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Citations sur Article 353 du code pénal (89)

Bookycooky
Bookycooky07 janvier 2017
Parce que le problème, c’est que même un gars mauvais, même la pire des crapules, il y a des moments où elle n’est pas une crapule, des moments où elle ne pense pas à mal. Et croyez bien que ça ne simplifie pas les choses pour les gens comme moi. Les gens comme moi, ils ont besoin de logique, et la logique voudrait qu’un gars méchant soit méchant tout le temps, pas seulement un tiers du temps.
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Bookycooky
Bookycooky07 janvier 2017
Et quel cerveau......quel cerveau il nous faut, à nous autres les gens normaux, pour admettre qu’il existe sur terre une catégorie de personnes comme ça, dépourvues de cette chose que vous et moi, j’ai dit au juge, je suis sûr qu’on partage, quelque chose qui normalement nous empêche ou nous menace,quelque chose –une conscience peut-être, et qui naît assez vite pourvu qu’on ait dans la tête ce miroir mal fixé qui fait que même Adam s’est couvert d’une feuille de vigne, quelque chose qui nous entrave, oui, mais peut-être aussi, nous honore. Et le fait est que certains en sont dépourvus, de cette chose-là, comme d’autres naissent avec un bras en moins, certains naissent atrophiés de, je ne sais pas, de...
Et le juge a dit : D’humanité ?
Oui, peut-être au fond c’est ça, d’humanité.
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palamede
palamede09 avril 2017
En un sens, la rade, c'est l'océan moins l'océan.
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Renod
Renod13 janvier 2017
Peut-être que la mémoire ce n’est rien d’autre que ça, les bords coupants des images intérieures, je veux dire, pas les images elles-mêmes mais le ballottement déchirant des images à l’intérieur de nous, comme serrées par des chaînes qui les empêchent de se détacher, mais les frottements qui les tendent et les retiennent, ça fait comme un vautour qui vous déchire les chairs, et qu’alors s’il n’y a pas un démon ou un dieu pour vous libérer, le supplice peut durer des années.
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michfred
michfred08 janvier 2017
On a marché dans le vent de la nuit et c'était clair que j'avais rattrapé mon retard, je veux dire, là, dans l'air humide, j'étais aussi soûl que lui, aussi léger que lui, avec l'alcool et le vent qui faisaient comme deux serre-livres qui nous maintenaient droits, parfaitement droits dans la nuit claire.
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1967fleurs
1967fleurs04 février 2017
J'ai rapporte les bouteilles sur la table du buffet et puis voilà, chacun a mange son morceau de brioche et bu son verre de cidre, en ce genre de moment comme on dirait pour faire un sas avant de reprendre la vie normale, quelque chose pour vous sortir de la mort ou de l'idée de la mort, comme si toujours aux enterrements, on plongeait un moment avec eux dans le caveau, nos morts et qu'on avait inventé mille stratagèmes pour ensuite en revenir et se défaire d'elle, la mort toujours, qui semble encore vouloir longtemps coller à nos vêtements.
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Roggy
Roggy04 mars 2017
Peut-être que la mémoire ce n’est rien d’autre que ça, les bords coupants des images intérieures, je veux dire, pas les images elles-mêmes mais le ballottement déchirant des images à l’intérieur de nous, comme serrées par des chaînes qui les empêchent de se détacher, mais les frottements qui les tendent et les retiennent, ça fait comme un vautour qui vous déchire les chairs, et qu’alors s’il n’y a pas un démon ou un dieu pour vous libérer, le supplice peut durer des années.
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Bazart
Bazart15 avril 2017
"Et c'est un fait que les gens comme moi, j'ai repris, on ne sort pas assez pour avoir toutes les clés de la ville. Pourtant, de chez nous, la ville c'est seulement quoi? Douze kilomètres à peine mais enfin il y a le pont et un pont peut être que c'est sensé rapprocher mais ca reste un pont avec la mer dessous qui monte toutes les 12 heures et rappelle qu'on habite une presqu'ile, et alors que pour des gars comme moi ou le Goff, il restera toujours 10 cms en dessous qui nous sépare de certains endroits"
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Renod
Renod15 janvier 2017
(...)moi non plus je n’ai pas tourné la tête d’un centième vers lui quand dans le silence on partageait bien assez nos pensées, quand le langage lui-même est un luxe inutile, puisqu’il n’y avait rien de plus à dire, rien de plus à comprendre, du moins si comprendre c’est faire une phrase qui justement s’articule et s’éclaire avec des « donc » et des « alors », mais non, comprendre là-dedans, j’ai dit au juge, c’est plutôt ressentir profondément, là, oui, là, et alors j’ai mis le doigt, non pas sur le cœur, non pas sur le front, mais sur l’estomac, là, en dessous du plexus, oui, là, comprendre, ça fait une douleur que les hommes, je vous jure, connaissent depuis l’Antiquité, sans trop savoir jamais si ça brûle ou pique ou détruit.
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Bookycooky
Bookycooky06 janvier 2017
de n’importe où que vous preniez le problème, un fils, il ne veut pas voir cela –votre faiblesse. Un fils, il n’est pas programmé pour avoir pitié de vous.
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