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ISBN : 2278085557
Éditeur : Didier Jeunesse (21/09/2016)

Note moyenne : 4.48/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Louis Pasteur, 19 ans, entre comme boursier à l’institution royale Saint-Louis, animé par un seul désir : assouvir sa curiosité pour les sciences. Il est loin d’imaginer que sa première année d’étude va être bouleversée par des meurtres aussi terribles que mystérieux, perpétrés dans l’enceinte même de l’école. Il va mener l’enquête avec la jeune Constance, une pensionnaire intrépide et courageuse. Entre loups-garous et complots, ils useront de vaccins autant que de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
LoupAlunettes
25 janvier 2017
★★★★★
★★★★★
"Louis Pasteur contre les loups garous", un titre et une couverture qui ne préparent pas pour autant au curieux mélange des genres.
Le sujet du célèbre personnage est d'ordinaire évidement réservé à des documentaires et fiction biographique, pour nous conter le caractère révolutionnaire des travaux de Louis Pasteur sur les microbes et l'importance de la stérilisation.
Flore Vesco ravit le personnage le temps de quelques pages pour le placer dans une aventure fantastique de son crû,
sans pour autant en atténuer la valeur de Pasteur.
L'auteure le rajeunit et lui redonne des contours plus comiques, ceux d'un étudiant un peu atypique qui mange, pense, respire la science.
En effet, le jeune Louis ne peut avoir une conversation sans en donner une version aussitôt traduite en mode chimie,
la composante ou le terme scientifique remplaçant nos mots communs.
L'auteure accompagnera le mouvement avec l'idée originale et drôle de Chapitres intitulés et introduits de la même façon.
Cela définira complètement le passionné de science qui sera le héros de l'histoire,
prodigieux dans son domaine mais
parfois un peu déconnecté des vraies relations humaines ordinaires.
Heureusement, il y a le personnage de Constance pour apporter la touche féminine à l'affaire et permettre au jeune de 19 ans de sortir le nez de ses éprouvettes et de ses cultures de microbes.
Ils se rencontrent là où se déroulent l'histoire,
dans un lycée où filles et garçons étudient séparément,
où Constance se trouve gratifiée de la responsabilité de Préfète des Filles.
Grâce à Louis, Constance aura la chance de sortir des sentiers battues, des conversations polies de bon ton et apprendra le fleuret, croisera même le fer
( à l'école des garçons, le visage masquée mais il ne faut en aucun cas le dire, elle a une excuse de se perdre ainsi dans le vestiaire des garçons).
Louis et Constance vont représenter un charmant duo face à un mystère qui les dépassera de plusieurs mètres de haut et laissera ses empreintes animales sur les lieux du crime.
Oui, crime il y aura.
Le pauvre concierge partira les pieds devant et son frère n'en mènera pas large,
le borgne n'ayant qu'oeil pour ouvrir le bon et voir venir la menace un peu tardivement hélas.
Qui du prétentieux Octave, préfet de l'école des garçons
ou du Doyen ou
du professeur de Chimie, M. Ragoût,
vagabonde en vraie peau de loup, crocs bavant, à la faveur de la lune?
C'est inévitablement quelqu'un de l'école,
fruit de l'enquête du duo et des déductions imparables de Louis.
La verve analytique et clinique est au début déconcertante puis si délirante, amusante.
Constante est au début excédée de ce manque de simplicité et de tact puis tombe peu à peu,
on peut le dire, sous le charme
( presque autant que son nouveau plaisir pour le fleuret).
Une bonne chose pour l'ami Louis
qui s'éveille aux mystère du beau sexe (presque aussi fascinant que la dissection ou l'observation de germes inédites).
C'est un roman dont le sujet fantasque peut aussi déconcerter, au début,
malgré l'enthousiasme engagé sur la belle réputation de la talentueuse auteure de " de Cape et de mots".
Et finalement cela nous promet d'être conquis,
un résultat réjouissant et sympathique.
Il y a peut de décors mais le jeu des personnages suffit à le faire oublier,
tout se joue astucieusement entre le dortoir des filles et celui des garçons presque uniquement.
Flore Vesco joue du caractère chaste des réputations,
des interdictions des uns pour aller chez les autres,
pour y faire défiler à tout va Louis, Constance et un loup garou,
sans que presque personne ne les surprenne.
C'est bien vu et dieu sait qu'il s'en passe des choses.
Un talent qui se confirme et une très chouette lecture.
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Commenter  J’apprécie          80
xnewlo
08 novembre 2016
★★★★★
★★★★★
Tout d'abord, je tenais à remercier Babelio et les éditions Didier Jeunesse, pour m'avoir permis de découvrir Flore Vesco, lors de la dernière opération Masse Critique.
Mon choix s'est porté sur ce livre grâce à sa couverture au grand titre très accrocheur, mais aussi avec son résumé clair, loufoque, qui nous promet un bon suspense...
Louis Pasteur, jeune étudiant, s'apprête à faire sa rentrée à l'Institution Royale Saint-Louis. Spécialisé dans les matières scientifiques, ce dernier compte bien mettre à profit le matériel de l'école pour travailler sur ses recherches personnelles. Sauf que, les nuits de pleine lune, une bête sanguinaire s'en prend au personnel de l'école. C'est sans compter l'aide de Constance, une autre étudiante, qu'il va tenter d'éclaircir le mystère...
En ce qui concerne les personnages, nous suivons principalement Louis Pasteur. Oui oui ! L'inventeur du vaccin contre la rage, mais durant son adolescence ! Passionné par les sciences, le jeune homme se montre persévérant, patient, et têtu. Il veut parvenir à ses fins à tout prix. Chaque chose, chaque instant se rapporte aux sciences pour lui. Il analyse tout, et tente de trouver une réponse à tout, tout le temps, pour le malheur des autres !
Constance de Villeneuve Letang est une jeune lycéenne, étudiant dans le bâtiment, en face de celui des garçons. Elle y apprend les bonnes moeurs, le savoir-vivre, la danse, la broderie... Toutes les choses que doivent savoir les jeunes filles de bonne famille, prêtes à marier. Hors, Constance n'est pas de ce goût là. Las de vivre pour le paraître, elle va entreprendre la chasse au loup-garou aux côtés de Louis. Douée en escrime, elle sera une alliée indispensable pour combattre les créatures de la nuit...
Que dire ? Eh bien, destiné à un jeune public à l'origine, cet ouvrage met tout de même en scène des passages assez sanglants, tristes, ou affectueux, pour mon plus grand plaisir. Passionnée par les années 1800, les créatures surnaturelles, les sciences et les intrigues mystérieuses, "Louis Pasteur contre les loups-garous" tombait à pic ! Les deux protagonistes sont attachants, l'intrigue laisse place à suffisamment de suspense pour nous tenir jusqu'à la révélation. Je n'ai pas trouvé cette dernière très prévisible puisque je m'attendais à une autre personne derrière le masque de poils ! J'ai beaucoup apprécié. le livre comporte un vocabulaire très scientifique. A côté de l'intrigue principale, Louis nous fournit de nombreuses explications sur les bacilles, les virus et tout autre microbes ou phénomènes biologiques, sans non plus tomber dans l'ennui. Moi, j'ai beaucoup aimé. Petit bémol, la fin a été un peu vite expédiée pour ma part, et le livre méritait quelques pages de plus. Enfin, j'aime pas mal les pointes d'humour que glisse l'auteur dans son récit. Elle aime les mots, et ça se voit !
En conclusion, "Louis Pasteur contre les loups-garous" est un ouvrage intelligent, qui mêle une fiction et des informations scientifiques véritables. le contexte de l'histoire est génial. Au premier abord, il m'a paru saugrenu de mettre en scène Louis Pasteur, mais au final tout colle ! Il ne manquait que quelques pages en plus pour que ce livre décroche la cinquième étoile. Un régal.
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Lagagne
22 décembre 2016
★★★★★
★★★★★
J'avais beaucoup aimé "De cape et de mots" de Flore Vesco. Et bien l'auteure récidive avec "Louis Pasteur contre les loups-garous" !
Pourtant avec un titre pareil je me suis dit : si c'est comme Lincoln et les vampires, ça ne va pas être jojo (oui, je dois être une des rares à encore utiliser cette expression). Et bien pas du tout !
On entre dans le livre et on n'en ressort plus ! le récit est parfaitement rythmé, les personnages sont intelligents et attachants, le côté scientifique est justement dosé, la langue utilisée est fluide, il y a la bonne touche de romance. J'ai même fait durer le plaisir tant je ne voulais pas quitter le livre !
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Chinmoku
19 décembre 2016
★★★★★
★★★★★
Comme beaucoup de lecteurs, je portais des attentes considérables sur les épaules de ce Louis Pasteur farfelu, grâce à la ravissante et fantasque Serrine, l'héroïne de de cape et de mots, le premier roman de Flore Vesco. Elle m'avait enchantée tout au long de ma lecture. Je dois confesser avoir régulièrement comparé de cape et de mots à Louis Pasteur contre les loups-garous ; ce n'est pas très objectif, mais ce fut plus fort que moi.

La plume de Flore Vesco est décidément très vive, pétillante, digeste aussi : la chimie qu'elle décrit dans Louis Pasteur a tout pour plaire, même à moi qui suis pourtant très réfractaire à tout ce qui touche aux sciences. Vous pouvez le constater dans l'extrait ci-dessus : Louis Pasteur prône la science dans la vie quotidienne et, à ce titre, il nous en distribue à toutes les sauces dès qu'on suit son point de vue. Ça en devient – je reprends l'adjectif qui me plaît bien – complètement digeste, tant ça lui paraît naturel de tout y associer. Cela crée une ambiance à part dans tout le roman, aussi et surtout dans les scènes à suspense. Flore Vesco parvient à maintenir la tension dans les moments importants tout en distillant une dose d'irréalisme qui amuse le lecteur sans briser les enjeux.
Son style est délicieux, l'atmosphère qu'elle instaure marche complètement ; quelques mots sont un peu trop récurrents à mon goût (« étudiants » par exemple, je comprends son utilité ici, mais parfois ça manque de synonymes) mais c'est loin d'entacher l'ensemble. La plume s'avère peut-être un peu moins volubile que dans de cape et de mots, mais je pense que ça tient principalement au cadre de l'univers : nous sommes ici dans un cadre historique précis, ça limite les digressions, et la narration domine sur le dialogue. le style indirect est très présent : choix de l'auteure ou orientation inconsciente ? Ce déséquilibre m'a gênée parfois, ça crée des paragraphes assez compacts, mais encore une fois, ce n'est pas suffisant pour gâcher la lecture.

Moins de personnages que dans de cape et de mots, mais la qualité est toujours au rendez-vous ; les changements de point de vue favorisent la découverte de leurs caractères respectifs sans tomber dans la lourdeur. La maxime « montrer plutôt qu'expliquer » prend tout son sens ici : certains aspects de leur personnalité sont plus décrits que mis en situation, il faudrait (ça se répète aux écrivains de tous poils) faire davantage confiance au lecteur. Au fur et à mesure que l'histoire avance, il comprendra bien tout seul la psyché des protagonistes, si l'intrigue avance correctement. Et ici, c'est le cas ! Insister sur l'asociabilité de Louis à chaque fois qu'elle prend de l'importance n'est pas forcément très utile mais, je le rappelle, ce n'est pas un élément décisif pour apprécier le roman. Tout au juste une petite maladresse. Que voulez-vous, Louis Pasteur n'a pas de défaut majeur, alors je m'attarde sur ce que je peux !
J'ai beaucoup aimé l'évolution de Constance : celle qui agit à la fin du roman est bien différente de celle du début, c'est amusant de les comparer. Sa transformation est progressive et à mon sens, c'est un très bon moyen de dénoncer la condition des femmes au XIXème siècle qui, bien qu'en cours d'amélioration, attendait encore beaucoup de progrès. Sa relation avec Louis ne manque pas de charme, malgré une fin prévisible : intéressante ; très amusante par moments, elle déborde de petites surprises ou d'anecdotes attendrissantes. Je trouve un peu dommage qu'on n'ait eu qu'un seul personnage féminin très développé ; une autre camarade de Constance aurait pu faire un protagoniste digne d'intérêt. Mention spéciale au médecin, au doyen, à la gouvernante : des personnages sans nom, comme dans de cape et de mots. Ça m'a moins gênée dans Louis Pasteur, peut-être parce qu'ici ils ont un rôle moins important que le conseiller de la reine dans les aventures de Serrine. Et avec le style indirect prédominant, on les entend très peu parler ; ils perdent en présence.

Concernant l'intrigue, ça oscille rapidement vers le fantastique, mais Louis nous fait douter du caractère surnaturel de ces événements avec sa science infuse. Il décortique et explique tout, c'est à la fois déconcertant et captivant. Alors, les étranges phénomènes qui surviennent à l'Institution Royale, magie ou prouesses scientifiques ?
Je me suis laissée surprendre par le dénouement. Dénouement ficelé avec art, qui fait frissonner le lecteur et permet à chaque personnage de dévoiler son potentiel final. de l'action à foison, des retournements de situation, une conclusion à la hauteur des attentes portées par le roman. Une situation finale plus décevante, j'ai trouvé les dernières révélations moins soignées, comme une fin en soi pour laquelle on n'aurait pas préparé de mise en scène particulière.
Lien : https://lemondefantasyque.wo..
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IreneAdler
25 octobre 2016
★★★★★
★★★★★
Elève très brillant, Louis Pasteur quitte son Jura natal pour poursuivre ses études à Paris. Il ne sera pas déçu : entre 2 découvertes pour la médecine (et la survie humaine, accessoirement), il sauvera son école d'un loup-garou complotiste et aidera une jeune fille de bonne famille de passer de potiche à être humaine normale (même s'il ne le fait pas exprès). Une année scolaire bien remplie.
Je ne sais pas comment était le vrai Louis Pasteur, mais avec une attaque cérébrale à 40 ans, il devait être aussi obstiné et travailleur que son jeune double de papier. En un peu plus de 200 pages, F. Vesco retrace la vie de recherche du scientifique, depuis la fermentation des alcools (et la découverte des microbes) jusqu'à la vaccination contre la rage (ou la lycanthropie. En tout cas, la découverte des virus). le tout enrobé d'une bonne dose d'humour.
Les personnages, hors Louis Pasteur et sa coéquipière Constance de Villeneuve-Letang (qui trouve que le sabre, c'est mieux que la danse classique finalement), sont parfois un peu caricaturaux. Mon avis personnel est que le personnage de Constance est celui qui évolue le plus, dans une direction positive : son importance est égale à celle de Pasteur. La potiche bien élevée est devenue une bretteuse hors pair (et bien élevée).
C'est donc un roman où l'on apprend plein de choses, au risque parfois de prendre de vue l'intrigue. Mais on y revient toujours et juste au bon moment.
Un grand merci à Babelio aux éditions Didier Jeunesse pour cet envoi.
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Les critiques presse (1)
Ricochet05 octobre 2016
L’auteure, de son écriture convaincue, guillerette, avance sans faux pas dans l’histoire. En amoureuse des mots, elle varie férocement le vocabulaire de son lecteur.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations & extraits (3) Ajouter une citation
letilleulletilleul04 octobre 2016
[Le doyen] était un petit homme toujours affable, tout en courbettes et sourires. Il devait sa place de doyen à un certain nombre de qualités. Il avait une belle écriture cursive, fréquentait tous les grands noms du Ministère, et pouvait saluer très bas sans perdre l’équilibre. Et surtout, il portait des cravates éblouissantes, d’un flamboiement tel qu’elles captivaient le regard des élèves aussi sûrement qu’un serpent hypnotisant sa proie. Aujourd’hui, il arborait une lavallière rutilante, dont Louis ne put s’empêcher d’admirer les reflets couleur acétate de cuivre.
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ChinmokuChinmoku19 décembre 2016
On envoya les étudiants à l’étude. Au cours suivant, tous chuchotaient fébrilement, incapables de se concentrer sur la leçon. […] A midi, Louis nota la présence d’un phénomène galvanique généralisé chez les élèves. Les nerfs tendus des étudiants dégageaient une faible électrolyse. Par contact mutuel, ces décharges s’intensifiaient, produisant une ambiance électrique dans le réfectoire.
Louis avalait mécaniquement sa purée, ses pensées tournées vers la bête mystérieuse. Il avait procédé à une observation rigoureuse des faits. Pour autant, il ne parvenait pas à en tirer de conclusions pénétrantes. D’ordinaire, Louis arrivait toujours à dissocier un corps chimique en différents éléments. Ici, le problème refusait de se laisser décomposer. Il cherchait en vain la solution qui, une fois versée dans le tube à essais, résoudrait la concrétion.
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letilleulletilleul04 octobre 2016
Composition chimique du chapitre 1
5 ml de soude, 10 ml de dichlore, 2 g de bizutage
et 100 ml d’apparition mystérieuse

En ce 12 septembre, l’Institution Royale Saint-Louis, située entre la Sorbonne et l’École de médecine, entamait pompeu- sement une nouvelle année scolaire 1842-1843. Le bâtiment bruissait au rythme de trois rentrées des classes : on accueillait d’abord les jeunes filles, puis les lycéens, et enfin, les étudiants de classe préparatoire.
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