> Noël Arnaud (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253148539
Éditeur : Le Livre de Poche (1999)


Note moyenne : 3.48/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres
Cette nuit-là, Denis, le paisible loup du bois de Fausses-Reposes, s'aperçoit avec stupeur qu'il s'est transformé en homme. C'est une nuit de pleine lune, et il va vivre dans Paris des aventures singulières...
Tout l'art de Boris Vian consiste à retourner ou ... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par Epytafe, le 22 octobre 2011

    Epytafe
    Une séries de nouvelles que tout amateur de Boris Vian se doit de lire. Le Loup-garou raconte la vie d'un paisible loup de campagne qui se retrouve condamné à devenir homme à chaque pleine lune.
    Les chiens le désir et la mort, publiée sous le nom de Vernon Sullivan, décrit la relation torride entre un chauffeur de taxi et une chanteuse. Pour être excitée, la chanteuse a d'abord besoin de tuer un chien au volant du taxi, mais la relation dérape...
    L'amour est aveugle est une nouvelle joyeusement érotique, drôle et plutôt délirante.
    14 nouvelles de pur bonheur, à savourer avec un bon whisky et un morceau de jazz.
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    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 03 juillet 2009

    kathel
    Un régal que ce petit recueil de nouvelles… Très différentes les unes des autres, leur point commun est toutefois l'inventivité de Boris Vian. J'ai adoré en particulier les plus loufoques d'entre elles, celles où les inventions langagières superbes fleurissent. le thème des automobiles et de la mécanique est souvent présent, donnant un charme un peu dépassé à ces nouvelles. Je peux citer mes préférées :
    Le Loup-Garou : Un loup, paisible habitant végétarien d'un bois de Picardie, se transforme en loup-garou à la suite d'une morsure et découvre Paris.
    Les remparts du Sud : Apropos de la difficulté de partir en vacances, un extraordinaire périple Paris-Bayonne qui permet de rencontrer un collectionneur de pièces mécaniques hors d'usage, une poule entraînée au rugby de haut niveau, une voiture fouisseuse…
    Les chiens, le désir et la mort : Nouvelle très noire signée Vernon Sullivan, dans un New York des années 40 qui m'a évoqué, pour des raisons pas très rationnelles sans doute, celui de Didier Decoin dans « Est-ce ainsi que les femmes meurent ? »
    Les pas vernis : L'escalade des larcins dans une famille de voleurs peut-être trop ambitieux !
    Une pénible histoire : Une rencontre sur un pont entre un passant et une candidate au suicide indécise : doit-elle choisir l'amont ou l'aval pour réussir son geste ?

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-33390578.html
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Citations et extraits

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  • Par kathel, le 03 juillet 2009

    Le trottoir de la venelle déserte se faufila sous ses pieds ; Ouen, malgré l’habitude, s’irritait encore de ces façons furtives et par trop cauteleuses. Il le quitta pour le bord de la chaussée, pavé de gras, marqué, sous la lueur des globes halogènes, du liseré huileux du ruisseau tôt tari.
    La marche lui fit du bien et l’air, remontant au long de ses cloisons nasales pour venir lécher à rebours les circonvolutions de son cerveau , décongestionnait peu à peu cet organe pesant, volumineux et bihémisphérique. C’est l’effet normal ; Ouen s’en étonnait chaque fois.
    Doué d’une naïveté permanente, il vivait plus que les autres.
    Arrivé à l’extrémité de la brève impasse, il hésita, car il y avait carrefour. Incapable de choisir, il continua tout droit ; bâbord comme tribord manquaient d’arguments. La voie rectiligne menait directement au pont ; il pouvait regarder l’eau du jour, sans doute peu différente par son aspect de celle de la veille ; mais l’apparence de l’eau n’est qu’une de ses mille qualités.
    Comme l’impasse, la rue était vide, tavelée de lumière humide et jaune, dont les marbrures transformaient l’asphalte en salamandre. Cela montait un peu, jusqu’au dos d’âne de l’arche pétrifaite installée au travers du fleuve pour le dévorer sans repos. Ouen s’accouderait au parapet sous réserves que l’amont comme l’aval en fussent libres d’observateurs ; s’il se trouvait déjà des individus pour considérer le fleuve, il était inutile d’ajouter un regard à tous ces cônes visuels lubriquement enchevêtrés.
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