Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique

ISBN : 270213999X
Éditeur : Calmann-Lévy (2009)


Note moyenne : 4/5 (sur 23 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
A Londres, lors du tournage d'une fiction pour la télévision, Adèle, une jeune stagiaire française, reçoit un texto totalement inattendu et absolument irréel : son grand-père, mort quelques jours auparavant, lui souhaite un joyeux anniversaire... Adèle se remémore alors... > voir plus
Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (23)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette, le 28 décembre 2011

    LiliGalipette
    À Londres où elle est stagiaire sur un plateau de tournage, Adèle reçoit un texto de son grand-père à l'occasion de son vingt-troisième anniversaire. Charmante attention, mais pour le moins étonnante puisque le vieil homme est décédé un mois auparavant. Commence alors le récit des dernières semaines de l'existence de Georges Nicoleau qui, avec son voisin et ami Charles, a décidé de faire le Tour en France. Il n'est pas question d'exploits sur la petite reine, mais d'une virée en Renault Scénic. « C'était la dernière chance de quitter la scène avec un grand coup de chapeau. Il n'avait même pas besoin d'être grand, le coup de chapeau. Juste digne. Et le bonhomme, juste debout. » (p. 36)
    Alors que sa fille Françoise ne cesse de s'inquiéter pour sa santé, Georges est bien décidé à laisser ses rhumatismes et douleurs au genou auprès de ses charentaises et de se payer une dernière tranche de vie. Seule concession à cette folie douce, il doit envoyer un texto à Adèle tous les soirs. de simplement informatifs, les SMS échangés entre l'aïeul et la jeune fille prennent la couleur des confidences et des sentiments. « Je n'avais pas vu le temps passer. » (p. 212) Chacun comprend que demain sera peut-être trop tard pour partager un lien.
    Le Tour de France des vieux Georges et Charles est une dernière chance de vivre vraiment avant la mort. La cure de jouvence est bénéfique aux deux hommes, mais ce sont les SMS échangés avec Adèle qui redonnent à Georges le plus de vigueur. Ça et Giselle, la sœur de Charles… Ce premier roman nous rappelle à nous, jeune génération, qu'il ne faut pas enterrer nos vieux trop tôt, ni rester figé sur une image d'eux. À tout âge, les générations peuvent se surprendre et surtout se rencontrer. L'incompatibilité d'âge, ça n'existe pas !
    Ponctué d'un passage désopilant sur l'écriture SMS vue par le vieux Georges, ce roman est surtout très tendre et émouvant. Avec un brin de magie à la sauce nouvelles technologies, je n'ai pas boudé mon plaisir !
    L'avant-dernière chance a reçu le prix Nouveau Talent de la Fondation Bouygues Telecom-Metro : la condition de participation à ce prix littéraire est d'intégrer dans le texte le langage SMS et/ou les messageries instantanées. Nouveau mode épistolaire, ces échanges fondent une nouvelle langue avec ses propres codes. Caroline Vermalle m'a démontrée que le langage SMS peut prétendre à la littérature, même si je reste furieusement attachée à la bonne vieille grammaire française.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 12         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par sylvaine, le 17 janvier 2012

    sylvaine
    Londres ,alors qu'elle est stagiaire sur un plateau de télévision,où l'on tourne l'adaptation d'un roman d'Agatha Christie, Adèle reçoit un texto pour son anniversaire.Elle croît suffoquer, ce message émane de son grand-père Georges ,83 ans , décédé un mois plutôt...
    Abasourdie,émue, heureuse, elle nous raconte.Georges et son ami et voisin Charles ont décidé de faire leur Tour de France 'en voiture vu leur âge!).Ils ont besoin d'une grande goulée d'air , de liberté.
    Caroline Vermalle,pour son premier roman, nous accroche avec son écriture sans fioritures mais jolie .Nous suivons nos 2 Grand-pères dans leur périple ,nous visitons une Bretagne connue et moins connue, nous vivons au rythme de leurs journées,parfois cocasses.pleines de rencontres .
    Avec beaucoup de sensiblité , Caroline Vermalle nous pose cette question toute bête pourquoi une personne agée n'aurait-elle pas le droit au sourire, à la tendresse voire à l'amour ,bref de vivre tout simplement. leur avant dernière chance
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 9         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par Lune, le 14 avril 2009

    Lune
    Premier roman tout en délicatesse et douceur, ce livre ne peut que toucher les coeurs sensibles, ceux qui ont conservé un peu de leur enfance bercée au rythme des jeux et entourée des personnes tutélaires parfois trop vite oubliées. L'histoire du grand-père Georges (83 ans) , de son "jeune" voisin-ami Charles (76 ans) défie le soi-disant bon-sens : parcourir en voiture les 3500 kilomètres d'un tour de France rêvé, idéalisé depuis plusieurs décennies. le fait que la fille de Georges soit dans un pays lointain, sa petite-fille, Adèle, à Londres, sur le tournage d'un film ,"La Maison biscornue" d'après le roman éponyme d'Agatha Christie, offre une opportunité au grand-père de programmer cette escapade secrète, du moins jusqu'à la première mésaventure qui l'obligera à tout avouer à Adèle. Par un subterfuge digne de l'adolescence mystérieuse, Georges s'est mis à utiliser un portable qu'il n'avait jamais jugé digne d'intérêt. Celui-ci deviendra tout au long du livre le symbole du dialogue retrouvé. Un grand-père et une petite fille se parlent enfin et s'avouent mutuellement, entre les lignes, le lien d'amour qui les unit même si la vie s'est chargée involontairement de les éloigner l'un de l'autre. Nous rions de bon coeur aux messages, écriture "moderne" nécessaire qui obtiendra l'adhésion totale d'un Georges un peu "vieille france". Nous parcourons les kilomètres avec les deux amis et particulièrement une bretagne vivifiante, grise et verdâtre sous le ciel d'automne (ah! la grande marée de Saint-Malo); nous sommes émus lorsque les deux hommes (deux caractères) s'avouent leur faiblesse et leur amitié profonde; la larme nous monte lorsque l'accident arrive, nous aurions voulu Georges éternel! Parallèlement nous pénétrons dans le monde factice d'un tournage de film et nous ressentons les doutes et les questionnements d'Adèle. Ce n'est pas un livre qui révolutionne la pensée mais sa simplicité, l'expression de sentiments sincères, l'amour font qu'il gagne en profondeur pour qui sait entendre... Il est aussi une réflexion sur la relation entre générations. Sans aucune ambition, ce livre est une ode à la vie! D'une lecture légère, il nous en rappelle toute l'importance.
    Merci à Caroline Vermalle de m'avoir donné l'occasion de découvrir son livre.
    Son blog : http://carolinevermalle.typepad.fr/
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 2         Page de la critique

    • Livres 2.00/5
    Par oops, le 04 octobre 2011

    oops
    Adèle est une jeune stagiaire sur un tournage cinématographique quand elle reçoit un texto de son grand-père Georges, or qu'il est décédé depuis peu. C'est l'occasion pour elle de se souvenir de ce grand-père, avec lequel elle a beaucoup correspondu par textos ces dernières semaines, elle étant à Londres, lui vivant en France et ayant entamé un Tour de France en voiture pour accompagner son ami Charles. Charles 76 ans et Georges 83 ans, amis et voisins depuis plus de trente ans ont décidé de réaliser un rêve de jeunesse, faire le Tour de France non pas à vélo mais en voiture en suivant les étapes du Tour de 2008. La fille de Georges étant elle-même en voyage au Pérou, c'est la petite-fille Adèle, qui maintient la liaison avec le grand-père étant donné son état de santé fragile. Au cours de son périple, il doit apprendre à maitriser non seulement le téléphone portable mais aussi le langage SMS, afin de donner de ses nouvelles régulièrement s'il ne veut pas se retrouver en maison de retraite...sa hantise ! Un roman sur le bien vieillir, sur les relations intergénérationnelles mais le tout écrit dans un langage très familier, on a l'impression de lire le scénario d'une "gentille" comédie familiale !
    Encouragée par les critiques des babélionautes, je m'attendais à un roman un peu plus littéraire, je suis somme toute assez déçue ! Par contre ça plaira à ceux aiment le genre roman qui ne prend pas la tête !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la critique

    • Livres 4.00/5
    Par anyuka, le 23 mai 2013

    anyuka
    Deux amis et voisins, Georges et Charles, décident sur un coup de tête de partir pour un tour de France en voiture, avec le sentiment d'embarquer pour un grand voyage - peut-être le dernier. Après tout, qu'a-t-on à perdre lorsqu'on a respectivement 83 et 76 ans, qu'on se sent isolé, que chaque jour se ressemble et que notre sort n'inspire plus qu'une indifférence polie à ses proches ?
    Voici donc le début d'une épopée picaresque et touchante qui ira bien au-delà du nombre de kilomètres parcourus, puisqu'elle offrira à Georges l'occasion de renouer le dialogue avec sa petite-fille Adèle qu'il n'a plus vue depuis si longtemps, à travers l'échange de... textos. C'est une histoire qui se lit comme un sourire, émouvant et souvent très drôle - ainsi, tu sauras que "les poissons, en Bretagne, ils adorent France Inter", et surtout, tu adoreras cette scène de l'apprentissage du langage "aissaimaisse" dans une crêperie bretonne... Ecrit dans le cadre d'un concours imposant l'utilisation des textos, on aurait pu en craindre l'usage artificiel mais qui l'eût cru ? les textos échangés entre Adèle et son aïeul apportent au contraire une pointe supplémentaire de tendresse (tendrS) et d'humour.
    Il me tarde à présent, surtout après avoir discuté avec la pétillante Caroline et maintenant que je connais son talent d'écriture, de découvrir "L'île des beaux lendemains".

    Lien : http://anyuka.canalblog.com/archives/2013/05/23/27223491.html
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 0         Page de la critique

> voir toutes (11)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par kathel, le 08 avril 2010

    Adèle n’en était pas à sa première scène de meurtre. Ça l’ennuyait beaucoup, alors elle rêvassait en attendant que ça se passe. Juste avant que son téléphone ne vibre, elle était en train de se dire que la jeune femme qui pleurait dans la chambre lui ressemblait un peu. Même âge, même cheveux longs, bruns, épais, même taille fine. Mais la fille dans la chambre, sans être forcément plus jolie, était mieux habillée, mieux apprêtée, ses mains étaient douces et elle avait l’habitude d’être le point de mire. Adèle, en comparaison, malgré les traits harmonieux de son visage, faisait davantage garçon manqué. En outre elle n’était pas riche, et on ne faisait jamais très attention à elle. Même le jour de son anniversaire. Elle trouvait en revanche que le mort n’avait pas la classe d’Irving Ferns. Irving Ferns. Son coeur se serra à sa pensée.
    Adèle bouillait d’impatience – qui lui avait envoyé ce texto ? Le jeune avocat rencontré lors d’une fête un mois plus tôt ? Mais comment aurait-il pu deviner que c’était son anniversaire ? Elle regarda autour d’elle. Il y avait du monde dans le couloir encombré, une trentaine de personnes peut-être, qui ne bougeaient pas, de peur de faire craquer le parquet ; quelques-uns se grattaient le nez, d’autres se rongeaient un ongle. On communiquait en mimant, car même les chuchotements étaient inappropriés. Mais personne ne semblait regarder Adèle. Elle vérifia encore une fois que les dictateurs du silence n’étaient pas dans le couloir – non, ils étaient occupés avec le mort –, sortit son portable et ouvrit le texto qu’on venait de lui envoyer.
    Elle dut l’approcher de ses yeux pour être sûre qu’elle lisait correctement. Elle ne put s’empêcher de pousser un petit cri étouffé et lâcha l’appareil, qui alla s’écraser sur le parquet de la vieille maison avec un bruit assourdissant. Tout le monde sursauta et se tourna vers Adèle. Immédiatement, on entendit une voix en colère venir de la chambre.
    « COUPEZ ! COUPEZ ! Mais qu’est-ce qui se passe là-dedans, nom de Dieu ? » Et le premier assistant-réalisateur fit irruption dans le couloir. Adèle bredouilla : « Je suis vraiment désolée, John, je… »
    Toute l’équipe de tournage se tourna vers Adèle, acteurs compris, puis on passa à autre chose. Ça arrivait souvent, et c’était une occasion pour tout le monde de se délasser deux minutes.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation

  • Par ChezLo, le 20 décembre 2010

    En plus de l’embarras causé par la chute de son téléphone, elle était toujours sous le choc. Elle n’osait pas relire le texto. Enfin elle trouva le courage de détendre ses doigts et de baisser la tête.
    Bn anivRsR adL – tn granpR ki tM
    (Bon anniversaire Adèle – ton grand-père qui t’aime)
    Elle réussit à ne pas pleurer, mais ne put retenir le sourire qui éclaira son visage et réchauffa sa poitrine. Car ce petit texto tout bête et un peu maladroit, avec son orthographe qui se voulait jeune, était extraordinaire. Poétique même, et tellement tendre.
    Et bien sûr tout à fait impossible. Il est des choses dans la vie qu’on a envie de garder pour soi. Et d’autres qu’on veut partager avec tout le monde et n’importe qui. Le texto appartenait à cette dernière catégorie. C’était comme ça, il fallait que l’histoire sorte, et Adèle était émue et impatiente.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation

  • Par accrobiblio, le 17 février 2011

    Tout revenait en vrac, d'un coup, tout la submergeait ...
    Le pot où sa grand-mère cachait les guimauves ...
    Tous les petits objets de la maison devenaient précieux, elle aurait voulu les garder, comme des fleurs rares dans un herbier ou des papillons qu'on épingle. Pourrait-elle épingler l'odeur du placard où l'on gardait les jeux de société ? ...
    Les verres Duralex, c'était les bouquets de primevères qu'on rapportait à mamie du pré voisin.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la citation

  • Par PLUMAGILE, le 25 novembre 2010

    *Oh le temps, il est passé ma belle. Les vieux, ils le voient bien, ce temps qui passe, qui emporte les amis, éloigne les petits-enfants, et fait des tours avec les souvenirs. Et les jeunes, eux, ils ne savent rien du temps, invincibles, pressés et injoignables.

    Commenter     J’apprécie          0 4         Page de la citation

  • Par PLUMAGILE, le 25 novembre 2010

    *Quand Georges rentra ans sa chambre à l’Hôtel du Centre, elle n’était plus jaune pipi et gris béton comme la veille, elle était jaune soleil et gris souris, mais une jolie souris.

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

> voir toutes (14)

Videos de Caroline Vermalle

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Caroline Vermalle


Caroline Vermalle présente "L'île des beaux lendemains"
Caroline Vermalle présente son roman "L'île des beaux lendemains", paru aux éditions Belfond le 14 mars 2013. À 73 ans, déçue par une existence sans saveur e...








Sur Amazon
à partir de :
5,49 € (neuf)
4,49 € (occasion)

   

Faire découvrir L'avant-dernière chance par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (37)

  • Ils veulent l'échanger (1)

> voir plus

Quiz