> Yves-Gérard Le Dantec (Éditeur scientifique)
> Jacques Borel (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070105792
Éditeur : Gallimard (1938)


Note moyenne : 4.68/5 (sur 22 notes) Ajouter à mes livres
Ce volume contient les oeuvres suivantes :

Premiers vers - Poèmes saturniens - Fêtes galantes - La Bonne chanson - Contribution à l'"Album zutique" - Romances sans paroles - Sagesse - Reliquat de "Cellulairement" - Jadis et naguère - Amour - Parallèlemen... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 5.00/5
    Par zohar, le 14 avril 2011

    zohar
    Cette immense œuvre poétique qui lui a valu sa gloire, Verlaine nous laisse, seul, avec ses vers qui reflètent, dans toute leur splendeur, la grande complexité de l'homme. Bien qu'il se soit plu souvent à brouiller les pistes en mêlant les poèmes de « jadis » à ceux de « naguère ».
    Le premier recueil qu'il a publié, s'intitule les « Poèmes saturniens » (1866). Les tableaux poétiques qui y sont évoqués ont un fort goût parnassien. Son adhésion à l'esthétique (impersonnelle) du Parnasse, une adhésion qui tend d'ailleurs au pastiche, n'empêche pas le poète de faire l'aveu d'une expérience psychologique originale, en évoquant, avec toute sa sensualité, sa mélancolie (« Nevermore »), ses tourments moraux (« Soleil couchant ») ou encore la femme idéale (dans, « Mon rêve familier »).
    Et le rêve devient prédominant dans les « Fêtes galantes » (1869) et « La bonne chanson » (1870). Si le premier livre apporte l'évasion dans un XVIIIe siècle un peu factice, avec une mélancolie insidieuse qui s'infiltre dans la joie revendiquée.
    Le second livre est marqué par la fadeur qui s'instaure comme tonalité spécifiquement verlainienne. Ici, l'être est en proie à des tournoiements d'où s'effacent le temps et le moi.
    Il se dégage, en outre, un fort lyrisme « impersonnel » qui masque, en réalité, une grande revendication de « l'individualité » de sa part. Et cette dualité là, est la source de l'originalité de ce recueil !
    Chez Verlaine, l'influence de Rimbaud est indéniable et a été déterminante dans l'élaboration de « Romances sans paroles » (1874). Ce dernier a poussé Verlaine, ce rêveur sensuel et mélancolique, à chercher dans le rêve un nouveau mode d'expression qui permettant de traduire, immédiatement et musicalement, le ressenti des choses.
    Pour ma part, je dirai que l'impressionnisme de Verlaine a atteint son point de perfection dans ce recueil ! Chaque sensation est signifiante et la conscience individuelle s'est trouvée d'elle-même (et non plus recherchée, comme nous l'avons dit plus haut).
    L'harmonie et l'ordre chez Verlaine (alors que sa vie de jadis n'était que violences et ivresses, ivrognerie et brutalité), se trouve peut-être dans « Sagesse » (1881). L'intention apologétique y est manifeste. C'est le livre où reparaît le vie humble, où les faux beaux jours, la beauté des Femmes, et même l'espoir (« qui luit comme un brin de paille dans l'étable ») sont des réalités rugueuses et parfois mal contrôlées (comme le vers) mais désormais susceptibles d'être interprétées par le poète.
    C'est dans le même esprit de construction de soi au sein du monde que Verlaine compose « Jadis et naguère » (1884). Ce recueil voudrait intégrer le passé de l'homme et du poète dans une nouvelle perspective, qui sous-tend une option morale et religieuse.

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    • Livres 4.00/5
    Par Hindy, le 03 janvier 2011

    Hindy
    Un peu de poésie dans notre monde... Un luxe à savourer sans modération
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Citations et extraits

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  • Par Seiren, le 27 janvier 2012

    Vers pour être calomnié

    Ce soir je m'étais penché sur ton sommeil.
    Tout ton corps dormait chaste sur l'humble lit ,
    Et j'ai vu , comme un qui s'applique et qui lit ,
    Ah ! j'ai vu que tout est vain sous le soleil !

    Qu'on vive , ô quelle délicate merveille ,
    Tant notre appareil est une fleur qui plie !
    Ô pensée aboutissant à la folie !
    Va , pauvre , dors ! moi , l'effroi pour toi m'éveille

    Ah ! misère de t'aimer mon frêle amour
    Qui vas respirant comme on respire un jour !
    Ô regard fermé que la mort fera tel !

    Ô bouche qui ris en songe sur ma bouche ,
    En attendant l' autre rire plus farouche !
    Vite , éveille-toi. Dis , l' âme est immortelle?
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    Citation de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par zohar, le 14 avril 2011

    Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
    D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,
    Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même
    Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.
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  • Par charlottelit, le 10 août 2011

    n'est ce pas, en dépit des méchants et des sots
    qui ne manqueront pas d'envier notre Joie
    nous serons fiers parfois et toujours Indulgents
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  • Par charlottelit, le 10 août 2011

    donc ce sera par un clair soir d'été,
    le grand soleil, complice de ma Joie
    fera, parmi le satin et la soie
    plus belle encorevotre chère beauté
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Le besoin de croire
Ce numéro d'Apostrophes est un débat autour de la foi et de la croyance, s'appuyant sur les exemples de Paul VERLAINE et Charles PEGUY, avec Jacques ELLUL, auteur de "la foi au prix du doute" et "la parole humiliée", Henri GUILLEMIN, auteur de "Charles PEGUY", Pierre PETITFILS, auteur d'une biographie sur Verlaine et Claude ROY, auteur de "les chercheurs de dieux". Au cours de...








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