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ISBN : 221896662X
Éditeur : Hatier (2013)


Note moyenne : 3.94/5 (sur 1064 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Elle avait l’air si jeune. En même temps il m’avait semble qu’elle connaissait vraiment la vie, ou plutôt qu’elle connaissait de la vie quelque chose qui faisait peur.

Adolescente surdouée, Lou Bertignac rêve d’amour, observe les gens, collectionne les mo... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par missmolko1, le 24 octobre 2012

    missmolko1
    Déjà plus de 150 critiques sur ce roman, il va donc être difficile pour moi d'être originale.
    J'aime beaucoup Delphine de Vigan et son écriture, sa manière de décrire la misère et la souffrance de monsieur et madame tout le monde. J'ai retrouvé ça dans No et moi malgré le fait que j'ai lu ce roman en anglais (et qu'il avait subi une traduction).
    S'agit-il ici d'un livre pour ado pas sur car Lou est d'une maturité incroyable et tous les adultes peuvent a mon sens apprécier ce livre. L'histoire nous montre le quotidien d'une SDF, ses souffrance et ses difficultés. J'ai été touché par ce thème car malheureusement les sans domicile font partis de notre quotidien, on les voit chaque jour dans les rues et le plus souvent on les ignore ou on tourne le regard en préférant très vite les oublier!
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    • Livres 3.00/5
    Par litolff, le 22 octobre 2012

    litolff
    Le drame touchant d'une adolescente précoce et délaissée qui s'intéresse à une jeune sans-abri : on est forcément touché par l'actualité de ce roman et par cette jeune fille qui manifeste une empathie quasi anachronique, à une époque où des laissés-pour-compte meurent dans la rue et dans l'indifférence générale. La solitude des trois jeunes gens évoqués dans le roman frappe également par sa justesse : jamais on n'a eu autant de moyens de communication, et pourtant jamais la solitude n'a frappé autant de gens, peu ou mal aimés, au sein de familles disloquées et meurtries.
    Lorsque j'ai lu « No et moi » il y a quelques années, j'avais trouvé que non, vraiment, l'auteure exagérait un peu : une fille de 13 ans qui vit dans un tel dénuement affectif et sécuritaire, ayant suffisamment d'empathie pour s'intéresser à une SDF, c'était quand même un peu utopique…
    Depuis j'ai lu « Rien ne s'oppose à la nuit » et le drame qui a accompagné l'enfance de Delphine de Vigan, ce qui donne un autre éclairage à une œuvre qui m'apparait maintenant beaucoup plus personnelle.
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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 03 février 2012

    cicou45
    No (diminutif de Nolween) est une fille des rues, une fille à qui la vie n'a rien donné et qui a dû apprendre à se débrouiller toute seule. Elle n'a pas d'emploi, a arrêté ses études très tôt, n'a jamais reçu la moindre attention de la part de sa mère et ne croit plus en rien...elle vit au jour le jour, squatte chez les uns et les autres, est trimbalé de foyer d'accueil en foyer d'accueil jusqu'au jour où elle rencontre Lou Bertignac. Lou est une jeune fille extrêmement intelligente. Elle a 13 ans et est déjà en seconde, elle a un foyer et des parents, même si sa mère est tombée dans une grande dépression suite au décès prématuré de sa toute jeune soeur. Lou est néanmoins une jeune fille ambitieuse, curieuse de tout et secrètement amoureuse de Lucas, le beau gosse rebelle de la classe, de quatre ans son aîné. Lou et No n'ont donc a priori rien en commun, aucun centre d'intérêt qu'elles pourraient partager ni le même âge et pourtant elles ont un point commun qui n'est pas négligeable, celui de la solitude et de l'exclusion. L'une parce qu'elle est une sans-abri et l'autre parce qu'elle est trop précoce et qu'elle n'a donc, par conséquent, pas d'amis. Ces deux jeunes filles sont toutes les deux en marge de la société et entre elles va se créer un lien très fort que rien, si ce n'est la dure réalité de la vie, pourra rompre.
    Une très belle histoire d'amitié, d'amour aussi, probablement un peut trop utopiste mais qu'est ce que cela fait du bien de rêver de temps en temps...L'écriture est très simple et le roman se laisse dévorer en un rien de temps. Ouvrage probablement destiné aux adolescent(e)s pour les sensibiliser aux dures conditions de vie lorsqu'on vit dans la rue mais qui se laisse facilement lire, que l'on soit petit ou grand. J'ai acheté ce dernier suite aux conseils d'une amie, que je remercie d'ailleurs, car il s'agit pour moi d'une très belle découverte !
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    • Livres 3.00/5
    Par patrick75, le 02 juillet 2012

    patrick75
    L'amitié entre une adolescente et une...une quoi au juste? sans-abris ? SDF? clocharde?...Enfin un être humain qui ne sait pas ou dormir le soir venu. le sujet est traité de manière réaliste, sans fioritures, sans apitoiements.Une sorte de leçon de vie pour la petite Lou et un sujet malheureusement toujours d'actualité.
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    • Livres 4.00/5
    Par stefferon, le 28 juin 2012

    stefferon
    Où elle est No ? Qu'est elle devenue ? On ne saura pas. Pourquoi ? Ce manque m'a intriguée et peinée.
    Derrière l'histoire de No que j'aurais tellement voulu sauver. Mais est ce si difficile de sortir de cette moise ? le crachat de son "compagnon" de trottoir m'a choquée. Elle ne fait plus partie du monde de la rue, et pas non plus de celui de Lou, celui des gens à l'abri.
    Derrière l'histoire de Lou, cette enfant intelligente et sensible qui comprend tellement de choses et est si courageuse.
    Derrière ces histoires se cache la plus importante, celle d'une mère brisée qui se reconstruit. Je crois, j'ai ressenti cette histoire comme telle : la renaissance d'une mère, d'une femme après un drame abominable. le reste n'est que décor.
    Avec des phrases mémorables et des mots percutants, émouvants, Delphine de Vigan nous raconte une bien belle histoire.
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 décembre 2007
    Lecture jeune, n°124 - Lou, 13 ans, est une enfant précoce qui entre en classe de seconde. Elle va faire alors deux rencontres décisives ; un jeune homme peu préoccupé par ses études, beau garçon et coqueluche des filles de sa classe, et No, une jeune adulte qui vit dans la rue. Un lien très fort unit les trois personnages, tous tournés vers la solitude. Lou se sent isolée au sein de sa famille « disloquée » et rejetée par sa mère qui ne parvient pas à faire le deuil de l’enfant qu’elle a perdu. Lucas est lui aussi l’enfant d’une famille déchirée et se sent délaissé. Enfin, No n’a jamais connu ses parents et se retrouve en marge de la société. Avec beaucoup de réalisme, l’auteur nous livre une histoire juste et sensible, accessible pour un jeune public. Un roman émouvant, bien écrit et facile à lire, qui peut être un « livre passerelle » entre la littérature de jeunesse et le roman « pour adultes ». Cécile Robin-Lapeyre

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Citations et extraits

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  • Par Lakanal3eme7, le 12 mai 2013

    Je ris aussi je crois, je suis heureuse, là, tout de suite, dans l'engourdissement du sommeil, et si c'était ça le bonheur, pas même un rêve, pas même une promesse, juste l'instant.

    Moi, je m'en fous pas mal qu'il y ait plusieurs mondes dans le même monde et qu'il faille rester dans le sien. Je ne veux pas que mon monde soit un sous ensemble A qui ne possède aucune intersection avec d'autres (B,C ou D), que mon monde soir une patate étanche traçée sur une ardoise, un ensemble vide.

    Dans les livres il y a des chapitres pour bien séparer les moments, pour montrer que le temps passe ou que la situation évolue, et même parfois des parties avec des titres chargés de promesses, La rencontre, L'espoir, La chute, comme des tableaux. Mais dans la vie il n'y a rien, pas de titre, pas de pancarte, pas de panneau, rien qui indique attention danger, éboulements fréquents ou désillusion imminente. Dans la vie on est tout seul avec son costume, et tant pis s'il est tout déchiré.
    On est capable d'envoyer des avions supersoniques et des fusées dans l'espace, d'identifier un criminel à partir d'un cheveu ou d'une minuscule particule de peau , de créer une tomate qui reste trois semaines au réfrigérateur sans prendre une ride , de faire tenir dans une puce microscopique des milliards d'informations . On est capable de laisser mourir des gens dans la rue.
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  • Par lagrandestef, le 11 février 2010

    On est capable d'envoyer des avions supersoniques et des fusées dans l'espace, d'identifier un criminel à partir d'un cheveu ou d'une minuscule particule de peau , de créer une tomate qui reste trois semaines au réfrigérateur sans prendre une ride , de faire tenir dans une puce microscopique des milliards d'informations . On est capable de laisser mourir des gens dans la rue.

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  • Par caro64, le 15 mai 2009

    Dans la vie il ya un truc qui est gênant, un truc contre lequel on ne peut rien: il est impossible d'arrêter de penser. Quand j'étais petite je m'entraînais tous les soirs, allongée dans mon lit, j'essayais de faire le vide absolu, je chassais les idées les unes après les autres, avant même qu'elles deviennent des mots, je les exterminais à la racine, les annulais à la source, mais toujours je me heurtais au même problème: penser à arrêter de penser, c'est encore penser. Et contre ça on ne peut rien.
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  • Par pages-de-lecture, le 18 juin 2009

    Je ris aussi je crois, je suis heureuse, là, tout de suite, dans l'engourdissement du sommeil, et si c'était ça le bonheur, pas même un rêve, pas même une promesse, juste l'instant.

    Moi, je m'en fous pas mal qu'il y ait plusieurs mondes dans le même monde et qu'il faille rester dans le sien. Je ne veux pas que mon monde soit un sous ensemble A qui ne possède aucune intersection avec d'autres (B,C ou D), que mon monde soir une patate étanche traçée sur une ardoise, un ensemble vide.

    Dans les livres il y a des chapitres pour bien séparer les moments, pour montrer que le temps passe ou que la situation évolue, et même parfois des parties avec des titres chargés de promesses, La rencontre, L'espoir, La chute, comme des tableaux. Mais dans la vie il n'y a rien, pas de titre, pas de pancarte, pas de panneau, rien qui indique attention danger, éboulements fréquents ou désillusion imminente. Dans la vie on est tout seul avec son costume, et tant pis s'il est tout déchiré.
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  • Par some-books, le 03 juin 2010

    Avant de rencontrer No, je croyais que la violence était dans les cris, les coups, la guerre et le sang. Maintenant je sais que la violence est aussi dans le silence, qu'elle est parfois invisible à l'œil nu. La violence est ce temps qui recouvre les blessures, l'enchaînement irréductible des jours, cet impossible retour en arrière. La violence est ce qui nous échappe, elle se tait, ne se montre pas, la violence est ce qui ne trouve pas d'explication, ce qui à jamais restera opaque.
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