ISBN : 2757802712
Éditeur : Points (2007)


Note moyenne : 3.39/5 (sur 33 notes) Ajouter à mes livres
Quarante-cinq ans, une femme, deux enfants, une vie confortable, et soudain l'envie d'écrire, le premier roman, le succès, les lettres d'admirateurs... Parmi ces lettres, celles de Sara, empreintes d'une passion ancienne qu'il croyait avoir oubliée. Et qui va tout boul... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par missmolko1, le 03 mai 2012

    missmolko1
    Il y a des livres qui trainent sur nos étagères, pour lesquels on repousse toujours la lecture et une fois celle-ci achevée, on regrette de ne pas l'avoir fait avant. C'est le cas pour Un soir de décembre.
    J'ai retrouvé l'écriture de Delphine de Vigan que j'avais découverte avec "Les heures souterraines".
    A nouveau elle y décrit des personnages torturés par les épreuves de la vie et qui progressivement se rendent compte que dans leur vie quelque chose ne va pas. Petit à petit on découvre leurs faiblesses, leur doutes, leurs regrets. Cet homme écrivain, dont la sortie du livre va perturber la vie car une lectrice va lui écrire des lettres. Cette lectrice n'est pas n'importe qui, il l'a connait. Il l'a aimé avec passion et désiré et cette histoire va faire basculer sa vie confortable.
    A souligner aussi que l'écriture est toujours aussi belle et brillante.
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    Critique de qualité ? (29 votes positifs)
  • Par lilicrapota, le 21 octobre 2011

    lilicrapota
    près "No et moi" j'ai voulu lire d'autres romans pour voir s'ils me touchaient autant, bon il se trouve qu'elle n'en a pas écrit des tonnes non plus. Celui-ci est son deuxième, le style est toujours aussi juste, limpide, profond, c'est vraiment une écriture particulière qui arrive à plonger au fond des âmes des personnages, j'aime beaucoup. Là c'est l'histoire d'un homme qui est poursuivi par des démons intérieurs, des choses dont il ne se souvient plus mais qui refont surface petit à petit, il est écrivain et c'est son écriture qui le révèle à lui-même (d'ailleurs il y a une très bonne analyse de faite sur l'écriture "exorciste"). En fait tout commence par une lettre qu'il reçoit d'une de ses lectrices, une fille qu'il a connu 10 ans plus tôt, et qu'il avait oublié. Bon en fait c'est très difficile à décrire ce roman. Il faut le lire! "On abrite tous une perte ou un manque, quelque chose en creux qu'on finit par apprivoiser." Voilà un bon résumé : c'est l'histoire de creux, d'attentes, d'absences, de silences qui crient...et de trois vies, le "héros", sa femme, et son ancienne amante.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Laury-Anne, le 17 février 2012

    Laury-Anne
    Encore une fois on se laisse emporter par le style brillant de Delphine de Vigan. Certains passages sont de véritables perles. Un homme écrivain, une femme qui lui envoie des lettres en souvenir du temps passé, un couple qui se déchire... En fin de compte une trame qui paraît simple et commune, en définitive un texte prenant et une écriture dans laquelle chaque mot est à sa place.
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    • Livres 4.00/5
    Par nicolopoulos, le 13 février 2011

    nicolopoulos
    Après "No et Moi", "Les Jolis Garçons" et avant "Les heures souterraines",
    Je découvre avec beaucoup de bonheur, cet auteur.... ses univers.. son style....
    Une écriture...intense, vrai, sensible... sans artifices... sans excès... Une justesse diabolique.... Celle de ces mots... qui s'installent... doucement en nous...au plus profond de l'âme... pour résonner d'un écho si particulier...
    A emporter...
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    • Livres 4.00/5
    Par Manue-H, le 05 mai 2012

    Manue-H
    Je me rappelle, adolescente, avoir écrit quelques lignes très proches de celles-ci : l'attente me fascinait, le temps qui s'écoulait parfois sans sens, sans saveur, sans direction, ce temps perdu qui s'empilait m'angoissait et m'attirait dans un même mouvement.
    De Vigan (oui, je vais lire tous ces livres, finalement..) évoque la souffrance de Matthieu, perdu entre deux livres, entre deux femmes .. entre deux mondes. Ecrire, c'est vivre, mais ça le tue, petit à petit. Ecrire, c'est lire, c'est retrouver les mots de celle qui l'attend. Qui ne l'attend plus. On plonge alors dans un tourbillon désespérant, destructeur, dont le livre fait l'écho : celui que Matthieu écrit, celui qu'on lit. [Mars'12]
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par Astrid2479, le 23 mai 2012

    J'aimerais savoir ce que tu fais. Comment tu vis. Te voir rire. (...) J'imagine. Mais rien de tout cela, je le sais ne correspond à ta vie. Ta vie qui m'échappe.
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  • Par Astrid2479, le 23 mai 2012

    On abrite tous une perte ou un manque. Quelque chose en creux qu'on a fini par apprivoiser.
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  • Par Manue-H, le 05 mai 2012

    Je conjugue le verbe attendre, j’en épuise le sens, sur tous les modes, sur tous les tons. J’attends le bus, j’attends mon heure, j’attends que tu viennes, j’attends mon tour, attends-moi, attends que je t’y reprenne, j’attends que jeunesse se passe, j’attends de pied ferme, j’attends le bon moment, tout vient à point à qui sait attendre, le train n’attendra pas, j’attends qu’il revienne, je l’attend comme le Messie, ça attendra demain, qu’attends-tu de moi, j’attendrai le jour et la nuit, j’attendrai toujours, je n’attends pas après toi, je n’attends pas d’enfant, j’attends q’il me rappelle, j’attends qu’il me parle, en attendant mieux, je ne m’y attendais pas, surtout ne m’attends pas.
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  • Par Laury-Anne, le 15 février 2012

    Je suis immobile. Il m'arrive de penser que je suis l'immobilité même. Je conjugue le verbe attendre, j'en épuise les sens, sur tous les modes, sur tous les tons. J'attends le bus, j'attends mon heure, j'attends que tu viennes, j'attends mon tour, attends-moi, attends que je t'y reprenne, j'attends que jeunesse se passe, j'attends de pied ferme, j'attends le bon moment, tout vient à point à qui sait attendre, le train n'attendra pas, j'attends qu'il revienne, je l'attends comme le messie, ça attendra demain, qu'attends-tu de moi, je t'attendrai le jour et la nuit, j'attendrai toujours, je n'attends pas après toi, je n'attends pas d'enfant, j'attends qu'il m'appelle, j'attends qu'il me parle, en attendant mieux, je ne m'y attendais pas, surtout ne m'attends pas.
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  • Par nicolopoulos, le 13 février 2011

    C'était donc ça, être adulte, cet abandon. Perdre son mari, son enfant, son travail, rentrer seul chez soi, boire du vin pour avoir quelqu'un à qui parler... Peu à peu je me suis éloignée, j'ai laissé s'installer entre eux et moi cette distance qui chaque jour m'isolait davantage. J'ai ouvert mes veines un soir d'été, j'avais quinze ans, je ne voulais pas grandir...
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