ISBN : 2221047915
Éditeur : Robert Laffont (1985)


Note moyenne : 4.33/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres

"Dieu, qu'elle va me manquer ma Mayrig !... C'est comme cela que l'on dit maman dans ma langue d'origine." Ce livre est né d'un coup de coeur. Le coup de coeur de plusieurs millions de téléspectateurs européens qui, après avoir vu et... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par Hindy, le 31 janvier 2011

    Hindy
    Lu Ado, une jolie évocation du déracinement, de la difficile adaptation à un nouveau monde.
    Comment réussir sans se renier, sans avoir honte des siens.
    Un livre hommage en forme d'excuse.
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par joedi, le 04 février 2011

    joedi
    Le petit Manoukian, son père, sa mère (Mayrig, en arménien) et les deux soeurs de celle-ci arrivent à Marseille, par bateau. C'est la vie de ce petit arménien, immigré, qui nous est contée. La vie de tous les jours, le combat de son père et de ses trois mères, comme il les appelle, les problèmes d'intégration à l'école, toute cette vie que grâce à ce récit, nous partageons. Dans ce roman, Henri Verneuil se révèle un merveilleux écrivain.
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par joedi, le 02 février 2011

    Une jeune femme vêtue de noir chanta "L'oiseau gris" dans sa version originale. Deux ou trois fois, le regard de mon père croisa furtivement le mien. Nous n'osions pas trop nous regarder. Il était gêné de sa version à l'eau de rose. Je n'étais pas fier de mes larmes enfantines.
    Mais le temps des fées et des lutins venait d'achever son éphémère existence dans un corps à corps avec la réalité.
    Je venais de perdre mon regard d'enfant.
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    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par joedi, le 05 février 2011

    Notre dialogue était toujours le même et manquait d'originalité, mais dans la banalité de ces pauvres mots, il y avait tout notre bonheur d'être ensemble.
    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par joedi, le 02 février 2011

    Grisé d'alphabet, mon journal sous le bras avec son titre tourné vers les passants, je me voyais admis dans le monde des adultes.
    Ce soir-là, je feuilletai avec délice la publication sur papier glacé, truffée de photos et de croquis, mais je ne compris pas un traître mot de cette lecture anticipée des choses de la science et de la vie. Je n'avais pas l'âge du rôle pour jouer dans le théâtre des grands.
    J'avais voulu avoir quinze ans, je n'en avais que six, et je n'étais pas Mozart.
    Devant ce monde interdit, je regagnai tristement mon état d'enfance.
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    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par joedi, le 02 février 2011

    Nous étions cinq dans la famille, et les savants docteurs n'ont jamais su qu'ils nous soignaient à bon marché, puisqu'en guérissant les petits malheurs de l'un d'entre nous, c'étaient cinq guérisons que nous emportions du même coup, pour le prix d'une seule.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par joedi, le 05 février 2011

    Cet enchaînement de "non-événements" qui émergent de mes souvenirs, ce tram de l'espérance parce que je vais retrouver les miens, un morceau de jardin pourri qui devient Eden, un mot qui fait rire quand la tristesse n'est pas loin, un geste qui prévient la peine, tous ces trois fois rien, chargés de tendresse : c'était tout cela notre quotidien.
    Et de cette enfance, dont on dit beaucoup plus tard : "Si c'était à recommencer", c'est par cette enfance-là ... que je recommencerais bien.
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