ISBN : 2246771013
Éditeur : Grasset (2011)


Note moyenne : 3.21/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres

"Un jeune professeur de philosophie, d'origine parisienne, est affecté dans une ville du nord de la France. Déçu de cette affectation, nostalgique de sa vie dans la capitale, les premiers temps sont une épreuve. Il rencontre Jennifer, une ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 16 mars 2012

    brigittelascombe
    Honoré par le prix de l'Académie française pour Paris l'après-midi, Philippe Vilain, auteur émérite, reprend ici (comme dans Faux-père ) le thème de l'impasse amoureux et du narcissisme pour démontrer au lecteur que (malheureusement, même si "la connivence sexuelle" est au rendez-vous, les mondes clos de chacun ne s'interpénètrent pas souvent.
    Professeur agrégé de philosophie à Arras, érudit, François Clément d'origine bourgeoise intellectualise tout (d'où le talent de l'auteur qui le rend on ne peut plus vrai). Homme compliqué à la recherche de "l'idéal féminin" il hésite dans ses choix. Jennifer, "Jenny" la jolie "petite coiffeuse"indolente n'est "Pas son genre de femme" mais c'est "l'emballement". Mère divorcée en échec amoureux, trentenaire timide fan d'horoscope et de mélo, admirative du professeur cultivé indifférent à tout, elle se laisse embarquer dans une liaison perdue d'avance où elle laissera quelques plumes amoureuses car ce pervers narcissique de bonne éducation,pétri de préjugés, sous sa barrière bien pensante (il donne en lectures ce qu'elle ne peut recevoir, il laisse courir de faux-espoirs), théorise,analyse, joue et méprise en fait les défauts et "lacunes intellectuelles" de la sensuelle "bonne âme" mais "vulgaire" "petite coiffeuse" de Berck. Il y trouvera sa propre vérité intérieure à savoir une sècheresse émotionnelle, une vanité qui ne peut que blesser et, sans renoncer lui même, comprendra ce qu'est le courage du renoncement, la loyauté et le sens du devoir chez celle qui l'exaspère et l'apitoie.Cruel mais si vrai!
    Deux beaux portraits psychologiques vraiment à l'opposé!
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par yv1, le 13 mai 2011

    yv1
    J'ai reçu ce livre, dans le cadre du Prix du livre de l'Express, sans cela, en ne lisant que les quelques phrases plus haut -mais, en fait je ne lis quasiment jamais les 4èmes de couvertures- je ne l'aurais jamais choisi. Des thèmes qui ne m'intéressent pas et peuvent au contraire m'agacer : l'élitisme (un prof de philosophie peut-il aimer une simple coiffeuse ?), le parisianisme (un parisien de bonne société peut-il vivre ou survivre dans une ville de Province ?). Curieux -et obligé de lire- j'ai ouvert tout de même ce livre d'un auteur que je n'avais jamais lu. le premier chapitre m'a effrayé : en presque dix pages -une ou deux auraient pu suffire-, Philippe Vilain circonvolutionne (quoi ? le verbe circonvolutionner n'existe pas ? Ah bon ! Tant pis !), tourne autour de la question du choix. Son narrateur ne peut s'y résoudre : son indécision chronique et maladive l'empêche de prendre une décision. Pourquoi tomber amoureux et aller vivre avec telle femme alors qu'une autre est tout aussi aimable, tentante et offre une vie différente ? Choisir c'est se priver.
    Malgré mes remarques sur les thèmes et ce premier chapitre, il me faut bien admettre que ce roman à beaucoup de qualités.
    D'abord, ce que je craignais n'est pas à l'intérieur. François, le narrateur est toujours respectueux des gens qu'il considère comme inférieurs à lui. Il ne profite pas d'eux cyniquement, il vit auprès d'eux sans vraiment faire partie de leur groupe. Il ne vit pas sa vie, il est partagé en deux comme si son corps agissait par réflexe et son esprit flottait au-dessus de lui, analysant, réfléchissant au bien-fondé de ses actes. le parisianisme et l'élitisme sont bien sûr présents, mais François souffre plutôt de ne pouvoir s'en défaire.
    Ensuite on sent que l'auteur aime bien ses personnages avec leurs forces et leurs faiblesses et qu'il les pousse dans leurs retranchements. Ils ne sont pas caricaturaux, Jennifer n'est probablement "que coiffeuse" pour la bonne société à laquelle François appartient, néanmoins, elle réfléchit, et si elle n'est pas prof de philo, elle est tout de même capable de faire toucher du doigt à François quelques vérités.
    Enfin, il n'est qu'à lire la très belle écriture de Philippe Vilain pour vous convaincre de la qualité de ce roman. Des phrases souvent longues surtout dans la première partie, celle dans laquelle François se pose beaucoup de questions et n'ose pas s'engager. Plus loin, dans le roman, lorsqu'il sent son attachement possible à Jennifer, les phrases s'épurent, et des dialogues entre eux deux naissent ; elles rythment les actions de François : longues lorsqu'il théorise et allégées lorsqu'il bouge et agit. Mauvais esprit comme je le suis, je vous dirais qu' il y a bien ici et là quelques phrases excessivement longues et absconses, mais supposons que je les ai oubliées, eh bien alors, je me dois de vous dire que j'aime beaucoup cette écriture, et plus généralement, ce roman.

    Lien : http://lyvres.over-blog.com
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par alaiseblaise, le 06 juillet 2011

    alaiseblaise
    L'amour, toujours l'amour...
    Une histoire d'amour, celle d'un professeur de philo et d'une coiffeuse, parfaitement racontée par Philippe Vilain.
    L'amour sortira t-il gagnant de cette lutte des classes ?
    D'un côté ce prof de philo parigo, François, cultivé, lecteur de Kafka et de Dostoievski.
    De l'autre Jennifer, coiffeuse au salon de coiffure le «Friselis», lectrice de Marc Lévy et de Guillaume Musso.
    Il lui fait des lectures, le soir au lit.
    «Le diable au corps" de Radiguet.
    Lui : «Dès les premiers mots, je fus captivé."
    Elle : elle déteste ce François du roman, «ce type dont elle ne prononça pas le prénom".
    Lui : il refuse de s'engager en amour. Il en fait presque sa philosophie.
    Elle : divorcée, un enfant ne croit plus trop au prince charmant.
    Lui : il théorise tout, sur tout.
    Elle : elle croit à son horoscope.
    Alors, une histoire sans lendemain ?
    Et pourtant, et pourtant...
    Ce thème de l'amour pris au piège des différences sociales n'est pas nouveau.
    Balzac a déjà beaucoup, beaucoup donné dans le genre.
    Mais Philippe Vilain s'en sort bien avec son écriture «analytique».
    Un bon roman, aux apparences légères mais souvent lourd de sens.
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par BMSierre, le 25 octobre 2011

    BMSierre
    Un jeune professeur parisien exilé contre son gré dans un collège du nord de la France méprise profondément le pays et ses habitants. Il rencontre une jolie coiffeuse avec laquelle il a une liaison pour tromper son ennui, persuadé qu'elle est sans lendemain. «je me nourrissais de philosophie et elle, de magazine people » écrit-il. Lorsqu'un jour elle disparaît sans laisser d'adresse, il en est tout chamboulé. Des réflexions subtiles sur les relations humaines décrites par l'auteur mais aussi cette agaçante façon de percevoir la province du Parisien méprisant et supérieur ne m'empêche pas de bien aimer ce roman. La différence entre la bourgeoisie parisienne et les provinciaux n'a plus lieu d'être au 21ème siècle, je l'espère. JB
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    • Livres 4.00/5
    Par livr-esse, le 08 avril 2011

    livr-esse
    Pas assez de points, pas pacsé, donc pas le choix !
    C'est comme ça qu'un jeune professeur de philosophie se trouve affecté à Arras. Pour lui, parisien endurci, c'est le début d'une vie provinciale au ralenti où l'ennui rivalise avec la grisaille.
    Heureusement, sa rencontre avec Jennifer, coiffeuse chez Friselis, va réveiller ce morne quotidien. Mais de là à tomber amoureux, ce n'est pas possible. Non pas un professeur et une coiffeuse. Pourtant, même si lui lit Kafka et elle Musso, ils sont, à leur façon, heureux.
    Mais le philosophe parisien est toujours en proie aux démons de la peur de l'engagement, aux doutes concernant l'amour...
    Mon avis :
    Un peu déroutée par l'écriture au début, je suis finalement assez vite rentrée dans ce récit.

    Lien : http://www.livr-esse.com/article-pas-son-genre-71187940.html
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Bernard Quiriny pour le Magazine Littéraire

    Qu'a-t-on en tête, au juste, quand on dit d'un partenaire possible qu'il n'est «pas son genre»: ne peut-on donc aimer que des gens qui nous ressemblent, issus du même milieu, dotés de la même culture ? C'est la ... > lire la suite

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Critiques presse (3)


  • LeMonde , le 28 juin 2011
    A ceux - naïfs ou angéliques - qui seraient encore portés à croire que l'amour est un sentiment vertueux, s'élevant au-dessus des contingences sociales et matérielles, Pas son genre apporte un démenti, sinon amer, du moins sans illusion.
    Lire la critique sur le site : LeMonde
  • Lexpress , le 14 juin 2011
    Si Pas son genre n'est pas un mauvais roman (après tout le style est assez limpide et la construction cohérente), il n'a rien pour retenir l'attention: une histoire qui sent le réchauffé et qui, si elle évite de justesse l'écueil de la facilité et de la complaisance [...] n'en sombre pas moins dans le lieu commun.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Lexpress , le 14 juin 2011
    Ce roman est à ajouter à la longue liste de cette production française nombriliste et sans générosité, au style vaguement prétentieux, qui n'apporte rien au plaisir de la lecture, rien à la littérature, rien au débat d'idées.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par yv1, le 13 mai 2011

    En amour, il m'arrive de penser que je n'ai rien vécu, que j'ai peut-être manqué les choses essentielles, et que si j'ai connu des femmes, si j'ai déjà aimé, je ne me suis jamais résolu à m'engager, à me marier et à fonder une famille, par paresse sans doute, par volonté de ne pas bouleverser ma vie ou de préserver mon indépendance, que sais-je, par indécision aussi, parce que je sens que m'engager ne me satisferait pas plus que ne pas m'engager, et que rien ne me paraît plus absurde que de choisir entre une insatisfaction et une autre (p.11)
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  • Par julinou, le 30 août 2011

    Pour la convaincre, je me lançais dans des comparaisons fumeuses, des parallèles entre la coiffure et le travail littéraire. Je prenais l'exemple d'un client sur lequel elle avait réalisé une coupe ordinaire pour lui démontrer que les difficultés de la coupe n'apparaissaient pas à un non-initié qui jugerait seulement du résultat : achevée, la coupe produisait même l'effet d'une grande simplicité ; cependant, si j'essayais de réaliser moi-même une coupe identique sur un proche, je ne parviendrais sans doute pas à donner une si belle harmonie à son visage [...]
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  • Par julinou, le 30 août 2011

    Elle lisait chaque page avec le même scrupule, sans s'autoriser à sauter des passages. Elle pensait que c'était "mal" de ne pas lire un roman en entier, irrespectueux envers son auteur, qu'il fallait lui donner une chance de se rattraper plus loin, qu'un roman méritait bien le sacrifice de quelques heures de lecture.
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  • Par julinou, le 30 août 2011

    Je me fais une représentation si précise de la femme supposée me convenir, une idée si claire de ce qu'elle devrait être, et je suis si résolu à l'obtenir que je finis toujours par trouver assez d'imperfections aux femmes avec lesquelles je sors, je veux dire, pour m'engager avec elles.
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  • Par brigittelascombe, le 16 mars 2012

    Etrangement,rien ne nous éloigne plus que de sentir nos proches heureux lorsque nous ne sommes pas la cause de ce bonheur:alors nous déplorons de ne pas partager avec eux ce bonheur que nous avons échoué à leur offrir,et nous n'admettons ni qu'ils l'aient trouvé seuls,ni qu'ils se satisfassent d'en profiter sans nous.
    Nous nous sentons trahis.
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