Comment ce magnifique manieur de mots peut-il aussi nous faire partager la solitude du peintre, du créateur d'un monde à partir de la matière et des sensations vécues dans notre monde.
Entre les mains le tapuscrit d'
Olivier Vigna depuis vendredi soir, étrange sensation immédiate m'envahit. Pas de couverture, pas de quatrième de couv', pas de reliure, juste des feuilles, 132 feuilles recto-verso.
Dès la première page, je suis intrigué par le style d'
Olivier Vigna.
• L'utilisation de la ponctuation en virtuose oblige le lecteur en entrer dans ses variations de rythme. Au fil des pages, la prose d'
Olivier Vigna me fait penser à l'Océan, sa houle lente et puissante venue de loin pour se briser avec violence sur nos côtes et se retirer.
• Et de nouveau, avec fracas, l'hyperbate surprend le lecteur au détour d'une fin de page, talent & travail.
• Dimanche, 16h30. Je sors des mains du magicien de la syntaxe et des mots, le dernier feuillet entre les doigts, hagard, heureux. Talent & travail.
Une histoire ciselée, un humour discret, jeu sur les mots et les sens. Une histoire commencée doucement, un artiste se voit confier avec neuf autres, la réalisation d'une toile qui sera exposée vingt-six ans durant au New York Art Muséum. Une consécration. La page blanche l'oblige à parcourir sa vie, ses sens, le sens. Il rencontre alors un homme mystérieux, artiste à ses heures.
Et la tension s'installe, le suspens : “Les couleurs y sont toutes, reconnut-il d'un souffle, s'il ne manquait le rouge.” le rouge, le sang…
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