ISBN : 2266192329
Éditeur : Pocket (2009)


Note moyenne : 3/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres

"De la musique avant toute chose." C'est dans sa prison de Belgique que Verlaine proclame les dogmes et les ruses de son "Art poétique", le fameux poème de jadis et naguère. A cette époque, du fond de sa débauche et de sa déch&#x... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (2)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Orphea, le 13 novembre 2011

    Art poétique

    De la musique avant toute chose,
    Et pour cela préfère l’Impair
    Plus vague et plus soluble dans l’air,
    Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.

    Il faut aussi que tu n’ailles point
    Choisir tes mots sans quelque méprise :
    Rien de plus cher que la chanson grise
    Où l’Indécis au Précis se joint.

    C’est des beaux yeux derrière des voiles,
    C’est le grand jour tremblant de midi,
    C’est, par un ciel d’automne attiédi,
    Le bleu fouillis des claires étoiles !

    Car nous voulons la Nuance encor,
    Pas la Couleur, rien que la nuance !
    Oh ! la nuance seule fiance
    Le rêve au rêve et la flûte au cor !

    Fuis du plus loin la Pointe assassine,
    L’Esprit cruel et le Rire impur,
    Qui font pleurer les yeux de l’Azur,
    Et tout cet ail de basse cuisine !

    Prends l’éloquence et tords-lui son cou !
    Tu feras bien, en train d’énergie,
    De rendre un peu la Rime assagie.
    Si l’on n’y veille, elle ira jusqu’où ?

    Ô qui dira les torts de la Rime ?
    Quel enfant sourd ou quel nègre fou
    Nous a forgé ce bijou d’un sou
    Qui sonne creux et faux sous la lime ?

    De la musique encore et toujours !
    Que ton vers soit la chose envolée
    Qu’on sent qui fuit d’une âme en allée
    Vers d’autres cieux à d’autres amours.

    Que ton vers soit la bonne aventure
    Éparse au vent crispé du matin
    Qui va fleurant la menthe et le thym…
    Et tout le reste est littérature.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Orphea, le 18 mars 2011

    Allégorie

    Despotique, pesant, incolore, l'Été,
    Comme un roi fainéant présidant un supplice,
    S'étire par l'ardeur blanche du ciel complice
    Et bâille. L'homme dort loin du travail quitté.

    L'alouette au matin, lasse, n'a pas chanté,
    Pas un nuage, pas un souffle, rien qui plisse
    Ou ride cet azur implacablement lisse
    Où le silence bout dans l'immobilité.

    L'âpre engourdissement a gagné les cigales
    Et sur leur lit étroit de pierres inégales
    Les ruisseaux à moitié taris ne sautent plus.

    Une rotation incessante de moires
    Lumineuses étend ses flux et ses reflux...
    Des guêpes, çà et là, volent, jaunes et noires.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (16)

Video de Paul Verlaine

>Ajouter une vidéo

Le besoin de croire
Ce numéro d'Apostrophes est un débat autour de la foi et de la croyance, s'appuyant sur les exemples de Paul VERLAINE et Charles PEGUY, avec Jacques ELLUL, auteur de "la foi au prix du doute" et "la parole humiliée", Henri GUILLEMIN, auteur de "Charles PEGUY", Pierre PETITFILS, auteur d'une biographie sur Verlaine et Claude ROY, auteur de "les chercheurs de dieux". Au cours de...








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Jadis et naguère par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (7)

> voir plus

Quiz