirate informatique ? demanda Adamsberg, stupéfait. Hacker ?
- Aqueuse, exactement, confirma Clémentine avec satisfaction. Josette, elle pique au gros et elle donne aux maigres. Par les tunnels. Faut me boire ce verre, Adamsberg.
- C'était cela, Josette, les "transferts" et les "répartitions" ? demanda Adamsberg.
- Oui, dit-elle en croisant rapidement son regard. J'égalise.
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Lilou08Lilou0820 mai 2013
Clémentine posa un bol de dessert devant Adamsberg.
— Je vous aurais quinze jours, je vous rembourrerais, moi, déclara-t-elle. C’est quoi d’autre qui vous mine ?
— Un mort-vivant, Clémentine.
— Bon, ben ça, ça peut s’arranger. C’est moins compliqué que l’amour. Qu’est-ce qu’il a donc fait ?
— Il a tué huit fois, et il vient de recommencer. Avec un trident.
— Et depuis quand qu’il est mort ?
— Seize ans.
— Et où ça qu’il vient de tuer ?
— Près de Strasbourg, samedi soir dernier. Une jeune fille.
— Elle y avait rien fait de mal, la jeune fille ?
— Elle ne le connaissait même pas. C’est un monstre, Clémentine, un beau et terrible monstre.
— Ben je veux bien le croire. C’est pas des façons, ça, neuf morts qui vous ont rien fait.
— Mais les autres ne veulent pas le croire. Personne.
— Ça, les autres, c’est souvent des têtes de bois. Faut pas s’user à leur faire entrer quelque chose dans le crâne s’ils veulent pas. Si c’est ce que vous essayez de faire, vous vous râpez les nerfs pour des noix.
— Vous avez raison, Clémentine.
— Bon, ben maintenant qu’on s’occupe plus des autres, trancha Clémentine en s’allumant une épaisse cigarette, vous allez me raconter votre affaire. Vous nous poussez les fauteuils devant la cheminée ? Ce coup de froid, on s’y attendait pas, hein ? Paraît que ça vient du pôle Nord.
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VALENTYNEVALENTYNE06 février 2016
Adamsberg est de retour, plus sensible que dans les tomes précédents. Il faut dire que l’enquête qu’il essaie de mener le concerne de très près : une jeune fille a été découverte poignardée avec un trident (encore un coup de Neptune ?) et cet assassinat ressemble trait pour trait à un meurtre, qui a empoisonné la jeunesse d’Adamsberg. A cette époque, le jeune frère d’Adamsberg, Raphaël, avait même été accusé du meurtre et obligé de fuir : 30 ans que les deux frères ne se sont pas vus.
L’originalité de l’histoire tient aussi au stage que doivent suivre les policiers français au Québec. Le doux accent et le franc parler des chums de la police valent le détour !
Plus que l’enquête policière c’est l’ensemble des personnages qui est réjouissante :

On soupçonne un traître dans le commissariat : Danglard est-il net ou complice ?
Camille reviendra-t-elle ?
Clémentine et Josette arriveront-elles à hacker le FBI ? (Euh je m’égare) , Rettancourt (j’adore son prénom : Violette) aura-t-elle le dos assez large ?
Adamsberg est-il un serial Killer ?

En tout cas ce tome m’a emballé (presque autant que pour « L’homme à l’envers » qui est pour moi le meilleur Vargas – en même temps je ne les aie pas tous lus)

Un peu de surnaturel, des jeux de mots …. Bref un excellent moment !
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MarineaimelireMarineaimelire10 août 2015
Il termina son café et posa son menton dans sa main. Il lui était arrivé en des tas d'occasions de ne pas se comprendre, mais c'était la première fois qu'il échappait à lui-même. La première fois qu'il basculait, le temps de quelques secondes, comme si un clandestin s'était glissé à bord de son être et s'était mis à la barre. De cela, il était certain : il y avait un clandestin à bord. Un homme sensé lui aurait expliqué l'absurdité du fait et suggéré l'étourdissement d'une grippe. Mais Adamsberg identifiait tout autre chose, la brève intrusion d'un dangereux inconnu qui ne lui voulait aucun bien.

Il ouvrit son placard pour en sortir une vieille paire de tennis. Cette fois, s'en aller marcher ou rêver ne suffirait pas. Il lui faudrait courir, des heures s'il le fallait, droit vers la Seine, puis tout au long. Et dans cette course, semer son poursuivant, le lâcher dans les eaux du fleuve ou, pourquoi pas, sur quelqu'un d'autre.
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VALENTYNEVALENTYNE12 août 2016
Le commissaire remonta l’escalier à vis et traversa la grande salle du rez-de-chaussée où les hommes évoluaient au ralenti, lourdes silhouettes épaissies par les écharpes et les pulls en surcharge. Sans qu’on en connaisse du tout la cause, on appelait cette pièce la salle du Concile, en raison sans doute, pensait Adamsberg, des réunions collectives qui s’y déroulaient, des conciliations, ou bien des conciliabules. De même nommait-on la pièce attenante salle du Chapitre, espace plus modeste où se tenaient les assemblées restreintes. D’où cela venait-il, Adamsberg ne le savait pas. De Danglard, probablement, dont la culture lui semblait parfois sans limites et presque toxique. Le capitaine était sujet à de brusques expulsions de savoir, aussi fréquentes qu’incontrôlables, un peu à la manière d’un cheval qui s’ébroue dans un frisson bruyant.
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