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Édouard Riou (Illustrateur)
ISBN : 2253160881
Éditeur : Le Livre de Poche (2005)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 306 notes)
Résumé :
Sur la foi d'un message trouvé dans une bouteille et à demi rongé par l'eau de mer, le magnifique yacht anglais, le Duncan, part à la recherche du capitaine Grant naufragé.
A son bord se trouvent les deux enfants du disparu, Mary et Robert. L'un des meilleurs géographes de France, Jacques Paganel, personnage singulier et sympathique, fait aussi partie du voyage. Les lacunes du message et, plus encore, les hasards de la navigation et la traîtrise de certains f... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Musardise
Musardise13 février 2016
  • Livres 4.00/5
Les enfants du capitaine Grant est assez typique de l'univers et de l'écriture de Jules Verne. Cette histoire du voyage de deux enfants et de leurs compagnons adultes (tous Écossais, sauf un, car Verne adore les Écossais) partis à la recherche d'un marin disparu, débute avec la découverte de trois messages envoyés à la mer, en trois langues différentes, chacun comportant des lacunes et se complétant plus ou moins (le moins est important!) l'un l'autre - je suis d'ailleurs persuadée que le décryptage des parchemins par Tintin dans le Secret de la Licorne est un clin d'oeil au roman de Verne. le voyage pour retrouver le capitaine Grant sera long - le roman aussi - et se révélera surtout l'occasion pour l'écrivain de faire partager au lecteur sa grande passion : la géographie.
La grande qualité du livre, c'est son humour, à la hauteur de celui distillé dans le tour du monde en 80 jours. le personnage de Paganel, géographe françaisà la mémoire incommensurable mais d'une étourderie sans bornes, n'y est pas pour rien - et là aussi, je gage que le professeur Tournesol, qui apparaît pour la première fois sous la plume d'Hergé dans (encore!) le secret de la Licorne, a largement été influencé par le très savoureux savant de Jules Verne. le personnage du major Mac Nabbs, qui arbore à longueur de temps un flegme tout britannique, fait merveilleusement contrepoint à celui de Paganel pour notre plus grand plaisir.
Les autres personnages sont plus ennuyeux. Même si, il faut le noter car c'est peu courant chez Jules Verne, des femmes participent au voyage, elles ne servent pas à grand-chose et ne prennent que rarement part aux aventures les plus périlleuses, et donc les plus passionnantes. La plupart de ces aventures interviennent dans la première partie du roman, où les personnages (masculins, exclusivement) effectuent la traversée de la Patagonie. Traversée lors de laquelle ils rencontreront deux êtres peu ordinaires, deux Patagons : Thalcave et son cheval Thaouka. Avec eux, ils connaîtront bien des péripéties et leur périple sera agrémenté de moult catastrophes naturelles : tremblement de terre, orage monstrueux, inondation digne du Déluge de la Bible. Auxquelles s'ajoutent la sécheresse, la soif, la faim et l'attaque de bêtes sauvages. On ne s'ennuie donc pas une minute.
Malheureusement, une fois que nos héros auront découvert que le capitaine Grant ne peut se trouver en Patagonie, le voyage se poursuivra sur un rythme bien moins captivant en Australie, puis en Nouvelle-Zélande. Malgré quelques péripéties, le récit sera surtout agrémenté des leçons de géographie de Paganel, parfois intéressantes, parfois un peu longues et pénibles. Mais on reconnaît bien là la ligne éditoriale d'Hetzel, qui avait à coeur de pratiquer, à travers les livres, une pédagogie intelligente à l'intention des jeunes lecteurs, à l'inverse de ce qui se pratiquait alors. Il est d'ailleurs particulièrement intéressant de noter que le roman fait la fois écho aux clichés de l'époque (par exemple, la cruauté légendaire des Maoris) tout en se montrant parfois extrêmement critique sur la société contemporaine. Les pages sur le cannibalisme le démontrent assez, ainsi que les personnages de Thalcave et Thaouka, qui sont encore plus admirables que des Écossais- ce qui n'est pas peu dire. Quelques pages du roman se rapprochent même assez du pamphlet écologiste.
Cependant, j'avoue volontiers que les réguliers "Remettons-nous en à Dieu", " Dieu ne nous abandonnera pas", ainsi que les pleurnicheries de Mary Grant, m'ont quelque peu fatiguée et que, malgré ses qualités, j'ai trouvé le roman vraiment trop long. Mais je ne regrette pas de l'avoir lu, et je garderai un très bon souvenir de la traversée épique de la Patagonie et, bien entendu, de l'inénarrable Paganel !
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Glesker
Glesker21 mars 2013
  • Livres 4.00/5
Lorsque lord Glenarvan découvre fortuitement une bouteille jetée à la mer, il ne se doute pas un seul instant que le message de détresse qu'elle contient va le conduire à effectuer un tour complet de l'hémisphère austral ! Afin de partir à la recherche du Capitaine Grant, lord et lady Glenarvan s'entourent d'une fameuse équipe à bord de leur yacht dernier cri, le Duncan, et prennent la direction des mers du sud. On trouve à bord les deux enfants du capitaine Grant qui fondent dans ce message l'espoir de retrouver leur père, Tom Austin le jeune et intrépide capitaine du Duncan, le major Mac Nabbs imperturbable aide de camp de lord Glenarvan, quantité de marins fort courageux et Paganel un extravagant géographe français étourdi et gaffeur.
Un formidable périple de plusieurs mois les conduira à traverser les océans du sud, franchir les Andes, chevaucher dans la Pampa, parcourir les plaines du sud australien et pénétrer les forêts étranges de Nouvelle-Zélande.
De tous les "voyages extraordinaires" écrits par Jules Verne, celui-ci est vraiment mon préféré. L'extrême richesse des aventures, la variété des paysages traversés, l'exotisme de ces terres reculées, tout y est ou presque. Bien entendu, l'auteur qui ne connaissait lui-même ces contrées qu'au-travers des ouvrages qu'il a lus et des témoignages qu'il a reçus prend parfois quelques menues libertés avec la réalité, bien vite oubliées cependant.
Mais le point le plus remarquable du livre — qui se trouve d'ailleurs être une caractéristique récurrente de l'oeuvre vernienne — est l'incroyable somme de connaissances embarquées dans le récit et distillées tout au long de celui-ci. On comprend toute la portée pédagogique qu'un tel roman a pu avoir à l'époque où il fut écrit — ainsi qu'à notre époque bien sûr même si elle est assurément moindre — tout y est ! histoire, zoologie, ethnologie et bien sûr géographie ; ou comment apprendre de tonnes de choses tout en suivant les addictives aventures du groupe d'Écossais.
Une note dissonante cependant : Jules Verne, en notable de son temps d'une puissance colonisatrice, se conformes aux visions conservatrices de son époque et dépeint comme à son habitude de braves et ingénieux occidentaux parés de toutes les vertus, régulièrement aux prises avec de "stupides" autochtones perclus de vices. Quant à la vision de la femme, si ce roman a déjà la chance d'en comporter au moins deux dont on suit quelques faits et gestes, je n'ai pas l'impression que l'auteur les fait particulièrement briller par leurs initiatives.
Enfin, malgré cette légère note d'amertume, que voilà une histoire savoureuse ! Un parfum d'exotisme indéniable entretenu tout au long du voyage et de la découverte de lieux vierges ou méconnus, le tout relevé par l'irruption du géographe Paganel dont les gaffes à répétition et la gentille arrogance pimentent le récit jusqu'à la dernière lampée. Un grand cru incontournable assurément.
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CDemassieux
CDemassieux08 janvier 2015
  • Livres 5.00/5
Il y a des jours comme ça où on a envie de prendre le large, mais faute de moyens pour le faire, on reste là, comme des pauvres filles, des pauvres garçons, à égrener les minutes d'un quotidien identique à hier et demain. Puis, le soir, alors que rien ne nous y prédisposait, on fait violence à sa résignation et on se dit : « Partons ! »
Là devant nos mains fébriles, une promesse se dessine : Les Enfants du capitaine Grant. Oui, c'est ça, ramassons nous aussi, comme le couple Glenarvan, cette bouteille à la mer, embarquons les enfants du capitaine, ce « trésor » qu'il faut retrouver !
« Je partirai ! Steamer balançant ta mâture, / Lève l'ancre pour une exotique nature ! », nous invitait déjà Mallarmé.
L'aventure nous sera offerte sur un plateau d'argent, avec ses rebondissements, ses terres lointaines, ses tribus hostiles, ses trahisons et ses châtiments, son issue…qu'on ne révélera pas.
Jules Verne au mieux de sa forme, Jules Verne dont l'imaginaire voit loin, si loin que nous le suivrons de bon coeur dans l'hémisphère sud afin de résoudre une énigme à nous faire tourner en rond.
Important : lire Les enfants du capitaine Grant et 20 000 lieues sous les mers et ensuite, seulement ensuite, L'île mystérieuse.
C'est bien de partir là-bas lorsqu'ici les balles répondent aux crayons…
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raynald66
raynald6608 septembre 2014
  • Livres 5.00/5
Il me manquant ce livre pour clôturer la trilogie de Jules Verne (avec 20000 lieux sous les mers et l'île mystérieuse).
L'histoire = L'équipage du Duncan trouve une bouteille contenant un message de détresse de la part du capitaine Grant. Ce message, très abimé, indique le degré de latitude du naufrage du Britannia mais pas la longitude devenue illisible.
Le commandant John Mangles et se second Tom Mangles, accompagnés des enfants du capitaine Grant, Mary et Robert, partent à sa recherche...
Bonne trilogie de Jules Verne avec une préférence pour 20000 lieux sous les mers
Extrait :
Je me referais une vie nouvelle. Je chasserais, je pêcherais, j'élirais domicile dans une grotte l'hiver, sur un arbre l'été ; j'aurais des magasins pour mes récoltes ; enfin je coloniserais mon île.
À vous tout seul ?
À moi tout seul, s'il le fallait. D'ailleurs, est-on jamais seul au monde ?
Ne peut-on choisir des amis dans la race animale, apprivoiser un jeune chevreau, un perroquet éloquent, un singe aimable ? Et si le hasard vous envoie un compagnon, comme le fidèle Vendredi, que faut-il de plus pour être heureux ? Deux amis sur un rocher, voilà le bonheur ! Supposez le major et moi...
Merci, répondit le major, je n'ai aucun goût pour les rôles de Robinson,et je les jouerais fort mal
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BrunoA
BrunoA04 mai 2013
  • Livres 3.00/5
Merveilleux voyage extraordinaire dans lequel nous emmène Jules Verne.
Lord et Lady Glenarvan décident de partir à la recherche du Capitaine Grant après avoir découvert une bouteille contenant un message de détresse.
Comme dans les autres voyages extraordinaires, Jules Verne nous offre une galerie de personnages pittoresques et on parcourt avec plaisir le monde que l'on découvre avec les personnages.
On passe de très beaux moments à la recherche du capitaine Grant.
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Citations & extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
MusardiseMusardise14 février 2016
Cet homme grand, sec et maigre, pouvait avoir quarante ans ; il ressemblait à un long clou à grosse tête ; sa tête, en effet, était large et forte, son front haut, son nez allongé, sa bouche grande, son menton fortement busqué. Quant à ses yeux, ils se dissimulaient derrière d'énormes lunettes rondes, et son regard semblait avoir cette indécision particulière aux nyctalopes. Sa physionomie annonçait un homme intelligent et gai ; il n'avait pas l'air rébarbatif de ces graves personnages qui ne rient jamais, par principe, et dont la nullité se couvre d'un masque sérieux. Loin de là. Le laisser-aller, le sans-façon aimable de cet inconnu démontraient clairement qu'il savait prendre les hommes et les choses par leur bon côté. Mais sans qu'il eût encore parlé, on le sentait parleur, et distrait surtout, à la façon des gens qui ne voient pas ce qu'ils regardent, et qui n'entendent pas ce qu'ils écoutent. Il était coiffé d'une casquette de voyage, chaussé de fortes bottines jaunes et de guêtres de cuir, vêtu d'un pantalon de velours marron et d'une jaquette de même étoffe, dont les poches semblaient bourrées de calepins, d'agendas, de carnets, de portefeuilles, et de mille objets aussi embarrassants qu'inutiles, sans parler d'une longue-vue qu'il portait en bandoulière.
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MissMartyMissMarty03 mai 2012
« Español ? » dit-il.

Le Patagon remua la tête de haut en bas, mouvement alternatif qui a la même signification affirmative chez tous les peuples.

« Bon, fit le major, voilà l’affaire de notre ami Paganel. Il est heureux qu’il ait eu l’idée d’apprendre l’espagnol ! »

On appela Paganel. Il accourut aussitôt, et salua le Patagon avec une grâce toute française, à laquelle celui-ci n’entendit probablement rien. Le savant géographe fut mis au courant de la situation.

« Parfait, » dit-il.

Et, ouvrant largement la bouche afin de mieux articuler, il dit :

« Vos sois un homem de bem ! »

L’indigène tendit l’oreille, et ne répondit rien.

« Il ne comprend pas, dit le géographe.

— Peut-être n’accentuez-vous pas bien ? répliqua le major.

— C’est juste. Diable d’accent ! »

Et de nouveau Paganel recommença son compliment. Il obtint le même succès.

« Changeons de phrase, » dit-il, et, prononçant avec une lenteur magistrale, il fit entendre ces mots :

« Sem duvida, um patagâo. »

L’autre resta muet comme devant.

« Dizeime ! » ajouta Paganel.

Le Patagon ne répondit pas davantage.

« Vos compriendeis ? » cria Paganel si violemment qu’il faillit s’en rompre les cordes vocales.

Il était évident que l’Indien ne comprenait pas, car il répondit, mais en espagnol :

« No comprendo. »

Ce fut au tour de Paganel d’être ébahi, et il fit vivement aller ses lunettes de son front à ses yeux, comme un homme agacé.

« Que je sois pendu, dit-il, si j’entends un mot de ce patois infernal ! C’est de l’araucanien, bien sûr !

— Mais non, répondit Glenarvan, cet homme a certainement répondu en espagnol. »

Et se tournant vers le Patagon :

« Español ? répéta-t-il.

— Si, si ! » répondit l’indigène.

La surprise de Paganel devint de la stupéfaction. Le major et Glenarvan se regardaient du coin de l’œil.

« Ah ça ! mon savant ami, dit le major, pendant qu’un demi-sourire se dessinait sur ses lèvres, est-ce que vous auriez commis une de ces distractions dont vous me paraissez avoir le monopole ?

— Hein ! fit le géographe en dressant l’oreille.

— Oui ! Il est évident que ce Patagon parle l’espagnol...

— Lui ?

— Lui ! Est-ce que, par hasard, vous auriez appris une autre langue, en croyant étudier... »

Mac Nabbs n’acheva pas. Un « oh ! » vigoureux du savant, accompagné de haussements d’épaules, le coupa net.

« Major, vous allez un peu loin, dit Paganel d’un ton assez sec.

— Enfin, puisque vous ne comprenez pas ! répondit Mac Nabbs.

— Je ne comprends pas, parce que cet indigène parle mal ! répliqua le géographe, qui commençait à s’impatienter.

— C’est-à-dire qu’il parle mal parce que vous ne comprenez pas, riposta tranquillement le major.

— Mac Nabbs, dit alors Glenarvan, c’est là une supposition inadmissible. Quelque distrait que soit notre ami Paganel, on ne peut supposer que ses distractions aient été jusqu’à apprendre une langue pour une autre !

— Alors, mon cher Edward, ou plutôt vous, mon brave Paganel, expliquez-moi ce qui se passe ici.

— Je n’explique pas, répondit Paganel, je constate. Voici le livre dans lequel je m’exerce journellement aux difficultés de la langue espagnole ! Examinez-le, major, et vous verrez si je vous en impose ! »

Ceci dit, Paganel fouilla dans ses nombreuses poches ; après quelques minutes de recherches, il en tira un volume en fort mauvais état, et le présenta d’un air assuré. Le major prit le livre et le regarda :

« Eh bien, quel est cet ouvrage ? demanda-t-il.

— Ce sont les Lusiades, répondit Paganel, une admirable épopée, qui...

— les Lusiades ! s’écria Glenarvan.

— Oui, mon ami, les Lusiades du grand Camoëns, ni plus ni moins !

— Camoëns, répéta Glenarvan, mais, malheureux ami, Camoëns est un portugais ! C’est le portugais que vous apprenez depuis six semaines !

— Camoëns ! Lusiades ! portugais ! ... »

Paganel ne put pas en dire davantage. Ses yeux se troublèrent sous ses lunettes, tandis qu’un éclat de rire homérique éclatait à ses oreilles, car tous ses compagnons étaient là qui l’entouraient.
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MusardiseMusardise27 janvier 2016
- Je n'exagère rien, reprit Paganel. Robert a montré qu'il était un homme, et je le traite en homme, en ne lui cachant pas la vérité. Les Néo-Zélandais sont les plus cruels, pour ne pas dire les plus gourmands des anthropophages. Ils dévorent tout ce qui leur tombe sous la dent. La guerre pour eux n'est qu'une chasse à ce gibier qui s'appelle l'homme, et il faut l'avouer, c'est la seule guerre logique. Les Européens tuent leurs ennemis et les enterrent. Les sauvages tuent leurs ennemis et les mangent, et, comme l'a fort bien dit mon compatriote Toussenel, le mal n'est pas tant de faire rôtir son ennemi quand il est mort, que de le tuer quand il ne veut pas mourir.
- Paganel, répondit le major, il y a matière à discussion, mais ce n'est pas le moment. Qu'il soit logique ou non d'être mangé, nous ne voulons pas qu'on nous mange.
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MusardiseMusardise15 février 2016
On monta pendant toute la nuit ; on se hissait à force de poignets sur des plateaux presque inaccessibles ; on sautait des crevasses larges et profondes ; les bras ajoutés aux bras remplaçaient les cordes, et les épaules servaient d’échelons ; ces hommes intrépides ressemblaient à une troupe de clowns livrés à toute les folie des jeux icariens. Ce fut alors que la vigueur de Mulrady et l'adresse de Wilson eurent mille occasions de s'exercer. Ces deux braves Écossais se multiplièrent ; maintes fois, sans leur dévouement et leur courage, la petite troupe n'aurait pu passer. Glenarvan ne perdait de vue le jeune Robert, que son âge et sa vivacité portaient imprudences. Paganel, lui, s'avançait avec une furie toute française. Quant au major, il ne se remuait qu'autant qu'il le fallait, pas plus, pas moins, et il s'élevait par un mouvement insensible. S'apercevait-il qu'il montait depuis plusieurs heures ? Cela n'est pas certain. Peut-être s'imaginait-il descendre.
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gillgill13 janvier 2013
- Voilà, répondit le second, en montrant un objet informe qu'il venait de retirer, non sans peine, de l'estomac du requin.
- Bon, dit Glenarvan, faites laver cette vilaine chose, et qu'on la porte dans la dunette.
Tom obéit, et cette bouteille, trouvée dans des circonstances si singulières, fut déposée sur la table du carré, autour de laquelle prirent place lord Glenarvan, le major Mac Nabbs, le capitaine John Mangles et lady Helena, car dit-on, une femme est toujours un peu curieuse.
Tout fait événement en mer. Il y eut un moment de silence.
Chacun interrogeait du regard cette épave fragile. Y avait-il là le secret de tout un désastre, ou seulement un message insignifiant confié au gré des flots par quelque navigateur désœuvré ?....
(extrait du premier chapitre, intitulé"Balance-fish", du volume de poche paru en 1982)
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Supersonic - Anne-James Chaton "Vie de Christophe Colomb d'après Jules Vernes" .Anne-James Chaton, poète sonore, est l'un des invités de Supersonic sur France Culture, le 5 mars à 23h. Il se prête au jeu des hors-séries "Machins/ Machines" : celui du "son en 3D", un son qui entoure et immerge l'auditeur qui écoute au casque ou avec des oreillettes, et qui s'enregistre autour d'un micro en forme de tête. Anne-James Chaton partage des extraits de "Vies des hommes illustres d'après les écrits des hommes illustres" (éd. Al Dante) et de son dernier livre "Elle regarde passer les gens" (éd. Verticale), où 13 figures féminines du 20e siècle se succèdent, sans que leur nom soit prononcé. Les 5 et 6 mars, c'est un week-end poésie sur France Culture. http://www.franceculture.fr/medias/bip-10-semaine-du-5-au-11-mars
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