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ISBN : 2253005908
Éditeur : Le Livre de Poche (1974)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 452 notes)
Résumé :
Tenter de traverser l'Afrique d'est en ouest par la voie des airs, prétendre survoler dans sa plus grande largeur le dangereux continent noir à bord d'une fragile nacelle livrée à tous les caprices des vents, c'était, au temps de Jules Verne, une entreprise d'une audace incroyable. Comme on peut s'y attendre, les cinq semaines qu'il faudra au docteur Fergusson et à ses deux compagnons pour y parvenir seront pleines d'imprévu et de péripéties.
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Critiques, Analyses & Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
lecassin
lecassin27 avril 2013
  • Livres 3.00/5
« Cinq semaines en ballon », le premier des jules Verne estampillé « Les voyages extraordinaires » et le premier Hetzel ; et le premier que j'ai lu.
Un livre qui reste un récit de voyage, mais aussi une aventure humaine. Quand on y pense, trois hommes, cinq semaines dans cette étroite nacelle : il y a d'abord l'inventeur du ballon, Samuel Fergusson et son ami Dick Kennedy ; enfin son domestique, Joe …
Leur but ? Survoler l'Afrique. de Zanzibar, ils rejoindront, non sans de multiples aventures, le Sénégal, terme des cinq semaines de voyage.
Ce sera pour Jules Verne une occasion de parler technique avec cette nouvelle forme de ballon gonflé à l'hydrogène, mais aussi d'histoire, et surtout de géographie dans tous les sens du terme.
Replaçons nous dans l'époque : nous sommes en 1863, et l'Afrique reste un continent largement inexploré. Certes les grandes expéditions maritimes du temps de Christophe Colomb (voir « L'entreprise des Indes » de E. Orsenna) ont permis de « dégrossir » les contours maritimes, mais l'exploration du centre du continent est encore d'actualité.
Amateur de littérature du XIXème siècle, je ne peux pas me défaire de la contemporanéité des publications de Jules Verne et de Zola : même si Zola « démarrera » sa carrière alors que Jules Verne aura déjà quelques succès de librairie (il est plus vieux de douze ans) à son actif, la majeure partie de leurs deux oeuvres est contemporaine. Et quelle différence saisissante ! Autant dans le style que dans les thèmes abordés.
Même s'il est un peu stupide de comparer ces deux monuments de la littérature française, j'assume et reste un inconditionnel de Zola.
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doudou94
doudou9411 avril 2014
  • Livres 5.00/5
De courageux explorateurs anglais veulent découvrir les sources du Nil : traverser l'Afrique, là où tant d'autres ont trouvé la mort, là où certains ont dû rebrousser chemin. le docteur Fergusson, le commandant de la mission, montre un sang-froid exceptionnel. du début jusqu'à la fin, on ne s'ennuie pas un instant, car Fergusson et son équipage doivent braver les pires dangers et le manque de vivres. L'équipage du ballon, le Victoria, rencontre des tribus barbares et les combats sont bien décrits. de nombreuses informations scientifiques sont communiquées régulièrement, comme la vitesse du Victoria, son altitude, et la température du chalumeau, ce qui, en tant que scientifique en herbe, m'intéresse beaucoup.
Heureusement que Jules Verne a écrit de nombreux romans, sinon, qu'est-ce que je m'ennuierais !
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BrunoA
BrunoA16 avril 2013
  • Livres 5.00/5
Premier des Voyages Extraordinaires, Cinq Semaines en Ballon a ouvert une des séries littéraires les plus lues au monde.
Pour ce premier voyage, Jules Verne nous emmène en Afrique, alors continent inexploré pour faire traverser au docteur Fergusson le continent d'est en ouest à bord d'un simple ballon, qui constituait alors le seul moyen de transport aérien.
1862 était l'époque du "plus léger que l'air" et les découvertes majeures en matière d'aéronautique restaient à faire. Jules Verne se tournera plus tard vers le "plus lourd que l'air" en nous faisant embarquer à bord de l'Albatros et de l'Épouvante en compagnie de Robur.
Les cinq semaines nécessaires à la traversée de l'Afrique sont l'occasion de péripéties multiples où le lecteur est tenu en haleine jusqu'au poser final.
Une belle aventure qui a ouvert la voie à beaucoup d'autres.
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LiliGalipette
LiliGalipette25 janvier 2016
  • Livres 3.00/5
En 1862, le docteur Samuel Fergusson décide de poursuivre les explorations déjà menées en Afrique pour découvrir la source du Nil. Mais puisque la voie de terre semble impraticable, l'aventurier choisit d'entreprendre son périple à bord d'une montgolfière, la Victoria. Accompagné de son ami Dick Kennedy et de son domestique Joe, après de longs préparatifs, Samuel rejoint Zanzibar en bateau avant de lancer son aérostat dans les airs pour remonter jusqu'au nord de l'Afrique. Découvrant la faune et la flore du continent, rencontrant des tribus plus ou moins pacifiques et affrontant les difficultés techniques et météorologiques, le trio tente de mener son projet à bien et de trouver la mystérieuse source du plus grand fleuve africain. « Les nuages sont un danger pour nous ; ils renferment des courants opposés qui peuvent nous enlacer dans leurs tourbillons, et des éclairs capables de nous incendier. » (p. 165)
Entrons gaiement dans une Afrique fantasmée, à base de jungle rêvée et de paysages exotiques. Il est évident que la vision que Jules Verne a de ce continent est nourrie de récits de voyage, de peintures idéalisées comme celle de Delacroix et d'une imagination débridée. Quoi de plus normal que trois hommes préparant un éléphant pour le dîner ? Jules Verne, comme ses contemporains, cède au cliché du cannibale et des tribus sauvages et ignorantes. On baigne ici en plein colonialisme triomphant : la vaillance des Européens s'oppose évidemment à la violence aveugle des peuples indigènes. « Ce sont des sauvages, et qui sont habitués à manger de la viande crue. Voilà une coutume qui me répugnerait ! » (p. 299) Cinq semaines en ballon est un roman d'aventures très classique : l'intrigue est exaltante et les personnages exemplaires, mais le texte accumule des clichés qui sont difficilement acceptables pour un lecteur contemporain. On est en face d'un vrai voyage extraordinaire à bord d'une machine atypique qui utilise une technologie quelque peu mystérieuse.
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Shana
Shana03 mars 2010
  • Livres 5.00/5
C'est avec Cinq semaines en ballon que j'ai fait connaissance pour la première fois avec Jules Verne, c'est illustre écrivain que l'on suppose être un génie. Mes attentes étaient grandes et j'avais la crainte de ne pas aimer son écriture ou l'histoire qui en découle. Il en fut autrement. Quelle rocambolesque aventure je viens de vivre ! Incroyable ! Permettez-moi de jurer de la véracité de son statut : il est un vrai génie ! Un avant-gardiste au sein de sa période, un indéfectible prodige qui a un bagage remarquable, autant dans sa plume, ma foi merveilleuse, et ses connaissances éclectiques. Bien entendu, j'avais une certaine difficulté à entrer dans l'histoire au début à cause des descriptions mécaniques, scientifiques, etc. du ballon dans lequel trois hommes allaient s'envoler pour une longue épopée à travers l'Afrique. À vrai dire, il y avait quatre hommes… le dernier étant Jules Verne. J'avais l'impression qu'il racontait le récit comme s'il y était, comme s'il avait déjà vu ces paysages arides ou humides, ces augustes montagnes, ces aborigènes aux moeurs hermétiques ou ces déserts géniteurs de tous les maux. Ainsi, après le début un peu lourd de tous ces chiffres incongrus à mon esprit, je fus rapidement embarquée avec eux dans une odyssée qui a dépassé mon imagination, aux côtés de Samuel Fergusson, l'aventurier au mille connaissances, Dick, le craintif chasseur et l'homme de main du docteur Fergusson, Joe, ce brave jeune homme prêt à n'importe quels sacrifices pour son maître. Ensemble, ils s'envolent à la conquête de l'Afrique, par la voie des airs, sur un époustouflant ballon qui les emmènera au-dessus des contrées les plus étranges et fastueuses de notre Terre. Aventures, tragédies et humour se mêlent pour donner un récit qui surpasse honnêtement le dictionnaire. Je voyageais dans un continent africain sans quitter ma chaumière !

Les personnages m'ont charmée par leur personnalité et leur humour qui se dévoile facilement sous leurs paroles soignées. En particulier ce tendre Joe qui m'a agréablement bien fait rire et en lequel j'ai vu un courage incommensurable ainsi qu'une adoration sans borne envers son maître. Il bravera la soif, les dangers et la solitude sans freiner son aisance naturelle et sa gaieté indubitable. Il en va de même pour Dick qui, nonobstant son refus catégorique de partir dans un périple auréolé de folie, se joindra à eux ( d'ailleurs, Samuel ne lui avait pas donné le choix… ). Ses appréhensions disparaîtront au fur et à mesure de leur voyage, quitte à être remplacées par un intrépide bonheur. Chasseur invétéré, il leur sera d'une grande utilité grâce à ses compétences pour cet archaïsme, même si son plaisir dépassait maintes fois la moralité, car je ne vois pas l'intérêt dans ce loisir barbare, même s'ils en ont recourt que pour la survie. N'oublions pas également le docteur Fergusson, ce scientifique impassible qui a une parfaite confiance en son bébé Victoria ( le ballon ) et ses connaissances assidues. Toujours placide et téméraire, peu importe la situation, il est le pilier du groupe, sans qui le voyage ce serait arrêté à ses prémices. Un homme attachant qui, je le crois sincèrement, à quelques intérêts communs avec l'auteur. Finalement, il y a les aborigènes qui peuplent l'Afrique, ces humains dont les moeurs se distinguent d'une façon particulière de nos vies quotidiennes. Les voyageurs les percevaient comme des barbares immoraux, bestiaux et corrosifs. Pour ma part, je pense que cet apparat récalcitrant n'est qu'un masque, car je suis certaine qu'ils font preuve d'une grande humanité et intelligence au sein de leur peuple, qu'ils nous dépassent sûrement dans quelques notions, dont celle du lien avec la nature et ses tempéraments. de même, nous les traitons peut-être de barbares, mais ils auraient une réaction similaire en nous observant. Pour eux, le ballon et ses voyageurs sont de purs étrangers venus envahir leur territoire ; des extraterrestres descendus du ciel ou des dieux venus visiter leurs adorateurs.

Ergo, Cinq semaines en ballon est le bestiaire d'un voyage épique au sein de l'Afrique, une introspection rapide dans les cultures divergentes des aborigènes et les paysages hautement gracieux qui se dévoilent sous l'engin, oiseau cavalier de ces trois hommes. À travers cette plume prenante, créatrice, j'ai vu un auteur noyé par des rêves de pérégrination où sème une intelligence précoce. Un auteur que je continuerai de suivre, main dans la main avec sa plume, au rythme de ses récits qui scintillent de véracité. Il ne faut point non plus oublier les dessins qui parsèment les pages du roman, anciens et bellissimes, qui donnent un aspect authentique à ce formidable roman. Il me tarde désormais de parcourir ses prochaines oeuvres, l'eau à la bouche de nouvelles aventures. Un nouvel auteur qui s'ajoute dans mes coups de coeur !

Lien : http://shana.vefblog.net
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Citations & extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
VilloteauVilloteau16 décembre 2013
Le Victoria faisait peu de chemin, et le vent semblait vouloir ménager son précieux fardeau.

Joe signala vers le soir une lueur immense dans l'ouest. Sous des latitudes plus élevées, on eût pu croire une vaste aurore boréale ; le ciel paraissait en feu. Le docteur vint examiner attentivement ce phénomène.

" Ce ne peut être qu'un volcan en activité, dit-il.
- Mais le vent nous porte au-dessus, répliqua Kennedy.
- Eh bien ! nous le franchirons à une hauteur rassurante."

Trois heures après le Victoria se trouvait en pleines montagnes ; sa position exacte était par 24° 15' de longitude et 4° 42' de latitude ; devant lui, un ciel embrasé déversait des torrents de lave en fusion, et projetait des quartiers de roches à une grande élévation ; il y avait des coulées de feu liquide qui retombaient en cascades éblouissantes. Magnifique et dangereux spectacle, car le vent, avec une fixité constante, portait le ballon vers cette atmosphère incendiée.

Cet obstacle que l'on ne pouvait tourner, il fallut le franchir ; le chalumeau fut développé à toute flamme, et le Victoria parvint à six mille pieds, laissant entre le volcan et lui un espace de plus de trois cents toises.
De son lit de douleur, le prêtre mourant put contempler ce cratère en feu d'où s'échappaient avec fracas mille gerbes éblouissantes.

(Chapitre XXII)
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ElGatoMaloElGatoMalo28 mai 2015
— Il faut bien philosopher un peu, mon cher Dick; cela ne peut pas faire de mal

— Philosophons, je le veux bien; nous en avons le temps; à peine si nous marchons. Le vent a peur de souffler, il dort.

— Cela ne durera pas, dit Joe, il me semble apercevoir quelques bandes de nuages dans l’est.

— Joe a raison, répondit le docteur.

— Bon, fit Kennedy, est-ce que nous tiendrions notre nuage; avec une bonne pluie et un bon vent qu’il nous jetterait au visage!

— Nous verrons bien, Dick, nous verrons bien.

— C’est pourtant vendredi, mon maître, et je me défie des vendredis

— Eh bien! j’espère qu’aujourd’hui même tu reviendras de tes prétentions.

— Je le désire, Monsieur. Ouf! fit-il en s’épongeant le visage, la chaleur est une bonne chose, en hiver surtout; mais en été, il ne faut pas en abuser.
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iarseneaiarsenea05 septembre 2011
« Mais enfin, dit-il après une heure de discussion, si tu veux absolument traverser l'Afrique, si cela est nécessaire à ton bonheur, pourquoi ne pas prendre les routes ordinaires ?
- Pourquoi ? répondit le docteur en s'animant ; parce que jusqu'ici toutes les tentatives ont échoué ! Parce que depuis Mungo-Park assassiné sur le Niger jusqu'à Vogel disparu dans le Wadaï, depuis Oudney mort à Murmur, Clapperton mort à Sackatou, jusqu'au Français Maizan coupé en morceaux, depuis le major Laing tué par les Touareg jusqu'à Roscher de Hambourg massacré au commencement de 1860, de nombreuses victimes ont été inscrites au martyrologe africain ! Parce que lutter contre les éléments, contre la faim, la soif, la fièvre, contre les animaux féroces et contre des peuplades plus féroces encore, est impossible ! Parce que ce qui ne peut être fait d'une façon doit être entrepris d'une autre ! Enfin parce que, là où l'on ne peut passer au milieu, il faut passer à côté ou passer dessus !
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ShanaShana03 mars 2010
« Celui-ci tournoyait, tourbillonnait, mais il montait toujours ; au bout d'un quart d'heure, il avait dépassé la zone des nuages orageux, les effluences électriques se développaient au-dessous de lui, comme une vaste couronne de feux d'artifices suspendus à sa nacelle.

C'était là l'un des plus beaux spectacles que la nature pût donner à l'homme. En bas, l'orage. En haut, le ciel étoilé, tranquille, muet, impassible, avec la lune projetant ses paisibles rayons sur ces nuages irrités. »
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lecassinlecassin27 avril 2013
D'ailleurs, dit Kennedy, cela sera peut-être une fort ennuyeuse époque que celle où l'industrie absorbera tout à son profit ! A force d'inventer des machines, les hommes se feront dévorer par elles ! Je me suis toujours figuré que le dernier jour du monde sera celui où quelque immense chaudière chauffée à trois milliards d'atmosphères fera sauter notre globe !
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Supersonic - Anne-James Chaton "Vie de Christophe Colomb d'après Jules Vernes" .Anne-James Chaton, poète sonore, est l'un des invités de Supersonic sur France Culture, le 5 mars à 23h. Il se prête au jeu des hors-séries "Machins/ Machines" : celui du "son en 3D", un son qui entoure et immerge l'auditeur qui écoute au casque ou avec des oreillettes, et qui s'enregistre autour d'un micro en forme de tête. Anne-James Chaton partage des extraits de "Vies des hommes illustres d'après les écrits des hommes illustres" (éd. Al Dante) et de son dernier livre "Elle regarde passer les gens" (éd. Verticale), où 13 figures féminines du 20e siècle se succèdent, sans que leur nom soit prononcé. Les 5 et 6 mars, c'est un week-end poésie sur France Culture. http://www.franceculture.fr/medias/bip-10-semaine-du-5-au-11-mars
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