> Jacques Borel (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070320537
Éditeur : Gallimard (1973)


Note moyenne : 4.19/5 (sur 48 notes) Ajouter à mes livres
" J'ai peur d'un baiser
Comme d'une abeille.
Je souffre et je veille
Sans me reposer.
J'ai peur d'un baiser. "

Verlaine
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 5.00/5
    Par Petitebijou, le 18 novembre 2011

    Petitebijou
    Lorsque j'ai passé mon bac de français, il y a pas mal de temps, nous avions une liste imposée par notre professeur de français avec laquelle j'entretenais des rapports assez conflictuels (je n'étais pas facile, elle non plus...) et elle nous laissa la latitude d'ajouter deux ou trois oeuvres de notre cru. Je choisis "Fêtes galantes" de Paul Verlaine, ce qui ne manqua pas d'attirer une remarque ironique de sa part. le jour de l'oral, l'examinateur me proposa de choisir le texte que je désirais. Me voilà partie à disserter sur Verlaine, Debussy, Ravel, la correspondance des arts, la musique, la poésie... Je ne sais si c'est mon enthousiasme brouillon ou la pertinence de ce que j'ai dit qui m'a valu la meilleure note de toute mon année scolaire... et l'étonnement sceptique de mon professeur l'année suivante.
    "Fêtes galantes", au-delà de l'anecdote scolaire, est une musique impaire, nostalgique et précieuse, raffinée, qui fredonne aujourd'hui encore à ma mémoire. Une poésie passeport pour la liberté, la beauté, une déclaration d'amour à la langue française.
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    • Livres 3.00/5
    Par brigetoun, le 05 novembre 2011

    brigetoun
    Plaisir de disposer dans mon ordinateur ou sur ma liseuse, de l'ensemble de ces poèmes par lesquels je suis née vraiment, longues, longues années il y a, à la poésie, au plaisir qui peut naître des formes jusqu'alors enseignées, à l'impair (rare il est vrai dans ce recueil, mais on le sent) ; poèmes qui ont toujours chanté, un peu, en sourdine, quelque part à l'arrière de mon crâne.
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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 15 juin 2011

    brigittelascombe
    Elisa, la cousine idéalisée est morte un an après la parution des poêmes saturniens.Les Fêtes galantes tourbillonnent, la musique de l'âme joue toujours, mais la poésie de Verlaine chuchote que "l'amour vainqueur de la vie opportune" n'est pas éternel et s'efface. Au paradis perdu, le miroir se brise. le jardin où "la mandoline joue parmi les frissons de la brise" se transforme en " un vieux parc solitaire et glacé".
    Enfer entrevu, celui de la séparation.
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    • Livres 5.00/5
    Par araucaria, le 13 avril 2012

    araucaria
    Très beau recueil. Poésies à lire et à relire. Grand classique.

    Lien : http://araucaria.20six.fr/
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    • Livres 5.00/5
    Par araucaria, le 13 avril 2012

    araucaria
    Magnifique! A lire absolument.

    Lien : http://araucaria.20six.fr/
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Citations et extraits

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  • Par Orphea, le 03 décembre 2010

    Colloque sentimental

    Dans le vieux parc solitaire et glacé
    Deux formes ont tout à l’heure passé.

    Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles,
    Et l’on entend à peine leurs paroles.

    Dans le vieux parc solitaire et glacé
    Deux spectres ont évoqué le passé.

    — Te souvient-il de notre extase ancienne ?
    — Pourquoi voulez-vous donc qu’il m’en souvienne ?

    — Ton cœur bat-il toujours à mon seul nom ?
    Toujours vois-tu mon âme en rêve ? — Non.

    — Ah ! les beaux jours de bonheur indicible
    Où nous joignions nos bouches ! — C’est possible.


    Qu’il était bleu, le ciel, et grand l’espoir !
    — L’espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.

    Tels ils marchaient dans les avoines folles,
    Et la nuit seule entendit leurs paroles.


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  • Par Orphea, le 17 juin 2010

    Clair de lune

    Votre âme est un paysage choisi
    Que vont charmant masques et bergamasques
    Jouant du luth et dansant et quasi
    Tristes sous leurs déguisements fantasques.

    Tout en chantant sur le mode mineur
    L'amour vainqueur et la vie opportune
    Ils n'ont pas l'air de croire à leur bonheur
    Et leur chanson se mêle au clair de lune,

    Au calme clair de lune triste et beau,
    Qui fait rêver les oiseaux dans les arbres
    Et sangloter d'extase les jets d'eau,
    Les grands jets d'eau sveltes parmi les marbres.
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  • Par Orphea, le 03 décembre 2010

    A Clymène

    Mystiques barcarolles,
    Romances sans paroles,
    Chère, puisque tes yeux,
    Couleur des cieux,

    Puisque ta voix, étrange
    Vision qui dérange
    Et trouble l’horizon
    De ma raison,

    Puisque l’arôme insigne
    De ta pâleur de cygne
    Et puisque la candeur
    De ton odeur,

    Ah ! puisque tout ton être,
    Musique qui pénètre,
    Nimbes d’anges défunts,
    Tons et parfums,

    A, sur d’almes cadences
    En ses correspondances
    Induit mon cœur subtil,
    Ainsi soit-il !
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  • Par patouche, le 05 février 2012

    les ingénus.

    Les hauts talons luttaient avec les longues jupes ,
    En sorte que , selon le terrain et le vent ,
    Parfois luisaient des bas de jambes , trop souvent
    Interceptés ! - et nous aimions ce jeu de dupes.

    Parfois aussi le dard d'un insecte jaloux
    Inquiétait le col des belles sous les branches ,
    Et c'étaient des éclairs soudains de nuques blanches ,
    Et ce régal comblait nos jeunes yeux de fous .

    Le soir tombait , un soir équivoque d'automne :
    Les belles , se pendant rêveuses à nos bras ,
    Dirent alors des mots si spécieux , tout bas ,
    Que notre âme depuis ce temps tremble et s'étonne .
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  • Par Nice, le 30 août 2009

    Sur ce, très chère, adieu. Car voilà trop causer,
    Et le temps que l’on perd à lire une missive
    N’aura jamais valu la peine qu’on l’écrive.
    (Lettre)
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Le besoin de croire
Ce numéro d'Apostrophes est un débat autour de la foi et de la croyance, s'appuyant sur les exemples de Paul VERLAINE et Charles PEGUY, avec Jacques ELLUL, auteur de "la foi au prix du doute" et "la parole humiliée", Henri GUILLEMIN, auteur de "Charles PEGUY", Pierre PETITFILS, auteur d'une biographie sur Verlaine et Claude ROY, auteur de "les chercheurs de dieux". Au cours de...








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