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ISBN : B00BEDOENQ
Éditeur : Viviane Hamy (2013)


Note moyenne : 3.96/5 (sur 737 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
La découverte d'une jeune fille assassinée de trois coups de couteau renvoie violemment Adamsberg au souvenir de son jeune frère Raphael, disparu après avoir été soupçonné du meurtre de son amie, il y a trente ans. Les cadavres présentent les mêmes blessures qui ressemb... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Ellen-R, le 28 mars 2013

    Ellen-R
    Quand on lit un Vargas, c'est tout autant pour l'intrigue policière que pour avoir des nouvelles d'Adamsberg and co, personnages récurrents et ô combien attachants. Et à nouveau, on est servi : le roman est captivant par son côté suspens ET personnalités riches et multiples.
    Cette fois, Vargas délocalise : une bonne partie du roman se passe au Québec. Envoyée sur place dans le cadre d'un stage ADN, une petite délégation de huit membres, dont Adamsberg, Danglard et Retancourt, s'envole pour les frimas et paysages spectaculaires. Rattrapé par une histoire de meurtres en série sur lesquels il enquêtait, Adamsberg est maintenant particulièrement impliqué dans le dernier de ces crimes puisqu'il venait d'entamer une liaison avec la dernière victime. Ipso facto, il sera hautement suspecté…
    Assez basique comme histoire, mais toujours aussi efficace : plusieurs meurtres échelonnés sur plusieurs années, un tueur en série qui jusque là a réussi à se faufiler entre les mailles du filet, une enquête difficile car personne ne croit l'enquêteur, un brin de mystère (le suspect est mort il y a quelque temps), le passé qui ressurgit, notamment en la personne du frère d'Adamsberg.
    Eh oui, décidément efficace la Vargas…
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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 17 mai 2012

    carre
    Ca vous tente une petite virée chez nos amis québécois ? OK , leur accent est insupportable mais leur gentillesse bien réelle et promis, juré il n'y aura pas Céline Dion. Vous auriez tort d'hésiter d'autant plus que le voyage se fait avec le commissaire Adamsberg.
    Notre Jean-Baptiste préféré est sur les traces d'un tueur qui zigouille ces victimes à l'aide d'un trident, un mode opératoire utilisé dans une dizaine de meurtres sur une période de 1949 à 2003 !!!
    Vargas n'a pas son pareil pour installer une ambiance décalée, mélant avec un malin plaisir humour, angoisse, personnages atypiques. Et une nouvelle fois, le charme opère. Adamsberg est vraiment un flic hors norme, dont les pensées et l'intuition sont destabilisants pour ces collègues mais jouissif pour le lecteur.
    Vargas signe encore une fois, un polar original et réussi, sa marque de fabrique.
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    • Livres 4.00/5
    Par Heureuse, le 14 mars 2013

    Heureuse
    Une intrigue un peu différente. Un Adamsberg qui doute, se transforme, évolue. Grandit un peu sans doute.
    Des personnages tellement forts et vivants qu'on imagine qu'on pourrait les croiser au bord de la route. Non ... En fait non, on n'imagine pas. On aimerait qu'ils existent. A l'instant, là, tout de suite, j'ai même un petit pincement de coeur en pensant que Clémentine, Danglard, Adamsberg et Retancourt n'existent pas. Si ce n'est dans le coeur de tous ceux qui les ont fait vivre quelques instants.
    Un Fred Vargas c'est paradoxal. On a envie de le finir vite pour aller au bout de l'énigme mais on le savoure et on déguste cet univers si riche, si imagé. Légèrement décalé ... Franchement barré même par moments.
    On a envie que les dragons cotoient les cathédrales et les pylones. On aime les vieilles qui se promènent dans les tunnels en chaussons et les frères qu'on a laissés dans un champ il y a bien longtemps. On aime que la confiance tienne à un mégot écrasé avec le pouce ou les écureuils amoureux.
    Un Fred Vargas c'est un moment volé, un espace à part et si elle n'existait pas il faudrait l'inventer.
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    • Livres 5.00/5
    Par aaahhh, le 22 mars 2013

    aaahhh
    Après ma lecture plus qu'enthousiaste de ce mémorable opus Vargas-Adamberg, je me suis jetée sur les critiques de mes amis Babelionautes dans l'espoir de voir ma ferveur partagée! Et j'ai été comblée... J'y ai trouvé non seulement des souvenirs de joie de lire, des instants volés de bonheur littéraires mais aussi de très très jolis et intelligents billets et tous m'ont amené à la conclusion, un peu triste pour une chroniqueuse, que tout avait déjà été dit! Cela ne m'empêche pas cela dit, de vouloir quand-même apporter ma pierre à l'édifice et de préciser que c'est sans hésitation que je donne cinq étoiles à ce polar pétris d'humanité, d'amour et de finesse!
    A lire, à lire, à lire! Pour les sceptiques qui voudraient plus de précisons, je renvoie aux critiques Babelio de Heureuse, Seraphita et Carre dont je partage entièrement et le point de vue et le plaisir livresque!
    Je le conçois, ma chronique est incomplète, humilité oblige, mais je vous en conjure, amis, à vos bibliothèques, car ma joie de suivre Adamsberg dans son enquête en terres étrangères fut entier... On ne peut plus entier!
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    • Livres 5.00/5
    Par domdu84, le 13 novembre 2011

    domdu84
    Un très bon Vargas, je l'ai dévoré.
    Adamsberg, repart à la recherche du Juge Fulgence, suite à la découverte du meurtre d'une jeune fille à Schiltigheim. Les trois orifices en ligne sur le corps de la victime lui rappelle le modus-operandi du juge qui depuis 1949, et épisodiquement, tue avec un trident. Adamsberg se déplace en Alsace et prend les mesures. Elles lui confirment ce qu'il est le seul à envisager, à savoir que le juge a encore frappé, pour la 12ème fois.
    Un stage avec ses collègues l'oblige à se déplacer à Québec, et là, il a encore des problèmes, avec ses idées, Camille, Noëlla, son frère Raphaël, l'alcool. Noëlla est morte, est-ce le juge ? ou Adamsberg lui-même, est-ce possible ? le juge serait mort depuis 16 ans , et Adamsberg serait-il capable de tuer?
    Il revient en France quasiment comme un voleur aidé par une collègue. Il continu l'enquête avec une aide providentielle de plus de 80 ans, josette, une amie de Clémentine, qui se faufile dans les réseaux (dans des sous-terrains comme elle dit) de tous les organismes possibles, et fourni les renseignements qu'adamsberg a besoin. La suite .......
    J'ai apprécié pour une fois que les états d'âme d'Adamsberg ne s'étalent pas trop en longueur. J'aime bien la qualité d'enquêteur de l'homme, mais pas ses errances dans l'alcool, qui ne lui apportent que des ennuis
    et lui détruisent le cerveau. Surtout que c'est nous, les lecteurs qui en subissons les conséquences en étant obligés de lire des lignes et des lignes de texte qui (selon moi) n'apportent rien à l'enquête. Je sais, il me sera répondu que sinon, on aimerait moins le personnage, c'est vrai je l'avoue, je suis obligé de l'admettre il ne serait pas Adamsberg sans ses défauts qui lui fournissent ses déductions de génie. Tant pis pour moi, il faudra que je le subisse.
    Sinon, Josette n'est pas trop crédible en hackeuse, cela semble trop facile, mais là, on partirai sur des considérations beaucoup trop technique pour du roman, donc de la fiction.
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Citations et extraits

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  • Par BMR, le 13 janvier 2009

    [...] - Josette, elle va où elle veut dans ses souterrains, déclara Clémentine. Et des foyes la voilà à Hambourg, et des foyes la voilà à New-York.
    - Pirate informatique ? demanda Adamsberg, stupéfait. Hacker ?
    - Aqueuse, exactement, confirma Clémentine avec satisfaction. Josette, elle pique au gros et elle donne aux maigres. Par les tunnels. Faut me boire ce verre, Adamsberg.
    - C'était cela, Josette, les "transferts" et les "répartitions" ? demanda Adamsberg.
    - Oui, dit-elle en croisant rapidement son regard. J'égalise.
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  • Par domdu84, le 10 novembre 2011

    - Ce qu'il y a, reprit-elle, c'est que les coureurs de jupes, ils font des tracas quand ils ont le vrai béguin, c'est pas vrai ? Ils le reprochent à leur fiancée.
    - Comment cela Clémentine ?
    - Ben, vu que cet amour, ça leur fait des embarras pour courir. Alors la fiancée, faut qu'elle soye punie.
    - Et comment la punit-il ?
    - Dame, en lui faisant assavoir qu'il la trompe de droite et de gauche. Après quoye la gosse se fout à pleurer, et lui, c'est pas de son goût. Forcément, parce que c'est du goût de personne de faire pleurer les gens. Alors il la laisse.

    P.103
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  • Par domdu84, le 10 novembre 2011

    - Ben le voilà emmerdé puisqu'il a perdu la gosse. Vu que courir, c'est une chose et qu'aimer, c'est autre chose, ça fait deux.
    - Pourquoi deux ?
    - Parce que courir, ça fait pas le bonheur d'un homme. Et aimer, ça gêne pour courailler. Alors le coureur, ça va d'un coté puis ça va de l'autre, et jamais content par-dessus le marché. C'est la gosse qui trinque et après, c'est lui.
    .....
    - C'est très vrai, Clémentine, dit Adamsberg.

    P.104
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  • Par toto, le 18 octobre 2008

    Adamsberg termina son café et posa son menton dans sa main. Il lui était arrivé en des tas d'occasions de ne pas se comprendre, mais c'était la première fois qu'il s'échappait à lui même. La première fois qu'il basculait, le temps de quelques secondes, comme si un clandestin s'était glissé à bord de son être et s'était mis à la barre.

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  • Par Neigeline, le 26 avril 2011

    Je pisse pas dans la niche des mômes non plus. Eh, dis-donc, c'est pas parce qu'on picole qu'on respecte pas les mômes. Ils sont gentils les mômes. Ils causent aux clodos comme à n'importe qui d'autre. "T'as un papa ? T'as une maman ?" Ils sont gentils les mômes, ils pigent tout, jusqu'à ce que les grands leur foutent des saletés dans le crâne. Alors moi, je pisse pas dans leur niche. Ils me respectent, je les respecte.
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