> Danielle Losman (Traducteur)

ISBN : 2207261409
Éditeur : Denoël


Note moyenne : 4/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Gunther Strobbe, 13 ans, partage le toit de sa grand-mère avec son père et ses trois oncles.

Quotidiennement, Gunther baigne dans un climat de beuveries effrenées, de drague éhontée et de glande constante...

Tout porte à croire qu’il subira... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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  • Par trust_me, le 28 mars 2011

    trust_me
    Ils sont affreux, sales, mais pas vraiment méchants. Alcooliques plutôt, et pas qu'un peu. Ils, ce sont les Verhuslt, quatre frères vivant chez leur mère. Ils, ce sont les trois oncles et le père de Dimitri, le narrateur. le jeune garçon déroule ses souvenirs d'enfance dans cette famille de soiffards invétérés, entre virées aux cafés, bagarres d'ivrognes, visites des huissiers et des services sociaux. L'action (si on peut dire !) se déroule à Reetveerdegem, un trou perdu de la Belgique profonde.
    Ces gens là, comme le chantait Brel, sont des marginaux irrécupérables. Ils ne travaillent quasiment jamais, préférant boire la maigre pension de leur mère et multiplier les ardoises dans tous les troquets du village. Ils organisent des tours de France éthyliques ou participent à des courses de vélo nudistes. le père de Dimitri va même tenter la cure de désintoxication, un échec total, évidemment. le petit assiste en spectateur aux excès familiaux. Il porte un regard tendre sur ces cas sociaux qui l'ont élevé. Jamais moqueur, jamais révolté par ce qu'il a subit durant sa jeunesse, il oscille plutôt entre mélancolie et nostalgie. Dans les derniers chapitres, c'est le Dimitri adulte qui s'exprime. On comprend que grâce aux placements en foyer et en famille d'accueil, il a pu s'extraire d'un milieu qui le condamnait à une marginalité certaine. Mais ce n'est pas pour autant qu'il cloue au pilori ces oncles n'ayant pas changé d'un iota leur mode de vie depuis la mort de son père. Tout juste constate-t-il lorsqu'il retourne les voir : « Je ne suis plus l'un d'eux mais je voudrais encore l'être, pour montrer ma loyauté, ou mon amour, qu'importe le nom qu'on donne à ces sentiments. »
    Je m'attendais à un roman franchement drôle, mais ce n'est pas du tout le cas. Certes, les premiers épisodes relatés font sourire et relèvent de la chronique d'enfance à la Cavanna des Ritals ou à la John Fante de Bandini. Mais par la suite, le ton devient beaucoup plus amer, notamment les passages où le Dimitri adulte s‘exprime. La négation de sa condition de père est d'une violence inouïe alors que les derniers moments qu'il passe avec sa grand-mère sont d'une insondable tristesse. Loin d'être une simple pochade, La Mertidude des choses est une réflexion assez profonde sur l'évolution d'un homme étant parvenu à s'extraire de son milieu sans pour autant y avoir gagné un équilibre définitif.

    Lien : http://litterature-a-blog.blogspot.com/2011/03/la-merditude-des-chos..
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    • Livres 4.00/5
    Par rolandm1, le 24 novembre 2011

    rolandm1
    Une pure merveille : un roman belge à 100%. Je l'ai lu en néerlandais.
    Une famille de paumés, de ratés, d'ivrognes ,de chômeurs comme ils en existent beaucoup quelque part dans un bled en Flandre.
    Dimitri, 13 ans, vit avec son père et ses deux oncles chez sa grand-mère. Tous ces hommes , sauf Dimitri, n'ont qu'un seul plaisir dans la vie : se saouler; boire tous les jours jusqu'à s'écrouler.
    Les situations décrites sont tellement lamentables que le livre prête quelques fois à pleurer, à réfléchir sur cette "merdicité" de la vie que tant de gens connaissent. J'ai trouvé le livre plus triste que drôle.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Nadouch, le 01 octobre 2011

    Nadouch
    Dans la famille Verhulst, je demande la grand-mère, les oncles, le père, et Dimitri, jeune garçon qui grandit au milieu d'une joyeuse bande d'alcooliques. Dans ce roman qui n'en est pas vraiment un, le narrateur prend des moments de la vie de famille, sorte d'instantanés du quotidien de la famille Groseille... Des cuites, un Tour de France alcoolique, les passages d'huissier, tout ceci sous les yeux de la grand-mère qui appelle en douce les services sociaux pour éloigner son petit-fils de cette vie somme toute assez triste... J'ai bien aimé ce livre, sauf peut-être le tournant qu'il prend à la fin, quand le narrateur adulte change de regard sur ce qu'il vient de raconter, et devient presque antipathique à force de souligner qu'il est heureux mais pas grâce à son éducation.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par christianebrody, le 27 octobre 2011

    christianebrody
    Un homme, devenu père contre son gré, raconte avec beaucoup d'humour et de nostalgie son enfance passée chez sa grand-mère qui a recueilli son père et ses trois oncles, les plus légendaires boit-sans- soif que la terre ait jamais enfantée. Chez les Verhulst, on fait de la déchéance un art de vivre et pour ce faire, l'alcoolisme est le plus sûr chemin qui y mène. On ne travaille qu' en cas d'extrême nécessité: gagner assez pour se payer la quantité de Pils indispensable pour se mettre la tête en dedans. Entre les visites continuelles des huissiers, de la police, des assistantes sociales, leur quotidien reste invariable : manger gras afin d'éponger la fabuleuse quantité de bière qui mènerait n'importe qui au centre anti-poison. Dans ce trou perdu qui ferait passer les paysages de Ken Loach pour de petits paradis tropicaux, boire est non seulement légitime mais aussi le seul acte social qui leur permet d'être reconnu comme des héros aux yeux des habitants. Aucune fête, aucun concours ne s'organisent sans ses stars de l'éthylisme. On arriverait presqu'à envier leur refus de sobriéte tant leur ivrognerie est racontée avec drôlerie. Ce fléau est présentée comme une joyeuse comédie. On rit quand un oncle décide d'organiser un tour de France pour soiffards seulement, quand ils s'invitent chez un pauvre couple d'iraniens pour regarder le premier concert de Roy Orbisson en direct (leur autre idole), quand ils reçoivent des femmes dans leur antre puant la bière, la sueur et la merde…. On se tient les côtes en lisant les aventures de cette famille azimutée, soudée par un fort amour filial, qui ne trouve de sens à la vie que pendant leurs monumentales beuveries. La tristesse n'existe pas ici, seule compte l'ivresse et les joies qui en découlent. Fussent-elles au prix de leur foie.

    Lien : http://www.immobiletrips.com/biographie/la-merditude-des-choses-de-d..
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Bande annonce du film primé "La merditude des choses" (2009) adapté du roman éponyme de Dimitri Verhulst (2006).








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