ISBN : 2080704230
Éditeur : Flammarion (1993)


Note moyenne : 4.12/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
Le don de Tarjei Vesaas, peut-être le plus grand écrivain norvégien de ce siècle (1897-1970), aura été de savoir abolir la dérisoire ligne de démarcation entre vie et mort, solitude et présence. Il n'y a pas d'explication toute prête à proposer de ce chef-d'œuvre qu'est... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par sentinelle, le 10 juillet 2008

    sentinelle
    Ecriture poétique, paysages féeriques, le début de l'hiver norvégien et l'amitié de deux petites filles dont l'une des deux disparaîtra dans une cathédrale de glace. Récit sur la mort, le renoncement, la dépression, l'hiver, le froid, le cycle des saisons, le travail de deuil suivi de l'acceptation, le retour à la vie et la réapparition du printemps.
    Une belle allégorie toute en langueur où l'amitié, la fidélité occupent une place prépondérante : comment tenir sa promesse, à savoir ne pas oublier l'autre, sans s'éteindre à son tour en s'identifiant à la personne disparue et choisir de poursuivre sa route malgré tout...
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  • Par wakinasimba, le 29 mai 2010

    wakinasimba
    Unn vient d'arriver dans la classe de Siss, la meneuse de jeu. Une maitié commence à se nouer entre les filles et un soir, Unn propose à Siss de venir chez elle. Siss accepte malgré sa peur du noir.
    Dans la chambre de Unn, les fillettes se rapprochent et une alchimie se crée. Mais il est l'heure pour Siss de rentrer chez elle.
    Le lendemain, Unn ne veut pas croiser Siss sur le chemin de l'école et part plus tôt. En route, elle est attirée par le Palais de glace qui se crée près de la cascade et elle décide de le visiter. Mais pendant son escapade, elle s'endort.
    A l'école ce jour-là, tout le monde s'inquiète de l'absence de Siss, et dès la fin de la classe, tout le village part à sa recherche.
    Mon avis :
    Un vrai conte moderne sur l'enfance et le passage à l'âge adulte, sur ce quelque chose qui se brise en nous avec la découverte de l'amour.
    Un très beau livre nordique mais qui, comme tous les contes, ne plaira pas forcément aux enfants en l'état.
    L'image que je garderai :
    celle du Palais de glace où la vie de deux fillettes se joue, à travers ses reflets.


    Lien : http://motamots.canalblog.com/archives/2010/05/24/17669930.html
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    • Livres 3.00/5
    Par paulotlet, le 13 avril 2011

    paulotlet
    Au coeur de l'hiver norvégien, un drame se noue. Une enfant se perd sous la cascade gelée, véritable château de glace. Tout en retenue, ce roman décrit les émotions avec beaucoup de pudeur.
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Citations et extraits

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  • Par Irisa, le 18 mai 2009

    Donc, pas moyen d'oublier Unn. Cela prit forme dans la chambre de Siss. C'est là que se forgea l'intangible promesse.
    Au bout de huit jours, Siss eut le droit de se lever. Une semaine où, de sa fenêtre, elle vit tomber une neige incessante et où les nuits lui réservèrent quelques belles heures. Elle avait le sentiment que ces chutes intarissables avaient pour but d'effacer Unn. De l'effacer. Pour souligner qu'elle était partie pour toujours et qu'il serait inutile de la rechercher.
    Dans ces moments, il lui arrivait cependant de se révolter. Les promesses prenaient toute leur force. Elles s'affirmaient davantages au fur et à mesure que les recherches se faisaient plus rares, lorsque les espoirs s'évanouissaient.
    Non, elle ne disparaîtra pas. Elle ne peut pas disparaître. Dans sa chambre, Siss se le répétait sans cesse.
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  • Par Irisa, le 18 mai 2009

    A certains endroits, que l'eau avait abandonnés, l'oeuvre, terminée, était brillante et figée. Ailleurs, dans un nuage de vapeur, on voyait l'eau se souder en glace bleu-vert.
    Un palais ensorcelé. Il fallait essayer d'y pénétrer si, toutefois, on pouvait trouver une entrée ! On y découvrirait sûrement une quantité de passages et de portails étranges. Il fallait y aller. Pour Unn, tout s'effaçait devant cette apparition. Elle n'avait plus qu'une idée en tête : pénétrer dans ce palais de glace.
    Ce n'était pas facile d'y parvenir. Souvent, elle croyait trouver une ouverture, mais ce n'était qu'une illusion. Elle ne voulait, à aucun prix, abandonner. Finalement, elle trouva une petite fente par où l'eau coulait et qui était assez large pour lui laisser le passage.
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  • Par Irisa, le 18 mai 2009

    Mais qu'était-ce donc ?
    C'était le palis de glace, mais...
    Le soleil avait disparu. Elle se trouvait devant un gouffre aux parois rigides. Le soleil y viendrait-il plus tard ? Pour le moment, elle ne voyait que des ombres glacées.
    Aux yeux d'Unn, un monde ensorcelé se révélait, composé de monticules, de voûtes, de coupoles givrées, de courbes harmonieuses et de dentelures complexes. Rien que de la glace, sur laquelle l'eau, éclaboussant sans cesse, continuait son oeuvre de construction. Les glaces, ayant barré certaines parties de la cascade, d'autres branches s'étaient créées, où se forgeaient de nouvelles improvisations. Malgré l'absence du soleil, c'était un éblouissement de couleurs, des jaillissements de bleus et de verts.
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  • Par Irisa, le 18 mai 2009

    Comme si elle venait du tréfond de la neige, une promesse de Siss à Unn :
    Je te promets de ne penser qu'à toi.
    Je penserai à tout ce que je sais de toi. Quand tu étais à la maison, à l'école, et sur le chemin de l'école. Toute la journée je penserai à toi, et aussi pendant la nuit, si je me réveille.
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  • Par Irisa, le 18 mai 2009

    Chapitre XII Un rêve de ponts enneigés

    Pendant que nous sommes tous là, la neige tombe de plus en plus dense.

    La manche de ton manteau se couvre de blanc.
    La manche de mon manteau se couvre de blanc.
    Elles forment des liens entre nous comme des ponts enneigés.

    Mais les ponts enneigés sont gelés.
    Ici à l'intérieur la chaleur règne.
    Sous la neige ton bras est chaud.
    Doucement il pèse sur le mien.

    Il neige et il neige,
    Sur des ponts silencieux,
    Des ponts que les autres ignorent.
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Jean-Yves Ruf - Tarjei Vesaas - Nocturnes balbyniennes - MC93 Bobigny








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