Cette nouvelle a été écrit en 1941 par un résistant, Vercors (pseudonyme de Jean Bruller), en pleine période d'occupation de la France par les Allemands.
C'est l'histoire d'un vieil homme et sa nièce qui habite dans une maison réquisitionnée par l'armée allemande pour héberger l'un de leur officier : Werner von Ebrennac. Il n'est pas un militaire de carrière. C'est un artiste, un musicien. Il aime la France et sa culture. Chaque soir, comme un rituel et malgré le silence de ses hôtes, il les rejoint au salon et leur parle d'art, de culture, de la fraternité qu'il pense voir naître un jour entre la France et l'Allemagne...
Pour moi, cette nouvelle, c'est l'histoire d'une désillusion. Celle de cet officier allemand qui croit que la culture pourra rapprocher deux peuples que tout semble opposer. Quand il comprendra finalement qu'il n'en sera jamais rien, il choisit de rejoindre l'enfer du front russe...
C'est aussi l'histoire d'une résistance. Celle du vieux monsieur et de sa nièce, qui par leur silence font comme si Werner von Ebrennac n'était pas là. Ils ne peuvent pas s'opposer à la présence de cet homme dans leur demeure ils ne peuvent que l'ignorer.
C'est un texte plutôt court, mais poignant, émouvant. Je le conseille vivement!
Lien : http://clnmrmt.blogspot.fr/2012/05/le-silence-de-la-mer-vercors.html