> Jacques Mailhos (Traducteur)

ISBN : 2351780442
Éditeur : Gallmeister (2011)


Note moyenne : 3.17/5 (sur 6 notes) Ajouter à mes livres
Tout commence par l'apparition d'un mystérieux graffiti sous un pont :
"HO HO"
"Quand?"
"Dans un jour ou deux."
Bientôt, le docteur Fountain, éminent généticien, se retrouve prisonnier de l’armée qui le contraint à travailler sur une n... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (7)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

  • Par InColdBlog, le 02 juin 2011

    InColdBlog
    « Dans un jour ou deux »
    Il n'en faut pas plus qu'un graffiti sous le pont d'une autoroute pour que la face du monde – et même de l'humanité toute entière – en soit bouleversée.

    Tandis que chacun en ville spécule sur la signification du graffiti et l'identité de son auteur, Flake Fountain, chercheur généticien, se voit recruté de force par le directeur de son université pour travailler sur un projet secret.
    Consigné par les membres du CPCP (Comité Pour des Conflits Pacifiques) dans un bunker sous-terrain ultra secret sous contrôle militaire, Fountain est chargé de mettre au point un antidote au Joueur de Flûte, une arme bactériologique fabriquée par le gouvernement américain.
    En parasitant les circuits de la communication orale et écrite chez les humains, le Joueur de Flûte éradique systématiquement toute velléité guerrière au sein des forces étrangères qui projetteraient d'attaquer le pays. Ainsi, les États-Unis sont en mesure de mettre fin aux conflits armés sans recourir à la violence, ni faire un seul mort.

    Conduit dans une aile hautement sécurisée du bunker où sont détenus des cobayes humains, Fountain est consterné par ce qu'il observe des effets du virus : d'abord atteintes d'une sorte de démence, les victimes sont frappées de mutisme avant de finir par ne plus être en mesure de communiquer entre elles.
    Plus que jamais réticent à prendre part aux travaux de recherche sur le Joueur de Flûte, Fountain essaie par tous les moyens de gagner du temps. Jusqu'au moment où il découvre que son meilleur ami, Blip, professeur de sociologie dans la même université que lui, fait partie des cobayes.

    Dans un jour ou deux est un roman satirique brillant, bourré d'esprit, qui m'a captivé de bout en bout et que j'ai dévoré en un temps record (entendre par là, record pour moi).
    Est-il possible de détruire l'humanité sans tuer un seul être humain ? Que considère-t-on réellement indispensable à notre existence ?… Sous des dehors de comédie loufoque, Dans un jour ou deux amène le lecteur à méditer sur la science, la religion, la vie.
    Mais c'est surtout une réflexion sur la communication, le langage et les relations humaines qui est au cœur du récit : jusqu'où peut-on se passer du langage ? le langage ne serait-il pas un obstacle qui éloigne les gens plutôt qu'il ne les rapproche ? Sans langage, la société est-elle vouée à disparaître ? Et enfin, question plus complexe qu'elle n'y paraît, récurrente dans le roman : pourquoi on n'appelle pas les pommes des rouges ?
    Vigorito ne se prive pas au passage de tacler l'armée et les instances gouvernementales dans une diatribe contre ceux qui jouent aux apprentis sorciers sans se soucier des répercussions de leurs décisions sur l'humanité.
    Loin d'être rébarbative ou pontifiante, la démonstration est drôle et le rythme enlevé (158 chapitres pour 346 pages !).
    En virtuose des mots et de la langue, Vigorito joue de la sémantique (un exercice de haute voltige qui donne envie de voir de plus près à quoi ressemble la version originale). Il verse même dans la poésie, dans le Livre des Mots Doux qui regroupe des échanges de lettres entre Blip et Sophia.
    Vigorito s'amuse avec les mots et leurs sens jusque dans les noms de ses personnages, un petit monde de figures hautes en couleurs, dont certaines sont limite déjantées : un narrateur un brin cynique, Flake Fountain ; son meilleur ami, Blip, doux rêveur, qui mène avec sa femme, la belle Sophia, et leur fille Dandy (diminutif de Dandelion), une existence de hippies ; un président d'université pervers, Tibor Tynee, grand amateur de poisons ; une riche héritière, Miss Mary, aux allures et aux caprices de star de cinéma ; un général sadique, Killjoy, dont la principale occupation est de remettre indéfiniment en place ses bijoux de famille (une sale manie qui offre à Vigorito l'occasion de nous gratifier d'une flopée d'expressions, toutes différentes et toutes plus imagées les unes que les autres. Chapeau au traducteur !) ; une espionne digne des héroïnes de films d'action, l'Agent Mella Orange ; Monsieur Volt, homme à tout faire qui cumule les fonctions de serveur, chef cuisinier, chauffeur et garde du corps, sans oublier les chiens Meeko et Tippy…

    Publié à compte d'auteur en 2001, Dans un jour ou deux a remporté le Best Visionary Fiction Independent Publisher Book Awards en 2002. L'engouement autour du roman a été tel que Houghton Mifflin Harcourt, gros éditeur américain, s'en est emparé en 2007. Depuis, il a été traduit en cinq langues et publié dans une douzaine de pays.
    Je ne sais pas comment Dans un jour ou deux va être accueilli en France, mais j'ai le sentiment qu'il devrait susciter des avis bien tranchés, mettant dos à dos ceux qui vont l'aimer sans mesure et ceux qui vont le détester tout aussi excessivement.
    J'espère vivement que que les partisans seront plus nombreux dans le premier camp car, pour ma part, c'est un vrai coup de cœur. D'une vraie richesse stylistique, c'est un roman foisonnant qu'il faut aborder sans préjugé, ni idée préconçue sur ce qu'on pense y trouver. Il faut accepter que certains points ne soient éclaircis que plus tard dans le récit et se laisser embarquer dans cet univers si particulier qu'est celui de Tony Vigorito.

    Lien : http://www.incoldblog.fr/?post/2011/05/24/La-fin-du-monde%2C-ou-pres..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par jeanbiscotte, le 02 novembre 2011

    jeanbiscotte
    « Dans un jour ou deux » est un roman très particulier. Assez décontenançant de prime abord, il s'avère également intrigant et agréable. le style de Tony Vigorito (ainsi que la traduction de Jacques Mailhos) y sont pour beaucoup. L'écriture de l'auteur m'a totalement séduit, bien qu'il m'ait fallu quelques pages pour m'y habituer. Elle est relativement alambiquée, avec ses tournures compliquées et, quelques fois, des mots peu, voire pas, utilisés. Il ne s'agit donc pas d'une lecture simple et l'ouvrage se lit relativement lentement. L'écriture est néanmoins toujours fluide et remarquablement lyrique. L'auteur nous décrit des situations simples, nous dépeint des personnages en des termes à la fois inhabituels et beaux, recherchés, parfois poétiques. Rien dans ce livre n'est dit platement.
    En outre, l'auteur ne lésine pas sur les notes d'humour. Celui-ci est en effet omniprésent dans le roman et constitue à mon sens le principal attrait du livre. Certains passages sont hilarants, certaines remarques, anecdotes ou autres traits d'esprit et jeux de mots sont tout simplement désopilants (pour ne citer qu'un petit exemple : l'auteur – ou du moins le traducteur – n'utilise pas deux fois la même expression pour nous parler de la manie qu'a le général Kiljoy de se remettre l'entrejambe en place !).
    La quatrième de couverture est quelque peu trompeuse car en la lisant on pourrait s'attendre à un roman bourré de suspense. Or, il n'en est rien. La tension dramatique est moindre et joue un rôle mineur dans l'histoire, faisant plutôt office de toile de fond pour dépeindre l'évolution d'une société post-apocalyptique, d'une humanité détruite par la main de l'homme.
    Outre cette quasi-absence de suspense, la trop grande place occupée par la philosophie et la sociologie m'a également quelque peu déçu. Par moment, Tony Vigorito s'envole dans un trip philosophico-linguistique qui m'a laissé perplexe et surtout perdu. La signification de certains passages, parfois de plusieurs pages, demeure malheureusement pour moi un mystère total. Certaines tirades, principalement de Blip et Sophia, sont tout bonnement incompréhensibles, du moins à la première lecture. C'est dommage car, ces passages cassent la lecture et la rendent un tantinet lassante.
    Pour conclure je dirais que « Dans un jour ou deux » est un chouette livre, très bien écrit et surtout bourré d'humour, parfois un peu trop philosophique pour moi, mais dans l'ensemble très plaisant à lire.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par zembla, le 16 octobre 2011

    zembla
    4ième de couverture :" Tout commence par l'apparition d'un mystérieux graffiti sous un pont :
    "HO HO"
    "Quand?"
    "Dans un jour ou deux."
    Bientôt, le docteur Fountain, éminent généticien, se retrouve prisonnier de l'armée qui le contraint à travailler sur une nouvelle arme biologique, un virus baptisé le Joueur de flûte. Frappés de folie douce puis de mutisme, les victimes voient disparaître leur capacité à communiquer entre elles. Alors que son meilleur ami se fait embarquer pour servir de cobaye à une ultime série de tests, Fountain, entouré de responsables militaires et financiers encore plus fous que leurs patients, a pour mission de trouver l'antidote. Reste à savoir où ils en seront Dans un jour ou deux.

    Livre d'anticipation ? Sûrement mais aussi une sorte de conte philosophique qui veut nous faire réfléchir sur la technologie, la modernité et sur la propension des êtres humains a les utiliser pour détruire.
    Livre qui me laisse un sentiment mitigé car j'ai eu beaucoup de mal a rentrer dans ce récit et a le finir. La faute a l'usage immodéré d'un vocabulaire volontairement très savant et a une prose alambiquée. Il est très difficile d'être happé par un récit quand l'on doit sortir de sa lecture pour regarder les définitions dans un dictionnaire tous les 5 minutes. La faute aussi aux passages d'un livre "le livre des billets doux" que l'auteur parsème tout au long du récit. Un dialogue entre deux personnages : cuissesroses et doucelangue, un dialogue dont je n'ai pas saisi l'intérêt et qui m'a ennuyé. Passé les cinquante premières pages, l'histoire a commencé a m'intéresser et j'ai apprécié l'humour de l'auteur. L'auteur se mettait au service de l'histoire et nous entraînait dans une satire de notre société assez jouissive. Hélas, a partir de la troisième partie, l'auteur a commencé a s'essouffler, a nous ressortir des réflexions philosophiques au kilomètre avec un désir manifeste de les rendre le plus ardu possible.Quand vient la fin du livre, c'est un sentiment de soulagement qui prédomine.
    Livre faussement profond qui utilise la répétition pour essayer de faire passer son message. La question primordiale (en tout cas pour l'auteur) pourquoi n'appelle t'on pas les pommes des rouges ? est resté pour moi sans réponse . D'un autre coté cette question existentielle méritait-t'- elle un livre ? Pas sûr, en tout cas ma note sera de 4/10.
    Je remercie Babelio et les éditions Gallmeister pour cette expérience de lecture.

    Lien : http://www.desgoutsetdeslivres.fr/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Couperine, le 30 juillet 2011

    Couperine
    J'avais entendu parler de ce livre, lu de bonnes critiques dessus... et heureusement d'ailleurs. Car lorsque je l'ai commencé, je n'ai pas accroché. Pourquoi ? Je ne devais certainement pas être dans un bon jour. Les avis positifs m'ont encouragée à continuer et bien m'en a pris.
    Le style de ce roman est plutôt original et je sortais d'une lecture dite classique. Je pense que c'est ce qui explique ce petit décrochage sur les 50 premières pages. Car il faut bien avouer qu'il faut aussi se faire à la langue, souvent crue. Ceci dit, on se prend au jeu une fois qu'on y a le nez dedans et on a envie d'aller le plus loin possible dans ce roman que je qualifierais de décalé. L'humour est présent, fantaisiste parfois mais, et c'est aussi ce qui est intéressant, il a un but : faire réagir le lecteur sur la société. On ne peut s'empêcher de voir ici une forte critique de l'État et de l'armée.
    L'intrusion du livre des billets doux, imbriquant une correspondance dans le roman, prête à sourire. On peut y voir tout le talent de l'auteur qui peut passer d'une langue teintée de grossièretés à de la poésie.
    Bref, voici un roman qui ne laisse pas indifférent et je ne regrette pas d'être allée jusqu'au bout de ma lecture. Au final, je me suis laissée porter par l'histoire et j'ai fini par entrer dans la cadence endiablée de ce roman. Un conseil cependant : ne le lisez pas derrière un roman classique !
    Un grand merci à l'équipe de News Book et aux Éditions Gallmeister pour ce partenariat.

    Lien : http://www.lydiabonnaventure.com/litt%C3%A9rature-des-xxe-et-xxie-si..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par clementinebaron, le 02 novembre 2011

    clementinebaron
    En termes de dystopie, Tony Vigorito fait très fort en abordant la fin du monde et la destruction pure et simple de l'homme par l'homme. Mais ne vous méprenez pas, Dans un jour ou deux n'a rien de dramatique. C'est au contraire une histoire pleine d'humour et de joie de vivre qui nous rappelle ce qui est réellement important et ce qui l'est moins.
    Tandis que le gouvernement des États-Unis vient de mettre au point une nouvelle arme de destruction massive, le docteur Flake Fountain est recruté pour une mission top secrète (cela va sans dire) : l'élaboration d'un antidote. Sait-on jamais, le très vicieux et virulent virus pourrait vraisemblablement se retourner contre son créateur…
    Bien tenté par la récompense et l'idée vague de sauver l'humanité. Fountain part à la découverte du fameux « virus du joueur de flûte » dont l'action principale est de priver toute personne atteinte de ses capacités symboliques. de ce fait, plus de langage, plus de communication et rapidement, une incapacité totale de la société à s'organiser et à réagir en cas d'attaque. le virus, développé par le CPCP (Comité Pour des Conflits Pacifiques) a pour but de mettre hors d'état de nuire des nations entières sans tuer (« directement ») un seul homme, en leur ôtant ce sur quoi est basée toute civilisation : la communication.
    C'est dans un style enlevé et novateur que Tony Vigorito nous parle de la nécessité ou non du langage. le sien est percutant, riche en métaphores, jeux de mots et autres passages entièrement rimés qui ont dû donner du fil à retordre au traducteur (lequel s'en est d'ailleurs plutôt bien tiré !).
    Vigorito nous présente un premier roman achevé, à la fois spirituel et infiniment drôle, que l'on pourrait situer quelque part entre roman policier, conte philosophique et dystopie satirique… Il offre enfin une variation inattendue autour de l'arbitraire du signe, qui ne déplairait pas à ce bon vieux Ferdinand (de Saussure ndrl)

    Lien : http://clementinebaron.wordpress.com/2011/10/28/dans-un-jour-ou-deux..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

> voir toutes (7)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Couperine, le 30 juillet 2011

    Comme j'étais arrivé avant les autres invités, je restai auprès de Blip et de Sophia dans la cuisine et les regardais se frôler, se contourner et s'esquiver l'un l'autre pendant qu'ils s'activaient à préparer le repas. Au bout d'un moment, je n'y tins plus et leur demandai ce que « Débattez nu » était censé vouloir dire.

    - Exactement ce que ça dit, répondit Blip. Débattez nu. Nous avons fait imprimer des T-shirts et des autocollants pour les vendre dans les festivals de musique cet été.

    - Débattez nu ?

    - Nous débattons nus, expliqua Sophia.

    - Ah.

    - Ça marche très bien, ajouta Blip. Pas facile de se prendre au sérieux lorsqu'on est nu. Pense à Adam et Ève. À ce qu'on raconte, ils étaient nus dans le jardin d’Éden. Il n'y avait pas de chamailleries au paradis.

    - Vous pensez que tout le monde devrait débattre nu ?

    Ils firent oui de la tête en riant comme des adolescents malicieux.

    - Même les politiques ?

    - Surtout les politiques, répliqua Sophia en se passant la langue sur les lèvres d'un air aguicheur. Tous à poil au JT. Évidemment, le Congrès ne laisserait jamais passer ça.

    - Bien sûr que non dit Blip. Et puis, vu comme les hommes sont de nos jours, vous imaginez le degré d'hostilité que l'on pourrait atteindre dans un Congrès entièrement nu ? Une salle remplie d'hommes nus ne peut que faire exploser le manque de confiance en soi et l'agressivité. Comme dans un vestiaire. On verrait des sénateurs se donner des coups de serviette, faire des blagues grivoises. Non, ça ne marcherait jamais.

    Sophia opina.

    - Mais ce n'est que parce que nos dirigeants ne s'intéressent qu'à la victoire ou à la défaite et non à la réconciliation et au consensus, dit-elle en haussant les épaules. On ne peut débattre nu qu'entre amis et amants.

    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par jeanbiscotte, le 02 novembre 2011

    Voyez : alors que je transcris ces pensées et ces événements, je ne sais pas où, ni comment, tout cela se finira, si cela doit finir. Vous qui lisez ces lignes, en revanche, êtes une personne radicalement différente de moi, vous pourriez, avec ou sans ma permission, jeter un coup d'œil furtif au dernier paragraphe. Pour ce que ça vaut, et même si je n'ai évidemment aucun moyen de faire appliquer cet interdit, sachez que vous n'avez pas on accord. Qui plus est, je me rends compte qu'en écrivant cela, je n'ai peut-être fait qu'attirer votre attention sur une possibilité que vous n'aviez pas forcément envisagée jusque là, un peu comme lorsque l'on tombe sur un coffre portant l'inscription NE PAS OUVRIR.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par clementinebaron, le 02 novembre 2011

    Les mots sont à la fois malhabiles et faciles à manipuler. La communication est un processus indirect et opaque où les véritables intentions et sens sont invisibles. C’est ce qui permet la tromperie. Si la communication était un processus direct et transparent, c’est-à-dire empathique, nous échangerions nos points de vue de façon immédiate et sans disputes. Les intentions ne seraient jamais mal comprises. La méfiance, la tromperie ou la désintégration du sens seraient alors impossibles. C’est pourquoi j’affirme que le virus du Joueur de Flûte ne détruit pas la capacité à communiquer, car les humains ne la possèdent guère à l’origine. Si nous la possédions, il n’y aurait jamais de désaccord, d’incompréhension, de guerre. Cette grande stupidité est l’expression d’une démence mutuelle, d’une idiotie abstruse, d’une impossibilité à entrer en empathie avec le vécu des autres. Le langage ne fait qu’aggraver les choses en nous permettant de manipuler nos perceptions du monde, les nôtres comme celles des autres. A mon ais, le Jour de Flûte nous libère de ce bandeau qui nous masque les yeux. Ces illusions disparues, les esprits mis à nu les uns pour les autres ne peuvent plus être en désaccord. La communication parfaite ne peut aboutir qu’à la perception parfaite.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par jeanbiscotte, le 02 novembre 2011

    Si vous deviez trébucher sur un galet et vous retrouver par terre avec les deux jambes soudain derrière la tête, vous éprouveriez une incrédulité de proportions surnaturelles. Un tel ébahissement devant votre ahurissante maladresse serait équivalente en degré à ma propre stupéfaction face au gracieux chaos qui se déployait sous mes yeux ce matin-là comme une fractale éleusienne. C'était tout simplement trop improbable, et pourtant plus splendide qu'une aurore boréale lors d'une éclipse solaire. C'était plus envoûtant que de voir un chant d'oiseau ou d'entendre un arc-en-ciel. C'était un spectacle extraordinaire.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par jeanbiscotte, le 02 novembre 2011

    Peu après, il m'a demandé un rapport détaillé sur l'avancement de mes travaux - rapport que je n'eus guère de mal à contrefaire pour des gens dont les connaissances en génétique ne dépassaient pas l'instrumentalisation à laquelle ils souhaitaient la soumettre, comme n'importe quel tueur ordinaire dont les connaissances en mécanique des armes à feu se limitent à savoir appuyer sur la détente.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Dans un jour ou deux par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (14)

  • Ils sont en train de le lire (1)

> voir plus

Quiz