ISBN : 2267020467
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (2009)


Note moyenne : 4.11/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
Munich, 1933. Un peintre, chargé d'exécuter le portrait d'une enfant louant l'avenir radieux de la nouvelle Allemagne, se cloître en compagnie de son modèle. Mais c'est tout autre chose qu'il fait de sa jeune pensionnaire et qu'il déploie comme un cérémonial au fil de s... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 3.00/5
    Par Titi-one, le 08 octobre 2011

    Titi-one
    Le roman est présenté comme le journal retrouvé de cet artiste et place dès le départ, le lecteur dans une position de voyeurisme et de gêne. On assiste au fil des pages, à un lent processus de déshumanisation et de soumission. Au rapport de l'artiste à son modèle se mêle progressivement celui du bourreau à sa créature. La jeune enfant accepte sa chosification toujours plus poussée, malgré les souffrances corporelles dues à ses prothèses mécaniques. Elle réapprend à manger, à bouger dans son fardeau de métal, au plus grand plaisir du peintre, de plus en plus émerveillé par sa « poupée ».
    A l'extérieur, le monde se transforme également : propagande et violence s'installent. Hitler et la grandeur de l'Allemagne sont sur toutes les bouches. le narrateur lui, n'éprouve que du dégoût pour toute cette folie, il s'isole dans son atelier, contemplatif de son jouet.
    Ce premier roman ne laisse pas le lecteur indifférent. A la fois dérangeant et déconcertant, on en sort remué, gêné et étonné de nous-même. Car en effet, le roman nous tient en permanence entre dégoût et fascination (notamment par la progressive mise en place de tous ces mécanismes). La Cadence s'accélère au fil du journal et la déchéance irrémédiable de cet artiste fait écho à la montée du nazisme à Munich.

    Lien : http://titibooks.blogspot.com/2011/05/cadence-de-stephane-velut.html
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    • Livres 3.00/5
    Par Nanne, le 02 octobre 2009

    Nanne
    Un sombre artiste peintre se voit proposer par le nouveau régime en place la réalisation d'une œuvre glorifiant la politique d'aryanisation de la nouvelle Allemagne. En échange, celui-ci doit concevoir son tableau en sept mois, en échange d'une somme conséquente. Ni plus, ni moins. Son modèle - confiée au peintre par l'administration-, petite fille blonde, délicate et diaphane, incarnera l'image de cette propagande sur la pureté de la race. Cette œuvre doit matérialiser la pensée du Führer sur l'authenticité et la rédemption des origines germaniques.
    Ce peintre travaillera pour ses nouveaux maîtres - petits fonctionnaire pointilleux, procéduriers et tatillons, venant vérifier la bonne exécution et l'avancée dans les normes du travail de l'artiste -, gonflés de suffisance et bouffis d'orgueil parce que persuadés d'appartenir à une catégorie d'hommes supérieure et convaincus de détenir un pouvoir quasi divin sur le reste de la population.

    Lien : http://dunlivrelautredenanne.blogspot.com/2009/10/la-mante-mecanique..
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Citations et extraits

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  • Par Nanne, le 02 octobre 2009

    J'habite Betrachtunstrasse. Au 18 précisément. J'y suis depuis un an. Cette nuit est ma dernière ici, je vais quitter ce lieu et je suis affligé. Je suis affligé parce que tout ici me ressemblait - on me dit peu accueillant. C'était ma tanière, mon trou, mon chantier. Et puis on y voyait la rue d'en haut, un petit fragment de la ville ; tout petit, oui, mais juste de quoi surveiller dehors, dehors où rien ne va plus comme avant.
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  • Par Nanne, le 02 octobre 2009

    Ma petite était là, face à moi enfin, je n'avais rien d'autre en tête. Voilà la vérité. Je jubilais. Je n'aspirais à rien de plus. Le pays pouvait bien continuer de sombrer, la porte refermée sur ces deux ridicules petits pions en habit sombre je jouirai enfin de mes propres folies. Je tenais l'occasion d'assouvir mes désirs, jusqu'aux plus inavouables.
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  • Par nours, le 22 septembre 2009

    De moi vous pourrez dire bien des choses : vous pourrez me blâmer, me prétendre malade ou fou, vous réjouir de ma mort, cela ne changera rien, j'ai existé.
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  • Par lee, le 18 juillet 2010

    Si cela vous échappe, c'est simplement que vous êtes ordinaire.
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Vidéo de Stéphane Velut

Le Cercle Littéraire de la BNF
Marie-Hélène Lafon, Daniel Blanchard, Stéphane Velut Présenté par Laure Adler et Bruno Racine
Entretien du 26 octobre 2009 (60 min)








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