ISBN : 2253147826
Éditeur : Le Livre de Poche (2000)


Note moyenne : 3.7/5 (sur 53 notes) Ajouter à mes livres
" On est arrivés ce matin et on n'a pas été bien reçus, car il n'y avait personne sur la plage que des tas de types morts ou des tas de morceaux de types... "
Cette première phrase des Fourmis donne le ton de ce livre. Si l'on y rencontre à chaque page l'humour ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par milado, le 19 mai 2012

    milado
    Les nouvelles présentées dans ce recueil sont d'une valeur inégale mais on reconnaitra déjà dans ces oeuvres de jeunesse le style Boris Vian, son goût du non-sens, des situations absurdes, des jeux de mots, des néologismes. On trouvera aussi les thèmes qui lui seront chers : l'antimilitarisme, la musique afro-américaine, la dénonciation des travers de ses contemporains.
    Ma préférence va aux fourmis qui ouvrent cet ouvrage. La candeur avec laquelle nous est racontée le débarquement sur cette plage balayée par les tirs ennemis nous démontre l'absurdité de la guerre comme personne d'autre n'aurait osé le faire.
    3,5/5.
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    • Livres 3.00/5
    Par colimasson, le 12 février 2012

    colimasson

    « Les Fourmis » est le terme élégant que Boris Vian a retenu pour nous parler de la guerre. Les Fourmis, ce sont celles qui parcourent les jambes de ce soldat qui ne peut plus bouger parce qu'il a marché sur une mine. Il se sait condamné et ordonne à ses camarades de continuer leur route sans lui. A travers son regard, on plonge dans l'absurdité militaire la plus totale. le ton détaché de Boris Vian n'y est pas pour rien : sa manière atroce de s'attarder sur les cruautés de la guerre en renforce l'horreur. Impossible de ne pas rire, bien sûr, à la lecture de cette nouvelle, mais le rire est malsain et n'est qu'un moyen de décompresser au milieu d'un univers qui a perdu tout son sens.
    « On est arrivés ce matin et on n'a pas été bien reçus, car il n'y avait personne sur la plage que des tas de types morts ou des tas de morceaux de types, de tanks et de camions démolis. Il venait des balles d'un peu partout et je n'aime pas ce désordre pour le plaisir. »
    On sent, dans cette nouvelle, que les idées qui animent alors Boris Vian sont celles que l'on retrouvera plus tard avec sa chanson du Déserteur.
    Toutes les nouvelles de ce recueil ont en effet été écrites dans la jeunesse de l'écrivain, et laissent présager de ses futures œuvres. Tout est déjà là : les thématiques de la guerre, de la musique, de l'amour, donnent leur direction à chaque nouvelle ; l'humour pince-sans-rire qui pioche dans l'absurde pour égayer ses lecteurs se trouve à chaque détour de page ; les bons mots et la verve qui font reconnaître le style de Boris Vian parmi des centaines d'autres auteurs.
    Évidemment, aucune de ces nouvelles n'est à la hauteur des chefs d'œuvre de Boris Vian que sont, par exemple L'écume des jours, L'herbe rouge ou L'arrache-cœur. Certaines pêchent un peu par la faiblesse de leur intérêt dramatique et des conversations pas toujours très mordantes, mais d'autres recèlent de vrais bijoux, que l'on déguste comme un apéritif aux œuvres majeures de Boris Vian.


    Lien : http://colimasson.over-blog.com/article-les-fourmis-1949-de-boris-vi..
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    • Livres 4.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 05 janvier 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Un style apparemment léger, des jeux de mots, un univers décalé avec pourtant une certaine profondeur. Les thèmes semblent anodins mais ne le sont pas autant qu'on pourrait le croire. Chaque nouvelle semble toujours contenir des notes positives, cependant la chute est à chaque fois triste voire cruelle. Mais pourtant, cela ne paraît pas invraisemblable. On a juste l'impression de lire des morceaux de vie, des morceaux de « pas de chance ».
    On a parfois envie de rire, parfois envie de pleurer et parfois tous ces sentiments dans une même phrase. En refermant le livre, j'ai su que j'avais apprécié mais je ne sais pas vraiment dire si j'ai trouvé ça drôle ou triste. Peut-être un peu des deux.
    A découvrir tout de même, rien que pour le plaisir de retrouver son écriture décalée.
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    • Livres 5.00/5
    Par babebibobu, le 21 mai 2010

    babebibobu
    Boris Vian a fait chauffer la machine à humour noir pour ces nouvelles ! Hilarantes, cruelles, avec une bonne dose de jeux de mots et un zeste d'amertume, un cocktail dont cet inventeur avait le secret.
    Le Plombier, Les Poissons morts, Les Fourmis… je ne saurais dire lequel de ces textes j'ai le plus apprécié, alors mon conseil serait de se jeter sur chacun d'eux sans faire de quartier. (Les Fourmis…oui si vous aussi avez été un jour traumatisé par une bouse littéraire commise par un certain Bernard Werber vous tremblez peut-être mais rassurez-vous et entrez sans crainte, vous êtes chez Vian…)
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    • Livres 3.00/5
    Par purplevelvet, le 24 février 2012

    purplevelvet
    Le recueil compte donc 11 nouvelles. Et comme souvent pour les nouvelles, difficile de donner un avis global, car toutes ne se valent pas, même si le fil rouge pourrait être " c'est l'histoire d'un type qui n'a pas de chance", l'impression finale est assez mitigée.
    Au final, j'ai eu du mal a accrocher aux premiers textes ( il faut dire que je les ai lus, enfin, les 3 premiers, dans des circonstances un peu étranges), mais heureusement, les meilleurs sont vers la fin, j'ai donc pu finir le livre sans trop me forcer, mais évidemment, tout ça n'est pas du niveau des romans. Je les avais aimés il y a longtemps d'ailleurs, mais du coup j'ai un doute: est-ce que je les apprécierai autant en relecture? Ou est-ce qu'avec le temps passé, mon regard aura trop changé pour les apprécier encore?
    Pour un avis plus détaillé sur chacune des nouvelles qui le compose, voir lien ci-dessous

    Lien : http://chezpurple.blogspot.com/2012/02/les-fourmis-boris-vian.html
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Citations et extraits

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  • Par milado, le 18 mai 2012

    L'avocat remonta ses manches, se gratta vigoureusement la poitrine par l'échancrure de sa robe, ce qui fit le bruit d'un cheval que l'on étrille, posa sa toque sur le crâne luisant d'un balustre à côté de lui et commença sa plaidoirie.
    - Messieurs les jurés, dit-il, nous laisserons de côté le motif du meurtre, les circonstances dans lesquelles il a été accompli, et aussi le meurtre lui-même. Dans ces conditions, que reprochez-vous à mon client ?
    Les jurés, frappés par cette face du problème, qu'ils n'avaient pas encore envisagée, se taisaient, un peu inquiets. Le juge dormait et le procureur était vendu aux allemands.
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  • Par milado, le 18 mai 2012

    À 18 kilomètres de l'après-midi, c'est-à-dire 9 minutes avant que l'horloge sonne 12 coups, puisqu'il faisait du 120 à l'heure et ceci dans une automobile, Phaéton Bougre s'arrêta sur le bord de la route ombreuse, obéissant à l'appel d'un pouce braqué vers l'avant et que prolongeait un corps prometteur.
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  • Par milado, le 18 mai 2012

    - Alors, pourquoi crois-tu qu'on enterre sa vie de garçon ?
    - Un enterrement est une chose sérieuse, dit Fidèle, et je veux pouvoir donner à ma fiancée ce que j'exige d'elle.
    - À savoir une virginité parfaite ? s'informa Laurent.
    - Tout au moins une virginité récente ... dit modestement Fidèle.
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  • Par milado, le 18 mai 2012

    À une heure de Carcassonne, il n'était encore que minuit, mais il fut de nouveau une heure quand ils entrèrent à Carcassonne.
    La chambre de Jacqueline et celle d'Olivier étaient retenues depuis longtemps et le Major, avec le chien, trouva commode de s'introduire dans le lit de l'une des bonnes de l'hôtel, puis dans la bonne elle-même, et il s'arrêta là, et s'endormit bien au chaud. Il changerait de chambre le lendemain, voulant la choisir avec soin.
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  • Par milado, le 18 mai 2012

    - Comptez jusqu'à dix, ordonna Laurent à ce dernier.
    Le malade s'arrêta à six.
    - Bizarre ! dit Peter Gna. D'habitude, ils ne dorment pas avant vingt secondes...
    - Je ne dors pas, brailla le malade, je ne sais pas compter plus loin...
    Et il s'endormit d'un coup sur le chevalet.
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