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ISBN : 2709628619
Éditeur : J.-C. Lattès (2007)


Note moyenne : 3.91/5 (sur 1728 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Elle avait l’air si jeune. En même temps il m’avait semble qu’elle connaissait vraiment la vie, ou plutôt qu’elle connaissait de la vie quelque chose qui faisait peur.
Adolescente surdouée, Lou Bertignac rêve d’amour, observe les gens, collectionne les mots, mult... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par missmolko1, le 24 octobre 2012

    missmolko1
    Déjà plus de 150 critiques sur ce roman, il va donc être difficile pour moi d'être originale.
    J'aime beaucoup Delphine de Vigan et son écriture, sa manière de décrire la misère et la souffrance de monsieur et madame tout le monde. J'ai retrouvé ça dans No et moi malgré le fait que j'ai lu ce roman en anglais (et qu'il avait subi une traduction).
    S'agit-il ici d'un livre pour ado pas sur car Lou est d'une maturité incroyable et tous les adultes peuvent a mon sens apprécier ce livre. L'histoire nous montre le quotidien d'une SDF, ses souffrance et ses difficultés. J'ai été touché par ce thème car malheureusement les sans domicile font partis de notre quotidien, on les voit chaque jour dans les rues et le plus souvent on les ignore ou on tourne le regard en préférant très vite les oublier!
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    • Livres 4.00/5
    Par Eve-Yeshe, le 17 août 2013

    Eve-Yeshe

    C'est l'histoire de Lou Bertignac, âgée de 14 ans. Intellectuellement précoce, elle est en classe de seconde avec des adolescents plus âgés qu'elle et notamment Lucas qui s'est mis en échec scolaire car personne ne s'intéresse à lui. Lou est différente des autres de la classe, elle ne pense pas de la même façon, se livre à des expériences bizarroïdes dans sa chambre, essaie de tout maîtriser par le mental. Elle est loin des préoccupations des filles de sa classe.
    Un jour, un professeur demande de faire un exposé et Lou brillante à l'écrit peine à s'exprimer oralement et devant les sourires plutôt moqueurs des autres, elle se lance encouragé du regard par Lucas dont elle est sous le charme, elle fera son exposé sur les SDF car elle en croise une le matin en venant en cours.
    Le professeur est surpris par ce choix difficile et promet de l'aider.
    Paralysée par le trac elle va à la rencontre de No (Nolween en fait) et lui dit qu'elle veut l'interviewer pour son exposé et pour cela mieux la connaître autour d'un café, c'est tout ce qu'elle peut lui offrir avec son argent de poche.
    Peu à peu elle entre dans la vie de No, qui dort dans la rue la nuit, fait la manche dans l'indifférence générale, elle est sale, mal habillée mange quand elle peut… entre elles, un lien fort se noue, No arrive à faire confiance à Lou car elle est différente et accepte de la suivre un jour chez ses parents.
    Après être passées chez Lucas, pour se laver et se montrer sous un jour plus propre dans la famille de Lou qui en fait ne raconte qu'une partie de la tragédie de No, sinon ils auraient dit non, elle va entamer une autre vie. Au début elle dort des jours entiers car elle dormait d'un œil jusqu'ici, participe aux travaux de la maison..
    La mère de Lou est dépressive depuis qu'elle a perdu son deuxième enfant (mort subite du nourrisson) et depuis elle est en mode survie, les rôles sont inversés, c'est Lou qui la protège, qui joue la maman alors que le père fait ce qu'il peut comme il dit. La mère de Lou se réveille au contact de la détresse de No, enfin elle s'intéresse à quelqu'un (et ce n'est pas Lou) donc sort de la torpeur où la plongent ses médicaments. No finit par trouver un travail, très dur et peu à peu commence à boire. Et d'autres problèmes vont commencer….
    Ce que j'en pense :
    Delphine de Vigan nous raconte l'histoire de 3 solitudes : celle de Lou enfermée dans son « surdouement » qui intellectualise tout, raisonne sans cesse mais est incapable de nouer ses lacets et qui pense pouvoir sauver No parce que rien ne doit être impossible. Elle est seule dans sa famille, face à la dépression, aux silences, au manque d'intérêt de sa mère qu'elle défend pourtant quand la famille ne supporte pas qu'elle ne fasse pas d'effort. Elle est enfermée dans un monde sans émotion, les adultes et les autres lycéens ne comprennent pas son mode de pensée.
    Puis la solitude de No, que sa mère a abandonnée quand elle était enfant car issue d'un viol collectif et qui a eu une vie à peu près normale tant que sa grand-mère a été là. Sa mère qu'elle cherche à retrouver mais qui la repousse toujours comme si elle voulait l'effacer de sa vie. Elle doit essayer de survivre quand les autres vivent, avec la cigarette dans une main la bière dans l'autre, dans le dénuement le plus absolu et l'indifférence générale.
    Il y a aussi une troisième solitude, celle de Lucas, jeune homme rebelle de 17 ans qui passe son temps à se faire renvoyer d'un lycée à un autre, qui se fait expulser des cours car il est dans la provocation. Il vit tout seul dans l'appartement d'un de ses parents. Son père est parti à l'étranger et vit sa vie, sa mère habite avec un autre homme et passe de temps en temps remplir le frigo et laisser de l'argent pour se donner bonne conscience.
    Delphine de VIGAN nous décrit superbement bien ces trois êtres paumés, réunis par leur vie solitaire et qui trouvent, en aidant No qui est encore plus abîmée qu'eux par la vie, un sens à la leur par l'empathie. Ils sont révoltés par l'indifférence générale vis-à-vis des SDF et refusent de restés passifs devant cette misère.
    Un beau livre bien écrit, qui m'a encore plus touchée que « Rien ne s'oppose à la nuit » où je trouvais que les émotions étaient bridées.
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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 03 février 2012

    cicou45
    No (diminutif de Nolween) est une fille des rues, une fille à qui la vie n'a rien donné et qui a dû apprendre à se débrouiller toute seule. Elle n'a pas d'emploi, a arrêté ses études très tôt, n'a jamais reçu la moindre attention de la part de sa mère et ne croit plus en rien...elle vit au jour le jour, squatte chez les uns et les autres, est trimbalé de foyer d'accueil en foyer d'accueil jusqu'au jour où elle rencontre Lou Bertignac. Lou est une jeune fille extrêmement intelligente. Elle a 13 ans et est déjà en seconde, elle a un foyer et des parents, même si sa mère est tombée dans une grande dépression suite au décès prématuré de sa toute jeune soeur. Lou est néanmoins une jeune fille ambitieuse, curieuse de tout et secrètement amoureuse de Lucas, le beau gosse rebelle de la classe, de quatre ans son aîné. Lou et No n'ont donc a priori rien en commun, aucun centre d'intérêt qu'elles pourraient partager ni le même âge et pourtant elles ont un point commun qui n'est pas négligeable, celui de la solitude et de l'exclusion. L'une parce qu'elle est une sans-abri et l'autre parce qu'elle est trop précoce et qu'elle n'a donc, par conséquent, pas d'amis. Ces deux jeunes filles sont toutes les deux en marge de la société et entre elles va se créer un lien très fort que rien, si ce n'est la dure réalité de la vie, pourra rompre.
    Une très belle histoire d'amitié, d'amour aussi, probablement un peut trop utopiste mais qu'est ce que cela fait du bien de rêver de temps en temps...L'écriture est très simple et le roman se laisse dévorer en un rien de temps. Ouvrage probablement destiné aux adolescent(e)s pour les sensibiliser aux dures conditions de vie lorsqu'on vit dans la rue mais qui se laisse facilement lire, que l'on soit petit ou grand. J'ai acheté ce dernier suite aux conseils d'une amie, que je remercie d'ailleurs, car il s'agit pour moi d'une très belle découverte !
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    • Livres 3.00/5
    Par patrick75, le 02 juillet 2012

    patrick75
    L'amitié entre une adolescente et une...une quoi au juste? sans-abris ? SDF? clocharde?...Enfin un être humain qui ne sait pas ou dormir le soir venu. le sujet est traité de manière réaliste, sans fioritures, sans apitoiements.Une sorte de leçon de vie pour la petite Lou et un sujet malheureusement toujours d'actualité.
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    • Livres 3.00/5
    Par litolff, le 22 octobre 2012

    litolff
    Le drame touchant d'une adolescente précoce et délaissée qui s'intéresse à une jeune sans-abri : on est forcément touché par l'actualité de ce roman et par cette jeune fille qui manifeste une empathie quasi anachronique, à une époque où des laissés-pour-compte meurent dans la rue et dans l'indifférence générale. La solitude des trois jeunes gens évoqués dans le roman frappe également par sa justesse : jamais on n'a eu autant de moyens de communication, et pourtant jamais la solitude n'a frappé autant de gens, peu ou mal aimés, au sein de familles disloquées et meurtries.
    Lorsque j'ai lu « No et moi » il y a quelques années, j'avais trouvé que non, vraiment, l'auteure exagérait un peu : une fille de 13 ans qui vit dans un tel dénuement affectif et sécuritaire, ayant suffisamment d'empathie pour s'intéresser à une SDF, c'était quand même un peu utopique…
    Depuis j'ai lu « Rien ne s'oppose à la nuit » et le drame qui a accompagné l'enfance de Delphine de Vigan, ce qui donne un autre éclairage à une œuvre qui m'apparait maintenant beaucoup plus personnelle.
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 décembre 2007
    Lecture jeune, n°124 - Lou, 13 ans, est une enfant précoce qui entre en classe de seconde. Elle va faire alors deux rencontres décisives ; un jeune homme peu préoccupé par ses études, beau garçon et coqueluche des filles de sa classe, et No, une jeune adulte qui vit dans la rue. Un lien très fort unit les trois personnages, tous tournés vers la solitude. Lou se sent isolée au sein de sa famille « disloquée » et rejetée par sa mère qui ne parvient pas à faire le deuil de l’enfant qu’elle a perdu. Lucas est lui aussi l’enfant d’une famille déchirée et se sent délaissé. Enfin, No n’a jamais connu ses parents et se retrouve en marge de la société. Avec beaucoup de réalisme, l’auteur nous livre une histoire juste et sensible, accessible pour un jeune public. Un roman émouvant, bien écrit et facile à lire, qui peut être un « livre passerelle » entre la littérature de jeunesse et le roman « pour adultes ». Cécile Robin-Lapeyre

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Citations et extraits

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  • Par mamansand72, le 25 octobre 2014

    Je croyais que l’on pouvait enrayer le cours des choses, échapper au programme. Je croyais que la vie pouvait être autrement. Je croyais qu’aider quelqu’un ça voulait dire tout partager, même ce qu’on ne peut pas comprendre, même le plus sombre. La vérité c’est que je ne suis qu’une « madame-je-sais-tout », un ordinateur en plastique minable… La vérité c’est que je n’arrive pas à faire mes lacets et que je suis équipée de fonctionnalités merdiques qui ne servent à rien. La vérité c’est que les « choses sont ce qu’elles sont ». La réalité reprend toujours le dessus et l’illusion s’éloigne sans qu’on s’en rende compte. La réalité a toujours le dernier mot… Il ne faut pas espérer changer le monde car le monde est bien plus fort que nous. […]
    … mais dans la vie il n’y a rien, rien qui indique « attention danger, éboulements fréquents ou désillusions imminentes ». Dans la vie on est tout seul avec son costume, et tant pis s’il est tout déchiré.
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  • Par mamansand72, le 25 octobre 2014

    Un jour Madame Cortange, une psychologue que j’ai vue pendant quelques mois m’a expliqué ce que ça voulait dire, être IP (intellectuellement précoce) « Imagine que tu es une voiture extrêmement moderne, équipée d’un nombre d’options et de fonctionnalités plus important que la plupart des voitures, que tu es plus rapide, plus performante. C’est une grande chance. Mais ce n’est pas si facile. Car personne ne sait exactement le nombre d’options dont tu disposes ni ce qu’elles te permettent de faire. Toi seule peux le savoir. Et puis la vitesse, c’est dangereux. Parce qu’à 8 ans, ce n’est pas pour autant que tu connais le code de la route, ni que tu sais conduire. Il y a beaucoup de choses que tu dois apprendre : à rouler quand il pleut, quand il neige, à regarder les autres voitures, à les respecter, à te reposer quand tu as roulé trop longtemps. C’est ça devenir une grande personne. » J’en ai 13 et je vois bien que je n’arrive pas à grandir dans le bon sens, je ne sais pas déchiffrer les panneaux, je ne maîtrise pas mon véhicule, je me trompe sans cesse de direction, et j’ai plus souvent l’impression d’être enfermée sur une piste d’autos tamponneuses que de rouler sur un circuit de compétition.
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  • Par mamansand72, le 25 octobre 2014

    Dans la vie il y a un truc qui est gênant, un truc contre lequel on ne peut rien : il est impossible d’arrêter de penser. Quand j’étais petite je m’entraînais tous les soirs, allongée dans mon lit, j’essayais de faire le vide absolu, je chassais les idées les unes après les autres, avant même qu’elles deviennent des mots, je les exterminais à la racine, les annulais à la source, mais toujours, je me heurtais au même problème : penser à arrêter de penser, c’est encore penser. Et contre ça on ne peut rien.
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  • Par mamansand72, le 25 octobre 2014

    Elle me regarde avec l’air amusé, elle n’a pas l’air de me trouver bizarre, rien ne semble l’étonner, avec elle je peux dire mes pensées, même si elles se mélangent ou se bousculent, je peux dire le désordre qu’il y a dans ma tête, je peux dire « et tout » sans qu’elle me le fasse remarquer, parce qu’elle comprend ce que ça veut dire, j’en suis sûre, parce qu’elle sait que « et tout » c’est pour les choses qu’on pourrait ajouter mais qu’on passe sous silence, par paresse, par manque de temps, ou bien parce que ça ne se dit pas.
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  • Par yoda, le 22 octobre 2014

    La nuit quand on ne dort pas les soucis se multiplient, ils enflent, s'amplifient, à mesure que l'heure avance les lendemains obscurcissent, le pire rejoint l'évidence, plus rien ne paraît possible, surmontable, plus rien ne paraît tranquille.

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Vidéo de Delphine de Vigan

Delphine de Vigan, membre du comité de soutien de l'Association Clubhouse France, invitée par Lorant Deutsch à l'émission de France2 Vivement Dimanche du 10/02/2013.








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