> Édouard Riou (Illustrateur)

ISBN : 2253160881
Éditeur : Le Livre de Poche (2005)


Note moyenne : 3.91/5 (sur 45 notes) Ajouter à mes livres
Sur la foi d'un message trouvé dans une bouteille et à demi rongé par l'eau de mer, le magnifique yacht anglais, le Duncan, part à la recherche du capitaine Grant naufragé. A son bord se trouvent les deux enfants du disparu, Mary et Robert. L'un des meilleurs géographes... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 24 mars 2009

    annie
    souvenir de lecture...

    L'action commence en 1864. Alors que Lord et Lady Glenarvan font une excursion au large de Glasgow à bord de leur yacht, le Duncan, l'équipage pêche un requin dans le ventre duquel on découvre une bouteille de Veuve Clicquot qui contient un message de détresse en mauvais état; ce dernier indique bien le degré de latitude (37° 11') du naufrage du Britannia, mais toute indication de longitude est devenue illisible.
    Le jeune couple (Lord Glenarvan a 34 ans) monte une expédition pour tenter de retrouver les survivants avec l'aide du commandant John Mangles et de son second Tom Austin, un vieux loup de mer. Ils sont accompagnés par Les Enfants du Capitaine Grant disparu avec le Britannia, le major Mac Nabbs ainsi qu'un savant dans la lune, Jacques-Eliacin-François-Marie Paganel, secrétaire de la société de géographie de Paris, membre correspondant des sociétés de Berlin, de Bombay, de Darmstadt, de Leipzig, de Londres, de Pétersbourg, de Vienne, de New York, membre honoraire de l'institut royal géographique et ethnographique des Indes orientales, qui s'est trompé de navire au moment d'embarquer.
    Le Duncan va effectuer une circumnavigation en essayant de se maintenir au plus près du degré de latitude indiqué sur le message de la bouteille. Lorsque la voie des mers s'éloignera de cette route, une partie de l'expédition coupera à travers la Patagonie.

    Thèmes abordés dans le roman :
    La recherche de l'être aimé (thème présent également dans Mistress Branican)
    Le goût de la géographie et des voyages (dans le personnage de Paganel)
    L'exploration de terres inexplorées et méconnues
    L'anthropophagie
    Le souci de la pédagogie incarné par Paganel (en particulier dans l'épisode mémorable du cours de géographie donné à l'élève Toliné)
    La minéralogie (visite d'une collection de minerais) [thème présent également dans Voyage au centre de la terre]
    Le monde vu comme dans un théâtre
    ***
    Comme toujours dans la collection des Voyages extraordinaires, Jules Verne trouve des prétextes pour instruire ses lecteurs.
    Navigation :
    Géographie : menant son lecteur de l'Écosse à la Nouvelle-Zélande en passant par des îles Canaries, le Cap-Vert, le détroit de Magellan, Punta Arenas, Concepción, la cordillère des Andes, Neuquén, la pampa argentine, Tristan da Cunha, le cap de Bonne-Espérance, l'île Amsterdam, l'Australie,

    Jules Verne en profite pour décrire quelques phénomènes naturels :
    (tremblement de terre chapitre XIII),
    sécheresse (chapitre XVIII),
    inondation (chapitre XXII),
    foudre (chapitre XXV),
    ouragan (chapitre V, IIe partie),
    volcanisme (chapitre XV, IIIe partie)
    *
    Histoire :
    la présence du jeune Robert Grant, dont Paganel entreprend l'instruction, donne lieu à des leçons d'histoire sur les grands voyageurs, explorateurs et géographes de terrain dont les noms sont cités avec révérence :
    les découvreurs de l'Amérique (chapitre IX), Christophe Colomb, Amerigo Vespucci, du Chili, de l'Afrique avec Bartolomeu Dias, de l'Océan Indien et pacifique avec La Pérouse.
    Un pari entre Paganel et Mac Nabb permet au géographe d'afficher ses connaissances sur la découverte de l'Australie, tandis que la traversée du continent austral donne lieu à une leçon sur ses différents explorateurs.
    Un rencontre avec un jeune indigène christianisé est prétexte à une amusante leçon de géographie, où Jules Verne se moque de l'ethnocentrisme anglo-saxon (chapitre XIII, II partie).
    *
    Ethnographie :
    c'est aussi l'occasion de découvrir des figures exotiques, patagons (chap. IX), gauchos (chapitre XVII), colons australiens, māori.
    *
    Zoologie :
    Condor, lama, nandou, tatou, aguaras, casoar, jabiru, Dingo, kiwi toutes les espèces emblématiques des sites traversés font leur apparition
    source : wikipédia

    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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    • Livres 5.00/5
    Par MissMarty, le 30 avril 2012

    MissMarty
    Jules Verne était un écrivain génial ! Il avait aussi bien une excellente plume mais aussi des connaissances extrêmement pointues dans la science (c'est lui qui a lancé le mouvement du roman scientifique d'anticipation, son œuvre L'île mystérieuse en est un bon exemple).
    Des romans de Jules Verne, Les enfants du capitaine grant est bel et bien mon préféré ! (Même si je n'ai lu que peu de ces œuvres... honte à moi.) Il nous fait voyager d'un bout à l'autre du monde : Argentine, Chili, Patagonie, Australie, Nouvelle-Zélande (pour n'en citer que quelques pays). de belles descriptions des pays, des aventures variées et palpitantes et bien sûr, du suspens !
    Et que ce serait ce roman sans la pointe d'humour qu'il mets souvent ? Que seraient ces voyageurs à bord du Duncan sans l'étourdi et savant géographe Paganel dont la personnalité, la distraction et ses "petites querelles" amicales avec le major Mac Nabbs nous amusent !
    Pour finir, la présence de bandits (dont un des voyageurs s'avérera être l'un d'entre eux), donne un côté un peu Far West à l'histoire. (même si l'histoire ne se situe nullement en Amérique du Nord !)
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    • Livres 4.00/5
    Par Hindy, le 21 décembre 2010

    Hindy
    Jules Verne sait nous faire partager de belles aventures. Celle-ci en est une nouvelle preuve
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Citations et extraits

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  • Par MissMarty, le 03 mai 2012

    « Español ? » dit-il.

    Le Patagon remua la tête de haut en bas, mouvement alternatif qui a la même signification affirmative chez tous les peuples.

    « Bon, fit le major, voilà l’affaire de notre ami Paganel. Il est heureux qu’il ait eu l’idée d’apprendre l’espagnol ! »

    On appela Paganel. Il accourut aussitôt, et salua le Patagon avec une grâce toute française, à laquelle celui-ci n’entendit probablement rien. Le savant géographe fut mis au courant de la situation.

    « Parfait, » dit-il.

    Et, ouvrant largement la bouche afin de mieux articuler, il dit :

    « Vos sois un homem de bem ! »

    L’indigène tendit l’oreille, et ne répondit rien.

    « Il ne comprend pas, dit le géographe.

    — Peut-être n’accentuez-vous pas bien ? répliqua le major.

    — C’est juste. Diable d’accent ! »

    Et de nouveau Paganel recommença son compliment. Il obtint le même succès.

    « Changeons de phrase, » dit-il, et, prononçant avec une lenteur magistrale, il fit entendre ces mots :

    « Sem duvida, um patagâo. »

    L’autre resta muet comme devant.

    « Dizeime ! » ajouta Paganel.

    Le Patagon ne répondit pas davantage.

    « Vos compriendeis ? » cria Paganel si violemment qu’il faillit s’en rompre les cordes vocales.

    Il était évident que l’Indien ne comprenait pas, car il répondit, mais en espagnol :

    « No comprendo. »

    Ce fut au tour de Paganel d’être ébahi, et il fit vivement aller ses lunettes de son front à ses yeux, comme un homme agacé.

    « Que je sois pendu, dit-il, si j’entends un mot de ce patois infernal ! C’est de l’araucanien, bien sûr !

    — Mais non, répondit Glenarvan, cet homme a certainement répondu en espagnol. »

    Et se tournant vers le Patagon :

    « Español ? répéta-t-il.

    — Si, si ! » répondit l’indigène.

    La surprise de Paganel devint de la stupéfaction. Le major et Glenarvan se regardaient du coin de l’œil.

    « Ah ça ! mon savant ami, dit le major, pendant qu’un demi-sourire se dessinait sur ses lèvres, est-ce que vous auriez commis une de ces distractions dont vous me paraissez avoir le monopole ?

    — Hein ! fit le géographe en dressant l’oreille.

    — Oui ! Il est évident que ce Patagon parle l’espagnol...

    — Lui ?

    — Lui ! Est-ce que, par hasard, vous auriez appris une autre langue, en croyant étudier... »

    Mac Nabbs n’acheva pas. Un « oh ! » vigoureux du savant, accompagné de haussements d’épaules, le coupa net.

    « Major, vous allez un peu loin, dit Paganel d’un ton assez sec.

    — Enfin, puisque vous ne comprenez pas ! répondit Mac Nabbs.

    — Je ne comprends pas, parce que cet indigène parle mal ! répliqua le géographe, qui commençait à s’impatienter.

    — C’est-à-dire qu’il parle mal parce que vous ne comprenez pas, riposta tranquillement le major.

    — Mac Nabbs, dit alors Glenarvan, c’est là une supposition inadmissible. Quelque distrait que soit notre ami Paganel, on ne peut supposer que ses distractions aient été jusqu’à apprendre une langue pour une autre !

    — Alors, mon cher Edward, ou plutôt vous, mon brave Paganel, expliquez-moi ce qui se passe ici.

    — Je n’explique pas, répondit Paganel, je constate. Voici le livre dans lequel je m’exerce journellement aux difficultés de la langue espagnole ! Examinez-le, major, et vous verrez si je vous en impose ! »

    Ceci dit, Paganel fouilla dans ses nombreuses poches ; après quelques minutes de recherches, il en tira un volume en fort mauvais état, et le présenta d’un air assuré. Le major prit le livre et le regarda :

    « Eh bien, quel est cet ouvrage ? demanda-t-il.

    — Ce sont les Lusiades, répondit Paganel, une admirable épopée, qui...

    — les Lusiades ! s’écria Glenarvan.

    — Oui, mon ami, les Lusiades du grand Camoëns, ni plus ni moins !

    — Camoëns, répéta Glenarvan, mais, malheureux ami, Camoëns est un portugais ! C’est le portugais que vous apprenez depuis six semaines !

    — Camoëns ! Lusiades ! portugais ! ... »

    Paganel ne put pas en dire davantage. Ses yeux se troublèrent sous ses lunettes, tandis qu’un éclat de rire homérique éclatait à ses oreilles, car tous ses compagnons étaient là qui l’entouraient.
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  • Par MissMarty, le 29 avril 2012

    Quand cet énigmatique personnage vit ses tentatives déjouées par l’indifférence du major, il saisit sa longue-vue, qui dans son plus grand développement mesurait quatre pieds de longueur, et, immobile, les jambes écartées, semblable au poteau d’une grande route, il braqua son instrument sur cette ligne où le ciel et l’eau se confondaient dans un même horizon ; après cinq minutes d’examen, il abaissa sa longue-vue, et, la posant sur le pont, il s’appuya dessus comme il eût fait d’une canne ; mais aussitôt les compartiments de la lunette glissèrent l’un sur l’autre, elle rentra en elle-même, et le nouveau passager, auquel le point d’appui manqua subitement, faillit s’étaler au pied du grand mât.
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