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> Adèle Carasso (Traducteur)

ISBN : 287929570X
Éditeur : Editions de l'Olivier (2008)


Note moyenne : 3.75/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
À la mort de son père, Clarissa, une jeune Américaine, découvre que ce dernier n'est pas son géniteur biologique. Quatorze ans plus tôt, sa mère, Olivia, a disparu sans laisser de traces. Déboussolée, elle décide de retrouver son vrai père, lequel s'avère être un pasteu... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (3)

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  • Par Aela, le 21 mai 2012

    Aela
    Clarissa est une jeune Américaine qui découvre, lors de la mort de son père, que celui-ci n'était pas son géniteur biologique.
    Elle découvre amèrement aussi, au même moment, que son fiancé Pankaj et la mère de celui-ci, étaient au courant depuis longtemps.
    Quatorze ans plus tôt; la mère de Clarissa avait disparu sans laisser de traces.
    Clarissa part donc à la recherche de ses orignes et elle décide de franchir l'océan pour aller en Laponie finlandaise, là où vit son père biologique, un pasteur qui vit au milieu du peuple sami.
    C'est l'occasion pour Clarissa de découvrir un pays âpre, sauvage, et de découvrir le mode de vie d'un peuple peu connu: les Lapons, connus sous le nom de Sami.
    A la fin de ce périple, Clarissa va rassembler les morceaux du passé et comprendre pourquoi sa mère a choisi de laisser une existence confortable pour vivre au-delà du cercle polaire...
    Un très beau livre d'un auteur que je découvre grâce à l'émission "La Grande librairie" de François Busnel, qui a interviewé récemment Vendela Vida.
    Elle anime une revue littéraire alternative(The Believer) et elle fait partie de l'avant-garde américaine sur la côte Ouest.
    Un auteur que je lirai encore...
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    • Livres 4.00/5
    Par saphoo, le 04 septembre 2011

    saphoo
    Clarissa, en perdant son père, découvre dans les tiroirs qu'il n'était pas réellement son père au sens « génétique », mais elle découvre encore avec plus de déception que son fiancé Pankaj le savait tout comme la mère de ce dernier. Se sentant trahie doublement, elle décide de tout quitter pour retrouver son père génétique en Laponie. Sur les traces du passé, elle ira finalement à la recherche de sa propre identité, passant des stades plus ou moins frustrants et douloureux, mais n'est-ce pas le lot d'une métamorphose. Tout comme pour devenir papillon volant dans la légèreté du vent et avec la grâce de l'insouciante liberté. Clarissa devra donc souffrir avant de s'accomplir. Elle découvre, un pays, un peuple et des traditions, son père qui n'est pas encore le géniteur. Tout est à refaire. Elle finira sans le savoir par être hébergée au cœur du drame qui s'est déroulé voilà quelques années auparavant, ici même où elle a été conçue dans la violence et la démence de ce géniteur. Sur ce parcours, le hasard lui offrira une rencontre inattendue “sa mère” qui avait disparu sans donner de nouvelles. Un passage assez difficile, sensible mais quelque part tellement vrai.
    page 233 : Je me suis surprise, sur le moment, à ressentir de la sympathie pour ma mère. Je ne lui pardonnais pas, mais je comprenais ce qui l'avait poussée à agir comme elle l'avait fait. J'étais un rappel de son passé.
    Finalement, cette retrouvaille avec sa mère lui sera bénéfique même si la déception fut au comble, elle comprendra par l'histoire de sa mère sa propre histoire et l'erreur à ne pas commettre. Partir loin pour ne plus être ce que l'on a pas choisi, partir pour renaître soi-même.
    Un roman qui se construit tel un igloo, un large cercle pour finir au sommet, l'arrondi de cette voûte pour mieux faire circuler la réflexion sur l'origine de notre naissance. Vouloir savoir est-ce la meilleure des choses, ou faut-il vraiment savoir pour s'accepter et s'accomplir ensuite ?
    Un très beau récit qui plus est, nous fait découvrir ce pays de glace où le soleil parfois ne se lève pas ou à peine. Comme l'image de cette histoire, tant que la lumière ne sera pas faite sur ce mystère, le jour nouveau ne pourra jamais se lever.
    Page 127 : Au loin, un rond blanc flottait dans le ciel, une espère de halo. le soleil ? Il était si bas à l'horizon que c'était dur à dire. Il aurait aussi bien pu s'agir d'un lampadaire.
    On apprécie également la découverte d'un peuple et ses traditions, en l'occurrence nous partons ici « Sami » (cliquez pour en savoir plus) nommé plus communément “lapon” … on apprendra ce que c'est un Lavu:
    Page 109: le Lavu est l'équivalent du tipi amérindien. Une famille entière dormait dans le même lavu pendant la saison de pâture des rennes. Une illustration montrait qui dormait où dans le lavu. Les parents couchaient d'un côté de la tente, non loin de la partie cuisine, et près d'eux, les très jeunes enfants. le foyer était au centre. Les aînés couchaient après le foyer et, plus loin encore, les domestiques près de la porte.
    J'ai aimé la fin comme une délivrance pour cette jeune fille, elle est devenue ce qu'elle a estimé le mieux pour elle, en acceptant son passé pour mieux vivre son présent.
    Page 234 : J'ai décidé aujourd'hui de prendre le large un moment. En écrivant cette lettre, je ne sais même pas si je ne vais pas la déchirer. Je lui ai raconté Eero, ma grand-mère, ma mère et l'homme qui l'avait prise sur la rivière. Je lui ai raconté Henrik et Kari. J'ai donné plus de détails que nécessaire ; je voulais qu'il me soit impossible de retourner vers lui. Je voulais qu'il lui soit impossible de me reprendre.

    Je ne peux malheureusement pas vous révéler la fin sinon le charme serait rompu.

    J'ai beaucoup aimé ce livre au ton glacial, mais pourtant on ressent une vive chaleur en admirant la métamorphose de Clarissa malgré la douleur qu'elle doit subir. C'est un mal pour un bien.


    A la page remerciements, l'auteure nomme une poétesse sami Marry Ailoniedia Somby et son poème “Let the Northern Ligts Erase Your Name” qui est le titre du livre en version originale, ce poème est la source de ce roman.



    Lien : http://lesmotsdepascale.canalblog.com/archives/2011/09/01/21760286.h..
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    • Livres 3.00/5
    Par VivianeB, le 16 décembre 2008

    VivianeB
    Un beau livre que la quète des origines. C'est aussi un livre qui nous fait découvrir un pays inconnu : la Laponie et son peuple.

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Citations et extraits

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  • Par Aela, le 21 mai 2012

    - Des rennes? j'avais la voix abîmée, grave.
    Il a acquiescé en fermant les yeux.
    - Combien en avez-vous? Je ne savais pas pourquoi je m'y intéressais.
    - Entre deux et douze mille.
    J'ai marmonné quelque chose sur le faut que c'était impressionnant;
    - je peux vous confier un secret. a-t-il dit.
    J'ai hoché la tête gravement, impatiente d'entendre son secret.
    - On ne demande pas à un Sami combien de rennes il possède.
    C'est comme si je vous demandais combien d'argent vous aviez à la banque.
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  • Par Aela, le 21 mai 2012

    Je lui ai dit que j'allais en Laponie.
    - Quelle région?
    - En Laponie finlandaise; Vers Inari.
    - Tu vas voir des Samis. Ils sont comme vos, comment on appelle les gens qui portent des plumes? Les Indiens?
    - Les Amérindiens
    Dans mon guide de voyage, j'avais lu que les Samis avaient été victimes de discrimination et n'étaient devenus citoyens finlandais, suédois ou norvégiens que depuis une génération.
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Les carnets de route, François Busnel, France 5, épisode 7/7, 26/04/2012
Rencontre avec Vendela Vida
Decouvrir une autre Amerique a travers le regard de ses ecrivains, voila ce que propose Francois Busnel, une fois par mois, avec ces 'Carnets de route'. Sept emissions de rencontres, de surprises et d'emerveillements, mais aussi d'interrogations et parfois meme de critiques impitoyables.
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