ISBN : 2878581903
Éditeur : Viviane Hamy (2004)


Note moyenne : 3.98/5 (sur 417 notes) Ajouter à mes livres
La découverte d'une jeune fille assassinée de trois coups de couteau renvoie violemment Adamsberg au souvenir de son jeune frère Raphael, disparu après avoir été soupçonné du meurtre de son amie, il y a trente ans. Les cadavres présentent les mêmes blessures qui ressemb... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 17 mai 2012

    carre
    Ca vous tente une petite virée chez nos amis québécois ? OK , leur accent est insupportable mais leur gentillesse bien réelle et promis, juré il n'y aura pas Céline Dion. Vous auriez tort d'hésiter d'autant plus que le voyage se fait avec le commissaire Adamsberg.
    Notre Jean-Baptiste préféré est sur les traces d'un tueur qui zigouille ces victimes à l'aide d'un trident, un mode opératoire utilisé dans une dizaine de meurtres sur une période de 1949 à 2003 !!!
    Vargas n'a pas son pareil pour installer une ambiance décalée, mélant avec un malin plaisir humour, angoisse, personnages atypiques. Et une nouvelle fois, le charme opère. Adamsberg est vraiment un flic hors norme, dont les pensées et l'intuition sont destabilisants pour ces collègues mais jouissif pour le lecteur.
    Vargas signe encore une fois, un polar original et réussi, sa marque de fabrique.
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    Critique de qualité ? (21 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par dominique.perrotin, le 13 novembre 2011

    dominique.perrotin
    Un très bon Vargas, je l'ai dévoré.
    Adamsberg, repart à la recherche du Juge Fulgence, suite à la découverte du meurtre d'une jeune fille à Schiltigheim. Les trois orifices en ligne sur le corps de la victime lui rappelle le modus-operandi du juge qui depuis 1949, et épisodiquement, tue avec un trident. Adamsberg se déplace en Alsace et prend les mesures. Elles lui confirment ce qu'il est le seul à envisager, à savoir que le juge a encore frappé, pour la 12ème fois.
    Un stage avec ses collègues l'oblige à se déplacer à Québec, et là, il a encore des problèmes, avec ses idées, Camille, Noëlla, son frère Raphaël, l'alcool. Noëlla est morte, est-ce le juge ? ou Adamsberg lui-même, est-ce possible ? le juge serait mort depuis 16 ans , et Adamsberg serait-il capable de tuer?
    Il revient en France quasiment comme un voleur aidé par une collègue. Il continu l'enquête avec une aide providentielle de plus de 80 ans, josette, une amie de Clémentine, qui se faufile dans les réseaux (dans des sous-terrains comme elle dit) de tous les organismes possibles, et fourni les renseignements qu'adamsberg a besoin. La suite .......
    J'ai apprécié pour une fois que les états d'âme d'Adamsberg ne s'étalent pas trop en longueur. J'aime bien la qualité d'enquêteur de l'homme, mais pas ses errances dans l'alcool, qui ne lui apportent que des ennuis
    et lui détruisent le cerveau. Surtout que c'est nous, les lecteurs qui en subissons les conséquences en étant obligés de lire des lignes et des lignes de texte qui (selon moi) n'apportent rien à l'enquête. Je sais, il me sera répondu que sinon, on aimerait moins le personnage, c'est vrai je l'avoue, je suis obligé de l'admettre il ne serait pas Adamsberg sans ses défauts qui lui fournissent ses déductions de génie. Tant pis pour moi, il faudra que je le subisse.
    Sinon, Josette n'est pas trop crédible en hackeuse, cela semble trop facile, mais là, on partirai sur des considérations beaucoup trop technique pour du roman, donc de la fiction.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par annie, le 07 août 2008

    annie
    La découverte d'une jeune fille assassinée de trois coups de couteau renvoie violemment Adamsberg au souvenir de son frère Raphael, disparu après avoir été soupçonné du meurtre de son amie, il y a trente ans.
    *
    Les cadavres présentent les mêmes blessures qui ressemblent aux marques d'un trident façon Neptune, ce Dieu qui « règne sur la mer, sur ses azurs et ses tempêtes, mais aussi sur ses profondeurs et ses menaces abyssales ».
    Rien n'arrête le commissaire qui veut enfin vivre en paix.
    Pour cela, tous les voyages se valent, même une virée au Québec !
    *
    Toujours aussi documentés, les romans de Fred Vargas continuent sur leur lancée.
    On s'attache décidément à ce fameux Adamsberg dont l'auteur a trouvé pour le définir une formule poétique qui lui va à ravir : « un pelleteur de nuages ».
    *
    Une lecture plaisante, une intrigue parfois tirée par les cheveux (des fausses pistes qui n'en sont pas vraiment), un langage québécois souvent abusif (point trop n'en faut), des personnages un poil caricaturaux (la vieille bourgeoise déchue transformée en hacker), mais un ouvrage savoureux grâce au talent de l'écrivain.
    *
    Un style, la recherche du mot juste, un jeu sur les mots et les langages, la fantaisie côtoyant la minutie du détail, la poésie des images, les contes et les légendes, un humour qui frise la franche rigolade, des vérités sur l'humanité, l'amitié et l'amour, sur les « incartades de la vie ordinaire », sur ces « courts éclats de beauté saugrenue ».
    *
    Chacun puise ce qu'il veut dans un rompol (roman policier version Vargas); moi, j'ai été servie même si Pars et vite et reviens tard demeure à mes yeux bien meilleur !
    *Prix Duncan Lawrie Dagger 2007, prix du meilleur roman policier étranger paru en Grande-Bretagne.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Seraphita, le 29 octobre 2009

    Seraphita
    Plusieurs concours de circonstances, dont un meurtre, replongent le commissaire Adamsberg dans une longue enquête qu'il a menée minutieusement au fil des ans, la première affaire le concernant personnellement. A travers le meurtre d'une jeune fille près de Strasbourg, Adamsberg est convaincu que le Trident, en la personne du juge Fulgence, a de nouveau frappé. le Trident est l'un des attributs du Dieu Poséidon ou Neptune ; il figure le pouvoir de châtier. D'où le titre du livre. Adamsberg enquête passionnément, d'autant plus qu'il doit s'envoler pour le Québec rapidement pour des raisons professionnelles, ce qui va le couper du Trident. Or, il fait erreur… Quand le Trident croise le Québec…
    Quand le Trident croise le Québec, l'auteur réussit alors un coup de maître, laissant le lecteur pantois et haletant. Fred Vargas nous emmène vers les profondeurs abyssales du psychisme, à l'image des territoires sur lesquels règne Poséidon : « Poséidon règne sur la mer, sur ses azurs et ses tempêtes, mais aussi sur ses profondeurs et ses menaces abyssales » (page 29). Au fil de l'enquête, Adamsberg vit un véritable parcours initiatique d'où il en sortira durablement transformé. le lecteur savoure également les expressions typiquement québécoises ; j'ai retenu celle-ci, qui décrivait Adamsberg comme un « pelleteur de nuages », autrement dit un rêveur… Bienvenue dans les profondeurs insoupçonnées de l'Inconscient…
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par KORTO, le 19 mars 2008

    KORTO
    Fred Vargas est une auteure (eh oui c'est du nouveau français, ça !) de polar bien de chez nous, la Simenon des temps modernes. J'ai beaucoup aimé les premiers livres, et puis on finit par se lasser car les personnages deviennent caricaturaux, leurs traits sympathiques des premiers ouvrages deviennent de bien grossiers traits. C'est un peu l'effet Pennac avec son Malaussène : on n'a jamais lu ça, le style est incisif dans le premier numéro de la série, le livre est court et percutant; on en redemande; alors sort le numéro 2, puis le 3, le 4... et à chaque fois de plus en plus épais, des histoires de plus en plus alambiquées, tordues, insuivables. Alors on se lasse...
    Pour Vargas, quand même, on lit, parce qu'on sait que ça va bien se lire, et que ce sera plaisant tout de même. On n'en est pas encore au dégoût, pour ceux qui ont tout lu de ses romans. Mais j'aimerais quand même quelques autres personnages, quelques autres histoires...
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Citations et extraits

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  • Par BMR, le 13 janvier 2009

    [...] - Josette, elle va où elle veut dans ses souterrains, déclara Clémentine. Et des foyes la voilà à Hambourg, et des foyes la voilà à New-York.
    - Pirate informatique ? demanda Adamsberg, stupéfait. Hacker ?
    - Aqueuse, exactement, confirma Clémentine avec satisfaction. Josette, elle pique au gros et elle donne aux maigres. Par les tunnels. Faut me boire ce verre, Adamsberg.
    - C'était cela, Josette, les "transferts" et les "répartitions" ? demanda Adamsberg.
    - Oui, dit-elle en croisant rapidement son regard. J'égalise.
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  • Par dominique.perrotin, le 10 novembre 2011

    - Ce qu'il y a, reprit-elle, c'est que les coureurs de jupes, ils font des tracas quand ils ont le vrai béguin, c'est pas vrai ? Ils le reprochent à leur fiancée.
    - Comment cela Clémentine ?
    - Ben, vu que cet amour, ça leur fait des embarras pour courir. Alors la fiancée, faut qu'elle soye punie.
    - Et comment la punit-il ?
    - Dame, en lui faisant assavoir qu'il la trompe de droite et de gauche. Après quoye la gosse se fout à pleurer, et lui, c'est pas de son goût. Forcément, parce que c'est du goût de personne de faire pleurer les gens. Alors il la laisse.

    P.103
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  • Par dominique.perrotin, le 10 novembre 2011

    - Ben le voilà emmerdé puisqu'il a perdu la gosse. Vu que courir, c'est une chose et qu'aimer, c'est autre chose, ça fait deux.
    - Pourquoi deux ?
    - Parce que courir, ça fait pas le bonheur d'un homme. Et aimer, ça gêne pour courailler. Alors le coureur, ça va d'un coté puis ça va de l'autre, et jamais content par-dessus le marché. C'est la gosse qui trinque et après, c'est lui.
    .....
    - C'est très vrai, Clémentine, dit Adamsberg.

    P.104
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  • Par toto, le 18 octobre 2008

    Adamsberg termina son café et posa son menton dans sa main. Il lui était arrivé en des tas d'occasions de ne pas se comprendre, mais c'était la première fois qu'il s'échappait à lui même. La première fois qu'il basculait, le temps de quelques secondes, comme si un clandestin s'était glissé à bord de son être et s'était mis à la barre.
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  • Par dominique.perrotin, le 09 novembre 2011

    Ce qu'il y a de saisissant dans ces différences d'écartement, c'est qu'elles sont faibles, Danglard, très faibles. Les espacements entre les perforations, latéraux ou d'avant arrière, bougent, mais de peu. Revoyez, Danglard. Quelles que soient les variantes, la longueur totale de la ligne des trois blessures ne dépasse jamais 16,9 cm.

    Page 69
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