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ISBN : 2365692869
Éditeur : Editions Les Escales (06/04/2017)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Quand Abby rencontre Cameron, tout en lui l'agace. Biologiste, elle arpente seule la vallée des monts Brindabella pour observer le comportement des kangourous. Il est un jeune journaliste en quête d'un article pouvant susciter la polémique. Quand il cherche à la revoir, elle fait tout pour l'éloigner. Pourquoi prendrait-elle le risque d'être à nouveau blessée par la vie ? Un jour, elle rencontre une vieille dame, Daphne, qui a passé sa jeunesse dans ces montagnes et... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
BlackKat
16 avril 2017

Je ne connais pas Karen Viggers. Oui, oui, je sais, c'est écrit sur la couv', elle est l'auteur de la mémoire des embruns. Mais il est dans ma PAL, en train de prendre la poussière! Mais c'est quand même grâce à lui que mon intérêt est titillé par la dame!
Trois personnages principaux, trois générations différentes.
Abby, une étudiante doctorante en biologie, se réfugie dans la solitude de l'étude des kangourous dans leur habitat naturel, trop marquée par le décès de sa mère, dix ans auparavant, pour envisager des relations durables avec qui que ce soit. Elle fera tout pour avorter sa relation avec Cameron.
Daphne est une vieille dame déracinée de sa terre par le gouvernement australien. Fille et petite-fille de colons, elle pleure son passé et ses chers disparus, mais aussi une blessure et une culpabilité secrètes.
Et le troisième personnage, et non des moindres, l'Australie.
L'Australie est un pays cher à mon coeur, une partie de ma famille maternelle ayant émigré là-bas dans les années 1960. Et rien ne vaut un auteur australien pour bien parler de sa terre. Car ce roman est un hymne à la terre, aux grands espaces et à la nature, mais surtout l'attachement de l'homme à la terre.
L'Australie, un continent déclaré inoccupé par les colonisateurs britanniques dès le XVIIIème siècle… Bien pratique d'ignorer l'existence des 250 tribus aborigènes quand on souhaite s'approprier la terre d'autrui par tous les moyens, n'est-ce pas? Tiens, cela me rappelle le drame indien en Amérique du Nord… mais bon, je digresse!
Donc l'Australie, magnifique continent qui ne se laisse que difficilement apprivoiser, de part ses contraintes géographiques et climatiques, nous apparaît comme un pays encore sauvage (naaan, je ne parle pas des surfeurs!) et un sanctuaire naturel mais il n'en est rien. L'écologie se heurte à l'économie, au réchauffement climatique, aux problèmes de gestion des populations animales qui, sans prédateurs, pullulent au-delà du raisonnable, comme les lapins ou les kangourous.
L'Australie, pays qui doit, toujours et encore assumer des relations chaotiques avec les aborigènes, peuple autochtone ayant cruellement subi la spoliation de leur territoire, les expulsions, les épidémies, les violences, les massacres, le mépris, le racisme, le parcage dans des réserves, la discrimination, la ségrégation et l'enlèvement des enfants aborigènes métis pour l'assimilation forcée.
Alors si les relations humaines tissées entre Daphne, vieille dame au regard tourné vers ses jeunes années, Abby, jeunne femme paralysée par un drame intime et Cameron, ayant toutes les difficultés à abattre les défenses d'Abby, peuvent se transposer partout ailleurs dans le monde, le charme de ce roman réside bien dans ce personnage essentiel: l'Australie, sujet magnifié par le travail d'Abby, que nous apprenons à connaître, et l'évocation nostalgique des souvenirs de Daphne.
Les personnages sont attachants, chacun portant le deuil: Abby avec sa maman, Daphne avec son époux, son fils et certaines occasions manquées, Cameron avec son éducation sans affection. Les caractères sont bien travaillés et les émotions délicatement retranscrites.
L'auteur nous parle avec pudeur et finesse des relations entres « blancs » et aborigènes, peut-être trop succinctement d'ailleurs. La préoccupation écologique actuelle est aussi abordée mais avec davantage de profondeur et d'investissement.
Je suis tombée sous le charme de cette balade dans les grands espaces majestueux, cette nature, témoin de la folie des hommes, qui sans cesse s'adapte mais s'impose toujours, dans ses couleurs profondes, ses senteurs d'eucalyptus, sa sérénité et sa liberté…
Je vous invite donc pour un superbe voyage en Océanie, aux côtés de Daphne, Abby et des kangourous!
Lien : http://livrenvieblackkatsblo..
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FabVer95
13 avril 2017
Si vous aimez la nature, les grands espaces et que l'envie de voyager vous titille, un conseil, jetez-vous sur le dernier roman de Karen Viggers. le murmure du vent est du même acabit que le sublime La mémoire des embruns. Ce roman emporte, transporte.
Abby est biologiste et se destine à la recherche. Spécialiste des kangourous, elle doit terminer sa thèse. Pour ce faire, elle arpente seule la vallée des monts Brindabella et passe le plus clair de son temps à observer les marsupiaux et à noter des données destinées à alimenter les statistiques. Les kangourous ne cessent de proliférer, ce qui n'est pas sans conséquence sur l'écosystème surtout avec la sècheresse qui s'éternise. Cette problématique devient une vraie question sociétale. Pour sensibiliser l'opinion, le directeur de thèse d'Abby, un écologiste de renommée internationale, incite cette dernière à accorder une interview à un jeune journaliste en quête d'un article pouvant susciter la polémique. Tombé sous le charme d'Abby, Cameron va tout faire pour la revoir. Abby n'en a cure. Elle est plus intéressée par Daphne, une vieille dame qui a passé sa jeunesse dans ces montagnes et vient régulièrement se ressourcer dans cette nature si chère à son coeur. Les deux femmes vont se lier d'une sincère amitié qui leur permettra peut-être de se libérer de leur passé pour accueillir sereinement l'avenir.
Je vous préviens de suite, si vous avez aimé La mémoire des embruns, vous allez adorer le murmure du vent. Et oui, aucun doute, Karen Viggers sait captiver le lecteur. C'est tellement vrai, que l'on se surprend même à manifester un intérêt pour les kangourous. Quand on sait que par chez nous, les marsupiaux ne sautent pas les rues, cela relève de l'exploit ! Il faut bien reconnaître que l'auteure sait mettre en avant la nature, la faune, la flore, sans oublier les éléments. Côté personnages, ils sont toujours aussi bien travaillés. Ils sont attachants parce que vrais et humains. Deux femmes de générations différentes sont placées au coeur de l'histoire. Elles ont en commun la perte d'un être cher. Un fils et un homme pour l'une, une mère pour l'autre. Ensemble, elles tenteront enfin de se libérer du poids du vide que ces proches ont laissé.
Le murmure du vent est un roman à la fois dépaysant, qui nous embarque loin de notre quotidien mais qui nous offre également l'occasion d'en apprendre plus sur les marsupiaux et les Aborigènes d'Australie, ce peuple à la peau noire qui a été chassé de ses terres.
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jalleks
20 avril 2017
Karen Viggers n'est pas qu'une auteure.
Elle est une pilote hors pair pour nous faire voyager dans son Australie natale, sur la ligne d'azur des sentiments fraternels, amicaux transgénérationnels et amoureux, au gré de sauts de kangourous entre le passé et le présent.
Comme une envie de chausser mes bottes de marche, jumelles en bandoulière, et prendre un aller simple pour l'autre côté de la planète.
Car Karen nous livre un portrait de l'Australie authentique : la description de la faune et la flore, la remise en question de l'abattage des kangourous, qui pullulent au détriment de l'agriculture, la question du colonialisme, et l'Amour, quel qu'en soit sa nature.
La construction en aller/retour entre le passé et le présent est parfaite. Tout est saupoudré à bon escient, au bon moment.
J'ai aimé le murmure des pages qui se tournent, humé la sympathie bienveillante des personnages, compris le bruit des dilemmes que Viggers a soulevé, inhalé le souffle des décors poétiques.
Karen Viggers nous offre à nouveau un splendide voyage, qu'il me tarde de refaire, à nouveau.
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LePetitCrayon
25 avril 2017
JOIE, BONHEUR! Un nouveau Karen Viggers, je suis ravie! Après les baleines voilà les kangourous, après Lex et Callista voilà Cameron et Abby. On prend de nouveaux ingrédients, on applique la recette magique et on recommence.
J'avais déjà été conquise par La maison des hautes falaises et ce nouveau livre de Karen Viggers ne m'a absolument pas déçue. Dès les premières lignes, on retrouve cette même écriture, cette poésie et ces personnages torturés qui évoluent dans de grands espaces, dans les montagnes et le bush australien. La nature, là encore, est omniprésente.
Cette histoire c'est d'abord une histoire d'amour entre Cameron et Abby. Cette dernière est une jeune femme de 23 ans qui est biologiste et étudie les kangourous, une activité solitaire et passionnante qui lui permet de rester seule avec elle-même et de ne pas être dans la superficialité des relations avec les personnes de son âge. Elle rencontre Cameron, un jeune journaliste dans le cadre d'une interview et même si fatalement, elle est attirée par lui, elle a peur de s'attacher, de le perdre. de se perdre.
Suite sur le blog
Lien : https://lepetitcrayonblog.wo..
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Lizouzou
11 avril 2017
Abby, étudiante spécialisée dans l'étude des kangourous, rencontre Cameron, journaliste venu écrire un article sur la prolifération des kangourous. le charme opère entre eux, ils se fréquentent et se mettent officiellement en couple. Cameron est éperdument amoureux mais Abby a énormément de mal à s'engager pleinement dans cette relation.
A côté de ça, elle se lie d'amitié avec Daphné, une vieille dame qui a toujours vécu dans les montagnes et qui adore raconter des tranches de vie venu de son passé. Ensemble, elles vont travailler sur leurs souvenirs du passé afin d'aborder avec sérénité l'avenir... Vont-elles y parvenir ?
Karen Viggers est devenue l'une de mes auteurs favorites grâce à ses deux précédents romans : La mémoire des embruns et La maison des hautes falaises. Quelle belle surprise de recevoir son dernier roman dans ma boîte aux lettres avant tous le monde !
Cette fois, l'auteur met en avant deux personnages féminins de générations différentes. Abby est une jeune femme très investie dans ses études et qui laisse peu de place à l'amour dans sa vie. L'arrivée de Cameron dans son quotidien va complètement la bouleverser. Heureusement pour elle, l'amitié naissante entre elle et Daphné va l'aider peu à peu à évoluer. Daphné, quant à elle, nous permet de découvrir un petit bout de l'histoire de l'Australie, notamment ce qui concerne le peuple des aborigènes.
J'adore lire un livre de Karen Viggers, outre le fait que les personnages sont très attachants, l'auteur parvient à nous intéresser à des sujets assez précis. Ici, ce sont la prolifération des kangourous et le peuple des aborigènes. Des questions et des thèmes assez pointus sont abordés tout au long de la lecture et n'altère en rien notre plaisir de lecture.
Et enfin un petit mot sur les jolies couvertures que nous proposent les éditions Les Escales : encore une fois, je suis sous le charme !
Bref, encore un très bon roman de Karen Viggers ! :)
Lien : http://lespetitslivresdelizo..
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Citations & extraits (4) Ajouter une citation
BlackKatBlackKat14 avril 2017
Parfois, ce serait bon de pouvoir revisiter le passé. Ainsi, nous saurions vraiment. Si je pouvais prendre la plume et réécrire l’histoire, je changerais des choses. Mais c’est impossible et je suis bien obligée d’accepter ce qui a déjà été écrit. C’est injuste, mais on n’y peut rien.
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LePetitCrayonLePetitCrayon04 avril 2017
Abby quitte la lumière intense du perron pour la pénombre de l'entrée où elle dépose sa valise près de la porte avant de suivre Brenda à la cuisine. Elle n'a jamais recherché la compagnie de sa belle-mère. Les deux femmes n'essaient même pas d'échanger des amabilités. Les belles-mères, se dit Abby, sont toujours les mêmes depuis Cendrillon.
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LePetitCrayonLePetitCrayon04 avril 2017
Un goût de bile lui remplit la bouche, elle s'étrangle. Les yeux morts fixent le vide. Dire qu'il y a quelques minutes à peine le kangourou était bien vivant et qu'il ne reste de lui que cette carcasse à présent. Si peu de chose sépare la vie de la mort. Abby en sait quelque chose.
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LePetitCrayonLePetitCrayon04 avril 2017
- Je ne sais pas, mais j'ai l'impression que tu me tiens à distance. Laisse-moi percer ton mystère.
- Donne moi un peu de temps. Le temps de fuir, complète-t-elle intérieurement en se levant pour aller à la salle de bains.
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Videos de Karen Viggers (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Karen Viggers
Envie de voir ma pile à lire démentielle pour cet été? Plus de vidéos : http://goo.gl/hCnYmr . Déroulez pour plus d'infos :)
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Je tourne avec un Canon 70D La musique d'intro est Legacy Studer - crédité par Universal UPPM
Merci d'avoir regardé cette vidéo ! Aimez, partagez, ou abonnez vous ;) ca fait toujours plaisir ! A bientôt! Hélène
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