> Dominique Vittoz (Traducteur)

ISBN : 224675111X
Éditeur : Grasset (2010)


Note moyenne : 3/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
Italie, années 60. Deux mondes différents mais parallèles se font face. D’une part le Chantier, quartier des bas-fonds planté sur un sordide lopin de terre, où les habitants, des laissés pour compte, survivent tant bien que mal en marge du boum économique. C’est dans ce... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 17 janvier 2012

    brigittelascombe
    Contrairement au Clèves de Marie Darrieussecq que j'avais étiqueté :"Une ironie vitriolée qui fait mal", pensant, encore aujourd'hui, que cette agrégée surdouée, spécialiste de La princesse de Clèves, avait simplement dénigré un milieu pitoyable incapable d'accéder à ses (le ses de l'auteur bien sûr) propres capacités d'abstraction; Terrain vague de Sandro Veronesi me paraît, lui, un vrai livre sur la délinquance, c'est pourquoi, revenue sur ma première note, je n'ai pas voulu sanctionner l'univers noir et désespéré décrit mais diffuser le message en filigrane qui devrait être lu par tous les parents ou enseignants perdus ou aveugles et bien sûr les futurs élus des futures élections (puisque statistiquement parlant, voir internet, 33,5/ de lycéens touchent à la drogue, qui pour moi est une forme de violence même s'il n'en est pas question dans ce livre): La violence entraîne la violence et plus on veut mâter une forte tête plus elle se renforce dans ses instincts les plus primaires ne craignant pas la mort, mieux vaut comprendre que contraindre et humilier car deux solutions aussi mauvaises l'une que l'autre:ou le gagnant est la victime de l'arène qui part avec un grand bras d'honneur démontrant par là même aux bons penseurs qu'ils sont des cons ou bien la victime devient bourreau à son tour devenant un méchant ce qui est l'inverse du but recherché.
    L'histoire: dans l'Italie des années 60, dans ces quartiers plus pauvres que riches, tout est pourri. Contamination,engrenage, le virus passe de l'un à l'autre et dissémine tout ce qu'il touche.
    D'un côté,"l'orphelinat des Chérubins"mené à la baguette, si ce n'est au cachot par le père Spartacus, "à la réputation de sainteté", dont le délire mystique va s'aggraver au fil du temps poussant les soeurs "dépassées par les évènements" à employer de pareilles méthodes (sinon pires), de l'autre les bas-fonds d'où viennent les bébés abandonnés recueillis dont les mères se prostituent, les pères boivent ou sont incestueux ou travaillent à l'usine et se retrouvent au chômage lorsque l'usine brûle pour que leur patron puisse toucher les indemnités incendie.
    Terrain vague conte l'histoire de Salvatore, "chérubin", "monté sur un ressort", qui s'évade loin des sévices, devient "bon cambrioleur", se retrouve embrigadé dans des trafics par un Calabrais en mal de fils; l'histoire de Pampa éduqué par Salvatore qu'il admire, puis soumis à la tentation du feu et l'histoire de Gaetano,l'enfant débile, qui dessine sur les murs.
    Trois exemples entre ruse, destruction et crétinisme qui crachent à la face du monde les ravages qu'entraînent le manque d'amour et l'obscurantisme.
    La délinquance, manque d'amour,de père et de repères, Terrain vague dont toutes les figures parentales sont des exemples à ne pas suivre:
    C'est un sujet qui m'a intéressée car, ayant travaillé dans une cité identique (à l'italienne décrite) je pourrais témoigner qu'il existe des enfants en manque d'amour capables de taper les murs de leurs poings,des femmes battues aux cheveux arrachés que l'enfant impuissant essaye de sauver à l'aide d'un canif ou des grands-pères appelant leur petite fille de cinq ans ma petite pute.
    Ces enfants là, auxquels sont parfois confrontés les psychiatres lorsque les assistantes sociales signalent leurs cas, ne s'en sortent qu'en retrouvant les repères qui leur font défaut comme l'explique si bien le pédopsychiatre Marcel Rufo dont le futur pôle psychiatrique à Marseille permettra (par exemple) de les mettre en contact avec leurs vedettes de foot préférées et de s'identifier à leurs idoles.
    Sandro Veronesi, écrivain italien contemporain, a obtenu le prix Campellio et le prix Viareggio 2000 pour La Force du passé; le prix Strega 2006 et en France le Fémina et le prix Méditerranée 2008 pour Chaos Calme (adapté au cinéma).
    Il a mis, confie-t-il en prologue, vingt ans pour accoucher de Terrain vague,dont les personnages qui l'ont si longtemps habité sont à présent libres. Bravo, c'est souvent ça l'écriture:une levée de verrous!
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    • Livres 1.00/5
    Par Ness, le 02 avril 2011

    Ness
    Italie, années 60, dans un bidonville surnommé le Chantier. Sandro Veronesi nous présente un à un certains des habitants : Salvatore, enfant enfui de l'orphelinat recueilli par Omero un des plus vieux résidents de Chantier. Pampa, dont Salvatore s'occupera comme de son frère et même un peu plus. le père Spartacus, directeur de l'orphelinat, ancien missionnaire d'Afrique. C'est ainsi que plusieurs histoires vont s'imbriquer.
    Un roman qui montre une autre image de l'Italie, celle de l'Italie pauvre bien loin des clichés de vaances.
    Toutefois, je dois dire que le final m'a un peu laissé sur ma faim. Je n'ai pas retrouvé dans ce roman ce qui m'avait tant plu dans Chaos calme. Je n'ai pas vraiment compris ou l'auteur voulait en venir notamment en ce qui concerne le rôle du père Spartacus, personnage qui bien qu'il soit très intéressant, ne me paraît pas essentiel à l'histoire.
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    • Livres 2.00/5
    Par luocine, le 17 mai 2010

    luocine
    Livre étrange, je l'ai lu attentivement et sans un réel plaisir, j'attendais toujours qu'il se passe quelque chose d'autre.
    Dès le début la trame est donnée et tout se déroule sans surprise. le missionnaire ira au bout de sa folie et construira un sanctuaire destiné au culte de la vierge, rien ne peut l'arrêter, il se prend pour un saint et les bigotes du village viennent de plus en plus nombreuses à ses prêches enflammés.
    Les sœurs essaient par des traitements abominables de garder les « chérubins » dans la pureté chrétienne.
    Et en bas dans la vallée, dans un quartier appelé le chantier, des malfrats gagnent leur vie en faisant des actions malhonnêtes, comme mettre le feu à des entreprises pour éviter les ennuis avec le fisc.
    Pourquoi n'ai-je pas apprécier davantage ce roman qui a reçu le prix Médicis étranger 2009 ? Sans doute parce que je n'ai pas réussi à comprendre le ton de l'auteur.(J'ai essayé d'en donner un aperçu dans la deuxième citation) On ne sait pas trop si c'est une charge contre les bonnes œuvres de l'église, ou contre la société italienne qui contraint des enfants à devenir des bandits. Les deux sans doute, l'auteur reste absent et ne juge personne, et le lecteur doit se faire sa propre opinion. Il m'a manqué la connaissance de l'Italie des années 60 savoir si ce que je lisais avait un fondement sociologique ou était une pure invention romanesque.
    La seule chose qui m'a complètement saisi c'est le malheur des enfants abandonnés à la rue par des parents complètement dépassés par la misère mais qui est encore plus terrible quand ils sont livrés aux mains des bonnes sœurs sadiques.


    Lien : http://luocine.over-blog.com/
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    • Livres 5.00/5
    Par Fromtheavenue, le 09 octobre 2010

    Fromtheavenue
    un roman de rage dans l'italie des années 60...

    Lien : http://fromtheavenue.blogspot.com/2010/03/terrain-vague-de-sandro-ve..
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Citations et extraits

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  • Par brigittelascombe, le 16 janvier 2012

    Puis le jour de la désillusion arriva,vite,tout de suite presque-comme si les illusions aussi étaient un luxe que Pampa ne pouvait pas s'offrir
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  • Par luocine, le 17 mai 2010

    Ses paroles vibrèrent dans ce grésillement – Le pasteur affamé dévora ses propres ouailles -, comme s’il apparaissait en effet dans une vision – mais fut ensuite dévorer par ses propres chiens -, secouèrent les plantes, effrayèrent les papillons et se diluèrent à travers la campagne comme des lueurs incompréhensibles qui pourtant éveillent l’amour.
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  • Par brigittelascombe, le 16 janvier 2012

    Rase-Mèche savait qu'on ne pouvait pas ne pas exister,il fallait peu ou prou être quelqu'un:l'avenir était déjà assez sombre en soi,entre la vieillesse aux aguets et les portes de la prison toujours ouvertes,pas question de lui donner un atout supplémentaire.
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  • Par luocine, le 17 mai 2010

    S’il n’avait pas nourri une haine cordiale pour Dieu qui était du côté de ce curé, il serait sûrement entré un jour où l’autre dans l’église du Buon Cammino et aurait prié pour que le vieil Omero ne meure jamais.
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  • Par brigittelascombe, le 16 janvier 2012

    Tu sais pourquoi il faut qu'on s'invente des fistons,nous? Parce qu'on n'a pas de femme pour nous en pondre.
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