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Odilon Verjus, tome 5 : Breiz Atao2Ajouter à mes livres
Odilon et Laurent sont envoyés en Bretagne, au village de Saint Tiloë, pour tenter d'élucider cette étrange affaire de meurtre... En effet les villageois ont peur du mystérieux druide noir et de Twrch Trwyth la bête. Peut-être se cachent ils derrière la mort de ce druid... > voir plus
Bande dessinée de Yann Verron. Début du XXe siècle: Odilon Verjus est un prêtre missionnaire en Papouasie. Il vit parfaitement heureux dans la forêt, loin du clergé. Son quotidien paisible est bouleversé par l'arrivée d'un frère missionnaire du Sacré-Coeur, Laurent de Boismenu. Après une première aventure dans la jungle de Papouasie, le clergé rappelle les deux religieux et leur donne différentes missions en Europe et ailleurs, pour la grande gloire de l'Eglise. Très drôle, avec des blagues en latin et des jeux de mots hilarants. Les personnages sont hauts en couleur, et les aventures rocambolesques. C'est fameux! Bande-dessinée en 7 tomes: Papous; Pigalle; Eskimo; Adolf; Breiz Atao; Vade retro Hollywood; Folies Zeppelin.
Breiz Atao - Une cérémonie druidique tourne mal à Saint-Tiloë. On parle d'un sanglier maléfique et d'un druide noir. Renouveau du paganisme ou terrorisme des indépendantistes bretons qui se regroupent au son de "Breiz Atao" ? Alors que des bombes explosent un peu partout, Odilon retrouve un ancien camarade de tranchées, prêtre de la paroisse sinistrée. Entre chasses à courre, piquants d'oursins et bal costumé, les deux missionnaires tentent de démêler le vrai du faux. Modernité et religion ne semble pas faire bon ménage, surtout en plein coeur d'une Bretagne bigote et bigoudaine. "Parfois j'ai l'impression de donner du confiteor aux cochons."(p. 25) se lamente le curé dans sa grande église toute neuve. Tous les cultes sont dénoncés par l'organisation "Breiz Atao" : les dolmens explosent et les églises sont taguées. Gui et goupillon ont du souci à se faire devant la puissance des bombes ! Alors que Joséphine Baker s'affiche en grand sur des panneaux de réclame publicitaire, Odilon sent se réveiller "un très ancien fond de misogynie atrabilaire" (p. 27) Plus les filles sont jolies, plus elles sont chipies. Et Bécassine est loin d'être l'archétype de la Bretonne ! Retour à un humour plus léger avec cet album. La veine régionaliste est pleinement exploitée. le patois s'installe dans les planches et ce volume sent bon le varech !