Cent sonnets ce sont des poèmes où l'on retrouve instantanément l'univers de
Boris Vian. J'aime ces auteurs où dès les premières phrases, le lecteur sait de qui il s'agit.
Ceux qui aiment
Boris Vian aimeront ce recueil de poèmes. On y retrouve son humour décalé, ses merveilleux jeux de mots. Il y a d'ailleurs une dizaine de poèmes sur le thème de « tant va la cruche à l'eau qu'à la fin, elle se casse ». Les chutes se ressemblent, cette dernière phrase semble être la même et pourtant non.
Et cachés parmi ces petits textes où il semble s'être beaucoup amusé, il y a d'autres textes plus sensibles, plus sincères. Comme si à un moment, il avait voulu faire une pause. Une toute petite pause pour nous ouvrir son cœur. Bien sûr, ça ne dure pas bien longtemps. Et puis, c'est bien caché au milieu de ces textes parfois sombres, parfois drôles. Pourtant, ça touche le cœur.
Il nous emmène à travers ses poèmes ou plutôt ses histoires. Des histoires d'animaux, de sansonnets plus particulièrement (cent-sonnets), des histoires du monde, des histoires de tout et de rien. Et quand on aime, on suit aveuglément jusqu'à la dernière page qui arrive bien trop vite.