ISBN : 2253005908
Éditeur : Le Livre de Poche (1974)


Note moyenne : 3.68/5 (sur 93 notes) Ajouter à mes livres
Tenter de traverser l'Afrique d'est en ouest par la voie des airs, prétendre survoler dans sa plus grande largeur le dangereux continent noir à bord d'une fragile nacelle livrée à tous les caprices des vents, c'était, au temps de Jules Verne, une entreprise d'une audace... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par jsgandalf, le 23 mai 2012

    jsgandalf
    Avec « Cinq Semaines en Ballon » Jules Vernes rencontrera en fin le succès. Il faut dire que dans ce premier volume « des voyages extraordinaires » il installe toutes les clefs de ses futures succès. Une base scientifique et ou technique comme le ballon et le nouveau procédé qui permet de ne pas relâcher d'hydrogène, mais aussi les connaissances de son époque de l'Afrique, territoire encore en partie inconnu. Deuxièmement des hommes souvent riches ayant envie d'explorer le monde. Rajoutez y des aventures à rebondissements et vous avez ce livre et de nombreux autres de Jules Vernes. Mais dans ses livres on trouve aussi des questions d ‘époque, comme la fièvre de l'or, l'exploitation des pays colonisé, l'esclavagisme. Il y a aussi la part de rêve qui fait qu'encore aujourd'hui des milliardaire fous essaient de faire le tour du monde en aérostat. C'est un livre qu'il faut lire avec le recul dut à l'époque mais tout de même encore d'actualité.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Shana, le 03 mars 2010

    Shana
    C'est avec Cinq Semaines en Ballon que j'ai fait connaissance pour la première fois avec Jules Verne, c'est illustre écrivain que l'on suppose être un génie. Mes attentes étaient grandes et j'avais la crainte de ne pas aimer son écriture ou l'histoire qui en découle. Il en fut autrement. Quelle rocambolesque aventure je viens de vivre ! Incroyable ! Permettez-moi de jurer de la véracité de son statut : il est un vrai génie ! Un avant-gardiste au sein de sa période, un indéfectible prodige qui a un bagage remarquable, autant dans sa plume, ma foi merveilleuse, et ses connaissances éclectiques. Bien entendu, j'avais une certaine difficulté à entrer dans l'histoire au début à cause des descriptions mécaniques, scientifiques, etc. du ballon dans lequel trois hommes allaient s'envoler pour une longue épopée à travers l'Afrique. À vrai dire, il y avait quatre hommes… le dernier étant Jules Verne. J'avais l'impression qu'il racontait le récit comme s'il y était, comme s'il avait déjà vu ces paysages arides ou humides, ces augustes montagnes, ces aborigènes aux mœurs hermétiques ou ces déserts géniteurs de tous les maux. Ainsi, après le début un peu lourd de tous ces chiffres incongrus à mon esprit, je fus rapidement embarquée avec eux dans une odyssée qui a dépassé mon imagination, aux côtés de Samuel Fergusson, l'aventurier au mille connaissances, Dick, le craintif chasseur et l'homme de main du docteur Fergusson, Joe, ce brave jeune homme prêt à n'importe quels sacrifices pour son maître. Ensemble, ils s'envolent à la conquête de l'Afrique, par la voie des airs, sur un époustouflant ballon qui les emmènera au-dessus des contrées les plus étranges et fastueuses de notre Terre. Aventures, tragédies et humour se mêlent pour donner un récit qui surpasse honnêtement le dictionnaire. Je voyageais dans un continent africain sans quitter ma chaumière !

    Les personnages m'ont charmée par leur personnalité et leur humour qui se dévoile facilement sous leurs paroles soignées. En particulier ce tendre Joe qui m'a agréablement bien fait rire et en lequel j'ai vu un courage incommensurable ainsi qu'une adoration sans borne envers son maître. Il bravera la soif, les dangers et la solitude sans freiner son aisance naturelle et sa gaieté indubitable. Il en va de même pour Dick qui, nonobstant son refus catégorique de partir dans un périple auréolé de folie, se joindra à eux ( d'ailleurs, Samuel ne lui avait pas donné le choix… ). Ses appréhensions disparaîtront au fur et à mesure de leur voyage, quitte à être remplacées par un intrépide bonheur. Chasseur invétéré, il leur sera d'une grande utilité grâce à ses compétences pour cet archaïsme, même si son plaisir dépassait maintes fois la moralité, car je ne vois pas l'intérêt dans ce loisir barbare, même s'ils en ont recourt que pour la survie. N'oublions pas également le docteur Fergusson, ce scientifique impassible qui a une parfaite confiance en son bébé Victoria ( le ballon ) et ses connaissances assidues. Toujours placide et téméraire, peu importe la situation, il est le pilier du groupe, sans qui le voyage ce serait arrêté à ses prémices. Un homme attachant qui, je le crois sincèrement, à quelques intérêts communs avec l'auteur. Finalement, il y a les aborigènes qui peuplent l'Afrique, ces humains dont les mœurs se distinguent d'une façon particulière de nos vies quotidiennes. Les voyageurs les percevaient comme des barbares immoraux, bestiaux et corrosifs. Pour ma part, je pense que cet apparat récalcitrant n'est qu'un masque, car je suis certaine qu'ils font preuve d'une grande humanité et intelligence au sein de leur peuple, qu'ils nous dépassent sûrement dans quelques notions, dont celle du lien avec la nature et ses tempéraments. De même, nous les traitons peut-être de barbares, mais ils auraient une réaction similaire en nous observant. Pour eux, le ballon et ses voyageurs sont de purs étrangers venus envahir leur territoire ; des extraterrestres descendus du ciel ou des dieux venus visiter leurs adorateurs.

    Ergo, Cinq Semaines en Ballon est le bestiaire d'un voyage épique au sein de l'Afrique, une introspection rapide dans les cultures divergentes des aborigènes et les paysages hautement gracieux qui se dévoilent sous l'engin, oiseau cavalier de ces trois hommes. À travers cette plume prenante, créatrice, j'ai vu un auteur noyé par des rêves de pérégrination où sème une intelligence précoce. Un auteur que je continuerai de suivre, main dans la main avec sa plume, au rythme de ses récits qui scintillent de véracité. Il ne faut point non plus oublier les dessins qui parsèment les pages du roman, anciens et bellissimes, qui donnent un aspect authentique à ce formidable roman. Il me tarde désormais de parcourir ses prochaines œuvres, l'eau à la bouche de nouvelles aventures. Un nouvel auteur qui s'ajoute dans mes coups de cœur !


    Lien : http://shana.vefblog.net
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par iarsenea, le 13 septembre 2011

    iarsenea
    Ce roman est le deuxième que je lis de Jules Verne après Vingt mille lieues sous les mers, et je dois avouer que c'est aussi celui que j'ai préféré. D'abord, il se passe en Afrique, où je suis récemment allée. Peut-être que le sentiment d'avoir connu une parcelle de ces terres m'a aidé à imaginer les paysages et les contrées que traversaient le docteur Fergusson et ses amis. Mais malgré cela, j'ai trouvé ce roman mieux réussi. Les descriptions y prennent beaucoup moins de place et l'action m'a parue souvent plus vraisemblable (mais pas tout le temps, hein !). Tout le roman est parsemé de nombreuses péripéties et difficultés qu'ont traversé les trois hommes qui se sont lancés dans une longue et dangereuse aventure dont ils ne connaissaient pas tous les risques.
    J'ai beaucoup aimé lire sur toutes ces explorations qu'ont fait les Européens en Afrique. J'en connais tout de même assez sur les personnes qui sont venues explorer l'Amérique, mais qui connaît aussi bien ces héros qui ont osé partir à la découverte de l'Afrique ? Peu de gens, je le crains.
    J'ai aussi beaucoup appris sur le fonctionnement de la montgolfière, et j'ai eu par moments très envie d'essayer d'en faire, surtout en Afrique ! Que ce doit être impressionnant de voir la savane et les animaux sauvages d'Afrique du haut des airs ! Que de savoir qu'une simple nacelle d'osier nous empêche de chuter au sol !
    J'ai bien aimé les personnages de cette histoire même s'ils ne sont ni très bien développés, ni très réalistes. En effet, le docteur Fergusson connaît trop de choses, Kennedy est trop mordu de chasse et Joe est beaucoup trop dévoué. Connaissez-vous quelqu'un qui serait prêt à sauter d'un ballon pour sauver deux personnes d'une chute terrible ? Moi pas. Mais après réflexion, je constate que ce sont justement ces incongruités qui rendent les personnages si intéressants.
    En somme, j'ai vraiment beaucoup aimé ce premier roman des Voyages Extraordinaires de Jules Verne, et j'ai bien envie de me lancer dans sa lecture intégrale, dans leur ordre de parution ! Mais ce sera sans doute une lecture de très longue haleine, puisque de nombreux autres défis m'attendent !

    Lien : http://lecturesdisabelle.blogspot.com/2011/09/cinq-semaines-en-ballo..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Hindy, le 21 décembre 2010

    Hindy
    Pour les amoureux des grands espaces, ceux qui auraient aimé vivre une telle aventure, un charme qui ne vieillit pas.
    Pour petits et grands enfants qui savent encore rêver !
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    • Livres 3.00/5
    Par coraline83100, le 11 juillet 2011

    coraline83100
    Les univers de Jules Verne sont essentiellement des univers masculins, pas d'héroïnes mais des héros, des centres d'intérêt très "virils".
    Dans Cinq Semaines en Ballon, Jules Verne nous conte les débuts de l'aéronautique et la découverte de l'Afrique, avec pour héros, trois anglais : le docteur Fergusson, inventeur du projet de construction de la nacelle pour partir en expédition africaine, Joe son plus fidèle serviteur prêt à suivre son maître au bout du monde, et Dick Kennedy, hésitant mais qui finira finalement par céder et embarquer auprès de ses autres compagnons.
    Un livre qui ne se raconte pas mais se lit. Certains passages non vulgarisés abordent des détails physiques qui traînent souvent en longueur.
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Citations et extraits

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  • Par iarsenea, le 05 septembre 2011

    « Mais enfin, dit-il après une heure de discussion, si tu veux absolument traverser l'Afrique, si cela est nécessaire à ton bonheur, pourquoi ne pas prendre les routes ordinaires ?
    - Pourquoi ? répondit le docteur en s'animant ; parce que jusqu'ici toutes les tentatives ont échoué ! Parce que depuis Mungo-Park assassiné sur le Niger jusqu'à Vogel disparu dans le Wadaï, depuis Oudney mort à Murmur, Clapperton mort à Sackatou, jusqu'au Français Maizan coupé en morceaux, depuis le major Laing tué par les Touareg jusqu'à Roscher de Hambourg massacré au commencement de 1860, de nombreuses victimes ont été inscrites au martyrologe africain ! Parce que lutter contre les éléments, contre la faim, la soif, la fièvre, contre les animaux féroces et contre des peuplades plus féroces encore, est impossible ! Parce que ce qui ne peut être fait d'une façon doit être entrepris d'une autre ! Enfin parce que, là où l'on ne peut passer au milieu, il faut passer à côté ou passer dessus !
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    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par Shana, le 03 mars 2010

    « Celui-ci tournoyait, tourbillonnait, mais il montait toujours ; au bout d'un quart d'heure, il avait dépassé la zone des nuages orageux, les effluences électriques se développaient au-dessous de lui, comme une vaste couronne de feux d'artifices suspendus à sa nacelle.

    C'était là l'un des plus beaux spectacles que la nature pût donner à l'homme. En bas, l'orage. En haut, le ciel étoilé, tranquille, muet, impassible, avec la lune projetant ses paisibles rayons sur ces nuages irrités. »
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  • Par diborde, le 06 janvier 2011

    Mettez deux navires en pleine mer, sans vent, sans courant, et ils finiront par s'accoster. Jetez deux planètes immobiles dans l'espace, et elles tomberont l'une sur l'autre. Placez deux ennemis au milieu d'une foule, et ils se rencontreront inévitablement. C'est fatal. Une question de temps, voilà tout. "Une ville flottante"
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  • Par iarsenea, le 09 septembre 2011

    Et il montrait un sycomore gigantesque dont le tronc disparaissait en entier sous un amas d'ossements humains. Les fleurs dont parlait Joe étaient des têtes fraîchement coupées, suspendues à des poignards fixés dans l'écorce.
    « L'arbre de guerre des cannibales ! dit le docteur. Les Indiens enlèvent la peau du crâne, les Africains la tête entière.
    - Affaire de mode », dit Joe.
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  • Par iarsenea, le 09 septembre 2011

    - D'ailleurs, dit Kennedy, cela sera peut-être une fort ennuyeuse époque que celle où l'industrie absorbera tout à son profit ! À force d'inventer des machines, les hommes se feront dévorer par elles ! Je me suis toujours figuré que le dernier jour du monde sera celui où quelque immense chaudière chauffée à trois milliards d'atmosphères fera sauter notre globe !
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Le roman "Le Tour du monde en quatre-vingts jours" de Jules Verne illustré par Alphonse de Neuville et Léon Benett.








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