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Citations sur Jours sans faim (106)

Lolokili
Lolokili12 juillet 2012
Elle ne veut pas guérir parce qu’elle ne sait pas comment exister autrement qu’à travers cette maladie qui l’a choisie, cette maladie dont on parle dans les journaux et les colloques, une quête aveugle et obscure qu’elle partage avec d’autres, complices anonymes et titubantes d’un crime silencieux perpétré contre soi.
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marina53
marina5318 juillet 2012
Anorexique. Ça commence comme anorak mais ça finit en hic. Dix pour cent en meurent à ce qu'il paraît. Par inadvertance peut-être. Sans s'en rendre compte. De solitude, surement.
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marina53
marina5320 juillet 2012
Au bout de quelques jours d'inquisition, elle s'effondre. Elle crache le morceau.(...) Elle a peur de guérir, voilà tout. Elle s'accroche à la maladie comme à la seule façon d'exister. Elle n'a pas d'autre identité, elle défend les vestiges de sa maigreur comme les derniers signes de sa présence.
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marina53
marina5319 juillet 2012
Faut bien avoir du courage pour arrêter de manger, dit un soir une dame en robe de chambre matelassée.
Laure ne tente pas d'expliquer. Elle dit non madame, ça n'a rien à voir.
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marina53
marina5319 juillet 2012
Elle n'avait plus de place pour exister, dans le regard de ses parents, dans ce désir de leur plaire, dans cette quête de réussite, de perfection qu'elle avait faite sienne. Au début, elle voulait simplement rétrécir un peu, pour se soustraire à cette emprise, et puis un jour elle avait voulu disparaître.
Parce que c'était tellement facile.
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Lolokili
Lolokili13 juillet 2012
Elle a mal à ses joues qui se remplissent et aux rondeurs qui s’esquissent, elle souffre de cette chair qui prolifère sur elle comme une greffe exponentielle.
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marina53
marina5318 juillet 2012
Dans le miroir, elle se regardait sans se voir, se félicitait des cernes, de la maigreur comme d'une victoire. (...) Elle n'avait besoin de rien, elle ne dépendait de rien, elle n'était qu'un concentré de particules, toujours en mouvement, quelques grains de poussière virevoltant dans un filet de lumière. (...) Petit à petit, le voile se lève et elle réalise ce qu'elle a fait d'elle. Elle voit cet être sans sexe et sans âge qui la regarde.
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gouelan
gouelan02 avril 2013
C'est l'histoire d'un caillou triste. C'est dur d'être triste quand on est un caillou et qu'on n'a même pas de mains pour essuyer ses larmes. Il roule sa vie, le petit caillou, tant bien que mal, au milieu des choux, des hiboux et des ornicars. Un jour
le voila qu'il se coince dans la semelle d'une grosse chaussure qu'il n'avait pas vue venir, entre les rainures de caoutchouc.
Il éprouve soudain une peur immense, à voir s'éloigner ce petit bout de chemin, où il a toujours vécu. Aussi loin qu'il s'en souvienne.
Il part pour une nouvelle vie, amis il se sent si petit, si fatigué, si vulnérable.
Il pleure, mais qui a jamais entendu pleurer, un petit caillou blessé dans son âme, depuis si longtemps? Et la chaussure l"emporte, loin, si loin, si vite qu'il en a mal au cœur.
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fredho
fredho08 mars 2013
C'est l'histoire d'une petite fille en équilibre sur une branche, qui ne mange plus rien d'autre que des livres.
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Lolokili
Lolokili14 juillet 2012
Elle était comme une bouche énorme, avide, prête à tout engloutir, elle voulait vivre vite, fort, elle voulait qu’on l’aime à en mourir, elle voulait remplir cette plaie de l’enfance, cette béance en elle jamais comblée.

Parce qu’il faisait d’elle une proie offerte au monde, elle avait muré ce désir dans un corps desséché, elle avait bâillonné ce désir fou de vivre, cette quête absurde, affamée, elle se privait pour contrôler en elle ce trop-plein d’âme, elle vidait son corps de ce désir indécent qui la dévorait, qu’il fallait faire taire.

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